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EAN : 9782290304907
125 pages
J'ai Lu (14/05/2007)
3.79/5   42 notes
Résumé :
Un roman tendre et tragique profondément enraciné dans la terre du Liban, qui se déroule sur deux plans et à deux époques se faisant écho : 1932 et 1975. Le Liban heureux et la terre déchirée.

Quel étonnant rendez-vous se sont donné à Beyrouth, Sybil, douze ans, et Kalya, sa grand-mère. L'enfant vit aux Etats-Unis, Kalya à Paris mais c'est sur ette terre de leurs ancêtres qu'elles ont voulu se rencontrer pour la première fois, se découvrir.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
popie21
  26 février 2018
Admiratrice de Louis Chedid et de son fils Matthieu (alias -M-), je me suis demandée d'où venait ce talent, cette intelligence du verbe. Comme disent nos voisins anglais "the apple never falls far from the tree" ou, in french "les chiens ne font pas des chats" et blablabla je remonte à Mme Andrée Chedid. Et enfin, j'ai lu un de ses livres et c'est confirmé, elle n'est certainement pas étrangère à leurs talents car c'est beau, c'est poétique, et pour celui-ci en particulier, c'est tragique.
Andrée Chedid illustre ici avec beaucoup de tact ce que la guerre peut avoir d'absurde et de cruel. C'est parfois un peu difficile à suivre puisqu'on navigue entre 1932 et 1975, entre les souvenirs de Kalya (la voix directrice du roman) et le début de la Guerre du Liban. C'est une écriture poétique, tout en suggestions, on dirait presque un tableau impressionniste (pour ce que j'en connais...), au début on ne voit que des taches de couleur, on sent plutôt qu'on ne déchiffre et puis en observant l'oeuvre plus attentivement, on en perçoit toute la beauté, on en ressent toute la douleur.
Ceci dit tout comme l'appréciation d'un tableau, mon ressenti de ce roman est tout personnel, ce qui est sûr c'est que je lirai d'autres écrits de Mme Chedid et que tout comme son fils et son petit-fils elle est entrée dans la liste de mes tendresses.
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saphoo
  25 mai 2018
Andrée Chedid a l'art et la manière de nous livrer un récit bouleversant, tragique et à la fois poétique.
Le récit alterne entre deux époques 1932-1975 , la grand-mère de Sybil se remémore sa propre jeunesse et les moments avec sa propre grand-mère.
Croyant faire découvrir à sa petite fille Sybil le temps des vacances la terre de ses ancêtres, Kalya emmène sa petite fille à Beyrouth en 1975. Elle ignorait bien que le conflit en ébullition allait éclater sous leurs yeux, et en faire les frais. La guerre commence, pourront-elles rester et attendre que ça se calme ou doivent-elles repartir tant qu'elles le peuvent.
Je ne peux écrire plus au risque de dévoiler la fin.
Andrée Chedid, nous tient en tension, et plus on lit plus on devine, ressent cette tension à Beyrouth, jusqu'au dernier souffle.
C'est intense émouvant.
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madamelafee
  06 mai 2016
Sybil, la petite fille vit aux Etats-Unis, Kalya , la grand'mère vit à Paris. Elles décident de se revoir pour partager des moments inoubliables dans ce Liban, pays lointain de leurs ancêtres. Pour Kalya ce fut le lieu de son enfance et surtout le lieu de ses vacances heureuses d'adolescente. Ce sont bien ces souvenirs que vient chercher Kalya dans ce lieu détaché de son quotidien. Une multitude de souvenirs remontent en elle et font écho à travers toutes ces années, au face à face que Kalya a eu avec sa grand'mère Nouza.
Deux récits se mêlent l'un à l'autre, l'un est fait de souvenirs, l'autre est actuel, il se passe au présent autour d'une place, Kalya est à sa fenêtre pour voir arriver Ammal et Myriam, deux amies que rien ne parviendra à en faire des ennemies.
