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ISBN : 2070138259
Éditeur : Gallimard (02/11/2013)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 53 notes)
Résumé :
"Les mensonges de mes parents ont fortifié mon désir de mettre au jour l'histoire de ma famille, tissée de secrets, de mésalliances, d'adultères, histoire qui découle de la grande saga du charbon".

Noces de Charbon dévoile l'union de deux mondes qui s'entrechoquent et se haïssent. Dandy, cocotte, grand patron et mineur de fond, orpheline, riche héritière, quelques salauds, une ingénue, une intrigante, autant de personnages romanesques dont la dispari... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  11 juin 2014
Nul besoin d'imagination pour créer une saga familiale.
Il suffit de regarder en arrière, de ressusciter tous ceux qui, avant nous, ont constitué une famille, aux membres multiples et destins variés.
A travers plusieurs générations, Sophie Chauveau nous offre donc l'histoire attachante de ses racines ancrées dans le Nord, terre de mines et de guerres.
En remontant à l'aube du XXème siècle, elle déroule le fil d'une généalogie féconde, de deux classes sociales opposées qui finiront par se mêler, au hasard des mariages, des adultères et des secrets de familles. Les femmes y sont fortes et les hommes n'y ont pas toujours le beau rôle. Beaucoup de difficultés, de pertes, de regrets mais aussi de l'amour et des réussites professionnelles et personnelles.
Au delà des parcours individuels, c'est l'identité du nord de la France qui se raconte. C'est l'âge d'or du charbon. Les Houillères, industrie moderne, poumon économique d'une région, grande faucheuse d'individus et créatrice de misère récurrente: mineurs éreintés et silicosés, travail harassant et dangereux, en opposition avec le décor luxueux de patrons richissimes parfois paternalistes.
C'est aussi l'histoire du siècle, les guerres, le Progrès, les avancées sociales, la conscience de classe, la condition des femmes, les années folles, les Trente Glorieuses, les crises politiques et économiques.
Et ce besoin inné et impérieux d'échapper à la fatalité de sa condition tout en restant fier de ses origines.

Sophie Chauveau excelle dans l'art de créer ses personnages sur papier, de les rendre vivants, concrets dans leur élégante ou minable destinée.
Son livre est dense, chargé de bonheurs et de malheurs, de naissances, de mariages et de décès. Sa plume est alerte, piquante, humoristique. Elle pique là où ça fait mal.
La famille, tout simplement...pour le meilleur et pour le pire.
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denisarnoud
  25 avril 2014
C'est l'histoire de sa famille que nous raconte ici Sophie Chauveau. Une passionnante saga qui va traverser le XXème siècle. Une saga qui tourne autour du charbon, ce minerai adoré ou honni. le charbon qui va unir et diviser les membres de cette famille.
Tout commence dans les années 1900, du côté de Larivière, le charbon on connait. le père, Adolphe, d'abord journalier; va à force de ténacité et de travail réussir à se faire embaucher comme mineur. de toute façon dans cette région du Nord Pas de Calais, il n'y a pas trop le choix. C'est une vie dure, sans horizon. "Qu'est ce qui les fait se lever le matin, ces gens là de si peu d'espérance". Pourtant la famille Larivière, avec ses nombreuses filles est un modèle. "Une chose pourtant étonne chez Catherine Tranoy et Adolphe Larivière : ils s'aiment et transmettent à leur petits cette chose précieuse entre toutes, la solidarité, sorte de vade-mecum pour la misère. Tous les membres de cette famille s'épaulent, se soutiennent, se soucient les uns des autres. Une fleur exotique pousse par oubli chez ces gens de peu, floraison bizarre mais persistante, la générosité. de la tendresse et même de la délicatesse."

de l'autre côté il y a les Fourny. On fait leur connaissance au mariage d'Hyppolite et de Juliette. Mariage en grande pompe dans la cathédrale d'Amiens, mariage arrangé. Hyppolite est un brillant ingénieur polytechnicien qui va faire carrière dans les charbonnages. de tendance radicale socialiste, il va lutter avec les grands patrons pour améliorer les conditions de travail des mineurs. Sa femme, elle ne se préoccupe que de ses toilettes et de décoration.

le point commun entre ses deux familles qui vont finir par s'unir est le fait que les enfants ont tout fait pour fuir cette région si triste qu'est le nord. Ce charbon qui donne a tout cette couleur noire de deuil. Ce destin d'esclave moderne enterré vivant. Les descendants vont donc se retrouver à Paris. Les descendants des Larivière (mineurs) vont couper toute relation avec le charbon, ce minerai qu'ils jugent responsable de tout leur malheurs tandis que les Féry (patrons) vont constituer leur fortune en étant grossiste en charbon pour la région parisienne.

