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ISBN : 2710370190
Éditeur : La Table ronde (17/10/2013)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 569 notes)
Résumé :
Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol amér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (171) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  21 mars 2014
Et sinon, toi, tu serais plutôt la petite maison dans la prairie (réponse A) ou vis ma vie de Paris Hilton sur les hauteurs de Beverly Hills (réponse B) ?
Un maximum de B, change de bouquin.
Plutôt A, bienvenue, tu t'en vas contempler ici le quotidien (à peu près) paisible d'une communauté Quaker dans l'Ohio étasunien du XIXème siècle.
Habituée elle aussi à cette existence modeste et un tantinet austère, la très sage Honor Bright, fraichement débarquée de sa lointaine Angleterre, va découvrir pourtant un pays et des moeurs bien différents des siens. Mais c'est par-dessus tout sa prise de conscience de la douloureuse question de l'esclavage américain qui va bousculer son destin.
Tracy Chevalier explore ici les coutumes de la Société Religieuse des Amis plus connue sous le nom de Quakers, ainsi que les petits secrets de confection des quilts (avec un Q je vous prie), ces courtepointes en patchwork caractéristiques des communautés anglo-saxonnes dès le XVIIIème siècle. Il est aussi amplement question du fameux « underground railroad » (chemin de fer clandestin), réseau de bonnes âmes qui, quinze ans avant l'abolition de l'esclavage, aida les esclaves en fuite à gagner le Canada ou les états abolitionnistes du nord.
Et ça, c'est instructif.
En revanche on s'ennuie poliment sur les trois quarts de l'histoire, car il faut bien l'avouer, Honor à la ferme c'est pas Martine au concert de Led Zeppelin. « La dernière fugitive » se lit quand même agréablement, un peu comme « La couleur des sentiments » qui avait traité, à un siècle d'écart, ce thème de la rébellion d'une femme contre les tyrannies ségrégationnistes.
Honnête et intéressant... mais sans plus.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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tynn
  05 juin 2014
1850: Honor traverse l'océan avec sa soeur pour une vie nouvelle en Ohio.
Quand celle ci décède sur le chemin, l'aventure tourne court, la laissant perdue et isolée, petite anglaise fragile dans un immense pays. Trouver sa place dans sa communauté, vivre en accord avec ses principes, être reconnue pour ses talents de brodeuse et couturière, le chemin sera long, mais Honor est persévérante et sa personnalité va s'épanouir dans les difficultés.
Il a fallu que ce livre s'impose par hasard entre mes mains. Je craignais un récit trop sucré, une histoire féminine un peu convenue dans un contexte connu de communauté quaker américaine, au 19ème siècle.
C'est en effet tout cela mais je reconnais y avoir pris un vrai plaisir, sans doute du à la forme littéraire plus proche du documentaire que du roman. Mêlant correspondance et tranches de vies, la psychologie et la spiritualité ouvrent à la réflexion, en nous replaçant dans un contexte social disparu.
Les travaux de la ferme, la confection des chapeaux et des quilts, les relations frustres et industrieuses d'une population agricole encore très proche des colons, l'adaptation difficile des derniers émigrants, le "chemin de fer clandestin" d'une Amérique encore esclavagiste, inquiète de sa survie économique face aux enjeux humanistes. Tout cela mis en scène pour décor d'une histoire forte, au suspens dramatique, à l'aube de la guerre de Secession.
Réalité historique, personnages attachants, souci de détail et de l'authenticité, Tracy Chevalier excelle dans ses romans mêlant Grande Histoire et destins individuels.
Ca donne même envie de se mettre au patchwork!

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Marple
  21 janvier 2017
C'est l'histoire d'une jeune introvertie idéaliste confrontée au monde brutal de l'Ohio en plein essor, juste avant l'abolition de l'esclavage...
