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ISBN : 2702158900
Éditeur : Calmann-Lévy (06/01/2016)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 25 notes)
Résumé :
On connaît Louis Chedid pour ses chansons douces, chroniqueur de l’intime et des maux de son époque. On le connaît aussi créateur de pépites telles que le conte musical Le Soldat rose. On le découvre ici sous un jour beaucoup plus grinçant. Des vies et des poussières, c’est un recueil de nouvelles à l’atmosphère drolatique, des bribes d’existence où quelque chose se grippe, se voile, se disloque. Un univers souvent cruel et assassin mais jamais loin de l’absurde ni ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  10 mai 2016
J'ai toujours un peu d'appréhension à ouvrir un recueil de nouvelles. D'autant plus si l'auteur est français, puisque les nouvelles ne font pas vraiment recette, comme si ce mode succinct était devenu indigne du monde littéraire contemporain. Pourtant, quel meilleur exercice pour démarrer une carrière d'écrivain, pour se faire un nom dans la littérature ou même pour exercer son talent de chute que de scribouiller quelques nouvelles au fil de sa vie ou de sa carrière. Raconter « Des vies et des Poussières » c'est comme tremper ses lèvres dans son verre de bière. Toujours une petite crainte qu'elle soit amère, trop sucrée ou pas assez houblonnée. Qu'il lui manque je ne sais quel grain pour qu'elle ne te paraisse moins fade. Alors, je commence la première nouvelle comme la première gorgée de bière. Il faut la savourer et ne pas la boire d'un trait, comme si j'étais assoiffé ou en manque de littérature. La première sensation qui me vient à l'esprit : « pas mal, pas mal du tout même ». Elle a une certaine fraicheur et pourtant elle m'évoque des souvenirs anciens, ceux d'un Brautigan par exemple. Ah… Richard Brautigan, le gars qui excelle dans l'art de la nouvelle, le maître incontesté même. Attention, ne t'emballe pas non plus. Je ne dis pas que Louis Chedid est de la trempe du nouvelliste américain, mais certaines de ses chutes, parfois incongrues, parfois saugrenues, me font dire que le père Chedid a un certain talent pour cet art, car il est oh combien difficile de finir une nouvelle.
Des vies, des poussières, les petits travers humains passés sous la lorgnette et la plume du troubadour musicien et poète. Tantôt joyeuses, tantôt cyniques, un peu d'ironie par ci par là, la mort s'invite à la prochaine page, et la suivante t'apportera la surprise. Cela se lit vite, peut-être un peu trop, pris dans mon élan comme si la bière que je m'étais fixé pour étancher ma soif devait laver toute la poussière de la vie qui me reste en travers de la gorge. Alors lorsque j'ai finis mon verre, ou mon livre, je me demande si je dois m'en resservir une autre, relire le livre ou changer de sujet. Parce qu'au final, j'ai déjà oublié, tout ou presque, de ces vies et de ces poussières. Mais est-ce pas là le but de ces nouvelles que de vouloir t'y faire replonger quelques temps après, et redécouvrir, comme la première fois, ces instants fantaisistes « des vies et des poussières ».
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Bazart
  18 février 2016
Je l'ai dit en une ou deux occasions, j'aime beaucoup l'univers de Louis chedid, et même ce qui peut paraitre étonnant vu la génération à laquelle j'appartiens, plus que son fils M, trop barré et déjanté pour moi.
Tandis que son père, que j'ai découvert en concert en banlieue parisienne il y a presque vingt and de cela, j'aime profondément sa façon de trousser des mélodies et d'écrire des textes à la fois simples et profonds en même temps.
Le Louis Chedid que j'aime, c'est celui à la fois profondément humaniste, intelligent, et qui préfère la douceur et le chuchotement.
Et je l'ai retrouvé en ce début d'année, non pas dans les bacs des disquaires ou autres i tunes- bien qu'il continue sa tournée triomphale en patriarche de la famille Chedid sur trois générations, mais plus étonnamment chez les libraires avec la parution de son premier recueil de nouvelles, chez Calman Levy, des vies et des poussières.
