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Critiques sur La passion Lippi (47)
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Erveine
  22 octobre 2016
Sous les pas de Cosme de Médicis, que nous savons amoureux des arts, surgit Filippo Lippi. Placé au couvent des Carmes par son bienfaiteur, l'enfant aux pieds couverts de corne est confié à son ami, le peintre moine Guido. Orphelin, Filippo puise son inspiration dans les bas-fonds de Florence puis, au bordel, dans le sein des prostituées qu'il se pressera de rejoindre en s'enfuyant du monastère à la moindre occasion. N'est-il pas vrai d'ailleurs que par un coquin paradoxe, la substance même du religieux est extraite le plus souvent du visage irradiant des filles de joie ? Faisceau lumineux du beau et de la création. Aussi, bien plus tard, lorsque Filippo, fait Fra Filippo Lippi est au sommet de son art et qu'il s'exercera à peindre une authentique vierge, celle-là unique à ses yeux et dont au surplus il est amoureux, il n'y parviendra pas. A moins que… Une fois déflorée il ne l'atteigne en plein, dans la lumière de la perfection et au summum de l'excessive passion. Il s'enfuira avec elle alors et contraindra la rigueur apostolique de trancher… On lui doit en plus de son oeuvre, la reconnaissance d'un statut pour les artisans et finalement de tous producteurs de créations artistiques lesquels travaillaient à l'époque dans un complet dénuement. Une belle immersion dans l'Italie du XVe siècle, dit quattrocento.
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diablotin0
  05 janvier 2018
J'ai tellement apprécié "le rêve Botticelli" du même auteur que j'ai eu besoin de me plonger dans "la passion Lippi" que j'aurais sans doute dû lire avant d'un point de vue chronologique mais cela n'a en rien gâché ma lecture.
Dans cette biographie romancée, on voit naître le peintre Lippi. Avec lui, on se retrouve à Florence au début du XVème siècle et c'est avec un réel plaisir qu'on est immergé dans ce monde si éloigné du XXIème sièlce.
Non seulement on vit la naissance de l'artiste peintre reconnu en tant que tel mais aussi on découvre un homme amoureux de la vie qui croque à pleine dents les joies de la vie et donc va transgresser les règles et usages .
Ce peintre, qui deviendra le maître de Botticelli nous est présenté comme un personnage qui est parfois décrié mais qui a trouvé tout de suite ma sympathie ! Ses oeuvres sont décrites avec finesse et nous incitent à aller visiter Florence mais aussi Spolète.
A travers Lippi, on va également apprendre à mieux connaitre la famille Medicis et ses rivalités.
Si certains critiquent le style de Sophie Chauveau, je dois avouer que moi, je n'y ai pas prêté attention, j'ai lu avec émotion et passion .
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BrunoA
  22 avril 2013
Vie édifiante que celle de Fra Filippo Lippi qui côtoya les filles de joie de Florence lorsqu'il apprenait le dessin, et qui enleva Lucrezia Butti, celle dont on retrouve le visage dans toute son oeuvre.
Pour autant, ce roman, même s'il éclaire le lecteur sur la vie florentine De La Renaissance, comporte de nombreuses inexactitudes et approximations.
Certes, il s'agit d'une histoire romancée, mais celles-ci n'ont que plus de valeur lorsque la rigueur historique est au rendez-vous.
Une intrigue crédible parvient à se glisser naturellement dans les méandres de
L'Histoire. Une intrigue qui tord l'histoire pour se dérouler harmonieusement n'est pas satisfaisante.
Cette plongée dans le quattrocento est néanmoins un bon moment.
