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ISBN : 2369812737
Éditeur : Rue de Sèvres (19/04/2017)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Alexandre Jacob a connu un destin hors du commun. Son gang de cambrioleurs, surnommé "Les Travailleurs de la nuit" par les journalistes, a écumé la France entière, défrayé la chronique, et Jacob, qui laissait sa carte avec un mot d'humour à ses victimes, distribuait ses butins énormes aux nécessiteux, vivant modestement. Il aurait inspiré Arsène Lupin. Auparavant, il a couru le monde, depuis son plus jeune âge, comme mousse et marin. Il en a retiré une vision du mon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 octobre 2017
Palais de justice d'Amiens, 8 mars 1905. Devant le juge, un certain Alexandre Marius Jacob, qui, faisant fi de l'autorité de ce dernier, ne manque pas de se moquer de lui. L'écoutant relater son enfance, depuis ses études primaires jusqu'à sa désertion, à 13 ans, alors qu'il était marin, Alexandre Jacob se souvient...
Né à Marseille en 1879, fils de boulanger, il se destine à un tout autre avenir : marin. Il se fait embaucher comme mousse, sur le Tibet, en 1905 par un certain Martinaud, au grand dam de sa maman qui le pleure. Malheureusement, les traversées ne se passent pas comme il l'imaginait. On était bien loin des récits de Jules Verne et le jeune homme, qui devait trimer à longueur de journée, est déçu. Il découvre la misère et l'exploitation, les maltraités et les exploités, et se rend compte combien le monde n'est pas beau. de retour chez lui, désoeuvré et écoeuré, il se réengage pourtant à bord d'un bateau des messageries maritimes. Là encore, son voyage se passe mal et, lors d'une escale à Sydney, il quitte le bateau et déserte...

Matz, au scénario, retrace le parcours pour le moins rocambolesque, romanesque et atypique d'Alexandre Jacob, cambrioleur notoire, coupable de plus de 150 vols. Des vols que lui qualifiait de "reprise individuelle" dans le sens où il ne volait que les parasites (comme les juges ou les curés) et redistribuait aux plus démunis. Reconnu coupable de tous ces méfaits, il passera presque 20 années au bagne de Cayenne, un endroit où l'espérance de vie est de 5 ans. Divisé en 5 parties, dont chacune s'ouvre sur le procès de 1905, cet album retrace, dans les grandes lignes, le parcours tumultueux de celui qui fut à la tête des Travailleurs de la nuit, de celui qui revint vivant du bagne et qui dénonça les conditions de vie dans cette prison, de celui qui aurait inspiré le célèbre personnage d'Arsène Lupin, de celui qui dérobait aux riches pour donner aux pauvres et de celui qui se moquait de toute forme d'autorité. Matz nous offre ainsi un scénario rythmé et passionnant mettant en scène un homme anarchiste et libertaire. Graphiquement, les aquarelles de Léonard Chemineau sont magnifiques. Que ce soit les toits de Paris ou le port de Marseille, le décor est détaillé. Les personnages sont expressifs et la mise en page très dynamique.
Une "riche" aventure...
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lyoko
  12 décembre 2017
Un gros coup de coeur pour cette BD qui retrace la vie d'une homme révolté.
Alexandre Marius Jacob commence a travailler à l'âge de 11 ans. Il rêvait d'embarquer sur un navire, les écrits de Jules Verne lui ont donné cette envie. Lorsqu'il croise le chemin d'un capitaine d'armement, son voeux est exaucé. Mais son destin lui réserve des surprises.
Cet homme a appris la vie en voyageant, en voyant ce qu'il se passait dans son pays et dans le monde. Mais pour lui le monde est d'une noirceur sans pareille. Il se révolte sur tout et surtout reste fidèle à ses conviction quoi qu'il arrive.
Cet homme a l'humour acerbe et si franc est un être comme j'aurais aimé en rencontré. Et j'avoue que même si il a choisi parfois des chemins un peu tortueux, je respecte ces hommes qui restent droits et qui vont au bout de leurs idées. Surtout quand celle-ci se résume en un mot : la liberté !
Des hommes comme Alexandre sont rares et je remercie fortement les auteurs de cette BD pour avoir su, avec brio mettre en avant un personnage d'une telle grandeur.
