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Marie-Odile Masek (Traducteur)
EAN : 9782070300587
368 pages
Gallimard (03/03/2005)
3.8/5   863 notes
Résumé :
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Le commanditaire est riche, il rêve de grandes scènes de chasse et de batailles. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte après avoir entrevu la fille de Jean Le Noble dont il s'éprend. Elle deviendra l'inspirat... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
3,8

sur 863 notes

KATE92
  17 septembre 2012

J'ai été « emportée » par l'histoire de ces tapisseries mondialement connues.
Rien d'étonnant, pas de grands rebondissements... Mais quel plaisir de découvrir les personnages, les métiers, les us et coutumes de cette époque !
Il faut lire ce livre et ensuite aller au musée Cluny de PARIS pour découvrir ces fameuses tapisseries.
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NathalC
  30 janvier 2021
Des tapisseries du Moyen Age. Un sujet qui peut paraître ennuyant à première vue pour qui n'est pas passionné de Moyen Age ou de tapisserie. Et pourtant...
Ici, c'est le fil rouge de ce roman. 6 tapisseries à la licorne qui nous font passer d'un narrateur à un autre au fil de la lecture, et qui nous permet de suivre l'évolution, de la création à la livraison, de ces tapisseries, à travers les protagonistes de l'histoire.
Tracy Chevalier a un don, celui d'emmener le lecteur dans un univers, une époque. Ce livre est une histoire de personnes, de couleurs, de matières, d'odeurs, de ressentis...
Pas de suspense, pas de rebondissement, juste l'histoire qui passe. Mais l'auteur a ce talent de nous emporter et de nous donner envie de rester dans ce livre, de ne pas arriver trop vite à la dernière page.
Tracy Chevalier fait partie de mes auteurs préférés. Son écriture est tellement captivante. C'est un véritable bonheur de découvrir ses histoires ayant toujours une base historique réelle.
Bref, ce roman est encore une fois un véritable coup de coeur.
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TheWind
  20 septembre 2016
Les tapisseries de la Dame à la Licorne m'ont toujours enchantée et lire un roman reposant essentiellement sur elles n'a fait que raviver mon envie d'aller les admirer au musée national du Moyen-âge.
Tracy Chevalier a bien sûr inventé toute cette histoire car on ne sait évidemment pas dans quelles conditions ces tapisseries furent commandées et par qui précisément elles furent réalisées.
C'est en 1842 que le conservateur du musée de Cluny reconnait les armes apparaissant sur ces tentures. Elles appartiennent à la famille le Viste, importante famille de juristes établie à Lyon. Reste à savoir quel membre de la famille le Viste est à l'origine de cette commande..Jusqu'à présent, il semblerait que ce soit Jean IV le Viste président de la Cour des Aides sous Charles VIII, mais d'autres pistes plus récentes tendent à croire qu'il s'agirait plutôt d'un membre de la branche cadette des le Viste, Antoine II.
Le mystère reste entier...
Tracy Chevalier, elle, a opté pour Jean le Viste et imaginé de toutes pièces l'histoire du peintre Nicolas des Innocents, miniaturiste à la cour de Charles VIII, choisi par Jean le Viste pour réaliser une série de tapisseries destinées à orner sa grande salle de réception.
On pourrait regretter que l'auteure se soit amusée impunément avec la réalité historique mais après tout qu'importe...Ces tentures aux millefleurs sont dignes de mille et une histoires et celle que nous narre Tracy Chevalier n'a pas à rougir de ses invraisemblances.
Elle reflète parfaitement l'atmosphère envoûtante qui se dégage de ces magnifiques tapisseries et évoque également la condition féminine au Moyen âge. le héros, Nicolas des Innocents, est certes un homme mais il n'en reste pas moins que c'est bien la femme qui se trouve au coeur de ce roman, tout comme dans la tapisserie.
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cmpf
  12 septembre 2016

