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Erwan Le Saëc (Illustrateur)
ISBN : 2840553902
Éditeur : Delcourt (16/09/1999)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 14 notes)
Résumé :

Ceci est l'histoire d'une nation. Celle qu'on a surnommée " le cinquante-deuxième état ". Mafia, Costa Nostra, Camorra. Organisation, Syndicat... Appelez-la comme vous voudrez. C'est aussi l'histoire des hommes qui l'ont bâtie. Rothstein, Capone, Luciano, Costello... Elle commence ici, maintenant, à New York, en 1909.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
MissG
  27 juin 2012
Leurs trois noms ne vous sont pas inconnus, ils ont fait les beaux jours de la pègre et de la mafia américaine : al Capone, Lucky Luciano, Franck Costello.
Mais avant d'être connus et de s'appeler ainsi, ils ont vécu à New-York et s'appelaient à l'époque : Alphonse Caponi, Salvatore Lucania et Francesco Castiglia, tous trois fils d'immigrés italiens ou siciliens.
Et autant le dire tout de suite, ils filaient déjà mauvais coton à cette époque, traînaient dans la rue et étaient à la tête de leur gang.
L'histoire de "La Mano Nera" se passe en novembre 1909, dans le quartier de Lower East Side, à New-York, et tout son enjeu est la somme de 1 000 dollars en petite coupure.
Racontée par un gamin de la rue, Leonardo Teresi dit Bricks, cette histoire pourrait se résumer comme il le dit à "La Mano Nera joue et perd."
Un gang sévit et rançonne régulièrement les familles d'un quartier, cette fois-ci c'est le tour du chaudronnier Alfredo Morici, il doit livrer 1 000 dollars en petite coupure sous peine de représailles.
Le problème, c'est que Samuzzo est un jeune homme trop curieux, il va tout entendre, le répéter à un ami qui s'empressera d'en informer deux chefs de gang de sa connaissance : Alphonse Caponi et Salvatore Luciana.
Et c'est ainsi qu'une presque banale histoire de rançon finira par une nuit de bagarre, de violence, de sang et verra s'affronter deux gangs pour récupérer l'argent, ainsi qu'un troisième, celui de Francesco Castiglia, présent sur les mêmes lieux pour une toute autre raison.
Basée sur des faits historiques réels (la partie de billard entre Rothstein et Conway, l'échauffourrée entre Caponi et un soldat notamment), l'histoire s'attache à montrer une partie de la jeunesse de trois des plus célèbres mafieux américains, comment ils en sont arrivés là et pourquoi.
Mais c'est aussi l'occasion de montrer le New-York du début du 20ème siècle et la vie dans les quartiers populaires peuplés par des immigrés italiens et siciliens venus chercher le rêve américain et offrir une vie meilleure à leurs enfants : "L'école était la chose la plus sacrée pour nos parents. En Italie et en Sicile, elle était réservée aux gosses de riches, à ceux qui avaient du bien. Pour nos vieux qui n'y avaient pas eu droit, elle représentait l'accès à une vie meilleure, pour lequel ils s'étaient sacrifiés au point de quitter leur pays pour affronter la jungle de New-York. Et ce luxe qui nous était offert, nous lui tournions ostensiblement le dos, en bons petits salopards inconscients que nous étions, comme un affamé qui cracherait dans une assiette remplie de caviar ... pourquoi ? Parce qu'elle n'était pas faite pour nous."
Pour les parents, la vie est difficile : "Entassés dans des immeubles lamentables et bruyants, sans chauffage central, ni eau courante, ni salle de bains, ils travaillaient comme des forçats pour moins de dix dollars par semaine ." et pendant le même temps leurs enfants traînent dans les rues, apprenant à truander comme ils le voient quotidiennement faire.
Cette bande dessinée est intéressante sur bien des aspects.
Tout d'abord, l'histoire est très prenante et bien menée, racontée par un oeil extérieur le suspens monte crescendo pour finir en apothéose.