Ces deux familles dont les opinions politique religieuses divergent. Ces deux familles dont l'une sera plutôt collobo et l'autre plutôt résistante pendant la seconde guerre mondiale, ces deux familles vont donc s'unir par un mariage forcé par une grossesse non désirée. C'est dans cette famille si divisée que va naître l'auteure qui va être marquée par cette lutte intestine et permanente. Une enfance marquée par l'indifférence de parents immatures dont le seul but dans la vie et de s'étourdir pour oublier ce climat et par la figure tutélaire de sa "Mamine" adorée. Un roman à la fois passionnant et émouvant. L'histoire d'une famille divisée qui épouse les divisions historiques de la population française au cours de ce XXème siècle
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Herve-Lionel
  18 juin 2017
La Feuille Volante n° 1148
NOCES DE CHARBONSophie Chauveau – Gallimard.
Quand on parle anniversaire de mariage, les noms qu'on donne aux « noces » varient entre la fragilité, la douceur, la fragrance, la richesse et la solidité, une manière hypocrite de plus de présenter cette institution comme agréable et résistante. Tant mieux pour ceux à qui ça a réussi, tant pis pour les autres. Les noces de charbon n'existent pas mais c'est pourtant lui, ou plus exactement la mine, qui, en soixante huit ans va réunir ces deux familles du nord de la France et de quelques autres, qui n'avaient pourtant rien de commun entre elles, d'un côté des mineurs pauvres, de l'autre des directeurs, les nantis, les riches. A l'époque, un peu avant la Grande Guerre, la mine c'était « Germinal », avec son travail inhumain, les accidents, les grèves réprimés par l'armée, la silicose, la souffrance et la mort prématurée et par-dessus tout ça l'omniprésence de l'Église et son dévastateur message culpabilisant, face aux puissances de l'argent.
Entre les mariages d'amour et les adultères, les réussites sociales et la désinvolture des enfants de famille, l'argent qui est pour les uns si rare et pour les autres le moyen de paraître, de frimer, de s'offrir tout ce qu'ils veulent, les crises économiques, les guerres, l'Occupation avec son lot de Résistants et de collabos, les espoirs envolés, le sens du commerce des uns et paresse des autres, la bigoterie et les mondanités, les mésalliances et les mariages de raison, la vertu et les vices, les enfants légitimes et adultérins avec même une ascendance juive occasionnée par un amour passionné, la conscience de classe et la volonté d'échapper à sa condition, l'auteur déroule la vie de ces hommes et de ces femmes qui ont fait l'histoire familiale tout au long de ces années. Ce n'est peut-être pas un hasard si, dans cette galerie de portraits, c'est Nadine qui a retenu vraiment mon attention. D'ailleurs c'est elle qui fera la jonction entre les Proust et les Simenon, ces deux familles qui n'avaient aucune chance de se rencontrer et de s'unir. Elle commence à m'intéresser à partir de la Libération quand elle s'étourdira dans ce Paris libéré de l'après-guerre, dans le tourbillon germanopratin de ses seize ans avec les Existentialistes et les nuits du « Tabou ». Elle est une jeune fille délurée aux origines incertaines, en mal de repères familiaux qui balade son désespoir dans une liberté toute neuve. Pierjac est le type de snob mondain sans envergure ni intérêt mais le hasard, ou le destin, va les réunir. Ce mariage, qui n'est que la conséquence du traditionnel accident d'une future naissance non désirée, on ne sait plus s'il s'agit d'une mésalliance, la famille d'anciens mineurs qui épouse celle des Charbonnages, ou un bon coup réalisé par une fille pour se faire épouser par un fils de famille ! le personnage de Sophie aussi retient mon attention, l'histoire de sa famille et la sienne propre sont sans doute les ressorts cathartiques de sa démarche d'écriture et en cela aussi ce roman m'a intéressé.
Pour écrire une saga il faut avoir du souffle et notre auteur n'en maque pas pendant ces 68 ans que dure son récit sans que l'ennui se soit insinué dans ma lecture. Elle y ajoute un humour discret et ce n'est pas fait pour me déplaire. Heureusement elle a eu la bonne idée de joindre un arbre généalogique pour aider le lecteur à s'y retrouver dans ces familles dont les destins s'entrecroisent. Il n'est pas de trop ! A titre personnel, mon expérience ne m'a pas donné une bonne image de la famille. J'ai été rassuré (un peu) de voir que je n'ai pas été le seul à pâtir de l'inconséquence des autres.
Le style est agréable et facile à lire. Ce livre a été pour moi un bon moment de lecture. Je continue avec plaisir la découverte de cette auteure rencontrée un peu par hasard.
© Hervé GAUTIER – Juin 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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luocine
  01 février 2014
Quelle énergie dans ce livre, mais également quelle volonté de démontrer !
Démontrer que l'exploitation des mines s'est construite sur la destruction de la partie la plus vulnérable de la population.
Les propos du livre sont très durs et sans nuance, on se demande pourquoi ces pauvres gens se laissaient, ainsi, conduire à une mort certaine sans mirador ni barbelés….
L'autre côté ce sont les familles possédantes uniquement centrées sur leurs propres intérêts.
Uniquement ? Pas tout à fait, heureusement ,un personnage est intéressé au sort des mineurs. Hippolyte qui a étudié et qui essaie d'améliorer la condition ouvrière et il y réussit.
Bref on relit du Zola,sans le talent littéraire, je ne peux pas dire que cela m'a beaucoup convaincue.

