AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226248730
Éditeur : Albin Michel (01/03/2013)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 49 notes)
Résumé :
« Comme tous ceux qui, depuis la plaine de l’Ombrie, voient Assise pour la première fois, je fus saisi, en sortant de la gare, par son apparition dans la clarté d’été, par la vision de cette blanche cité perchée à flanc de colline, suspendue entre terre et ciel, étendant largement ses bras dans un geste d’accueil. Figé sur place, j’eus le brusque pressentiment que mon voyage ne serait pas que touristique, qu’il constituerait un moment décisif de ma vie. Je me surpri... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
  11 décembre 2014
Belle rencontre que nous fait partager François Cheng dans ce court texte, d'autant plus belle qu'elle surgit sans qu'il s'y attende. Il partait pour l'Italie, en cet été 1961, poussé par des amis, avec simplement l'envie de s'évader, d'oublier un peu exil et solitude qui lui pèsent et le font vivre en plein désarroi.
En découvrant Assise il s'exclame en lui-même : “Ah, c'est là le lieu, mon lieu ! C'est là que mon exil va prendre fin !”
« La vue de ce haut lieu réveilla en moi la réminiscence de la tradition du feng shui, la géomancie chinoise : un site exceptionnel est censé avoir le pouvoir de propulser l'homme vers le règne supérieur de l'esprit. Et je vis combien le site d'Assise qui se déployait devant mes yeux était marqué d'un signe faste. »

Ce haut lieu est aussi celui qui vit naître François d'Assise dont François Cheng choisira le prénom lors de sa naturalisation en 1971, symbole d'une seconde naissance, naissance intérieure survenue lors de cette rencontre avec un lieu et un homme, « le poverello », qu'il choisit d'appeler « le grand vivant » et qu'il rejoint en toute humilité en offrant ce texte lumineux.
« L'humilité ne signifie nullement je ne sais quel abaissement ou servitude. Reliée à l'humus, donc aux racines vitales, elle est la force même. »
François Cheng réunit alors les deux pôles de sa vie en fusionnant tradition taoïste et simplicité et dépouillement franciscains. C'est au coeur de cette union que son exil intérieur prend fin.
« Seul ici à contempler tout l'environnement, je ne puis m'empêcher de repenser à cette tradition chinoise ancienne évoquée plus haut, tradition établie par des lettrés, qui consistait à rendre visite, de temps à autre, à un ermite. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          482
Fleitour
  24 juin 2015
François Cheng nous livre ici une réflexion très personnelle , le choix de son prénom , une nouvelle naissance et la fin de son exil.
On a du mal à imaginer François Cheng en errance , et pourtant , celle ci n'est pas matérielle mais spirituelle , même si cette errance le conduit en un lieu , son lieu ; il a besoin d'un ancrage pour revêtir l'âme d'un chrétien , un lieu de baptême pour recevoir la parole du Christ à laquelle il est particulièrement sensible et en harmonie .
Ce n'est pas le récit d'une conversion , mais le récit d'une marche vers un lieu qui devient pour le taoïste qu'il est encore le point ultime de la quête vers le sacré.
Le cantique des créatures devient ainsi la prière attachée au lieu de sa renaissance .
Mystique il transforme toutes les créatures et les paysages en symboles vivants , on retrouve les méditations sur la beauté et pour celui qui pratique la peinture chinoise on retrace avec lui ce rite : Associer à toute peinture un texte un poème dont l'importance et le sens est indissociable de la peinture .
C'est court et dense , c'est l'accomplissement des gestes d'un sage comme st François d'Assise avant lui , qui en mourant est encore capable de gouter à l'inoubliable saveur aux arômes d'amandes .

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
mesrives
  14 novembre 2015
Un texte limpide et sincère où François Cheng révèle son expérience intérieure: la rencontre avec le Grand Vivant, l'apparition de sa présence à Assise lors de son premier voyage dans les lieux de cette cité qui lui apparaît lumineuse et en équilibre.
Mais aussi un portrait de François, le troubadour, compositeur du Cantique des créatures.
Une goutte de lumière...
Commenter  J’apprécie          140
Biquette
  05 novembre 2014
Une écriture simple et fluide pour dire la rencontre d'un lieu et la rencontre d'un homme . François Cheng a découvert Assise et s'est laissé transformé par la beauté de cette colline, il nous rend présent le Poverello dans sa dimension d'homme universel . Encore une perle que nous offre ce grand écrivain !
Commenter  J’apprécie          111
ensial
  08 février 2015
Assise pour l'auteur est plus qu'un ville, c'est sa ville; le lieu d'un hapax mémorable, d'un bouleversement.
Sur les chemins de François, on sent poindre ce frémissement, cette joie exultante, l'indicible, la foi en l'Homme
Commenter  J’apprécie          110

critiques presse (2)
Lexpress   26 décembre 2014
Comment Assise fit de François Cheng, exilé chinois échoué sur les rives du désespoir, le poète de l'invincible joie. La leçon est un chant d'espoir.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   10 décembre 2014
Comme le chemin tortueux qui mène à Assise, dont chaque virage offre un point de vue différent sur la vallée, le récit dépouillé de François Cheng creuse un sillon profond et ondulant, dont chaque méandre est un havre de méditation.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   10 décembre 2014
Au sein de cet univers de grottes, je le vois, à la manière de tant d’ermites taoïstes, dormir au creux des rochers avec, en guise d’oreiller, un gros caillou à la surface lisse. La vertu que l’on décèle dans les rochers, ici comme en Chine, doit être la même : dépourvus de tout ornement, ils incarnent l’esprit de pureté et de dépouillement.
Commenter  J’apprécie          200
chrysalidechrysalide   12 décembre 2014
Par-dessus mon épaule, sa voix résonna à mon oreille : « Ne sois pas accablé par la tristesse. Songe que cette lumière née de la nuit est dispensée partout et à tous. Elle ne cloisonne pas, elle élève ; elle ne sépare pas, elle réunit ». Et de m’inviter à voir plus loin que le ciel étoilé, à déceler la Présence des présences qui nous donne à boire un lait autre que celui versé par la Voie-lactée, le lait de compassion et de tendresse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
SepoSepo   29 octobre 2014
La voie du don de soi:

(...) François était un être habité depuis toujours par une passion qui se traduisit d'abord par la volonté de puissance et de gloire mondaine, laquelle, après sa rencontre décisive avec le Christ, se transforma en un élan sans cesse renouvelé vers l'amour absolu. Pour cela, il fut prêt à payer le prix fort en se dépouillant de tout, en renonçant à toute possession. la pauvreté n'est nullement une simple acceptation de la misère matérielle; elle est un engagement dans la donation totale. Il comprit, comme son Maître le lui avait enseigné, que c'était là la seule manière pour l'homme de réaliser pleinement les vertus dont il est virtuellement doté, de s'élever à une dimension où il serait à même de rejoindre le divin. Il vérifia par la suite que c'est bien en se faisant don qu'on reçoit les vrais dons de l'amour.p.38
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
chrysalidechrysalide   11 décembre 2014
..je connus la solitude extrême et l'extrême dénuement. L'angoisse existentielle m'étreignait en permanence. Me harcelaient des interrogations d'ordre métaphysique. Qui suis-je ? Que devenir ? Comment me frayer un passage sur le dur chemin de la vie, ne serait-ce que pour survivre ? Malgré mon ardent élan vers la vie, un état de désoeuvrement, né de toutes les blessures reçues, troublait mon horizon, me plongeant souvent dans le désespoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
FleitourFleitour   24 juin 2015
Moi , natif de chine , comment ne pas me sentir en connivence avec lui dans l'amour de la pierre ?

Au sein de cet univers de grottes, je le vois , à la manière de tant d'ermites taoïstes , dormir au creux des rochers avec , en guise d’oreiller , un gros caillou à la surface lisse .p 21
Commenter  J’apprécie          90
Videos de François Cheng (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cheng
François Cheng : L’enfance et l’adolescence 1/5 (À voix nue)
Photographie : François Cheng © PATRICK SWIRC. Son site : http://www.swirc.com. Toute la semaine du 20 octobre 2014, Françoise Siri s'entretenait avec le poète et écrivain François Cheng sur les ondes de France Culture pour l'émission “À voix nue”. Par Françoise Siri. Réalisation : Anne Sécheret. Prise de son : Laurent Césard. Attachée d'émission : Claire Poinsignon. « Aimer, c’est dire : Tu ne mourras pas ! » écrit François Cheng dans l’un de ses poèmes (dans l’anthologie “A l’orient de tout”, Poésie/Gallimard, 2008). Poète, romancier, essayiste, auteur de monographies et de livres d’art, académicien, François Cheng est d’abord un tout jeune Chinois qui arrive à Paris en 1949, après la guerre sino-japonaise. Il est alors âgé de vingt ans et vient en France entreprendre une année d’étude. Mais la Chine ferme ses frontières et l’étudiant devient un exilé. Il se passionne pour la langue française au point d’en faire sa langue d’écrivain et de se choisir le prénom « François ». Homme d’une double culture, il revient sur son parcours, qu’il a toujours repensé à travers sa création littéraire, à la recherche d’une parole de vérité. C’est cette parole qu’il souhaite livrer à l’auditeur, durant les cinq rendez-vous d’“À voix nue”. Reconnu aujourd’hui comme une figure majeure de la poésie contemporaine, François Cheng est doté de cette voix si particulière qui « nous transmet un souffle ancien, immortel et absolument personnel, qui s’inspire de l’aventure de la passion et de l’amour » comme l’écrit la poète Silvia Baron Supervielle. Il termine chaque volet de l’émission en lisant un poème.
1. L’enfance et l’adolescence
François Cheng, né le 30 août 1929, vit une enfance heureuse, mais elle est tôt interrompue par la guerre sino-japonaise, en 1937. Il a alors huit ans, et se réfugie avec sa famille au cœur de la province du Sichuan, dans un des plus beaux paysages du monde. L’enfant découvre alors à la fois le mal et les atrocités dont sont capables les hommes, et la beauté incroyable de la nature. À travers ses souvenirs, il montre combien ces deux expériences fondatrices nourriront son œuvre ultérieure. Lecture du quatrain « Nous avons bu tant de rosée… » (in “Le livre du vide médian”, Gallimard, 2004). Et François Cheng psalmodie en chinois un poème qu’il a appris dans son enfance, « Mon refuge au pied du mont Chung-nan » de Wang Wei (dynastie des Tang ; repris dans l’anthologie “Entre source et nuage, voix de poètes dans la Chine d’hier et d’aujourd’hui”, Albin Michel, 1990).
Invité : François Cheng, poète, romancier et essayiste
+ Lire la suite
autres livres classés : st françois d'assiseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
598 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre
. .