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EAN : 9782266142540
380 pages
Éditeur : Pocket (01/02/2004)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Jack Reacher est un homme discret. Deux ans auparavant, son existence a basculé. Depuis, payant tout en liquide, ne donnant jamais son véritable nom, il a refait sa vie et s'est fondu dans la foule de Key West, en Floride. Ses activités noctambules : videur dans un topless bar. Son repos est bientôt troublé par la filature d'un privé new-yorkais, Costello. Mais Reacher n'a pas le temps de l'interroger sur les motifs de sa pr&... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Igguk
  04 juillet 2017
Après deux premières aventures qui mélangent thriller et films d'action testostéronés, Des gages pour l'enfer est la troisième aventure de Jack Reacher, le héros créé par Lee Child dans les années 90. Oui, sur les 5 premiers romans, l'éditeur français Ramsay a vraiment sorti des titres tout kitsch, il faut bien le reconnaitre.
Ancien militaire à la retraite, Jack Reacher continue sa vie d'errance sans attache, et finit dans les Keys de Floride à creuser des piscines et faire le videur (Notre héros a la carrure qu'il faut pour ces métiers, contrairement au minuscule Tom Cruise des adaptations cinéma, j'dis ça, j'dis rien…). Alors qu'il se rafraichit tranquillement à la terrasse d'un bistrot, il est accosté par un détective privé qui le cherche, mais dans un réflexe d'autruche, Reacher lui répond « nop, connait pas ce monsieur ». Quelques jours plus tard, le fouineur est retrouvé mort dans un coin de rue, Jack va devoir sortir de sa petite vie planquée pour savoir ce que lui voulait le bonhomme et pour qui il bossait.
Tripwire (le titre VO, quand même plus classe) balance son protagoniste dans une sombre histoire, entre les bureaux du World Trade Center et la jungle du Vietnam. Après une enquête criminelle dans la campagne ambiance Fargo (Du fond de l'abîme) et un trip Rambo chez les milices indépendantistes américaines (Les caves de la maison blanche), ce troisième tome des aventures de Reacher explore le thème éculé des traumatismes de la guerre du Vietnam pour les ricains. L'ancien militaire va se lancer sur les traces d'un soldat disparu mais que le gouvernement n'a jamais déclaré officiellement comme une victime du conflit. Bien sûr, tout ça cache un complot tordu qui va mettre en danger tout le monde, y compris Jodie Jacob, vieux béguin de Reacher qui ressurgit dans sa vie à l'occasion.
Lee Child réussit toujours sa recette gagnante, le livre fleure bon les années 90 et file à toute allure. Les révélations s'enchainent et Reacher navigue à l'instinct dans tout ce bordel, face à un ennemi malin et cruel. On note une petite évolution dans le personnage qui fait bien plaisir, Jack commence à se poser des questions sur son mode de vie et la situation va le mettre face à des choix qu'il préférait jusque là ignorer. Face à lui, on a évidemment le personnage féminin qui va faire chavirer le petit coeur tendre du héros. La relation entre Jack et Jodie est très bien amenée, la jeune femme sait se débrouiller dans cette affaire mais on a quand même toujours une conception old-school de la femme à protéger qui revient systématiquement dans la série. Espérons qu'en continuant dans ce nouveau millénaire, l'auteur aura su actualiser ses schémas pour les tomes suivants (celui-ci est sorti en 1999, on lui pardonnera pour le moment).
Ce troisième roman arrive à parler du traumatisme des disparus à la guerre sans vraiment se noyer dans les clichés. Certes on en retrouve certains (les parents du soldat disparu qui remuent ciel et terre pour savoir ce qui est arrivé à leur petiot) mais il développe assez ses personnages et sa trame pour que ça passe bien. Rétrospectivement, le livre arrive à montrer le foutoir dans lequel a fini le pays après le conflit en Asie, le cauchemar qu'a été le retour au pays et la recherche des disparus. On a certes déjà vu ça mais faut avouer que ça fonctionne toujours aussi bien. J'ai pas pu m'empêcher de trouver le héros plus passif dans cet épisode, à part dans le dernier acte (explosif, évidemment), Reacher est assez passif et va se contenter de trainer son énorme carcasse d'indice en indice en faisant le malin. C'est dans son dos que va se dérouler une grosse partie de l'intrigue avec Hook Hobie et le couple Stone qui s'en prend plein la gueule. L'équilibre était beaucoup mieux géré dans les deux romans précédents, c'est un peu dommage.