L'histoire débute autour de cette place déserte. Ces deux jeunes filles veulent se rejoindre, l'une est musulmane, l'autre est chrétienne (au Liban même si on ne pratique pas ; la religion prime tout, elle marque toute l'existence, disait il y a des années déjà le grand-père à Kalya), par cet acte, elles veulent rassembler, l'issue est un chemin de vie ou de mort. Au moment où elles se rencontrent, un coup de feu est tiré et l'une d'entre elles est touchée. Des menaces obscures pèsent sur les habitants, nous sommes à la veille des événements au Liban, peu à peu la guerre semble inévitable.
Kalya est témoin de ce qui se passe, elle a peur, le danger d'une guerre est bien réelle, que penserait Nouza, sa grand'mère, si elle la voyait. On sait que Nouza ne se déplaçait jamais seule, sans être pratiquante elle ne se déplaçait jamais sans son icône de la vierge brunâtre et dorée. Anaïs, sa femme de chambre gréco-maltaise était toujours auprès d'elle. On fait la connaissance, à travers les clichés de la famille de l'oncle Farid, personnage haut en couleurs, l'oncle Salim, Mitry le cousin poète, Ghassan, la tante Hind, le grand-père Nicolas qui avait introduit le verre à soie en Egypte, tous se sont installés à l'étranger sauf Slimane, le soudanais au visage d'ébène, qui veille toujours sur la tante Colette. Kalya est attachée à tous ces personnages car ils sont reliés à des situations passées qui furent des moments heureux.
Kalya, en voyant la scène qui se passe au présent sous sa fenêtre est prise d'agitation et d'angoisse, elle se précipite vers l'extérieur pour venir en aide à ces jeunes filles et elle crie à Slimane de garder auprès de lui Sybil et Colette...
Ce n'est pas un livre triste, il y a toujours dans les écrits d'Andrée Chédid de la poésie et de l'espérance.
Les hommes sont autoritaires, passionnés, aimants et tellement entiers !!
Les femmes sont tendres, légères, fortes, capricieuses, fougueuses et indomptables !!
Tous ont une grande envie de vivre, c'est en ce sens que j'aime infiniment les personnages d'Andrée Chédid.
L'enracinement et l'universalité sont les maîtres-mots qui décrivent bien les personnages de cette maison sans racines.
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Maphil
  07 juin 2012
C'est tout l'insondable du drame libanais qu'incarne cet émouvant récit, autour du rendez-vous que se sont donné à Beyrouth, en 1975, une enfant de douze ans qui habite aux USA et sa grand-mère, qui vit en exil à Paris. Retour aux sources dramatique pour ces deux déracinées. Histoire symbolique, lucide et intense.
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Alittlepieceof
  15 mai 2013
Ce court roman d'Andrée Chedid, dont je ne connaissais que les textes écrits pour son petit fils le chanteur -M-, nous plonge dans les prémices de la guerre du Liban. C'est une guerre que je connais mal, j'étais trop petite à l'époque pour comprendre ou même entendre ce qu'il se passait. Certains éléments m'ont donc peut-être manqué à la bonne compréhension de certains passages, notamment ceux concernant les affrontements mais ce n'est pas réellement ce que je retiens de ce livre. Parce que ce récit c'est avant tout le récit d'une terre et d'une famille que l'on découvre à travers diverses époques mêlant passé et présent, et de trois femmes. Trois générations de femmes cosmopolites. Des femmes du Monde, nées ici, grandies là, vivant ailleurs. Sans frontières. Chacune porte dans son coeur un amour inconditionnel pour le Liban terre de leurs ancêtres, de leurs amours, de leurs vacances, terre d'accueil.
Le livre parle de religion, sans trop en dire, juste avec quelques phrases, très justes. Il parle de la guerre, mais sans la nommée. Il parle de la mort, sans voyeurisme. C'est un récit terriblement émouvant, poignant.