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Erik35
  10 janvier 2018
NUMÉRO 34777
« Ayant pénétré chez vous par erreur, je ne saurais rien prendre à qui vit de sa plume. Tout travail mérite salaire. Attila. - P.S. : Ci-joint dix francs pour la vitre brisée et le volet endommagé. »
C'est ainsi qu'Alexandre Marius Jacob dit Marius Jacob s'excusera, à l'aide de l'une de ses habituelles cartes de visite laissée en apparence sur le meuble du bureau d'une maison que lui et sa bande étaient sur le point de cambrioler... Au cours de cette fortuite visite, le sieur Jacob, anarchiste par conviction, lettré autodidacte par passion et cambrioleur pour vivre et redistribuer, s'aperçu qu'il avait mis les pieds chez un certain Julien Viaud, certes Capitaine de Frégate - notre monte en l'air n'appréciait guère les brutes galonnées pas plus que tout ce qui portait uniforme d'une manière générale -, mais néanmoins écrivain, et quel ! puisqu'il s'agissait rien moins que du célèbre, encore bien plus à l'époque qu'aujourd'hui, Pierre Loti.
D'ailleurs, pour lui, le vol n'avait pas qu'une dimension pratique, une fonction vitale, loin s'en faut. C'était aussi, éminemment, un geste politique quasi pur. D'ailleurs, il se refusait à cambrioler certaines personnes : «nous ne touchons pas à ceux qui travaillent et sont "utiles" : les médecins, les écrivains, les professeurs, les travailleurs, les commerçants, même s'ils sont riches». La cible de ce détrousseur de haute voltige, ainsi que de sa bande, qu'il avait nommé "Les travailleurs de la nuit" (d'où le titre de l'ouvrage), la voici : «Nous nous attaquons aux exploiteurs, et aux parasites : les églises, les juges, les militaires, les rentiers...» expliquera-t-il au cours du procès qui finira par l'envoyer au bagne pour... Dix-huit années, quand l'espérance de vie à Cayenne, dans les conditions que l'on imagine, n'excédait pas les cinq ans !!!
Car procès retentissant, il y eut, et il put alors s'expliquer, avec fougue, avec verve, truculence même, humour souvent : cet homme d'origine alsacienne mais qui naquit à Marseille dans un milieu populaire s'embarqua très tôt, à douze ans, après le certif'. Il verra des choses bien sombres, les trafics, l'esclavagisme, des réprouvés envoyés au bagne, des actes de piraterie, la violence des marins contre les plus faibles (et souvent les plus jeunes d'entre eux), l'homosexualité contrainte, l'appât du gain facile, l'alcoolisme... Mais une force de caractère peu commune et une intelligence redoutable lui permirent d'échapper au pire, de louvoyer dans ces eaux saumâtres d'une humanité dont il dira à cette occasion : « J'ai vu le monde ; il n'est pas beau. »
Malgré ses opinions politiques - l'anarchisme plutôt que le socialisme -, il parviendra à s'insérer dans la société à son retour de mer, tout en s'adonnant à un militantisme somme toute assez tranquille. Mais l'anarchisme est combattu comme jamais en ces années de "Belle-époque", désavoué par les rangs socialistes qui ont choisi d'agir au grand jour et par l'action légale, tandis que nombres d'actes anarchistes s'expriment par l'assassinat, la terreur et les bains de sang. C'est du moins l'essentiel de ce que voit et condamne l'opinion publique de l'époque ainsi que la justice et les pouvoirs établis. Nombre d'entre eux finissent pendus, tués au cours d'assauts policiers ou guillotinés. Ravachol en sera l'un des exemples les plus fameux.
Les moins violents - et ceux qui s'y refusent philosophiquement - sont souvent conduits à mener des existences interlopes... C'est ce qu'il arrivera à notre héros malgré lui. Arrêté pour une sombre affaire d'explosifs, il sera dès après fiché par la police. Dès lors, chaque fois qu'il cherchera à retrouver un travail honnête, des agents viendront immédiatement en informer ses futurs employeurs qui s'empresseront de le renvoyer, plutôt que de souffrir mille tracasseries judiciaires... À partir de ce moment-là, Alexandre Jacob s'enfoncera dans un "illégalisme pacifique", devenant donc le travailleur de la nuit que la postérité gardera en mémoire, sera attrapé par deux fois, la première, à Toulon, où il simulera la folie et parviendra à s'échapper avec la complicité d'un des infirmiers de l'asile, sera momentanément commerçant quincaillier sous le nom de sa femme (pour, expliquera-t-il, étudier les mécanismes des coffre-forts en toute légalité dans son magasin !).
