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Éric Chevillard (Autre)
EAN : 9782379411137
234 pages
L'Arbre vengeur (21/01/2021)
3.25/5   4 notes
Résumé :
« Nos auteurs d’autofiction prennent de l’âge. L’EHPAD sera bientôt le lieu où se vivront et s’écriront tous les livres. »

Si certains en prennent pour leur grade, si les idées reçues y sont soumises à l’épreuve implacable de l’acide et de l’ironie, aucun animal en revanche n’a été maltraité ou blessé pendant l’écriture de ce livre. À l’exception d’un blaireau, bien sûr, comme son titre en fait l’aveu. Mais l’auteur semble hors de cause et plutôt déte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Certes ce n'est pas le plus beau titre de l'année ! (mais « L'autofictif repousse du pied un pangolin mort » n'aurait pas été assez réaliste ;-). de plus je n'ai pas lu ce livre puisqu'il ne sortira que le 21 janvier 2021, date à laquelle, je - que dis-je - nous pourrons enfin nous retrouver au restaurant ou dans un autre établissement non-essentiel pour boire un verre ... si ce putain de virus nous a enfin lâché ! Je n'ai pas lu le bouquin, mais quotidiennement, ou presque, j'ai lu les 3 saillies brèves et brillantes, impertinentes et/ou pertinentes publiées par Éric Chevillard sur son blog L'Autofictif. Alors numérique ou papier, qu'importe le flacon et son millésime pourvu qu'on ait l'ivresse ! Parfois, je l'avoue, j'ai manqué ce rendez-vous (surtout le dimanche) pour « résister » à « l'occupation » numérique, cette dictature ! Mais ce qu'ont en commun le livre-papier et le blog-numérique, c'est que si on ne lit pas aujourd'hui on pourra toujours lire demain. Alors voilà, l'aventure littéraire de l'Autofictif continue depuis déjà 12 ans, et ce n'est que le singulier talent d'Éric Chevillard qui permet cette longévité. Bonnes fêtes de fin d'année confinées ; 2021 sera peut-être meilleure et surtout moins pénible que 2020, l'espoir - parait-il - fait vivre ! Allez, salut.
P.S. : Voici, en quelques sortes, le cahier des charges de L'Autofictif ; Citation : « En septembre 2007, sans autre intention que de me distraire d'un roman en cours d'écriture, j'ai ouvert un blog, quel vilain mot, j'ai donc ouvert un vilain blog et je lui ai donné un vilain titre, plutôt par dérision envers le genre complaisant de l'autofiction qui excite depuis longtemps ma mauvaise ironie. Rapidement j'ai pris goût, et même un goût extrême, à cet exercice quotidien d'intervention dans le deuxième monde que constitue aujourd'hui Internet (...). Je ne m'y interdis rien, c'est le principe, ni la sincérité ni la mauvaise foi, ni même à l'occasion l'assassinat. Ces pages pourront être lues ainsi comme la chronique nerveuse ou énervée d'une vie dans la tension particulière de chaque jour ».
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Je suis arrivée là par hasard. Il faut bien comprendre que je ne connaissais pas, que je débutais l'auteur, que je n'avais aucune idée d'où je posais les yeux. Et que je ne les y aurais jamais posés sans le challenge solidaire.

Il m'a fallu un petit moment pour comprendre ce que je lisais : un blog. J'ai cherché et trouvé, il s'agit bien d'articles de blog copiés collés en un livre de fait un peu particulier. Ou étrange. Ou bancal. Parce qu'il n'y a ici qu'un ensemble de phrases mises ensemble où le sens s'est perdu. Je veux dire, perdu le jour même où cela a été écrit. Chaque jour, le sens n'est pas. L'absence même de sens crée un décalage fatiguant et perturbant, le temps de comprendre que les 3 paragraphes du jour n'ont simplement pas de liens entre eux et que c'est tout à fait normal. Trois notes disparates, trois fragments d'une journée fictionnelle ou réelle, selon ce qui lui passe par la tête. le voilà, le sens. Toute à ma nouvelle compréhension (il n'y a pas de lien), j'ai pu reprendre l'ouvrage.

Parfois j'ai lu avec plaisir une phrase ou une autre, mais elles se perdaient rapidement dans l'absurde ou le désintérêt. J'hésite à parler de surréalisme, vu que ce n'est pas constant là non plus.

Il faut lire par petits bouts, par instants, par humeurs sans doute aussi, pour ne pas le rendre fade (mais ainsi par contre, risquer la lassitude). Il faut fouiller alors, plonger, trier, jeter pour sourire un peu et y trouver quelques trésors.

C'est ainsi que j'ai lu le 2 octobre (et comme ça m'a fait du bien) :
"Autisme, paranoïa, dépression, dyslexie... nous donnons aujourd'hui des noms de maladies à toutes nos façons d'être. "

À l'inverse, certains textes m'ont crispée jusqu'à la nausée (rien avant, rien après, pour expliquer) :
"Oui, j'ai éventré cette femme enceinte de jumeaux après avoir égorgé son père grabataire en beuglant des chants nazis. Je n'ai trouvé que ça pour connaître mes vrais amis".

Trop souvent, elles sont de cet ordre, courtes, absurdes, toujours isolées d'un contexte quelconque :
"Laisse mon bison en dehors de tout ça, veux-tu ?" qui ne doit avoir de sens que pour l'auteur. Mais il vaut mieux ne rien comprendre qu'assister à un meurtre, j'imagine, même cynique.

Le tout saupoudré de clashs sur des auteurs qui en prennent pour leur grade sans avoir rien demandé (ou je ne suis pas au courant d'une guerre contre Éric-Emmanuel Schmitt, tout est possible évidemment).

Non vraiment, il est difficile de donner son avis sur un bison perdu ou un blaireau mort. Je n'ai pas su quoi en penser, forcément.

Au moins est-il à demi-lucide lorsqu'il dit (toujours en octobre) "je flirte avec l'illisibilité". Pour ma part il ne flirte pas, il sombre.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Autisme, paranoïa, dépression, dyslexie...nous donnons aujourd'hui des noms de maladies à toutes nos façons d'être.
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Vidéo de Éric Chevillard
«Bêtes de littératures» avec Éric Chevillard Hérissons, orangs-outans, tortues, flamants roses, insectes… Les bêtes peuplent les livres d’Éric Chevillard. S’interrogent à cette occasion les enjeux de la présence d’animaux, et par là d’altérités non humaines, dans la littérature. Comment rendre compte, avec l’écriture, d’intensités animales au-delà de l’allégorie ou de la fable ? Donner vraiment la parole aux animaux, est-ce pour autant se couper du symbolique ? Et l’humour dans tout cela ? L’entretien sera ponctué d’une lecture d’extraits de «Zoologiques» (Fata Morgana, 2020). - Modération : Sandra de Vivies La Fondation Jan Michalski, le 11 septembre 2021
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