Aux souvenirs de Kalya enfant, de ses vacances luxuriantes avec sa grand mère se mêlent la tension et la froideur de l'attaque de la place de Beyrouth. le tout servir par l'écriture très poétique de l'auteur.
A découvrir.
Lien : http://alittlepieceof.fr/la-..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
popie21popie21   23 février 2018
Que sont-elles, les racines ? Des attaches lointaines ou de celles qui se tissent à travers l'existence ? Celles d'un pays ancestral rarement visité, celles d'un pays voisin où s'est déroulée l'enfance, ou bien celles d'une cité où l'on a vécu les plus longues années ? Kalya n'a-t-elle pas choisi au contraire de se déraciner ? N'a-t-elle pas souhaité greffer les unes aux autres diverses racines et sensibilités ? Hybride, pourquoi pas ? Elle se réjouissait de ces croisements, de ces regards composites qui ne bloquent pas l'avenir ni n'écartent d'autres univers.
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popie21popie21   24 février 2018
Il reprenait, atténuant de temps à autre les terreurs de l'Histoire en me faisant admirer la chaîne des montagnes, l'éventail feuillu d'un vallon entre deux falaises écorchées ; en m'apprenant à aimer la lumière, à respirer à pleins poumons, à entendre couler le torrent, à rendre grâce pour tous les bleus du ciel et pour ce jour de paix :
- C'est fragile. Chaque jour de paix est un miracle. N'oublie pas cette pensée. Où que tu sois, au plus profond de ta tristesse, elle t'aidera à sourire.
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popie21popie21   25 février 2018
L'étroite main du temps enserre les vies, puis les déverse dans la même poussière. Pourquoi abréger cette étincelle entre deux gouffres, pourquoi devancer l'œuvre de mort ? Comment arracher ces racines qui séparent, divisent alors qu'elles devraient enrichir de leurs sèves le chant de tous ? Qu'est-ce qui compose la chair de l'homme, la texture de son âme, la densité de son cœur ? Sous tant de mots, d'actes, d'écailles, où respire la vie ?
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popie21popie21   25 février 2018
Elles ont sept ans, huit ans, dix ans, douze ans. Elles posent et se posent des questions ; ces questions enjouées et graves de l'enfance.
- Ton Dieu a un autre nom que le mien ?
- Il s'appelle Allah, mais c'est le même.
- Tu crois que c'est le même ?
- C'est le même.
- Moi aussi, je le crois.
- On le prie différemment, c'est tout.
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PalmyrePalmyre   30 décembre 2018
De nouveau, c'est la mer ; sans marées, sans embruns, une mer offerte. Une plaine phosphorescente et liquide qui, parfois, se démonte, bouillonne, se déchaîne ; puis s'apprivoise, d'un seul coup, absorbant jusqu'à la moindre écume, ne faisant entendre au bord du littoral qu'un léger clapotis.
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Videos de Andrée Chedid (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrée Chedid
Émilie et Matthieu Chedid partagent un lien affectif particulier à leur grand-mère, Andrée Chedid, autrice. C'est pourquoi ils se sont alors lancé le projet de réadapter l'un de ses contes, pour les enfants d'aujourd'hui : "Grandes Oreilles Tout Oreilles". Émilie aux illustrations, Matthieu à la musique... Et un certain Louis Chedid à la narration.
À l'occasion d'un Versus La Claque Fnac, la fratrie évoque les secrets de ce joli projet. Ils nous partagent leurs souvenirs personnels de ce conte, parlent de cette grand-mère pas comme les autres, leurs préférences en termes d'histoires pour enfants ainsi que le processus créatif familial, côté graphisme et côté musique, à l'oeuvre sur ce livre-album. En bonus : une interprétation improvisée de "Grandes oreilles", tiré du livre audio "Grandes Oreilles Tout Oreilles".
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