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Critiques sur Assise (15)
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enjie77
  06 mars 2018
Ce petit recueil de pensées personnelles m'a profondément touchée. François Cheng offre à son lecteur sa vision de Saint-François d'Assise, sa rencontre spirituelle avec le moine. C'est très émouvant, c'est tellement personnel, il donne à son lecteur, la clef de la porte de son intimité. C'est d'une très belle écriture, douce, fluide qu'il se confie.

Lui qui vivait une période d'instabilité philosophique, ontologique, lui qui s'était perdu entre la Chine et la France, a ressenti, à la vue d'Assise, qu'il venait de trouver son lieu, son « Assise » sans mauvais jeu de mots !
Il va alors s'imprégner des lieux que François a parcouru, il sera en communion avec le saint, l'appréhendera, s'en pénétrera spirituellement et c'est ainsi qu'il prendra, lors de sa naturalisation, le prénom de François.
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nadejda
  11 décembre 2014
Belle rencontre que nous fait partager François Cheng dans ce court texte, d'autant plus belle qu'elle surgit sans qu'il s'y attende. Il partait pour l'Italie, en cet été 1961, poussé par des amis, avec simplement l'envie de s'évader, d'oublier un peu exil et solitude qui lui pèsent et le font vivre en plein désarroi.
En découvrant Assise il s'exclame en lui-même : “Ah, c'est là le lieu, mon lieu ! C'est là que mon exil va prendre fin !”

« La vue de ce haut lieu réveilla en moi la réminiscence de la tradition du feng shui, la géomancie chinoise : un site exceptionnel est censé avoir le pouvoir de propulser l'homme vers le règne supérieur de l'esprit. Et je vis combien le site d'Assise qui se déployait devant mes yeux était marqué d'un signe faste. »

Ce haut lieu est aussi celui qui vit naître François d'Assise dont François Cheng choisira le prénom lors de sa naturalisation en 1971, symbole d'une seconde naissance, naissance intérieure survenue lors de cette rencontre avec un lieu et un homme, « le poverello », qu'il choisit d'appeler « le grand vivant » et qu'il rejoint en toute humilité en offrant ce texte lumineux.
« L'humilité ne signifie nullement je ne sais quel abaissement ou servitude. Reliée à l'humus, donc aux racines vitales, elle est la force même. »
François Cheng réunit alors les deux pôles de sa vie en fusionnant tradition taoïste et simplicité et dépouillement franciscains. C'est au coeur de cette union que son exil intérieur prend fin.

« Seul ici à contempler tout l'environnement, je ne puis m'empêcher de repenser à cette tradition chinoise ancienne évoquée plus haut, tradition établie par des lettrés, qui consistait à rendre visite, de temps à autre, à un ermite. »
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ivredelivres
  20 septembre 2018
J'aime beaucoup François Cheng le poète, j'ai plusieurs volumes de ses poésies et ses essais sur la peinture chinoise sont d'une intelligence et d'une poésie folles.
Quand j'ai aperçu ce petit livre j'ai automatiquement tendu la main.
En 1971 il se choisit un prénom au moment de sa naturalisation : François.
Son choix le fait remonter dans le temps aux années de galère, de doute, de pauvreté et d'isolement total.
En 1961 il vit en France depuis 10 ans, il lui a fallu apprendre la langue, s'intégrer à une culture bien différente de la sienne, il est en plein doute.
Il a l'occasion de faire un voyage en Italie « heureux de m'arracher à la grisaille parisienne ».
L'arrivée à Assise est un choc « Je fus saisi, en sortant de la gare, par son apparition dans la clarté d'été. »
Le lieu réveille en lui la tradition du feng chui « un site exceptionnel est censé avoir le pouvoir de propulser l'homme vers le règne supérieur de l'esprit. »
Tout va l'enchanter, les paysages d'Ombrie, la vie même de Saint François et le Cantique des créatures.
Il reviendra et étudiera la vie du Saint, gravira la colline d'Assise comme dit-il les taoïstes gravissaient les montagnes chinoises perdues dans les brumes.
C'était la fin de son exil intérieur.
J'ai aimé ce petit livre où se rencontrent deux cultures mais une seule sensibilité. Un petit livre à offrir et pas seulement à un croyant.