La seconde fois sera cependant la dernière : le 22 avril 1903, il est "serré" avec deux de ses complices à Abbeville. Sa bande toute entière sera définitivement démantelée dans la foulée et il sera jugé deux ans plus tard à Amiens pour 156 affaires ! C'est ce prétexte - dont il demeure toutes les traces, ce qui permet une exactitude pas toujours identique avec ce genre de personnage décidément très haut en couleur. Lui-même écrira l'histoire de sa vie par la suite - que prennent le scénariste Matz et le dessinateur et coloriste talentueux Léonard Chemineau pour servir de fil rouge au déroulé de cette vie d'Arsène Lupin véritable (Maurice Leblanc, alors chroniqueur judiciaire pour se procès, refusera toujours d'admettre les correspondances entre son personnage de papier et le talentueux, fascinant anarchiste cambrioleur. Il n'empêche que les points communs sont trop nombreux - attirance de Lupin pour la "jet-set" mise à part, ainsi qu'une dimension politique quasi absente chez le "gentleman" - pour s'y tromper tout à fait.
Puis ce sera le Bagne... Une correspondance passionnée avec le grand reporter et écrivain Albert Londres permettra à Jacob de revenir en France après dix-huit années, dont onze de cellule, dans des conditions la plupart du temps désastreuses pour la santé physique comme morale, mais l'homme est un coriace, et il tiendra bon !
À son retour, il cessera toute activité illégale mais, fort de ses lectures (Élisée Reclus, Pierre Kropotkine, Malatesta et bien d'autres, qu'il a pu approfondir, malgré tout, à Cayenne), de ses connaissances en droit accumulées durant ces interminables années de rétention en enfer, il s'engagera dans la propagande auprès du journal le Libertaire. Revenant déçu d'Espagne où il comprendra que rien n'était possible pour les anarchistes, en interne, face aux communistes staliniens, aux luttes de pouvoir et, bien entendu, face aux franquistes, il fera comme nombres d'anarchistes après l'armistice : sans s'engager dans quelque réseau que ce soit, la porte de sa petite maison de Reuilly sera connue pour être un havre à tous ceux cherchant, pour un temps, à se cacher des autorités d'occupations ou de collaboration.
Sa mort est à la hauteur du personnage, sans dieu, sans maître et dans un geste total de liberté, non sans un ultime trait d'esprit, attendrissant à défaut d'être drôle. Un homme debout, droit et fidèle à lui-même, jusqu'à la fin. (A ses femmes aussi : ses deux épouses, l'homme devenant veuf au bagne... ainsi que sa chère maman. Mais laissons-en un peu au lecteur !)
Quoi que relativement connu pour qui s'intéresse au mouvement anarchiste, à l'histoire et à la littérature de cette fameuse "Belle-époque", il était vraiment très judicieux de dépoussiérer un peu cette biographie à peine romancée d'un être dont c'est la vie elle-même qui pourrait passer pour un roman ! L'ensemble est mené de main de maître par ces deux créateurs, et si l'on peut dire que Matz a de la bouteille en tant qu'écrivain, Léonard Chemineau ne signe là que son quatrième album. Pour autant, son dessin qui se balade entre réalisme et semi-réalisme, fait d'aquarelles extrêmement stylées, d'une grande précision lorsqu'il s'agit de rendre des atmosphères de villes ou l'exactitude d'un bâtiment, très évocateur, dynamique et vivant dès lors qu'il portraiture les personnages de l'époque, ce dessin est d'une grâce sans égal et un véritable bonheur visuel.
L'ensemble est une telle réussite, fourmille de tant de détails - aussi bien narratifs que graphiques - qu'on se prend à très vite le relire, à le savourer encore un peu... Puis à se diriger vers les oeuvres de Georges Darien, grand littérateur classé parmi les "prolétariens" (dénomination qui fait presque toujours fuir, alors même qu'il se trouve des pépites parmi ces romans-là), pour reprendre, enfin, le voleur, qu'on a découvert il y a si longtemps qu'on pense qu'il est enfin temps d'y remettre le nez ! Car si Leblanc s'inspira certainement d'Alexandre Jacob pour son Arsène Lupin, il est incontestable que ce monte en l'air de génie, cet intellectuel qui s'est formé lui-même, ressemble de manière troublante au personnage principal du roman passionnant de l'auteur de Biribi ou encore de Bas les coeurs ! , lui-même intellectuel engagé dans l'anarchie politique.