Encore une fois, comme Des gages pour l'enfer est difficile à trouver (ou cher, au choix), j'ai écouté la version audio VO lue par Jonhathan McClain, toujours très bon dans l'exercice. La série continue avec Running Blind, j'ai hâte de voir comment elle évolue à travers deux décennies parce que le bougre pond un bouquin par an depuis 1997, j'en ai donc 17 de retard…
Lien : http://ours-inculte.fr/des-g..
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BlackKat
  18 février 2017
Troisième volet des aventures de Jack Reacher, ancien de la Police Militaire, retourné à la vie civile avec les honneurs, adoptant une vie de bohème pour contrebalancer l'existence de discipline et de règles imposée depuis sa naissance par son père militaire et sa carrière au sein de l'Armée.
Il veut se fondre dans la masse mais c'est à croire qu'il est un aimant à problèmes! Il était tranquille pépère à creuser des piscines sous le soleil de Floride quand, soudain, il est très demandé. Par qui? Pourquoi? Il ne le sait pas mais quand le sang coule, Reacher a une ligne de conduite très claire: « qui me cherche, me trouve ».
Alors oui, avec Lee Child, c'est une recette toujours savoureuse, une machine bien huilée qui fait mouche à tous les coups. le perso de Reacher est un bon filon, exploité de manière efficace avec cette plume incisive et efficace, mâtinée d'humour, qui rend cette série addictive.
Mais il serait dommage de n'y voir qu'une lecture récréative car l'auteur glisse quelques sujets de réflexion qui méritent qu'on s'y attarde au fil de l'histoire.
L'intrigue nous mène à New-York, dans le monde des affaires, de la finance et des usuriers. Là où il y a de l'argent, il y a forcément des magouilles.
En attendant que Reacher remonte la piste de Costello, nous allons suivre les déboires de Chester Stone, chef d'entreprise au bord de la faillite, qui se doit de tirer son épingle du jeu tout en préservant la société familiale, sans le soutien des banques qui, on le sait bien, ne prêtent qu'aux riches. Il est un peu pris à la gorge et, pour son malheur, ne va pas s'adresser à la bonne personne.
Hook Hobie est loin d'être un bon samaritain, l'argent est son business depuis longtemps! Et lui aussi est quelque peu pris à la gorge, son secret depuis 30 ans risque d'être éventé et il doit fuir. Oui… fuir mais après un dernier coup juteux. Chester Stone est le pigeon idéal mais c'est sans compter l'intervention d'un certain Jack Reacher!
Oui, Reacher a remonté la piste du privé, a retrouvé son commanditaire, la fille de son supérieur, mentor et ami, Léon Garber, et se met à farfouiller dans les archives militaires pour connaître la raison de la cible collée dans son dos et celui, charmant au demeurant, de la belle Jodie!
Dans ce roman, la guerre de Vietnam est également au centre de l'intrigue. Si, pour beaucoup, ce ne sont que quelques dates, elle a toujours cours à l'heure actuelle dans la volonté américaine de rapatrier les corps de ses soldats.
Lee Child nous éclaire sur un sujet méconnu: les relations militaires entre les States et le Vietnam. L'humiliation symbolisée par l'obligation d'utiliser les transports locaux à des prix exorbitants ou de ne pas arborer l'uniforme américain pour ne pas « traumatiser » les locaux dans les campagnes et de récupération des corps.
