AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072763487
Éditeur : Gallimard (05/04/2018)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 241 notes)
Résumé :
En 1838, dans l'Ohio, les fièvres ne font pas de cadeau. À chaque début d'hiver, James Goodenough creuse de petites tombes en prévision des mauvais jours. Et à chaque fin d'hiver, une nouvelle croix vient orner le bout de verger qui fait péniblement vivre cette famille de cultivateurs de pommes originaires du Connecticut. Mais la fièvre n'est pas le seul fléau qui menace les Goodenough : l'alcool a fait sombrer Sadie, la mère, qui parle à ses enfants disparus quand ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  27 juin 2016
Tracy Chevalier nous conduit à nouveau de l'autre côté de l'Atlantique pour nous faire patauger dans la boue!
La famille Goodenough a posé ses valises au Black Swamp, qui comme son nom l'indique est un marécage, une terre détrempée, ingrate, collante, indécrottable. C'est la que James tente de faire pousser les pommier qui donneront la merveilleuse reinette dorée, la pomme de la nostalgie, longue en bouche, celle qui a des notes de citron , puis d'ananas (et la légende se transmet, même si personne n'a jamais goûté un ananas!). C'est une tâche difficile, nécessitant patience et obstination et ce d'autant que Sadie, Mme Goodenough, voit d'un sale oeil ses espoirs de cidre et d'eau de vie s'envoler au profit des fameuses pommes à couteau.
La vie est donc bien rude au Black Swamp, la mort rode, fièvre des marais ou drame : Robert est un jeune enfant lorsqu'il quitte la maison.
Un long périple, illustré par une carte de l'Amérique comme elle se présentait au 19è siècle, l'amènera à l'Ouest, là où les hommes perdent leur âme pour chercher de l'or.
C'est sa curiosité pour les grands arbres qui étonnent tous ceux qui ont pu les voir, et le souvenir des greffes de pommiers, qui conduit naturellement Robert à s'intéresser à la botanique d'autant que le destin a mis sur son chemin un passionné qui achemine vers l'Angleterre les végétaux qui raviront les britanniques avides de nouveautés. Les rencontres récurrentes ou improbables feront la trame de l'histoire.
C'est encore un superbe récit qui nous plonge dans une réalité historique captivante, toute en faisant la part belle à la nature, (on peut sans conteste rattacher ce roman au courant Nature writing). C'est une analyse centrée sur l'intime des personnages, qui éclaire et démystifie le rêve américain.
On est frappé aussi par la force des personnages féminins de Tracy Chevalier. On se souvient d'Elisabeth Philpot qui s'était prise de passion pour les fossiles à peu près à la même époque, au Sud de l'Angleterre. Ici la pression sociale est moindre, mais les femmes ont un rude quotidien. Si Sadie se noie dans l'alcool, Molly ou Martha sont des femmes plus libres, prêtes à modifier les codes et à s'affranchir des carcans moraux.
L'écriture est comme toujours claire et précise, et nous entraine avec grand plaisir dans cette traversée du nouveau monde, encore sauvage, où tout reste à faire, où tout est possible, pour peu que l'on prenne la route.