Autrement dit, un livre où l'essentiel de l'action se passe dans la tête et le coeur des gens, exceptionnellement autour de leur table de couture ou dans leur cour. C'est ce qui m'a profondément séduite, dans ce livre lent et très beau, peut-être parce que je suis moi-même une introvertie ayant des tendances à l'idéalisme.
On suit l'éclosion d'Honor, au départ jeune fille effarouchée complètement soumise à ses parents et à sa religion, qui se transforme en femme forte et généreuse, capable de penser par elle-même et de se battre pour ses convictions.
A l'image de la personnalité de l'héroïne, le style est simple, pur et poétique, notamment dans les lettres qu'elle écrit à ses parents. Je ne pensais pas pouvoir m'intéresser à des descriptions du culte silencieux des quakers ou aux arbres de l'Ohio, et pourtant sous la plume de Tracy Chevalier ces descriptions prennent vie et donnent corps à l'environnement d'Honor.
Tout est travaillé jusque dans les moindres détails, y compris le nom de l'héroïne : Honor Bright porte bien son nom d'Honneur Brillante tant elle est marquée par sa rigueur morale et la finesse de son esprit... Et sa soeur Grace aussi, pour autant qu'on puisse la connaître...
Bref, j'aurais bien continué à cheminer avec la dernière fugitive tant j'ai apprécié sa compagnie... et j'espère retrouver bientôt Tracy Chevalier !
Challenge Multi-Défis 2017 9/52
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Kittiwake
  22 mars 2014
Après La jeune fille à la perle et Prodigieuses créatures, c'est à nouveau une femme qui mobilise l'énergie créatrice de Tracy Chevalier. Une femme en marge cette fois encore, quaker, déracinée puisque la rupture de ses fiançailles l'entraine à quitter l'Angleterre pour accompagner sa soeur qui doit se marier dans l''Ohio avec un Ami, comme se nomment entre eux les membres de cette communauté religieuse, connus pour leur austérité. Un voyage d'un mois, très éprouvant, le décès de la soeur en arrivant à destination, l'accueil plus que mitigé de ce qui devait être la belle famille de sa soeur, l'acclimatation n'est pas facile. D'autant que ce qui pourrait redonner un sens à sa vie en ces contrées, aider les esclaves fugitifs dans leur fuite vers le Canada en participant au « chemin de fer clandestin », l'isole encore plus de ceux auprès desquels elle a tissé des liens.
L'intégration d'une étrangère que sa religion rend fort peu malléable suscite de nombreuse réflexions que ne manque pas d'explorer Tracy Chevalier :
- L'esclavage : les abolitionnistes font entendre leur voix mais une loi est votée qui punit les complices des fugueurs. L'enfer étant pavé de bonnes intentions, même les américains en accord avec le principe de l'Abolition, craignent l'effondrement de l'économie si l'on ne peut plus compter sur cette main d'oeuvre quasiment gratuite. Les quakers devraient être du côté des abolitionnistes, mais….
- La naissance d'une société sur des terres où vivent encore des bêtes sauvages, alors que l'essor industriel s'apprête à transformer les modes de vie (une ligne de chemin de fer récemment ouverte fait circuler un train à la vitesse prodigieuse de vingt-cinq kilomètres à l'heure). Les hommes doivent s'adapter, rapidement. le contraste est encore plus patent pour notre jeune héroïne qui vient d'un pays « vieux de mille ans ».
Le fil rouge est blanc, ici, ce fil qui permet de coudre de jolis points serrés pour réaliser des quilts, couvre-lits que les femmes apportent dans leur dot, et dont la confection occupe tout leur temps libre. Honor est particulièrement douée, mais ici encore, les habitudes outre-atlantique diffèrent de celle de l'Angleterre.
Le roman est plus sage, et manque un peu de relief si on le compare à Prodigieuses créatures. Tracy Chevalier rend la une copie de bonne élève, à laquelle il manque un petit quelque chose pour que l'on puisse adhérer totalement à l'histoire. Les personnages sont très caricaturaux et un peu de nuance n'aurait pas nui. Néanmoins la lecture est agréable et l'on ne s'ennuie pas .