Évoquer la guerre du Vietnam, c'est aussi évoquer les horreurs qu'ont vécu ces soldats dans ce conflit perdu. Espace naturel hostile et confiné, des règles de combat tombées aux oubliettes, le non-soutien du peuple américain et… la défaite.
Lee Child, au travers de son personnage, nous ouvre les portes de la famille militaire, celle qui se serre les coudes, celle qui cache ses secrets mais aussi ses blessures, celle du respect… et de la trahison. le sujet est documenté mais aussi parfaitement illustré dans l'évocation précise de scènes de guerre.
J'ai énormément apprécié ce roman car l'auteur égratigne l'armure de super-héros de Reacher qui est pris en défaut: son instinct semble l'avoir trompé et cela le fragilise. Si j'aime les personnages solitaires, justiciers et froids, je n'en aime pas moins leurs démons et leurs blessures qui intensifient leur côté humain et attachant.
Pour la première fois, Reacher semble également douter du bonheur attaché à sa vie de nomade, sans les contraintes de la vie en société. J'ai souri devant ses questionnements sur le fait de posséder une maison, quelque part. Il vit réellement hors système mais n'en garde pas moins les pieds bien ancrés au sol cet homme. Pragmatique jusqu'au bout des cheveux!
Mais Reacher est-il homme à se poser?
À cause de Lee Child, je radote! Toujours les mêmes compliments sur sa plume: une intrigue bien ficelée, un suspens constant, de l'action, des scènes travaillées et visuelles, le souci du détail et de la précision…
Encore un très bon épisode dans la saga Reacher, que je recommande vivement, bien entendu!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Davjo
  29 septembre 2014
Les gens qui ont lu du Jack Reacher en parlent souvent sur un ton moqueur, dans le genre "on ne doit pas prendre ça au sérieux" c'est "bourrin", "testostéroné", "invraisemblable", "vite oublié"...Quand j'investis quelques heures de mon temps de cerveau dans une lecture, j'essaie d'en tirer une substantifique moelle. Essayons de comprendre comment ça fonctionne et pourquoi on aime un truc qui n'est pas notre genre habituel.
En tout cas, on ne s'ennuie pas !
C'est l'histoire d'un homme de 39 ans, 1,98 m , 125 kilos, qui creuse des piscines dans les petites propriétés de Key West. Il boit 10 litres d'eau par jour et retourne 4 tonnes de terre. Il s'appelle Jack Reacher.
«Il avait mis au point une technique de maniement de la pelle qui faisait travailler tous les muscles de son corps. »
Un programme de musculation efficace , quand il se prend une balle de 38 dans le buffet, le docteur lui dit:
« Cette fichue balle n'est même pas entrée dans votre poitrine. Votre pectoral est si épais qu'il l'a stoppé net. »
Les présentations du cow-boy solitaire qui aime son anonymat plus que tout sont faites. Et quand un vieux détective privé vient le tirer de sa retraite, voici la description de l'homme:
« Reacher lui ne vit qu'un homme de belle prestance, mais qui avait déjà commencé à descendre la pente. Un type qui sans trop s'émouvoir avait renoncé à enrayer l'action du temps. »
Le vieux détective se fait dessouder en pleine rue. Reacher se sent responsable. L'enquête commence. Il abandonne Key West pour aller à New York, et l'effeuilleuse ultra sexy qui l'avait engagé pour protéger ses filles n'est pas dupe:
« Non, répondit Crystal, les gars comme toi ne reviennent jamais. Il partent... et ne reviennent jamais. »
C'est physique, c'est carré, stéréotypé. Imparable en terme d'efficacité narrative. Et pas si con que ça en a l'air. Très malin même.
A New york, c'est le début d'une course contre la montre pour retrouver une certaine Mme Jacob qui ne sait pas qu'elle a des tueurs à ses trousses.
Mais les tueurs les attendent....alors Reacher va ...
Puis Reacher va éprouver des sentiments pour ...qui elle-même n'est pas ....et alors ils ....
Mais les tueurs du super-méchant vicieux-balafré-un bras-en-moins rôdent toujours et n'hésitent pas à ....!