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visages
  14 juillet 2018
C'est avec beaucoup de plaisir que je me suis immergée dans cette fresque florentine du 15ème siècle au côté de Filippo Lippi.Du petit souillon aux pieds cornus découvert par Come Medicis, au plus grand peintre de Toscane qu'il est devenu, Sophie Chauveau nous dépeint un personnage attachant par la pureté de ses sentiments, son espieglerie,ses réactions enfantines mais aussi sa profondeur et son humanité.D'un caractère bien trempé il ne se laissera jamais dompter même s'il accepte quelques concessions dans la mesure où elles lui permettent d'avancer vers la liberté sans renier ses valeurs.Il est le petit prince des prostituées auprès desquelles il puise la tendresse dont il a été privé sans oublier les plaisirs charnels dont il est avide, mais il devient aussi le prince des plus grands par son talent qui éblouit les plus fins connaisseurs dés son plus jeune âge.Ses amours sont toujours entières et passionnées et seuls son coeur et son pinceau guident sa vie,l'un et l'autre étant indissociables.
Non seulement ce roman donne envie de faire ses valises pour Florence mais il donne aussi des fourmis dans les doigts en titillant l'envie de manier le pinceau et jouer avec la lumière et les pigments de toutes couleurs!
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mademoisellechristelle
  05 juillet 2012
Quelle incroyable vie que celle de Fra Filippo Lippi ! Moine mais pas saint pour autant, Lippi apparait comme un personnage attachant par certains côtés, et antipathique par d'autres. Et pourtant, soyons honnête : je me suis un peu ennuyée pendant les 300 premières pages du livre (qui en compte 480).

Cette première partie présente néanmoins l'avantage de nous faire découvrir la société italienne du XVème siècle ainsi que la vie et les moeurs des peintres De La Renaissance. Si l'on passe les anachronismes et les erreurs historiques, on y apprend notamment que la plupart des peintres italiens, contrairement à Lippi, préfèrent les hommes (ce sera le cas de Botticelli). On y apprend aussi que les femmes servant de modèles pour les tableaux et les représentations de Vierges Marie n'étaient autre que des prostituées choisies dans le bordel le plus proche ; tableaux et représentations adorés ensuite par les fidèles venus honorer la Sainte Vierge dans les églises.

Les oeuvres peintes par Lippi sont plutôt bien décrites mais on déplore toutefois l'absence d'illustrations. du coup, je n'ai eu qu'une envie une fois le bouquin fini : chercher toutes les oeuvres de Lippi pour pouvoir retrouver celles décrites par l'auteur !

La midinette fleur bleue que je suis a préféré la seconde partie consacrée à la grande histoire d'amour de Lippi avec Lucrezia, qui lui inspira la plupart de ses toiles. Et là, avouons-le, Sophie Chauveau a une manière de décrire et de raconter l'amour et le désir de l'autre que peu d'auteurs ont. J'étais tout simplement scotchée au livre et je ne m'en détachais qu'à grand peine. Il y a une telle intensité dans son écriture ! Des sentiments si vrais, si profonds que ça ne peut être que du vécu. J'en reste encore toute retournée rien que d'y penser..

Lien : http://mademoisellechristell..
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Perugin
  23 mars 2011
D'accord avec Ann. Pour moi, ça n'est pas tant les inexactitudes de lieux ni les nombreuses erreurs historiques qui sont gênantes (après tout, il s'agit d'un roman), que la caution culturelle qui est portée en 4ème de couverture : l'auteur aurait fait 4 ans de recherches documentaire avant d'écrire le livre. du coup, en flânant sur le web, on se rend compte que de nombreux lecteurs se réjouissent d'avoir tant appris sur Lippi alors qu'ils n'ont absorbé qu'un monceau de fadaises. Une façon bien malhonnête d'abuser le lecteur...
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Mline1
  24 juin 2019
Attention chef d'oeuvre !