Je m'aperçois que dans les romans de Tracy Chevalier il y a souvent la découverte d'une activité plus ou moins artistique (la peinture du 17eme siècle hollandais, le quiltage, ici la tapisserie) ou scientifique (les fossiles). C'est une des choses qui me plaît avec la qualité des personnages.
L'auteur s'est inspirée des tapisseries de la dame à la licorne pour recréer les conditions de leur création. le commanditaire, le peintre ainsi que les lissiers ont existé, autour de cette trame historique, elle a inventé des personnages et une histoire qui se lit avec plaisir. Cependant j'aurais aimé un peu moins de mésaventures amoureuses et un peu plus de techniques de tissage. Je n'arrive pas à vraiment me représenter le travail des lissiers.
Ce qui qui n'empêche pas l'histoire d'être toutefois prenante, en particulier avec le sort d'Aliénor, la fille aveugle de naissance du maître tisseur. Parce que son utilité est considérée comme discutable, elle ne reçoit pas de demandes en mariage et est donc destinée à épouser un rustre qui de plus par son métier de teinturier empeste l'urine. Heureusement elle n'est pas assez effacée et obéissante pour ne pas trouver une porte de sortie. Les demoiselles de ce roman ne sont d'ailleurs pas de jeunes oies arrivant au mariage sans rien connaître de ce qui les attend. Est-ce conforme à la réalité du temps ?
Quelques défauts cependant à mes yeux. Les premières lignes essaient de reproduire le style de l'époque d'une façon compréhensible : “ le messager m'ordonna de me présenter sur-le-champ. Car tel est Jean le Viste, de chacun il attend immédiate obédience. Ainsi en fut-il. Je suivis le messager, ne m'arrêtant que le temps de nettoyer mes pinceaux : les commandes de Jean le Viste peuvent assurer pain cuit pendant des semaines. Seul le roi dit non à Jean le Viste et roi ne suis, tant s'en faut.”
Mais très vite cela s'interrompt. Est-ce dû à l'auteur ou à la traductrice ? Par ailleurs il s'agit d'un roman choral et je n'ai pas vraiment senti de différences dans la façon de s'exprimer de chacun, seulement des différences de préoccupations.
Toutefois si les travaux des artisans de cette fin de Moyen ge (je suppose que tout n'a pas changé du jour au lendemain avec l'entrée dans ce qu'on a appelé plus tard la Renaissance ) vous intéressent n'hésitez pas à ouvrir ce livre, d'autant qu'il se lit en une journée.
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Gwen21
  14 décembre 2018
Je n'avais pas été entièrement convaincue par ma première rencontre avec Tracy Chevalier et sa "Jeune fille à la perle", je le suis encore moins après la lecture aussi laborieuse qu'ennuyeuse de "La Dame à la licorne". Cette récidive, je la dois au challenge PLUMES FEMININES pour lequel je devais lire un roman dont l'action se déroule au Moyen Age, période qui a toute ma sympathie mais pour laquelle, j'en conviens, j'ai un minimum d'exigence.
Mon plus gros reproche à l'encontre de "La Dame à la licorne", c'est le manque de profondeur des personnages. La narration multiple ne fonctionne pas, elle éparpille le récit ; les regards tantôt féminins et masculins des protagonistes sur le déroulement de l'action manquent de nuances d'un individu à un autre.
On sent toutefois la volonté de l'auteure de bien faire et tout ce qui touche au témoignage de l'artisanat des lissiers, cartonniers et artistes qui entrent dans l'art de la tapisserie est bien documenté. Hélas le traitement reste un peu scolaire et la broderie des émotions humaines sur ce canevas ne dessine aucun motif bien précis. Comme dans un tissu aux fils trop lâches, on voit la trame en dessous, et si l'auteur a débuté son roman en tâchant d'emprunter les tournures et le lexique de l'époque, son effort tourne court pour laisser place à des dialogues et à des réactions par trop contemporains qui nuisent à la crédibilité de l'ensemble.
Enfin, le rythme poussif et les scènes sans intérêt qui alourdissent la narration font naître l'ennui et l'envie de lire en diagonale. Un roman qui manque de relief, dommage.