Cette narration par une tierce personne permet de plus en apprendre sur les conditions de vie à cette époque, sur les regroupements par quartier et sur la vie des gangs et surtout d'entraîner immédiatement le lecteur dans l'histoire, en le rendant familier avec les lieux, les personnages et l'action qui va se dérouler.
Du point de vue de l'histoire, il y a beaucoup de faits réels et les notes en fin de bande dessinée sont bienvenues pour faire la part du vrai et la part de fiction.
C'est très bien documenté et cela n'en rend la lecture que plus agréable.
Les dessins sont de très bonne qualité, ce qui est un atout supplémentaire pour cette bande dessinée. Les traits sont agréables à regarder, il y a eu une recherche sur le New-York de cette époque, les tenues et les scènes sont vivantes avec beaucoup de mouvement.
J'en profite également pour signaler que la mise en couleurs de Scarlett Smulkowski est faite de façon intelligente, il n'y a pas de couleurs criardes mais plutôt une harmonisation des couleurs en fonction de l'action et du moment temporel où elle se situe.
En plus, même s'il s'agit d'une série, chaque tome s'attache à un évènement bien précis, il n'est donc pas obligatoire de les lire dans l'ordre.
Je n'ai pas vu le temps passer avec cette lecture, j'ai passé un très bon moment pendant lequel je me suis retrouvée à New-York en 1909, "La Mano Nera" est une réussite sur toute la ligne.
Je ne regrette pas la lecture de ce premier tome, j'ai découvert là une bien belle série prometteuse dont j'ai hâte de lire les autres tomes.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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celosie77
  29 janvier 2019
Je suis tombée par hasard sur cette BD à la bibliothèque et elle n'est pas mal du tout. Avec seulement 36 pages, le scénario va à l'essentiel, c'est concis mais suffisamment dense.
Nous sommes à New York en 1909, avec les gamins des rues, des fils d'immigrés italiens qui s'appellent Alphonse Caponi, Francesco Castiglia et Salvatore Lucania, entre autres. Dès l'âge de 12 ans ils ont des âmes de caïds et des réactions d'adultes, ils commencent déjà à pratiquer le racket dans leur quartier, ils s'y sentent bien plus à l'aise que sur les bancs de l'école. Si vous êtes adeptes de l'histoire de la mafia ou des films de Coppolla vous aurez peut-être reconnu les futurs Al Capone, Franck Costello et Lucky Luciano. J'ai bien aimé ce point-de-vue, même si rien ne prouve qu'ils se soient vraiment rencontrés à cette époque, on se rend bien compte de la manière dont les pratiques mafieuses ont pu s'installer. le scénario est efficace, et la chute finale inattendue me donne bien envie de lire la suite.
Les dessins sont classiques, on voit que la BD a déjà 20 ans, mais ils sont bien adaptés au propos, avec une recherche particulière sur les cadrages qui tiennent compte de l'architecture de New York.
Une chouette découverte que cette BD qui gagnerait à être connue (il n'y a quasiment pas de critiques sur Babelio, c'est dommage !)
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MissGMissG   27 juin 2012
L'école était la chose la plus sacrée pour nos parents. En Italie et en Sicile, elle était réservée aux gosses de riches, à ceux qui avaient du bien. Pour nos vieux qui n'y avaient pas eu droit, elle représentait l'accès à une vie meilleure, pour lequel ils s'étaient sacrifiés au point de quitter leur pays pour affronter la jungle de New-York. Et ce luxe qui nous était offert, nous lui tournions ostensiblement le dos, en bons petits salopards inconscients que nous étions, comme un affamé qui cracherait dans une assiette remplie de caviar ... pourquoi ? Parce qu'elle n'était pas faite pour nous.
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MissGMissG   27 juin 2012
Entassés dans des immeubles lamentables et bruyants, sans chauffage central, ni eau courante, ni salle de bains, ils travaillaient comme des forçats pour moins de dix dollars par semaine.
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