Dans ce recueil de 16 nouvelles de qualité- c'est rare pour être souligné- plutôt homogène, on retrouve cette absence de prétention, cette humilité, , cette mélancolie sa dose d'ironie, et surtout plus que jamais cette façon d'observer le monde dans lequel on vit avec un regard mi amusé mi concerné.
Ces 16 nouvelles, qui s'attarde comme souvent dans l'exercice à nous montrer un moment précis où la machine se coince, on retrouve bien le regard de l'auteur de Anne ma soeur anne ou ainsi soit il , ce regard plein de chaleur et d'indulgence sur les failles et bassesses de l'être humain, et réussir aussi en quelques pages seulement à instiller une ambiance et trousser des personnages et des situations que le lecteur n'a pas de mal à appréhender.
Art de la chute, sens du sens du dérisoire, de l'absurde, et petite dose d'humour noir salvatrice : si Louis a parfois tendance à en faire un peu trop dans le coté un peu burlesque, on aime dans "des vies et des poussières" la façon dont il il écrit comme il chante et compose, c'est à dire toujours mezza vocce, avec humilité et sans prétention, sensibilité et douceur , et toujours avec cette plume vraiment agréable à lire, qui se dévore très rapidement- petite mention pour Mensonges ou vérité dans une savoureuse histoire d'arroseur arrosé ou encore Léon jusqu'au boutiste, qui porte bien son titre dans le côté "bigger than life".
Bref, après l'excellent livre de Mathias Malzieu dont j'ai chanté les louanges mardi matin, encore un exemple que les grands auteurs de la chanson françaises sont aussi de fins léttrés et peuvent concurrencer les bons écrivains français...

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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chriskorchi
  14 février 2016
Une très bonne surprise, j'ai vraiment adhéré à son univers et j'ai aimé la légèreté des histoires. Un recueil de 16 nouvelles très variées sans lien les unes avec les autres et très sympas à lire. Je me suis surprise à sourire et même rire, c'est un recueil surprenant car j'avoue que c'est par pure curiosité que je l'ai lu, car j'aime les Chedid que ce soit Louis, Mathieu ou Andrée , je n'ai pas été déçue.
Ce livre restera dans un coin de ma tête car il m'est arrivé quelques choses d'étrange, une synchronicité étrange. En effet, je venais de finir la lecture de la nouvelles sur le mensonge et la vérité où il est question d 'appendicite, je trouvais ce petit garçon drôlement culotté et attachant en même temps. Et dans la nuit mon fils à eu l'appendicite. Bon c'était le petit moment perso de la chronique. J'ai tout aimé sauf une que je n'ai vraiment pas comprise. Il y a de l'humour, matière à réflexion, des scènes de vie qui nous sont familières, élucubrations. C'est drôle, tendre, grinçant et surtout étonnant.
Une belle surprise donc qui m'a donné envie de lire les autres livres de Louis Chedid.
VERDICT
Si vous avez envie de passer un très bon moment de lecture alors allez -y sans crainte c'est un très bon recueil.
Lien : https://revezlivres.wordpres..
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Cyelle
  18 octobre 2016
Ce roman était mis en avant dans la médiathèque que je fréquente. J'ai été interpellée par l'auteur, Louis Chédid dont je connais mieux son répertoire musical. Connu pour la qualité de ses textes, j'étais intriguée et enthousiaste de découvrir ce roman.
Il s'agit d'un recueil de 16 nouvelles, aux histoires courtes (très courtes pour certaines) et d'autres plus conséquentes (une en particulier, un quart du livre). Il m'a bien fallu les deux premières nouvelles pour me familiariser à un style simple et aéré. Un style qui pourtant me convient habituellement, mais peut-être me fallait-il un temps d'acclimatation nécessaire entre deux romans.
Bon, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais je ne me suis pas sentie m'évader. Les nouvelles sont de qualité et d'approche variable. Elles oscillent entre absurde, burlesque, humour noir, moralité. Certaines chutes sont prévisibles, d'autres étonnantes. Les personnages mis en scène ont souvent le point commun d'une enfance infâme, un physique ou une particularité ingrate. Une succession de personnages moroses, à l'environnement méprisable. Un sentiment pesant à la longue !
Il n'en reste pas moins que le récit est facile d'accès. Je conseille la lecture de ce recueil de nouvelles lors d'une pause littéraire. Dans le cas où vous vous adonnez à la lecture multiple vous risquez d'être tenté à remettre à plus tard cette lecture pour une littérature plus prégnante.