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          620
ssstella
  28 février 2017
J'aime me promener dans l'Histoire avec Tracy Chevalier... on chemine sur un récit prenant, avec des personnages consistants, et au bout du chemin on aura appris quelques petites choses dans un domaine inattendu.
Cette fois-ci la ballade passe par un verger, puis par des forêts, en compagnie de passionnés (comme toujours dans ses livres) d'arbres.
Les arbres... vous direz peut-être "bof ! bof !", mais faites confiance à l'auteure, vous ne pourrez qu'être captivés, si ce n'est par la greffe des pommiers ou la découverte de ces géants de séquoias, ce sera par le drame d'une famille de pionniers qui se déchire ou par les pérégrinations de quelques uns des protagonistes dans ce tout nouveau monde.
Je n'ai encore jamais été déçue par un livre de Tracy Chevalier... je pense que vous ne devriez pas l'être non plus.
Commenter  J’apprécie          546
gouelan
  15 juin 2017
La famille Goodenough s'installe sur les terres marécageuses dans l'Ohio.
Que faire sur ces terres où les pommiers ont bien du mal à s'implanter, où la fièvre s'abat impitoyable, où la solitude de l'hiver coule à flot ?
Chaque personnage va survivre à sa manière. Pour le père ce sera la passion des pommiers, pour la mère, ce sera la haine et l'eau de vie de pommes.
Une histoire sombre que celle de ces colons qui doivent s'adapter à des conditions de vie très rudes, au début du 19e siècle. Modeler la terre avec leur haches et leur sueur pour qu'elle veuille bien les faire vivre, ou bien s'en aller toujours plus à l'ouest, vers un rêve de Californie.
La partie que j'ai préférée dans ce roman est celle consacrée aux arbres, avec ses instants de nature très intenses. Ces géants d'Amérique, redwoods ou sequoias, qui ne regardent même pas ces petits hommes venus les admirer ou les exploiter. Ils vivent dans un monde à part.
Pourtant eux aussi, tout comme les hommes, s'adaptent à leurs lieux de vie, ils voyagent, et deviennent des pionniers sur les terres d'Angleterre ou d'ailleurs.
Avec Tracy Chevalier, chaque roman est la découverte d'une passion, d'un métier, d'une culture, et nous fait voguer sur les pages de notre Histoire.
C'est toujours une grande évasion.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          460
sylvaine
  25 août 2016
Retrouvez l'écriture de Tracy Chevalier est toujours un plaisir. A l'orée du verger ne déroge pas à la règle même si j'ai eu au départ du mal à entrer dans le récit. 1838,Black Swamp, Ohio. Il ne fait vraiment pas bon y vivre à Black Swamp , la famille Goodenough le découvre jour après jour. La misère, la boue ,le froid, les conditions de vie sont éprouvantes pour ces colons venus du Conneticut. Et puis pour s'approprier une terre il faut y planter 50 arbres fruitiers, imaginez si c'est facile . Alors James a planté des pommiers et son plaisir - l'un des rares- c'est de savourer une pomme reinette dorée , les autres pommiers servent pour faire des gâteaux, du jus de pomme et de l'eau de vie et ça c'est le régal de Sadie même qu'elle en consomme trop!. Il y a aussi les cinq enfants encore vivants rescapés de ces fichues fièvres des marais et puis un beau jour le benjamin, Robert, décide de quitter la ferme , de partir vers l'Ouest ; les années passent, et de rencontre en rencontre il finit par devenir récolteur de graines et de plants d'arbres destinés à être expédiés en Angleterre....
Tracy Chevalier nous emporte dans un voyage à travers les Etats-Unis du 19ème siècle. Véritable roman "naturaliste" il nous entraîne des mines d'or aux forêts de redwoods ou de séquoias.de la Californie... sans oublier bien sûr notre héros Robert parti tout gosse de la ferme de ses parents et tous ceux qui gravitent autour de lui,ces hommes venus cherchés fortune, ces femmes au caractère bien trempé. On est bien loin de Delphes et de Vermeer ou de Londres au temps de la Reine Victoria mais la plume de Tracy Chevalier a une fois de plus réussi à me charmer n'est-ce pas là l'essentiel ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          391
NathalC
  31 mars 2017
Ce livre mérite que l'on prenne son temps pour le lire.
C'est une aventure à l'époque des colons en Amérique. Durant cette lecture, j'ai souvent fait le parallèle avec l'histoire de "La petite maison dans la prairie" , mais en moins bucolique...!
La vie des membres de la famille Goodenough n'épargne personne. Chacun a son poids à traîner. Les parents se haient et les enfants font ce qu'ils peuvent pour survivre. On suit ensuite Robert dans sa vie dont le fil rouge est incontestablement "les arbres". Rien ne l'épargnera...
Une très belle écriture, sereine, apaisante.
C'est le 1er livre de Tracy Chevalier que je lis, et certainement pas le dernier.
Commenter  J’apprécie          423