Challenge PLUMES FÉMININES 2018
Challenge des 50 Objets 2018 - 2019
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   24 juillet 2012
La tapisserie est un art très différent de la peinture, repris-je. Les artistes qui n'ont jamais travaillé à des tapisseries ne sauraient le comprendre. Ils s'imaginent que tout peur être agrandi et tissé tel qu'il l'ont peint. Mais le regard que l'on porte sur une tapisserie est différent de celui que l'on porte sur un tableau. Un tableau est, en général, de plus petite dimension de sorte que vous voyez l'ensemble du premier coup d'oeil. Vous ne vous tenez pas tout près, mais à deux ou trois pas, comme si vous conversiez avec un prêtre ou un confesseur. En revanche, vous pouvez être aussi proche d'une tapisserie que vous le seriez d'un ami. Vous n'en voyez qu'une partie et pas nécessairement la plus importante. Par conséquent, aucun motif ne doit prédominer, mais plutôt se fondre dans un ensemble agréable à regarder.
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ssstellassstella   03 septembre 2014
C'est là un grand jour pour le lissier qui voit avec émotion cette tapisserie à laquelle il a œuvré depuis si longtemps - huit mois en l’occurrence - enfin prête à être retirée du métier. Comme nous travaillons toujours à des bandes de tapisserie de la longueur de la main, qui sont ensuite enroulées sur une ensouple en bois, nous ne voyons jamais la tapisserie dans son ensemble avant qu'elle soit achevée. Il faut ajouter que nous travaillons sur le revers et ne voyons l'endroit qu'en glissant un miroir au-dessous pour vérifier le travail. Ce n'est qu'après avoir coupé les fils de chaîne et posé la tapisserie sur le sol que nous la voyons terminée. Nous contemplons alors en silence le résultat de notre labeur.
Vivre pareil instant est proche de la sensation que vous avez à manger des petits radis craquants et printaniers après avoir été condamné à des mois de vieux navets.
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NathalCNathalC   28 janvier 2021
Ils sont trop sûrs d'eux-mêmes, ils s'y connaissent toujours mieux que quiconque, ils ont les meilleurs vins, les meilleures chaussures, les meilleures étoffes, les meilleurs pinceaux, les meilleurs secrets pour fabriquer les peintures. Leurs épouses portent plus d'enfants que les nôtres, leurs poules pondent davantage, leurs vaches donnent plus de lait, leurs cathédrales sont plus hautes. Ils tiennent mieux la bière, ils montent à cheval avec plus d'élégance, ils sortent toujours victorieux des batailles. Sans doute l'odeur de leur merde est-elle plus suave que la nôtre !
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candlemascandlemas   01 mars 2017
Hier, j'ai tenté d'écouter la confession de ma mère à Saint-Germain-des-Prés, curieuse que j'étais de savoir si elle s'en voulait d'avoir été aussi exécrable avec moi. Je me suis cachée derrière un pilier proche du confessionnal, mais elle parlait si bas que j'ai dû me glisser tout près. La seule phrase que j'ai pu saisir était "Tel est mon seul désir", car un des prêtres m'a aperçue et m'a poursuivie. "Mon seul désir", ai-je murmuré. Mon seul désir. Cette phrase est un véritable enchantement ; je la répète à longueur de journées.
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Gwen21Gwen21   12 décembre 2018
- La tapisserie est un art très différent de la peinture, repris-je. Les artistes qui n'ont jamais travaillé à des tapisseries ne sauraient le comprendre. Ils s'imaginent que tout peut être agrandi et tissé tel qu'ils l'ont peint. Mais le regard que l'on porte sur une tapisserie est différent de celui que l'on porte sur un tableau. Un tableau est, en général, de plus petite dimension de sorte que vous voyez l'ensemble au premier coup d’œil.
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