Sans doute l'ex-marin, ex-cambrioleur, ex-bagnard aurait-il pu faire siens, au seuil de sa vie, ces mots d'introduction à La belle France, ou Darien évoque l'idée d'un relèvement du pays : «Ce sont des choses que je ne veux plus croire, que je ne veux plus voir, à présent. Je n'ose pas dire ce que je crois, ni ce que je vois ; je n'ose pas dire : Vive la France de demain ! Je persiste à crier, seulement : À bas la France d'aujourd'hui !»
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yanndallex
  31 mai 2017
Cet ouvrage est la deuxième BD de Léonard Chemineau en partenariat avec Matz chez les éditions Rue de Sèvres.
Voilà donc qu'après le "conquérant" Julio Popper , les deux comparses se lance dans un tout autre registre biographique avec la vie particulièrement marginale de Alexandre Marius Jacob.
Le dessin :
Le dessin de léonard chemineau est juste magnifique. Dans un style réaliste/semi-réaliste, en aquarelle au trait fin et léger.
Leonard Chemineau nous avait déjà séduits sur Julio Popper, voilà qu'il récidive avec cet album.
Les décors sont toujours aussi somptueux et détaillés, le moindre petit détail prend son importance.
Les personnages sont efficacement déterminés et typés par leurs gestuelles suggérées et leurs émotions bien palpables. Ce dessinateur rend ses personnages vraiment expressifs et c'est un bonheur, on se croirait vraiment plongé dans les dialogues et actions.
Les couleurs chaudes permettent de placer une ambiance anarchiste et accueillante, voulue par le protagoniste de l'histoire.
On remarque aussi particulièrement le travail de recherche sur l'époque notamment avec les vues de Marseille et son port bondé de voiliers, ou bien Paris avec ces industries en plein essor etc...
Un labeur remarquable pour notre plus grand bonheur visuel.
Le scénario :
Les BDs sur ce personnage ne sont que peu nombreuses. Je ne connais que le "Alexandre Jacob : Journal d'un anarchiste cambrioleur" aux éditions Sarbacane ayant déjà traité sa biographie.
Voilà donc pourquoi c'est un plaisir de lire une autre vision sur cette personnalité.
Ce livre est structuré sur cinq chapitres, avec pour fil conducteur le procès permettant ainsi de revenir sur la vie de cet homme depuis sa jeunesse jusqu'à son incarcération et justifiant aussi son vécu d'après bagne.
Matz oeuvre donc magistralement sur ce principe classique de flashback, inspiré certainement de série policière ou de film de genre, mais de manière très réfléchie et efficace.
Cette chronologie orchestrée de la destinée d'Alexandre Jacob nous permet donc de comprendre d'où vient son esprit idéaliste et sa tendance anticapitaliste et rebelle.
Les valeurs portées par ce libertaire sont bien retranscrites dans ce récit :
• Ne voler que les profiteurs du système (représentants et défenseurs de l'ordre social jugé injuste : les patrons, les juges, les militaires, le clergé),
• Ne pas toucher aux personnes dont le métier est "utile" (architectes, médecins, artistes, enseignants, etc.) à moins qu'elles ne soient reconnues comme viles,
• Éviter de verser le sang sauf si sa vie et sa liberté sont en jeu, et qu'envers les policiers.
• Et surtout utiliser l'argent volé pour la cause anarchiste et pour les camarades dans le besoin (Ce qui inspira selon les dire, le personnage d'Arsène Lupin à Maurice Leblanc).
Matz s'est aussi évidement documenté pour créer cet opus, ainsi nous pouvons découvrir avec joie l'efficacité du fameux "coup du parapluie" inventé par Alexandre Marius Jacob, ou bien l'anecdote pour laquelle notre cambrioleur laisse un mot d'excuse à l'écrivain Pierre Loti lorsqu'il visite sa demeure...
Le découpage est tout aussi vivant et dynamique que le personnage. Les cases sont peu nombreuses par page laissant place à l'action et la contemplation, permettant d'autant plus de se projeter dans le récit.
Cette BD est donc splendide. Une belle réussite à la hauteur de mes espérances que je m'étais forgées avec l'exceptionnel livre "Julio Popper".
L'une de mes meilleures lectures pour ce début d'année 2017.

Lien : http://www.7bd.fr/2017/05/le..