critiques presse (2)
LesEchos   15 juin 2016
« A l'orée du verger » ménage un habile suspense jusqu'à la fin. Et réussit à faire poindre l'espoir après la noirceur du début.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   18 mai 2016
Une histoire qui mêle brillamment souffle épique et souci du détail.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   28 février 2017
- Sadie, les arbres se déplacent à longueur de temps ! Mon commerce consiste à faire voyager les arbres. Je vais en Pennsylvanie en hiver, je prends des sacs de graines à la cidrerie là-bas. Puis je les emporte et je les distribue, et j'en plante aussi dans mes pépinières. Un an ou deux après, ces plants, je les arrache et je les vends à des gens dans tout l'Ohio et jusque dans l'Indiana. Et ils tiennent le coup. La majorité des plus belles pommes de ce pays viennent d'ailleurs... généralement d'Europe. Quand on y réfléchit, les arbres commencent toujours par se déplacer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          301
gouelangouelan   06 juin 2017
Désespoir des singes. Ce dernier nom fit sourire Robert. "Un pin du Chili, expliqua Lobb. À la drôle d'allure. Pas d'aiguilles, mais de gros piquants brillants partout sur les branches et aussi sur le tronc. En en regardant un qui poussait en Cornouailles, quelqu'un aurait dit que cet arbre devait faire le désespoir des singes qui se risquaient à l'escalader... des piquants acérés, à même de les blesser. C'est idiot, en fait, car il n'y a pas de singes au Chili. Mais on est comme ça là-bas en Angleterre : on met tous les pays lointains dans le même sac, et on mélange leurs plantes et leurs animaux. N'empêche, le nom, au moins, est une trouvaille.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
gouelangouelan   07 juin 2017
Quand Robert atteignit la lisière de Calaveras Grove, il mit pied à terre et demeura immobile, la main sur l’encolure de son cheval pour ne pas perdre l’équilibre. Au cours de ces voyages Robert avait vu beaucoup de choses qui lui avaient causé une souffrance au fond de la poitrine, comme une écharde de tristesse s’enfonçant dans son cœur : la grande prairie qui s’étendait à perte de vue ; un orme solitaire qui faisait que le ciel derrière semblait le plus bleu qu’il ait jamais contemplé ; une tornade dansant sur l’horizon gris-vert ; des cimes enneigées suspendues au-dessus de sa tête tels des triangles blancs. Le spectacle sous ses yeux appartenait à cette catégorie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
AproposdelivresAproposdelivres   01 juin 2016
Ils se disputaient encore à propos des pommes. Lui voulait cultiver davantage de pommes de table, pour les manger ; elle voulait des pommes à cidre, pour les boire. Cette querelle s’était répétée si souvent qu’ils jouaient désormais leurs rôles à la perfection ; leurs arguments s’écoulaient fluides et monotones autour d’eux car ils les avaient l’un comme l’autre entendus assez fréquemment pour neplus avoir à écouter.
Si la dispute d’aujourd’hui entre le sucré et l’acide s’avérait différente, ce n’était pas parce que James Goodenough était fatigué ; il était sans arrêt fatigué. Ça vous épuisait un homme, de se tailler une vie dans le BlackSwamp… Si elle était différente, ce n’était pas parce que Sadie Goodenough avait la gueule de bois ; elle avait souvent la gueule de bois. Non, elle était différente parce qu’ils avaient eu la visite de John Chapman la veille au soir. De tous les Goodenough, seule Sadie était restée l’écouter parler jusque tard dans la nuit, jetant de temps à autre des pommes de pin dans le feu, histoire de le ranimer. L’étincelle dans les yeux et le ventre de l’homme mais peut être aussi ailleurs, allez savoir, avait bondi sur elle telle une flamme se frayant naturellement un chemin d’un copeau bouclé à un autre. Elle était toujours plus heureuse, plus effrontée et plus sûre d’elle-même après une visite de John Chapman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
gouelangouelan   07 juin 2017
« La bible m’a jamais apporté beaucoup de réconfort, lâcha Molly, mais je comprends que ces arbres puissent avoir ce pouvoir. Ils sont là depuis bien plus longtemps que nous avec notre sottise, et ils se moqueront encore de nous dans des centaines d’années, tu ne crois pas ?
- Si. » Il était plus facile d’acquiescer que d’exposer ce qu’il pensait vraiment. Quand il avait vu les arbres géants pour la première fois, Robert aussi s’était émerveillé à l’idée de l’âge qu’ils avaient et de toutes les choses dont ils avaient été témoins. Aujourd’hui, pourtant, il ne les considérait plus du tout comme des témoins. Les arbres vivaient dans un univers différent de celui des hommes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Tracy Chevalier (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tracy Chevalier
Tracy Chevalier - À l'orée du verger .Tracy Chevalier vous présente son ouvrage "À l'orée du verger" aux éditions La Table Ronde. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/tracy-chevalier-oree-verger-9782710377634.html Notes de Musique : Apple Spell by My Bubba and Mi. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : pommesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Prodigieuses créatures

Que cherche les deux amies sur la plage ?

des cacahuêtes
du sable
des fossiles
du poisson

7 questions
155 lecteurs ont répondu
Thème : Prodigieuses créatures de Tracy ChevalierCréer un quiz sur ce livre
. .