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EAN : 9782709667371
256 pages
J.-C. Lattès (03/03/2021)
3.37/5   138 notes
Résumé :
Des mecs comme Alain Basile, vous n’en croiserez pas tous les jours et pas à tous les coins de rue.
C’est dans son épicerie, La Belle Saison, que j’ai fait sa connaissance. Mon père venait de me mettre à la porte et je vagabondais dans les rues en rêvant d’une vie de bohème. Alain, lui, il en avait rien à faire de la bohème et des lilas sous les fenêtres, sa seule ambition était de devenir millionnaire. Pour réussir, il était prêt à tout et avait besoin d’un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
3,37

sur 138 notes

Christophe_bj
  07 mars 2021
Le narrateur, un jeune homme paumé et alcoolique, est mis à la porte de chez ses « darons ». Il rencontre alors Alain Basile, le gérant d'une petite épicerie de quartier, qui le loge dans un de ses immeubles de rapport sordides et l'entraîne dans son sillage. ● Ce roman vaut surtout par son style : la stylisation du langage parlé, ici très réussie, en particulier parce qu'elle s'associe parfois à un langage très soutenu, comme des imparfaits du subjonctif, n'est pas sans rappeler Céline, d'autant que la démesure épique de certaines scènes fait aussi penser à l'auteur de Mort à crédit. ● Malheureusement, l'intrigue est mince comme une feuille de papier à cigarette. le récit est très linéaire et aurait nécessité des intrigues secondaires. Quelques personnages secondaires apparaissent au début et sont ensuite complètement abandonnés alors qu'ils étaient intéressants, notamment Vanessa et Manu, c'est très dommage. ● La fin manque cruellement d'originalité. ● Il s'agit d'un premier roman très prometteur pour peu que l'auteur imagine de vraies intrigues charpentées et ne se contente pas de laisser dériver des personnages certes truculents mais qui ne suffisent pas.
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Litteraflure
  21 juin 2021
Ça me fait mal au coeur de le dire parce que j'adore le parcours de cet auteur : je me suis ennuyée grave à la lecture de son livre.
C'est toujours pareil. Quand on s'attaque à un sujet anecdotique - ici les mésaventures d'un alcoolo-camé-paumé qui tente de se sortir de la mouise - il faut que la langue soit d'une grande inventivité, que ça se bouscule entre les lignes. Pour parler de cul, de drogue, de picole, de baston ou de bagnole, on n'a jamais fait mieux que Blondin, London et surtout, Frédéric Dard qui réussissait à être intelligent, drôle et incisif en même temps. À titre d'exemple, une de mes citations préférées du maître : « Mesdames, vaut mieux une chiée de types qui posent leur pantalon en votre honneur, qu'un seul qui vous le fait repasser ». de cette verve, Djamel Cherigui est très loin.
Ce qui m'a horripilée dans son style, c'est la répétition d'une idée sur une page entière (ex : p73 ou 152) : « (…) Il me persécute ! Me traumatise ! Me tue à petit feu ! Il m'esquinte ! il m'étouffe ! Il me crève ! (…) », et vas-y que j'enchaîne les synonymes et les expressions similaires. Ok, gars, on a compris, inutile de nous servir ton lapin à toutes les sauces.
Pour l'histoire, je vais la faire courte. The End.
Bilan : 🔪
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SeriallectriceSV
  18 mai 2021
La Sainte Touche est une sainte peu catholique, mais fort aimable et vénérée au plus haut point puisque le jour de la Sainte Touche, on touche ses allocations. Et quand le tiroir caisse s'active, cela fait le bonheur d'Alain Basile, puisque cette rentrée d'oseille lui permet de récolter les loyers de ses locataires du dessus de son épicerie. Alain, c'est le Saint-Patron qui domine la Sainte Touche et ses locataires dans la précarité dont il abuse quelque peu. Alain, son grand rêve, c'est de devenir millionnaire, de rendre sa femme fière de lui. Pour cela, il choisit les chemins de traverse, ceux boueux, audacieux mais risqués, ceux du pari et non ceux de la sagesse, enivrés et enivrants.
Pour le meilleur et pour le pire, un jeune étudiant fainéant, "l'artiste", croise la route de ce "business man" atypique. Ce jeune s'est barré de chez lui - son daron n'a pas accepté qu'il puisse penser à arrêter l'école pour devenir écrivain. Vivre à la rue, en errance n'est pas donné à tout le monde, et vouloir voler de ses propres ailes, découvrir le monde, c'est aussi prendre le risque de récolter « un fond de poubelle pour bouffer et un bout de trottoir pour pioncer ».
Le langage est argotique, cru, brut, sans fioritures, savoureux et enthousiasmant ! D'un verbe de ouf !
La Sainte Touche, c'est roman social cocasse et je rejoins totalement François Busnel, ça fait franchement du bien ! Je l'ai trouvé également extrêmement touchant ; sous ses airs légers et drôles, sans véritable intrigue apparente, il donne à réfléchir sur la condition des jeunes en déroute. À lire et encore plus à écouter je pense !
Un très bon moment de lecture jubilatoire que je dois @luparahlam sur Babelio et @AhlamALu sur Insta. Merci Ahlam ! Son retour de lecture est superbe et très enthousiaste ! Et sa page Insta est une tuerie !
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Kez
  11 avril 2021
La sainte touche, vous connaissez?
Moi non et bien avec ce livre j'ai appris la signification de cette expression.
Bretonne, terre des rebouteux et autres toucheurs de feu, je pensais qu'il s'agissait de ce genre de choses.
Et bien non, on est dans les Hauts de France. LE NORD, comme dirait Galabru.
Et dans ce nord, il s'en passe de belles entre un garçon paumé (l'artiste) et un épicier arabe (Alain Basile).
La fameux Alain veut devenir millionnaire et il est prêt à tous les coups tordus pour cela. L'artiste est embarqué dans ses aventures malgré lui.
On a souvent parlé de la misère sociale. Nicolas Mathieu a même eu le prix Goncourt pour un récit sur le même sujet.
Djamel Cherigui, lui, nous fait découvrir cette misère de façon très imagée et avec un style tragiquement drôle.
Voilà un livre qui pourrait sûrement intéresser certains professeurs de français pour donner envie de lire à leurs jeunes élèves. On peut imaginer des comparaisons entre la tirade de la femme d'Alain et certaines tirades classiques.
Un jeune auteur, c'est son premier roman, à suivre.
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MadameTapioca
  16 avril 2021
La Roubaix Touch
Avec « La Sainte Touche » de Djamel Cherigui, La Grenade continue tranquillement de dépoussiérer la littérature française contemporaine.
Roman d'apprentissage d'une jeune fainéant, gentil branleur, qui veut devenir écrivain. Mis à la porte par ses parents, il va tomber sous la coupe d'un épicier très particulier, Alain Basile, magouilleur, escroc, bagarreur, flambeur, baratineur. Un énergumène d'une race de bandits sur le point de disparaitre.
On prend un plaisir fou à lire les aventures du narrateur, contées dans une langue pleine de gouaille, avec une écriture très orale mais très travaillée et des points d'exclamation en veux-tu en voilà. Si l'histoire m'a parfois semblé un peu mince, je suis bien obligée de reconnaitre que je n'ai pas pu le lâcher avant la fin grâce, entre autre, à un superbe duo de loosers magnifiques.
Un roman d'aujourd'hui, qui va à 100 à l'heure, franc, cocasse et pétillant. Un premier roman plein de charmes mais surtout plein de promesses pour l'avenir de cet auteur, lui-même épicier à Roubaix.
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critiques presse (2)
Lexpress   15 mars 2021
Avec La Sainte Touche, ce commerçant livre un premier roman gouailleur sur les errances d'un jeune des cités du Nord. Rencontre à Roubaix.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Culturebox   08 mars 2021
Le récit raconte les aventures d’un jeune paumé qui aimerait devenir écrivain, mais qui tombe sous la coupe d’un épicier véreux. C’est un rêve devenu réalité pour l’auteur.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
morinmorin   30 mars 2021
Sa chance, à ce connard, c'est qu'j'suis plutôt lent au démarrage, que j'ai jamais eu la patate facile...Ah ! le Tminik ! Le zeub de chiotte ! Il méritait bien une bonne branlée, que j'me lève et que j'lui redessine le portrait ! Au minimum que je lui plante une cuillère à café dans l’œil ! Mais bon, j'lai bien regardé..Toute cette masse autour de son squelette... y avait beaucoup de graisse, c'est vrai, mais y avait aussi pas mal de muscles. Et y avait moi à côté, épais comme un linge sec, et qui avait déjà pas mal éclusé depuis le matin. Je l'ai bouclé et j'ai souri jaune.