Après avoir lu ce livre, je me suis offert un voyage à Florence pour aller admirer les madones de Lippi en vrai. Lippi, c'est le vrai artiste tel qu'on se l'est imaginé à l'époque de la rennaissance. On traverse sa vie, ses joies,ses amours, ses déboires, sa quête avec une belle accélération... On suit l'artiste, ses tentatives, ses extases, et on comprend pourquoi peindre en rouge est si difficile pour lui. Je ne peux rien vous dire de plus. Je l'ai lu, il y a 10 ans, rien que d'en reparler j'ai envie d'y retourner. Si un temps soit peu, la vie de ceux qui ont tout donné pour l'art vous touche, alors lisez Sophie Chauveau... Elle sait faire revivre l'artiste avec ce qu'il a fait mais surtout ses ressentis intérieurs, ses passions, ses inspirations, ce qui l'habite, son monde intérieur... C'est passionnant .
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tynn
  13 décembre 2012
Comment expliquer mon ennui, véritablement...le style d'écriture en est-il la raison? Quelle débauche de ponctualion exclamative et de phrases courtes, hachées sans raison.
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le récit, sans pourtant en juger le fond sur le plan historique. Un roman reste un roman et peut s'autoriser des libertés.
La Florence du 15eme siècle m'est apparue peu réelle, m'a suggérée peu d'images, malgré les artistes fameux présents. L'approche picturale est indigente et ce fut sans doute ma plus grande frustration. Une recherche sur wiki a été plus parlante.
A voir le plaisir des autres lecteurs, je dois être passée à côté du sujet car l'histoire s'est terminée sans moi...
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SophieLesBasBleus
  05 décembre 2018
Superbe, ce roman qui raconte la vie de Fra Filippo Lippi, le maître de Botticelli ! Enfant perdu, il erre en mendiant dans les rues de Florence au XVème siècle et ne trouve un abri maternel qu'auprès des prostituées dont il devient le protégé et la mascotte. Recueilli par Cosme de Médicis, il perfectionne son art du dessin auprès de Fra Angelico. Mais les ordres lui pèsent lui qui ne vit que pour s'affranchir des contraintes aussi bien artistiques que religieuses. Ses transgressions lui valent l'exil et c'est encore Cosme qui plaidera sa cause auprès du pape. Enfin apaisé, son génie reconnu, Lippi assure des commandes de plus en plus prestigieuses et lutte pour qu'un statut particulier soit attribué aux artistes, les différenciant des artisans. Ce nouveau rapport entre l'art, l'argent et les commanditaires s'inscrit dans les changements plus larges qu'apporte le siècle finissant.
Par ce roman érudit et passionné, Sophie Chauveau nous fait toucher du doigt les mystères de la création artistique, tout se qui se trame dans le secret des ateliers du XVème siècle : la couleur, les sujets, les techniques... Elle met en évidence ce besoin impérieux de "faire oeuvre" et de progresser afin de donner l'exacte image du rêve que l'artiste sait tenir en lui. C'est passionnant, lumineux et extrêmement émouvant.
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CDemassieux
  04 octobre 2014
Avec sa trilogie – qui commence par cette Passion Lippi, se poursuit avec le Rêve Botticelli et s'achève par L'Obsession Vinci –, Sophie Chauveau ne parle pas d'art au sens strict : elle parle de ceux qui le font en racontant leur histoire.
Son style mesuré évoque ici un peintre florentin du Quattrocento, Filippo Lippi, dont la vie, pour l'époque, est quelque peu dissolue, mais n'en est pas moins un peintre d'excellence, qu'il transmettra plus tard à son élève Botticelli, chez qui l'on retrouvera ces mêmes figures féminines au regard vague et mélancolique.
On suit donc cet artiste rebelle à sa condition de religieux, dans une Florence en pleine effervescence artistique.
Et comme il ne s'agit pas là d'un cours magistral, une proximité s'installe au fil de la lecture avec un homme dont les tableaux ornent désormais les plus grands musées du monde. Proximité rassurante qui sonne le glas du savoir austère. L'auteure devient ainsi une passeuse, maintenant, comme tant d'autres, le lien entre les siècles. Car on ne saurait, à moins de se condamner à la stérilité créatrice, faire table rase du passé en matière d'art…
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