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EAN : 9782915056167
310 pages
Oh ! éditions (06/01/2005)
4.05/5   53 notes
Résumé :
C'était il y a 35 ans, Patrick était un jeune photographe intégré dans une patrouille de soldats américains, dans cette guerre du Vietnam qui annulait des vies et anéantissait toutes les certitudes. C'est là qu'il l'a vu pour la première fois. Immense, des yeux gris clair, le visage peint encadré par des cheveux noirs et longs. Sky Eyes, l'Apache, l'a fixé un court instant puis a disparu. Disparaître faisait partie de sa mission, il dirigeait l'un des fameux command... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Hulot
  02 mars 2021
Un homme perdu dans une guerre perdue.

Une première partie intéressante qui se déroule au Vietnam. Un homme d'origine indienne, combat dans les LRRP, ces commandos qui effectuent des missions dans le Nord Vietnam. L'occasion pour l'auteur qui est photographe de guerre, de nous plonger dans ce conflit mais aussi à travers son héros et ami bien réel, de nous raconter un peu de la culture et des rites des Indiens.
Une seconde partie plutôt longue, limite ennuyeuse et beaucoup trop romancée qui se déroule à Paris. A part l'évocation de la musique de l'époque, d'une rencontre avec Jim Morrison, c'est surtout la chute et la déchéance de cet indien, ce combattant d'élite. Ce pur ne pourra jamais s'adapter à cette société de tous les excès et s'y perdra.

L'histoire d'un homme qui fait une guerre qui n'est pas la sienne et dans laquelle il n'a rien à gagner pas même un début de reconnaissance de la part des blancs.
Commenter  J’apprécie          400
Peteplume
  23 juin 2017
C'est une lecture qui nous sort de notre zone de confort. Bien sûr, c'est romancé mais on sait bien que l'enfer de la guerre du Viet-Nam n'est pas une fiction et que Sky Eyes a existé. C'était un Apache, ou plutôt un Sang-Mêlé, élevé dans la tradition des Chiricahuas et complètement inadapté dans la société dominante américaine. Et pourtant, il fut expert dans le rôle que cette même société lui avait confié... L'auteur était lui-même un aventurier, une tête brûlée pour qui la vie ne trouvait son sel que dans les extrêmes. Cette révolte, ils l'avaient en commun mais leur rencontre fut le fruit du hasard et leur amitié plus qu'improbable. le livre nous fait partager le lien fort qui a uni l'auteur à ce chef de commando d'unité spéciale pour le moins hors du commun. Et ça marche! On vit leurs incertitudes et leurs errances, voire la folie où leur soif de vivre intensément les amène. On voudrait les sauver d'eux-mêmes mais on est impuissant. Et on sort de la lecture en partageant avec l'auteur le sentiment de révolte contre tout ce qui fait que la vie n'est pas simple...
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rotsenamrub
  01 janvier 2020
Sept cent millions de chinois
Et moi, et moi, et moi
Avec ma vie, mon petit chez-moi
Mon mal de tête, mon point au foie
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie.
Chanson yéyé, ritournelle légère des sixties mais tout est dit dans ce premier couplet.
Patrick Chauvel nous en fait la démonstration ici lorsque, entre deux reportages dans l'enfer du Vietnam, il nous plonge dans les soirées endiablées où le tout Paris s'enivre de musique et de danse.
Dutronc ne passe plus trop à la radio et la guerre du Vietnam est quasi-inconnue des jeunes générations mais des gens meurent et souffrent aux quatre coins du monde pendant que la serveuse, contenant difficilement son agacement face à mon indécision, répète pour la seconde fois : "alors calzone ou napolitaine ?".
J'ai déjà lu beaucoup à propos de cette guerre, fiction, travaux historiques et récits. Celui-ci, brut et marqué du sceau du vécu, n'est donc pas une découverte.
L'intérêt central du livre réside dans l'absurdité de la trajectoire de cet Amérindien (comme ils disent) qui finit sa courte vie dans une prison française après avoir côtoyé mille fois la mort au Vietnam.
A lire impérativement.
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Commenter  J’apprécie          73
pourrloui
  07 décembre 2013
Patrique Chauvel nous livre un témoignage poignant sur le rôle des amérindiens dans la Guerre du Vietnam. Au dessus de la dimension historique du livre qui m'a d'abords interressé, c'est l'histoire d'amitié entre ces deux marginaux qui domine la narration: le journaliste français et le guerrier apache qui se sont retrouvés unis par la folie de la guerre, la douleur du souvenir et la soif de liberté.
L'auteur trouve par ailleurs les mots justes pour souligner l'irréalité de la situation, au point qu'à la conclusion du livre on ne sait pas trop si on sort d'un rêve ou si ces évenements se sont réellements produits. Cette irréalité est par moment contrasté par un retour à une vie quotidienne qui se transforme en prison pour les deux héros et surtout pour Sky, l'apache qui n'a jamais admis qu'on puisse être controlé et qui sera resté son propre maître jusqu'au bout.
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musanostralecture
  21 octobre 2012
Patrick Chauvel a photographié la majeure partie des conflits qui ont eu lieu dans le monde ces 35 dernières années. du Vietnam à l'Irak, ce passionné de Kessel et Monfreid a toujours vécu au plus près de l'actualité.
En 1967, à 18 ans, il part au Vietnam faire ses premiers pas de reporter de guerre.
Il fait la connaissance de Sky Eyes, un indien apache âgé de 22 ans, de la tribu des Chiricahuas, enrôlé dans les troupes LRRP (Long Range Reconnaissance Patrol), commandos de reconnaissance. Ce sont de petites unités chargées de misions très dangereuses et composées de militaires entraînés sans états d'âme face à l'ennemi.
Pendant 6 mois Patrick Chauvel va suivre le groupe de Sky, cet indien métis, aux longs cheveux noirs et aux yeux bleu gris qui avant chaque combat, se peint le visage et retrouve ses réflexes indiens. Petit à petit, ils vont s'apprivoiser et s'apprécier. Leur amitié sera solide et sincère.
Sky lui racontera son histoire, comment il a été enrôlé et pourquoi il s'est retrouvé dans cette guerre qui n'est pas la sienne puisqu'il dit : « c'est pas ma guerre. Mes frères de misère sont noirs, latinos. Moi j'ai la peau rouge et je tue des jaunes pour des blancs. Au fond, j'ai rien à foutre ici. »
Monique Mondoloni sept. 2009