Tous les ingrédients sont là pour une version cinématographiques….
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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latina
  29 mars 2017
C'est bizarre, j'ai refermé ce roman ce matin, et j'ai la curieuse impression que m'accompagne Honor Bright, la jeune femme Quaker partie d'Angleterre pour émigrer aux Etats-Unis en compagnie de sa soeur (décédée à l'arrivée).
Vraiment bizarre, n'est-ce pas ?
Seule, elle a dû se débrouiller et accepter l'aide d'une modiste extravertie, elle qui est si taciturne. Elle s'est donc rendue dans une minuscule (et quand je dis minuscule, je pèse mes mots) et boueuse bourgade, chez le fiancé de sa soeur.
Mais elle fera des rencontres, et son destin se jouera à ces occasions.
Calme et maitresse d'elle-même, encline à la méditation si chère aux Quakers et virtuose de la broderie (ah, ces multiples quilts en patchwork servant d'édredons, qu'ils m'attirent !), elle se trouvera confrontée au « Chemin de fer clandestin » qui n'est rien moins que le chemin secret emprunté par les esclaves pour trouver la liberté.
Cette Amérique encore jeune se cherche, tout comme Honor Bright qui veut prendre sa vie en main, comme un patchwork aux mille couleurs. Chaque morceau est important, chaque morceau révèle celui qui est à côté de lui, ou est magnifié par lui.
Un voile de paix est descendu sur moi, et je m'efforce de ne pas m'évader en pensée vers cette contrée encore sauvage, plaque tournante des déplacements (Sud-Nord, ou Est-Ouest), des autochtones, des nouveaux venus d'Europe, ou des esclaves fugitifs.
Méditation et recherche de la Lumière intérieure, nature, broderie, empathie ...
Oui, maintenant je comprends pourquoi cette jeune femme me hante.
Voici pour terminer, un lien vers un blog de patchwork, où l'on peut, entre autres, voir une vidéo sur une exposition en plein air de multiples quilts.
https://quilteuseforever.wordpress.com/tag/tracy-chevalier/
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critiques presse (1)
Telerama   20 novembre 2013
L'écriture classique et claire de Tracy Chevalier, ses descriptions bruissant de lumière, de verdure, de neige et de silence deviennent alors étrangement un envoûtant défi à l'impossible...
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   27 mai 2014
Mme Reed pouffa. "Vous êtes abolitionniste ? Y a beaucoup de quakers qui le sont." Elle balaya du regard la boutique déserte, et sembla prendre une décision. "Les abolitionnistes ont plein de théories, mais moi je vis avec des réalités. Pourquoi je voudrais aller en Afrique ? Je suis née en Virginie. Pareil pour mes parents, mes grands-parents et leurs parents. Je suis américaine. Je ne raffole pas de l'idée qu'on nous expédie tous dans un pays que, pour la plupart, on connaît même pas. Si les Blancs espèrent juste se débarrasser de nous, nous flanquer sur des bateaux pour pouvoir être bien tranquilles, eh ben, moi je suis ici. C'est mon pays, et j'irai nulle part."
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DidiliDidili   17 juin 2017
Dans le Dorset, contrée paisible par des siècles de civilisation, le pire qu'il soit arrivé à Honor au cours d'une promenade avait été de se faire piquer par des orties. La campagne américaine était bien plus sauvage, avec plus de dangers et de menaces subites. Les gens ripostaient avec méthode, creusant des abris anti-tornades, tuant des ours au fusil, allumant des feux pour enfumer les chenilles. Belle avait tiré sur la vipère cuivrée dans sa cour comme s'il s'agissait d'un évènement banal, comparable à écraser une mouche pour chasser des lapins d'un carré de légumes.
