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EAN : 9782845900257
85 pages
Éditeur : Arfuyen (06/06/2003)
4.39/5   9 notes
Résumé :
« Comme vous le savez, m’écrit Francois Cheng, j’ai publié jadis un livre de poésie intitulé 36 poèmes d’amour chez Unes. Cette édition a définitivement cessé d’exister, et mon recueil est totalement épuisé, mais très recherché. Il est grand temps de lui donner une nouvelle vie. J’ai ajouté une vingtaine de nouveaux poèmes aux anciens. »
« Un seul regard reprend tous les regards / Un seul mot libère tous les échos / Un seul geste rompt l’unique fièvre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Piatka
  29 mars 2014
Comment expliquer qu'un mince recueil de poésie, un jour, vous interpelle ?
Qu'en l'ouvrant au hasard et en lisant quelques lignes deci delà, vos yeux accrochent des mots, qu'une musique nait doucement dans votre tête, que ces mots rencontrent un souvenir sensible, évoquent un vécu ou un rêve, qu'ils s'insinuent en vous et vous charment, vous entraînent loin, ailleurs.
C'est cela une rencontre poétique et bien plus aussi. Ça ne s'explique pas totalement, comme une rencontre amoureuse finalement.
À la question anodine posée par un proche intrigué par mon regard vague :
" Où es-tu ? ", j'ai répondu rêveusement mais sans hésitation : " le long d'un amour ! ".
N'est ce pas une fabuleuse aventure ?
Vagabonder au hasard des pages le long d'une méditation poétique sur l'amour éternel, simple, évidente mêlant infini et finitude humaine, dicible et indicible, parsemée de visages, de voix, de mains, d'yeux, de regards.
Saisir le murmure de l'amour, quête tout autant humaine que spirituelle pour François Cheng.
Puis, réaliser en refermant le recueil que son vocabulaire simple, son expression limpide servent ici avantageusement la pensée du poète et favorisent l'émergence d'un ressenti personnel du lecteur.
" Aimer c'est être en avant de soi
Aimer c'est dire " Tu ne mourras pas ! "
J'ajoute juste qu'une note biographique en fin d'ouvrage nous apprend que François Cheng, chinois d'origine, est arrivé en 1949 à Paris à l'âge de 20 ans, ne connaissant personne et pas un mot de français. Quel parcours donc pour obtenir la naturalisation française en 1971 et être élu à l'Académie française en 2002, et quelle richesse manifeste dans cette double culture.
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TerrainsVagues
  21 septembre 2017
Que c'est bon de savoir que quelqu'un vous veut du bien. Non non, je ne parle pas de François Cheng mais de la personne qui m'a offert "Le long d'un amour". Quand quelqu'un vous offre un Cheng c'est qu'il vous veut du bien, alors mille mercis.
Pour tout vous dire, François Cheng, je ne connaissais que de nom ou à travers quelques billets ou citations lus ici. Deux ou trois bouquins de lui présents chez moi auxquels je ne me suis jamais intéressé au grand regret d'une bretonne qui a bien médité cinq fois sur mon désintérêt.
Méditer, c'est peut être ça qui m'a toujours fait reculer. C'est que le spirituel et moi on s'est certainement croisés un jour mais on ne s'est pas reconnus. Des rendez vous manqués, des aprioris, des mauvais souvenirs de bouddhistes (surtout une, genre miss tic…) qui vendaient de la tolérance sans avoir un seul échantillon sur eux, bref de basique convaincu (oui en un seul mot) je suis devenu en plus un basique par réaction, par opposition tout en respectant les croyances des uns et des autres bien sur.

Pas simple d'exprimer mon ressenti après cette lecture, ou plutôt après ces lectures. J'ai mis du temps à lire, un texte ou deux de temps en temps à laisser infuser juste pour voir si un écho même lointain me revenait. Pas forcément bon signe quand on sait que je serais plutôt gourmand quand il s'agit de ressenti, que j'en voudrais toujours plus quitte à recommencer le bouquin à peine terminé, pour ne pas quitter un certain état de grâce quand j'ai été touché. Là, j'avoue avoir souvent attendu en vain alors j'ai relu, plusieurs fois et certains textes m'ont chuchoté deux trois trucs. Que m'ont-ils dit? Aucune idée, c'était dit beaucoup trop bas, juste un ressenti sans explication comme parfois en poésie. Une belle sensation.
Malheureusement, la plupart des textes m'ont laissé dehors. le tao, le mystique et tous leurs produits dérivés font évoluer beaucoup de monde vers un chemin auquel j'aspire aussi mais mes balises se manifestent différemment.
Ce n'était peut être pas encore le moment pour moi d'aborder ces messages sous la forme poétique.
Ce n'était peut être pas non plus le bon moment tout court puisque je viens d'abandonner un bouquin pour la première fois depuis que je suis ici.
Pour ce qui est de la poésie, les amateurs y trouveront chaussure à leur pied au détour d'une page ou d'une autre même si parfois l'écriture semble s'éloigner de l'aventure pour aller vers la facilité. J'avoue que cette impression est peut être due à mon "basic instinct", pas toujours facile d'être objectif.

