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ISBN : 2253117919
Éditeur : Le Livre de Poche (17/01/2007)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Je suis figé au bord de la route, mon père s'est arrêté lui aussi, maintenant il vient sur moi, il me saisit durement par le bras, le chapeau est baissé sur les yeux, sur les lunettes, le col du manteau relevé, mon père est pâle, les yeux bleus terriblement brillent. Il me tient toujours par le bras, il regarde autour de lui, devant, derrière. Il n'y a personne dit sa voix que je reconnais mal. Personne. Et toi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Zazette97
  04 juin 2011
"L'économie du ciel" est un court roman autobiographique de l'écrivain suisse Jacques Chessex (auteur notamment du "Vampire de Ropraz" dont j'avais parlé ici) et paru en 2003.
Sur une route déserte de campagne, un petit garçon de 8 ans rentre chez lui et tombe nez à nez sur son père, professeur et directeur d'école, qui n'est pas censé se trouver là à cette heure de la journée.
Le père qui semble vouloir se cacher fait promettre à son fils de ne jamais révéler l'avoir aperçu en ces lieux.
Le lendemain, une vieille dame est retrouvée morte chez elle, cette même dame qui hébergeait une jeune réfugiée à qui son père donnait cours à domicile 3 fois par semaine.
Le jeune garçon se demande si ce décès n'aurait pas un quelconque rapport avec les bizarreries de son père la veille...
Ce petit garçon, c'est Jacques Chessex.
Chessex rumine, déterre la mémoire de son père et ces souvenirs qui lui sont associés, enfouis depuis si longtemps dans sa mémoire d'enfant.
Il se rappelle aussi ce policier qui le harcèlera tout au long de sa vie, comme pour lui faire endosser le crime de son père et lui faire avouer ce secret bien trop lourd à porter pour un petit garçon.
Alors que le style de Chessex dans "Le Vampire de Ropraz" se voulait très "médico-légal", froid, neutre, l'écriture prend ici un tournant diamétralement opposé. Une narration vive et chargée en émotions. Normal vu le sujet me direz-vous.
La répétition de certains détails qui l'ont accompagné durant toute son enfance et qu'il n'avait jusque là confiés à personne.
Mais mais mais... la seconde partie du roman prend un tournant inattendu...Voilà que l'auteur se passionne pour les oiseaux puis, suite à la découverte d'un oiseau rare, fait la rencontre d'une femme journaliste à " Oiseaux d'Europe" qui lui fera une demande assez particulière...
C'est à ce moment-là que le roman part un peu en sucette. L'auteur semble vouloir se distancier, il ne parle quasiment plus de son père et l'histoire se termine sur le destin de cette femme.
Le lecteur ne saura jamais quelle était la teneur de ses relations avec son père suite à leur rencontre sur cette petite route.
Bien que les deux parties soient intimement liées, j'ai trouvé l'arrivée de cette femme trop rapide.
Quant à la chute de l'histoire, elle m'est tombée dessus comme un couperet (exactement comme pour "Le Vampire de Ropraz" d'ailleurs).
"L'économie du ciel" est donc un roman qui se lit comme une nouvelle.
Aucune introduction, il faut raconter, se décharger du poids, rapidement, parce que ça fait trop longtemps et que le secret se fait plus lourd de jour en jour.
Ce court roman aurait pu porter le titre du roman autobiographique de Michel Sardou : " Et qu'on en parle plus".
J'ai vraiment eu l'impression que l'auteur ressentait le besoin urgent de se confesser avant de clore ce chapitre de sa vie.
J'ai ressenti comme un goût de trop peu. Ce livre est passé comme un éclair et c'est bien dommage :/
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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yoshi73
  25 septembre 2010
"L'économie du ciel", c'est le retour de Jacques Chessex sur un moment clé de son enfance. Un jour, alors qu'il rentre de l'école plus tôt que prévu, il croise son père sur le chemin. Ce père qui devrait être au travail compte tenu de l'heure. Ce père qui va imposer le silence à son fils en lui demandant d'oublier qu'il l'a vu. Jacques Chessex va cacher cette rencontre à la police quand celle-ci va ouvrir une enquête sur la mort suspecte d'une femme du voisinage. Ce n'est qu'adulte et à travers l'écriture qu'il va se sentir capable de livrer la vérité. Une vérité toute parcellaire car, finalement, Jacques Chessex n'a que très peu d'informations sur ce qui s'est réellement passé ce jour-là. La seule personne qui aurait pu lui apporter des précisions, l'enquêteur qui l'a hanté pendant des années, meurt sans que Jacques Chessex, après bien des hésitations, ne lui ait rendu visite. Cette histoire qui le lie avec son père occupe la moitié du roman.
Dans la deuxième moitié, l'auteur parle de sa "passion" pour les oiseaux et de sa rencontre avec une femme qui lui fait une demande bien particulière.
Si, dans un premier temps, les deux histoires semblent n'avoir aucun lien, elles finissent par se lire en miroir.
Finalement, ce petit livre de moins de 100 pages qui se lit en très peu de temps est très personnel et appelle des interrogations pour le lecteur.
J'ai trouvé ce livre assez déstabilisant. Sans avoir détesté, je dois dire que j'ai préféré mes précédentes lectures de cet auteur.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   04 juin 2011
On ne devrait pas trop s'occuper des oiseaux qui eux ne s'occupent ni de nous, ni du ciel que nous voyons, ni du ciel que nous ne voyons pas et que nous disons celui de Dieu. Les oiseaux nous pillent et ravagent nos rêves. S'il y avait une justice théologique, Alfred Hitchcock serait canonisé depuis belle lurette d'avoir montré de quelles horreurs les oiseaux peuvent menacer les habitants de la terre. p.62
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Zazette97Zazette97   04 juin 2011
Combien de fois me suis-je efforcé de réécouter ces mots, ces phrases qui résonnent sourdement sur le fond de l'automne.
Ces mots, ces phrases qui se forment et qui résonnent, définitives, pourtant sans fin, sur le fond cotonneux de l'automne où ces phrases ont été dites, par moi affreusement écoutées, refusées, oubliées, enfouies, depuis quelque temps retrouvées dans leur précision intacte.
J'ai huit ans, c'est la guerre, mon père dirige les écoles et le collège, il fait beaucoup de bien autour de lui. p.18
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