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SepoSepo   20 avril 2014
Elle était arrivée dans ce pays avec un principe clair, issu d'une vie entière passée à méditer dans l'attente silencieuse: tous les hommes étant égaux aux yeux de Dieu, il était donc anormal que certains soient asservi par d'autres. Tout système d'esclavage devait être aboli. La chose avait parut simple en Angleterre, et pourtant, dans l'Ohio, ce principe se trouvait écorné. Par des arguments économiques, par des situations personnelles, par des préjugés profondément enracinés qu'Honor décelait même chez les quakers...Elle avait beau de s'indigner en repensant au banc des Noirs à la maison quaker de Philadelphie; elle-même ne sentirait-elle totalement à l'aise assise à côté d'un Noir ? Elle les aidait, mais elle ne les connaissait pas en tant que personnes. A part Mme Reed, un peu: les fleurs qu'elle portait sur son chapeau; le ragoût bourré d'oignons et de piments; le patchwork qu'elle avait composé au jugé. Ces petits détails quotidiens, voilà ce qui donnait consistance aux individus.

Quand un principe abstrait se trouvait impliqué dans la vie de tous les jours, il perdait de sa clarté et de son intransigeance et il s'affaiblissait. Honor ne comprenait pas comment c'était possible, et pourtant c'était arrivé: les Haymaker avaient démontré qu'on pouvait à bon droit abjurer ses principes et renoncer à agir. Maintenant, qu'elle était membre de cette famille, elle était censée épouser son histoire et accepter elle aussi le compromis
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cmpfcmpf   12 mai 2015
Honor était perturbée par ces marchandages, qui sous entendaient que la valeur d’un objet pouvait varier en fonction du désir qu’une personne pouvait avoir de l’acquérir ou de s’en séparer. L’absence de prix fixe conférait au chapeau de Belle une qualité temporaire. Les quakers ne marchandaient jamais, mais déterminaient ce qu’ils considéraient comme un juste prix pour les matériaux et la main d’œuvre. Chaque produit possédait selon eux son mérite intrinsèque, que ce soit une carotte, un fer à cheval ou une courtepointe, et ce mérite ne changeait pas sous prétexte que beaucoup de gens avaient besoin d’un fer à cheval ou de telle autre chose.

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catherine2704catherine2704   03 février 2014
Ce roman m'a ravie et je l'ai lu en 5 jours. Honor quitte son Doset natal avec sa soeur qui doit se marier dans l'Ohio. Mais celle ci meurt peu de temps après être arrivée sur le sol américain et Honor se retrouve dans une situation délicate mais pas seule car elle trouvera de l'aide sur place le temps d'arriver chez ce "beau frère" qui n'aura pu épouser sa soeur. Honor a 20 ans et bien que fragilisée par le décès de sa soeur et l'enchainement des évènements, elle va se retrouvée mêlée au "chemin de fer clandestin" que constitue la route empruntée par les esclaves des plantations du sud pour aboutir au Canada où ils sont considérés comme des êtres libres. L'auteur nous fait bien ressentir le milieu rural et l'environnement extérieur de l'Ohio, on a parfois l'impression d'entendre les vêtements des fugitives qui bruissent dans les champs de maïs qui connaissent bien la nature sauvage et savent s'y mouvoir en toute discrétion car les chasseurs d'esclaves rodent. Ce roman bien documenté nous parle également des traditions des kilteuses, des travaux d'aiguilles, de la confection des édredons qui donnent parfois lieu à des travaux de groupe entre femmes. Honor qui vient d'Anglerre et qui par son appartenance aux quakers considere les gens égaux entre eux, ne peut rester indifférente au sort des esclaves en fuite et prendra des décisions courageuses pour rester fidèle à ses idéaux. Très beau roman de lecture facile et qui dit des choses essentielles.
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Vidéo de Tracy Chevalier
Tracy Chevalier - À l'orée du verger .Tracy Chevalier vous présente son ouvrage "À l'orée du verger" aux éditions La Table Ronde. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/tracy-chevalier-oree-verger-9782710377634.html Notes de Musique : Apple Spell by My Bubba and Mi. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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