Lien : http://asautsetagambades.hau..
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mesrives
  14 novembre 2015
Un texte limpide et sincère où François Cheng révèle son expérience intérieure: la rencontre avec le Grand Vivant, l'apparition de sa présence à Assise lors de son premier voyage dans les lieux de cette cité qui lui apparaît lumineuse et en équilibre.
Mais aussi un portrait de François, le troubadour, compositeur du Cantique des créatures.
Une goutte de lumière...
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Biquette
  05 novembre 2014
Une écriture simple et fluide pour dire la rencontre d'un lieu et la rencontre d'un homme . François Cheng a découvert Assise et s'est laissé transformé par la beauté de cette colline, il nous rend présent le Poverello dans sa dimension d'homme universel . Encore une perle que nous offre ce grand écrivain !
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Fleitour
  24 juin 2015
François Cheng nous livre ici une réflexion très personnelle , le choix de son prénom , une nouvelle naissance et la fin de son exil.

On a du mal à imaginer François Cheng en errance , et pourtant , celle ci n'est pas matérielle mais spirituelle , même si cette errance le conduit en un lieu , son lieu ; il a besoin d'un ancrage pour revêtir l'âme d'un chrétien , un lieu de baptême pour recevoir la parole du Christ à laquelle il est particulièrement sensible et en harmonie .

Ce n'est pas le récit d'une conversion , mais le récit d'une marche vers un lieu qui devient pour le taoïste qu'il est encore le point ultime de la quête vers le sacré.

Le cantique des créatures devient ainsi la prière attachée au lieu de sa renaissance .

Mystique il transforme toutes les créatures et les paysages en symboles vivants , on retrouve les méditations sur la beauté et pour celui qui pratique la peinture chinoise on retrace avec lui ce rite : Associer à toute peinture un texte un poème dont l'importance et le sens est indissociable de la peinture .

C'est court et dense , c'est l'accomplissement des gestes d'un sage comme st François d'Assise avant lui , qui en mourant est encore capable de gouter à l'inoubliable saveur aux arômes d'amandes .


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ChristianAttard
  19 décembre 2018
Trouver ses assises à Assise, mettre ses pas dans ceux de François, telle fut la démarche de l'écrivain et poète François Cheng.
Son recueil est un émouvant hommage au saint des saints, à celui à qui il emprunta beaucoup plus qu'un prénom, une philosophie.

S'imprégnant des lieux où vécut François, le chinois Cheng communie avec l'esprit universel du saint d'Assise. L'Univers scelle toutes ses créatures entre elles, et François plus que tout autre a prié pour la plus modeste d'entre elles. Il fut comme le dit François Cheng « Le grand vivant » , le grand aimant et révéra Dieu jusque dans sa plus humble créature. 


Un court recueil certes, mais qui va à l'essentiel (et l'on peut entendre à l'essence qui mène au ciel). J'aurai plaisir à le retrouver souvent.
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charlottelit
  20 février 2016
pépite ! la foi en l'Homme et la découverte d'Assise
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maylibel
  07 avril 2015
En voyage à Assise, le jeune François Cheng fait une rencontre spirituelle qui va bouleverser sa vie : celle du plus célèbre des habitants de la ville, François d'Assise. C'est à la fois le récit de ce séjour marquant et une biographie du saint qu'il nous propose avec ce court texte (50 petites pages écrites gros). Il rend hommage à cette figure de la religion catholique qu'il admire profondément (au point d'avoir adopté son prénom lorsqu'il a été naturalisé français) tout en menant une réflexion sur lui-même.

Au final, un texte (auto)biographique intéressant mais, malgré son sujet, trop court et superficiel pour être vraiment marquant.
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pgremaud
  10 mars 2015
Quand j'ai découvert ce livre, je me suis dit qu'il était vraiment petit et en plus, il y a 4 pages de photos et le texte du "Cantique des Créatures" de saint François.... Je trouvais que c'était un peu exagéré de faire un livre si petit, mais quand je l'ai ouvert, j'ai découvert un livre d'une très grande densité.
François Cheng a eu la "chance" de pouvoir choisir son prénom lors de sa naturalisation française. Son choix a été inspiré par sa découverte d'Assise dix ans auparavant. Ce voyage était banal, mais il est devenu un événement fondateur dans la vie de Cheng. il découvre d'abord la ville dans son ensemble, puis des lieux importants dans le cheminement de saint François et enfin la vie du saint.
Aux Carceri, Cheng entend François lui dire de vivre l'étonnement et la gratitude et de découvrir l'appel de la vie. A la Portioncule, François l'incite à voir plus loin que la nuit et le ciel étoilé. A St-Damien, enfin, Cheng prend conscience de la vie plus forte que la mort.


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