Pourtant, je parlais d'énergie, parce qu'une petite fille Sophie qui est l'écrivaine, si j'en crois ce que je lis, se trouve être, par le plus grand des hasards, issue d'une des familles possédantes des houillères, et d'une famille de mineurs.
Lorsque cette enfant paraît dans le roman, les personnages se complexifient. Pour plusieurs raisons :
L'auteure a connu les gens dont elle parle et cela l'empêche sans doute de voir le monde en noir et blanc.
La condition des mineurs s'est améliorée et la fermeture des usines est vécue comme une catastrophe aussi bien pour les possédants que pour les anciens mineurs
Une partie de la famille des mineurs a réussi son ascension sociale alors que la riche famille des possédants s'enfonce dans la pauvreté que l'on cache sous des allures de grandeurs.
On sent alors que l'enfant à qui on raconte des carabistouilles sur ses origines n'aura qu'une envie : se sortir de son milieu.
Ce sont les événements de 68 qui lui permettront de s'émanciper complètement et voilà la militante politique qui règle ses comptes avec ses origines si étouffantes.
Je comprends bien la démarche de Sophie Chauveau, au centre de relations conflictuelles, elle a voulu dire qui elle était et c'est ce qui m'a fait lire ce roman jusqu'au bout. Mais j'ai beaucoup moins apprécié qu'elle veuille également décrire la France du Nord et des mines de 1900 à 1968 avec le regard de la militante politique qu'elle est devenue.
Je trouve que sa vision de la société est trop manichéenne et sans grand intérêt. On a lu ces récits tant de fois, aussi bien du côté des mineurs que des grandes familles bourgeoises.
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myriampele
  29 septembre 2017
C'est une belle saga familiale, et tout au long de la lecture de celle-ci, j'ai remercié Sophie Chauveau d'avoir placé son arbre généalogique en début d'ouvrage! C'est apparemment une sorte de "règlement de compte" auquel j'ai assisté, impuissante et assez dépassée je dois le dire. Je n'ai pas autant apprécié cet ouvrage que " la passion Lippi" , "le rêve Boticelli"ou encore " L'obsession Vinci"... Celui-ci est un peu long, je l'ai trouvé confus.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
tynntynn   08 juin 2014
Tenir debout, s'habiller de sale, casser la glace pour se débarbouiller et y aller. Affronter tous les aléas du dehors jusqu'à la mine. Le chagrin du quotidien. Aller au charbon reste synonyme du pire, métaphore préférée de la misère. Ce sont des métiers pour mourir, pas pour vivre.
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Herve-LionelHerve-Lionel   18 juin 2017
En fait d'apprendre la langue, il hérite de gonocoques "quite british" et d'un accent oxfordien grotesque et démodé, dont il use pour prononcer même les mots français. Il ne parlera jamais un autre anglais que ce mélange, où se dégage un accent XVI° nord mâtiné de mots british dont il ignore le sens et qu'il place à mauvais escient avec un toupet monstre.
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cecilitcecilit   27 décembre 2015
Un jour, pour la première fois de sa vie, elle entre au musée du Louvre. Il faut bien voir à quoi rime le mot "musée". Tout, en ce lieu, ses murs, ses escaliers, ses corridors, ses meubles, ses tableaux, ses parquets, ses moulures, ses fenêtres, ses oeuvres d'art évidemment, représente ce dont elle a toujours rêvé. Elle y habiterait bien. C'est ça, exactement, qu'elle cherchait en tâtonnant depuis l'enfance, qu'elle espérait trouver à Paris, sans en imaginer l'existence, depuis son coron natal.
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tynntynn   12 juin 2014
Refuser le monde qu'on nous offre. Le refuser en tremblant au bord du vide. C'est ça 1968.
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luocineluocine   01 février 2014
Des corons, des crassiers, des curés, des patrons d'une férocité inimaginable et des terrils à perte de vue, partout des malheureux de tous âges, des hommes aux gueules noires, des mioches chétifs et blêmes, accablés d'otites ou gémissant à fendre l'âme, et des femmes qui les lavent sans trêve. Hommes et gosses, par ici elles lavent tout, jusqu’aux murs des maisons qui noircissent trop vite. Sans cesse occupées à laver les femmes ! Pas d’autre horizon que le lavoir où , la moitié de l’année il faut fendre la glace.
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Bad Man de Dathan Auerbach et Nathalie Peronny aux éditions Belfond Noir https://www.lagriffenoire.com/142091-nouveautes-polar-bad-man.html
Scènes de crime : Histoire des sciences criminelles de Val McDermid aux éditions Les Arènes https://www.lagriffenoire.com/145412-livres-entreprise---management-scenes-de-crime---histoire-des-sciences-criminelles.html
Errance de Eric Montésinos, Inio Asano aux éditions Kana https://www.lagriffenoire.com/144951-livres-mangas-errance--tome-0.html
Bonne nuit Punpun! Vol.1 de Inio Asano aux éditions Kana 9782505014133
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