"Le long d'un amour", je le relirai, un jour, plus tard, parce qu'un cadeau comme celui là est un signe. Il ne me reste plus qu'à apprendre ce langage.
Encore mille mercis.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   27 mars 2014
Ne plus te chercher
ni en toi
ni en moi
Abandonné
Au battement solidaire
entre deux abîmes
La vie promise
La vie donnée
Au plus obscur de l'heure
du lieu
Au plus insu
de soi
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PiatkaPiatka   29 mars 2014
Un seul regard reprend tous les regards
Un seul mot libère tous les échos
Un seul geste rompt l'unique fièvre
Un seul geste rouvre toutes les veines

Nul sang n'est perdu nulle chair vaine
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PiatkaPiatka   01 mars 2015
Un visage
Traversé
Par hasard
Désormais
unique

Un visage
Reconnu
Entre tous
Désormais
unique

L’univers
Répondant
À un nom
Prend visage
et sens

Où tu es
Ou n’es pas
Tout n’est plus
Que présence
absence
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   11 septembre 2017
Ce sera par un jour d'automne
Avant que le froid ne revienne
Nous franchirons toutes les haies
Et traverserons la ville
Avant que sur la plaine brûlée
Ne se ferment les logis humains
Nous irons à deux vers l'ouvert
Ouverts à ceux qui comme nous
Rient et pleurent, comme nous portés
Par le souffle qui ici nous lie
Souffle aussi ardent qu'un rayon
Que le soir ne résorbe point
Qui parmi tant d'ailes trouant le ciel
De feuilles ensanglantant le sol
Sera seul à tout prendre encore
Seul à prendre de court la mort.
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PiatkaPiatka   24 mars 2014
Lorsque nous nous parlons
Le rêve est à portée
Lorsque nous nous taisons
Le rêve demeure intact

Apprenons à recueillir
Tout instant qui advient :
Sente gorgée de soleil
Grisée de lune, clairière...

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Videos de François Cheng (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cheng
5/5 Photographie : François Cheng © PATRICK SWIRC. Son site : http://www.swirc.com.Toute la semaine du 20 octobre 2014, Françoise Siri s'entretenait avec le poète et écrivain François Cheng sur les ondes de France Culture pour l'émission “À voix nue”. Par Françoise Siri. Réalisation : Anne Sécheret. Prise de son : Laurent Césard. Attachée d'émission : Claire Poinsignon. « Aimer, c’est dire : Tu ne mourras pas ! » écrit François Cheng dans l’un de ses poèmes (dans l’anthologie “A l’orient de tout”, Poésie/Gallimard, 2008). Poète, romancier, essayiste, auteur de monographies et de livres d’art, académicien, François Cheng est d’abord un tout jeune Chinois qui arrive à Paris en 1949, après la guerre sino-japonaise. Il est alors âgé de vingt ans et vient en France entreprendre une année d’étude. Mais la Chine ferme ses frontières et l’étudiant devient un exilé. Il se passionne pour la langue française au point d’en faire sa langue d’écrivain et de se choisir le prénom « François ». Homme d’une double culture, il revient sur son parcours, qu’il a toujours repensé à travers sa création littéraire, à la recherche d’une parole de vérité. C’est cette parole qu’il souhaite livrer à l’auditeur, durant les cinq rendez-vous d’“À voix nue”. Reconnu aujourd’hui comme une figure majeure de la poésie contemporaine, François Cheng est doté de cette voix si particulière qui « nous transmet un souffle ancien, immortel et absolument personnel, qui s’inspire de l’aventure de la passion et de l’amour » comme l’écrit la poète Silvia Baron Supervielle. Il termine chaque volet de l’émission en lisant un poème. 5. L'amitié, l'amour et la gastronomie
Après la saveur des mots, le moment est venu d’évoquer la saveur des liens amoureux et amicaux – que l’écrivain place au dessus de tout – et les saveurs de la gastronomie. La gastronomie est plus que la gastronomie : il éprouve devant les nourritures terrestres un sentiment de profonde gratitude. À goûter sans modération. Lecture du poème « En robe des champs » (in “Le livre du vide médian”, Gallimard, 2004).
Invité : François Cheng, poète, romancier et essayiste
Thèmes : Littérature| Littérature Contemporaine| Poésie| François Cheng
Source : France Culture
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