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daniel_dz
  01 mai 2017
À mes yeux, une nouvelle est une pièce de joaillerie: elle requiert une grande maîtrise technique, pour parvenir à produire un maximum d'effets avec peu de matière. C'est un genre exigeant.
De ce point de vue, je trouve que Louis Chédid manque encore de maîtrise. La langue accroche encore trop souvent, on ne sent pas la fluidité des grands auteurs.
Néanmoins, il y a de bonnes idées. Ainsi, je suis sorti tout honteux d'avoir vu mes préjugés mis en lumière à l'issue de « Mon homme », dont je conseillerais la lecture dans les écoles. J'ai également apprécié la diabolique manipulation décrite dans « Madame Ginette » et l'incroyable jeu des mots de « Nom d'un pieu ». Et enfin, la chute de « Celia » m'a beaucoup fait rire.
Mais le reste mérite moins qu'on s'y attarde, à mon goût. « Mensonges et vérité » est inutilement long, par exemple.
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critiques presse (1)
LePoint   29 février 2016
Derrière le musicien se cache un écrivain. L'atteste son dernier ouvrage, empreint d'humour et de joie de vivre, mais où perce aussi un brin de mélancolie.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   09 mai 2016
Quelques mois plus tard, je fus appelé par le ministère des Armées à faire mes trois jours pour mieux évaluer mon aptitude à la chose militaire. Quelle guigne ! Je venais à peine d’en terminer avec les obligations scolaires et voilà qu’on voulait me contraindre à végéter plusieurs mois dans des casernes au fin fond des provinces glaciales l’hiver et pluvieuses le reste de l’année. Se lever aux aurores, défiler en rang d’oignons, crapahuter dans la boue et la poussière, porter les armes, se coucher à l’heure des poules dans des dortoirs nauséabonds. Seules distractions : fumer des cigarettes bas de gamme, boire de la piquette et, après avoir avalé un repas sans goût, se taper un film des Charlots à la cantine sur un drap tendu en guise d’écran. Attendre une permission pour retrouver les plaisirs du monde extérieur et, comme un prisonnier en semi-liberté revenir encore plus déprimé.
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le_Bisonle_Bison   31 mars 2016
- T’as remarqué l’abbé Maringot, comme il adore tripoter les petits. Quel enc… celui-là ! Faudrait l’balancer à la flicaille, qu’ils le mettent au gnouf. Mais si j’en parle à mes vieux, ils me talochent direct. Des vrais fins de race ces deux-là, avec leur tennis au Racing Club, leurs tableaux de maître, leurs soirées à l’opéra, leurs galas de charité, leur chauffeur albanais et leur bonne portugaise, ils me dégoûtent, quelle honte ! Quant à ma sœur, cette pute, l’autre nuit, elle m’a surpris avec un journal de femmes à poil dans mon lit et depuis elle me fait du chantage, quelle salope ! Ah si j’avais des couilles, je l’aurais butée depuis belle lurette. Mais ça doit être les liens du sang, j’y arrive pas. Faut dire qu’elle est large comme un sumo, la pouffiasse. Mais j’ai pas dit mon dernier mot. Un jour, je serai plus costaud qu’elle et alors là ! Badaboum !, ça va chauffer pour son matricule à la grosse.
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le_Bisonle_Bison   01 mai 2016
Mise en bière, veillée funèbre, habits noirs, mines grises, sermon dithyrambique. Un cimetière de banlieue en automne. Le ciel pleurniche, tandis que Valentin l’ectoplasme, léger comme une plume, vole, danse, rit au-dessus de l’assistance endeuillée en chantant : « Liberté, liberté chérie ! »
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le_Bisonle_Bison   18 avril 2016
Le mensonge, c’est comme la cigarette, le café, l’alcool, le sexe ou la drogue. Quand on y a pris goût, on ne peut plus s’en passer.
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le_Bisonle_Bison   23 avril 2016
Les larmes qui coulent sont amères, mais plus amères encore celles qui ne coulent pas.
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Videos de Louis Chedid (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis Chedid
Louis Chedid. On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime.
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