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ISBN : 281450018X
Éditeur : publie.net (25/02/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
C'est en 1993 qu'Éric Chevillard fait paraître sa Nébuleuse du crabe, un livre étape dans la construction de son fantastique. Crab, le personnage principal, est une forme, une durée, un système d'idée, une critique de Léonard de Vinci.

Mais, avec Chevillard, les personnages de roman ne s'arrêtent pas au livre qui les fait naître.

Ici, l'auteur inventeur de Crab est aux prises avec son propre personnage. Des voix contestent, assaillent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
brigetoun
  28 février 2011
Tressage entre Crab, sa geste, quelques commentaires acides d'une voix, et l'entretien de cet écrivain, dont il serait peut-être la main droite, et d'une journaliste qui veut savoir pourquoi ce qui est écrit est étrange, ou absurde, enfin qui fait son boulot, avec une pointe d'agressivité peut-être.
Et Crab est lui-même si Crab peut-être cerné, mais il est tel qu'on l'aime, même terrible. Et surtout l'écrivain en profite pour dire ce qu'il pense du roman etc... et c'est à lire, pour la délectation, mais pas uniquement.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
mangeclousmangeclous   26 février 2011
Toute chose est absurde en tant que telle puisqu'il suffirait d'un rien pour qu'elle soit autre. Nous sommes obligés de nous entendre sur un sens commun, nous choississons de vivre dans un monde d'impostures et de chimères. J'ignore si ce compromis est la solution la meilleure, mais je sais que le champ de la littérature s'ouvre au-delà. Il est cet espace mental poétique, infini, où la vie se poursuit, développe ces formes larvaires interdites de séjour sur la terre. La littérature, quand elle se refuse à n'être qu'une évocation nostalgique ou rancunière de l'enfance ou un compliment hyperbolique adressé à la femme, crée ce réel intangible où la conscience élargie vit des expériences inédites tout aussi probables ou improbables et intenses que celles que lui propose la réalité. Ce n'est pas un mince profit."
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brigetounbrigetoun   28 février 2011
On eut recours aux méthodes d’auscultation les plus perfectionnées et c’est ainsi que furent détectées enfin ses nombreuses malformations congénitales – du jamais vu : à la place supposée de son estomac, en effet, Crab avait un cœur, à la place de la rate, un autre cœur, à la place du foie, un autre cœur. On distinguait très nettement deux cœurs sur les radiographies là où auraient dû se trouver ses poumons, et deux autres plus petits là où auraient dû se trouver les éléments de sesoreilles internes ; quant à son pharynx, un cœur en assumait vaillamment les fonctions.
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brigetounbrigetoun   01 avril 2012
La métaphore, voilà une belle figure de la liberté dont nous jouissons, ou plutôt que nous pouvons prendre malgré elle à l’intérieur de la langue. J’aime détourner celle-ci de son usage, la détourner de l’usage, et la métaphore permet justement de créer cet écart maximum entre le mot et son objet qui mesure aussi notre marge de manœuvre dans un monde ordonné par le verbe. C’est toujours une construction extrêmement fragile, puisque édifiée par un seul homme dans une langue inventée par le génie de tout un peuple au cours des âges. Cette fragilité, et cet aplomb pourtant, m’émeuvent grandement, sans mentir. Quand je lis une métaphore réussie, j’éprouve aussitôt qu’un espace nouveau s’ouvre pour ma conscience, un lieu mental de plus pour elle où se retourner et faire face.
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brigetounbrigetoun   28 février 2011
Crab, quand il fend la foule, c’est comme un fleuve traversant un lac, il se mélange pour de bon aux hommes et aux femmes qui la composent : à celui-ci il va laisser son propre bras, ou quelques-uns de ses doigts à celle-là qui du coup en aura la main pleine et certainement plus qu’il n’en faut ; telle autre en revanche lui cédera une jambe, parfois une jolie jambe, nue, galbée 
...
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brigetounbrigetoun   28 février 2011
Le roman étouffe toute velléité de révolte. On y vérifie à quel point notre imagination est vaine et comme notre pensée toujours bute contre l’os du crâne. Le romancier décrit avec enthousiasme le piège dans lequel nous nous débattons tous. L’écrivain n’a-t-il pas un meilleur usage à faire de son pouvoir ? Le crabe est-il armé de pinces pour tricoter la nasse ?
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Videos de Éric Chevillard (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Chevillard
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