+ Lire la suite
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badpx
  07 février 2018
Voici une lecture qui me donne envie d'en faire plein d'autres. Je découvre le nom d'Alexandre Jacob. Certes j'avais déjà entendu parler des anarchistes du début du XXème siècle, mais sans connaitre leur nom, ni leur parcourt.
J'ai donc appris beaucoup de chose au travers de ces quelques pages de BD : sur ce qui faisait que des gens basculaient d'un côté ou de l'autre de la légalité. Parce que la liberté était la chose la plus importante.... mais aussi la dignité humaine.
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critiques presse (4)
BoDoi   21 juillet 2017
Bel ouvrage, au sujet maîtrisé et aux dessins soignés, qui trouve pleinement sa place à côté de la version des Henry pour ne pas oublier cet homme, qui traduit à lui seul les aspirations d’une partie de la société, celle des opprimés toujours debout, celle des insoumis !
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   16 mai 2017
Après le très expressionniste Alexandre Jacob - Journal d'un anarchiste cambrioleur, une version peut-être plus engageante de la vie d’un des personnages les plus sensationnels de la première moitié du XXe siècle.
Lire la critique sur le site : BDGest
LaLibreBelgique   26 avril 2017
Savoureux portrait d’Alexandre Jacob, anarchiste au grand cœur et érudit.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
ActuaBD   18 avril 2017
Pour cette seconde collaboration avec Matz, Leonard Chemineau s’affranchit des contraintes du portrait historique pour restituer l’atmosphère avec authenticité tout en gardant une touche chaleureuse et personnelle.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   10 janvier 2018
[Question posée par un résistant à Alexandre Jacob chez qui il se cache. Puis la réponse de Jacob]

- Et vous, Jacob, vous ne vous battez pas ?

- Oh ! Moi, je n'aime pas Pétain, ni de Gaulle. Je n'aime pas les militaires ni les communistes, d'ailleurs.
Ces gars-là n'ont qu'une chose en tête, créer un état à leur idée, et moi, je ne veux pas d'état. Et puis, je suis trop vieux pour me battre maintenant. Et j'ai déjà donné.
+ Lire la suite
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marina53marina53   27 octobre 2017
J'ai vu nombre de ports... Oran. Dakar. Conakry. Monrovia. Abidjan. Cotonou. Accra. À chaque fois, le même spectacle, la même chaleur, la même misère, la même crasse, les mêmes pauvres diables, gagnant des clopinettes, maltraités, battus, insultés. Oui, vraiment, le peuple n'est pas beau.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   16 avril 2017
J'ai vu nombre de ports... Oran. Dakar. Conakry. Monrovia. Abidjan. Cotonou. Accra. À chaque fois, le même spectacle, la même chaleur, la même misère, la même crasse, les mêmes pauvres diables, gagnant des clopinettes, maltraités, battus, insultés. Oui, vraiment, le peuple n'est pas beau. Partout, la misère, l'exploitation... Et la grande aventure, quelle blague ! Ce voyage m'avait ouvert les yeux : la réalité n'était pas belle à voir. Mais c'était le monde tel qu'il était et non pas tel qu'on l'imaginait.
+ Lire la suite
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   16 avril 2017
(Charles Malato) : Mes amis ! Il nous faut tout faire pour détacher les masses ouvrières de ces soi-disant socialistes ! Ils se servent aujourd'hui du peuple pour se faire une situation et, maîtres demain, le soumettront à un joug plus pour lourd que celui de la bourgeoisie !
(L'assemblée) : Bravo ! Bien dit ! Bravo !
(Charles Malato) : Et la même chose vaut pour les syndicalistes ! Qu'est-ce qu'un syndicat ? Un groupement où des abrutis se classent par métiers pour essayer de rendre moins intolérables les relations entre patrons et ouvriers. De deux choses l'une : ou ils ne réussissent pas, alors la besogne syndicaliste est inutile, ou ils réussissent alors la besogne syndicaliste est nuisible car un groupe d'hommes aura rendu sa situation moins intolérable et aura, par suite, fait durer la société actuelle.
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AgillianAgillian   27 juillet 2017
-[...] Vous avez commis plus de 150 cambriolages...
-Je préfère le terme de reprise individuelle.
-Vous jouez sur les mots.
-Pas du tout. Je ne volais que les parasites et je ne volais pas pour mon compte. Mon but n'était pas de devenir moi-même un parasite.
-Mais au bout du compte, vous voliez.
-Je voyais plutôt cela comme une entreprise de démolition.
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