Lien : http://www.musanostra.fr
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
HulotHulot   24 février 2021
Moi ma tribu, c'est les Chiricahuas.

C'est pas ma guerre. Mes frères de misère sont noirs, latinos...
Moi, j'ai la peau rouge, et je tue des jaunes pour des blancs. Au fond, j'ai rien à foutre ici.

Tu crois qu'on a le choix?...

Si ma maison était en enfer et le Vietnam au paradis, je rentrerais chez moi !
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PitieryPitiery   10 septembre 2018
Voilà ! C'est parti ! on n'existe pas, on est redevenu végétaux au milieu de toutes ces plantes. Mon adrénaline est retombée et cette phrase me trotte dans la tête : On n'existe plus, patrouille inexistante qui part à la recherche d'un poste inexistant qui ne répond plus pour trouver des hommes qui ont disparu et, si on les retrouve, les faire disparaître en les éliminant, le tout pour pouvoir dire que tout cela n'a jamais eu lieu et même ça, on ne pourra pas le dire ou alors beaucoup plus tard, quand cette guerre elle-même, aura disparu avec tous les souvenirs. En fait, en progressant ce matin dans cette jungle puante, je ne fais rien puisque je ne suis rien. Tout ça n'a pas de sens. Pourtant il va bien falloir en découvrir un, ne serait-ce que pour mettre un pied devant l'autre. Le silence est brutalement remplacé par une série de sifflements suivi d'explosions puissantes dans un périmètre de 200 mètres voilà une excellente raison pour mettre un pied devant l'autre. Ce sont les Viets qui nous signalent qu'ils nous ont vus et sont là.
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HulotHulot   25 février 2021
Ces hélicoptères sont le bruit de fond de mes souvenirs, avec les Doors et Jimi Hendrix.
Commenter  J’apprécie          200
musanostralecturemusanostralecture   21 octobre 2012
Moi j’ai la peau rouge et je tue des jaunes pour des blancs. Au fond, j’ai rien à foutre ici. Sky
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Videos de Patrick Chauvel (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Chauvel
Camille Lepage avait 26 ans quand elle a été tué en Centrafrique alors qu?elle prenait des photos de la guerre civile. Deux journalistes kurdes ont été tués lors d?une attaque d?un convoi par les forces turques mi octobre à la frontière. Photojournaliste : une passion mêlant témérité et perpétuel danger qui remonte à Robert Fenton, avec les premières photos de guerre dans la Crimée de 1819. Une ambivalence qui a séduit Patrick Chauvel depuis plus de 50 ans, Irak, Syrie, Irlande, Haïti, Vietnam, Tchétchénie...
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