p.49/50
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Christophe_bjChristophe_bj   07 mars 2021
« L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté ; celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. » Jean-Jacques Rousseau
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OgrimoireOgrimoire   17 mai 2021
La nuit c’est un délire à part. C’est le moment où les cafards sortent de leurs trous. Y a plus de gens normaux dans les rues, y a que des marginaux, des alcooliques des flemmards, des chômeurs. Des mecs qui tournent en rond, qui savent pas quoi faire de leur temps, qui n’ont nulle part où aller. Des rats échappés de leurs cages. La nuit, elle te prend aux tripes, elle te pousse à faire des trucs de cinglés, c’est le royaume de la démesure, le crépuscule de la raison.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   18 mai 2021
Le colosse se dégage facilement. Il fait un pas en arrière, prend son élan... et paf !!! ... Il me colle une grosse beigne en plein pif. Un filet de sang jaillit de ma truffe, j'aperçois des petites étoiles qui dansent autour de moi. Ca aurait pu lui suffire, au mec (enfin, moi j'trouvais) mais non ! Le v'là qui m'bloque dans un coin du couloir. Il s'acharne sur ma tronche : Jabs ! Crochets ! Uppercuts ! Y s'fait plaisir le mec ! Il prend tout son temps, il me lamine, me martèle. C'est un pilonnage intensif, c'est la Marne et la Vendée sur ma gueule. Ses mains sont des battoirs, ses avant-bras, des marteaux-piqueurs. Il m'estropie la trogne, me vandalise la poire. C'est de la démolition ! Du gros œuvre ! Y m'travaille un peu avec les coudes...
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   18 mai 2021
La vie bohème, c'est pas comme dans les comédies musicales. Y'a rien de romantique là-dedans. Tout le temps que j'ai zoné dans la rue, j'ai vu ni peintre ni poète. Pas d'ateliers d'artiste avec des lilas jusque sous les fenêtres. Que des caves humides et des bouches de métro. Des squats délabrés. Clochards, toxicos, et punks à chiens. Gueules tordues et regards glacés. Des mecs qui t'écorcheraient vif pour un bifton de cinq balles. Rien de ce que j'avais imaginé. Putain de désillusion.
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Vidéo de Djamel Cherigui
28mn. Arte
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