Pendant ce temps-là, l'enquête avance à coup de rencontres dans des bases militaires. Si vous aimez NCIS, vous ne serez pas dépaysé par le décor. Jack Reacher , c'est vraiment le physique de Schwarzie doté du mental de Jetho Gibbs. Il y a une belle séquence dans une morgue quand ils examinent des squelettes.
Pourquoi j'ai aimé ça ? C'est écrit en temps réel et on sent que Lee Child aime imaginer son histoire, la vivre dans sa tête et incorporer des détails qui nous la rendent concrète.
Il invente son super héros à lui, auquel il s'identifie, et le lecteur aussi. C'est marrant, si c'était une série télé, ça ressemblerait à une sorte de Chuck Norris dans Walker texas ranger, je supporte pas plus de 5 minutes. Là, ce fut une lecture agréable, à frémir pour la belle du héros, à se demander qui va mourir. On sait qui gagne à la fin mais on continue pour savoir qui reste vivant, et quelle est la vraie histoire du méchant très méchant.
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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kobayashee
  09 mars 2016
3ème opus des aventures de Jack Reacher qui sont comme à l'habitude très rythmées.
Très bonne lecture pour se divertir mais qui ne révolutionne pas le genre.
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Godefroid
  22 novembre 2015
Jack Reacher 3 ; Des gages pour l'enfer (1999)
Un vétérant du Vietnam (d'une cruauté inouïe) reconverti dans l'usure de haute volée s'apprête à mener un dernier gros coup avant de prendre une retraite dorée. Pas de bol, l'ancien commandant de Jack Reacher se lance presque par hasard sur la piste de ce salopard majuscule. le gradé, malade du coeur, décède avant d'achever son enquête ; mais il a eu le temps de lancer un privé à la recherche de Jack pour qu'il termine le boulot. Jack Reacher saura-t-il s'acquitter sans encombre de cette tâche délicate ? Trouvera-t-il le réconfort dans les bras de la fille (splendide) de son mentor ?
Ce 3e épisode des aventures de Jack Reacher ne démérite pas face aux précédents. C'est du lourd, mais ça se dévore à une vitesse supersonique. Un rôle en or pour Steven Seagal, Stalone ou l'ami Jean-Claude...
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
Comment approcher un type qui tient votre avenir entre ses mains ? Pas à genoux. Ce n’est pas comme ça que se traitent les affaires. Si on a l’air de quelqu’un qui a vraiment besoin d’un prêt, on ne l’obtient pas. On ne l’obtient que si on a l’air de ne pas en avoir vraiment besoin. Il faut faire comme s’il s’agissait d’une affaire anodine. D’une simple formalité. Comme si on hésitait à donner à ce type une chance de partager les fabuleux profits qui se trouvent à portée de main. Comme si le plus gros problème était de décider laquelle, parmi les nombreuses offres de prêt, on va prendre en considération.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
La guerre, dit-il, rien que la guerre. Certains survivent, d’autres meurent, d’autres encore sont portés disparus. Parfois il ne reste rien à retrouver. Un tir d’artillerie peut ramener un homme à ses molécules. Il est tout simplement désintégré. Parfois, il y aura une légère trace rouge dans l’air, comme un brouillard ; parfois même pas. D’autre part, même si les restes d’un corps existent, le mouvement des chars amis et ennemis qui passent et repassent sur le champ de bataille finit par enterrer les morceaux. Et le type est définitivement perdu. C’est encore pire avec les avions. Il y a eu de nombreux combats au-dessus de l’océan. Un avion tombe à la mer, et tout son équipage disparaît à jamais, quels que soient les efforts déployés pour le retrouver.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
Sa correspondance n’était certes pas celle d’un homme de lettres. Il devait y avoir, dans le monde entier, des millions de parents qui conservaient précieusement des lettres de ce genre, envoyées par leur fils à des époques différentes, lors de conflits divers, écrites dans des langues variées, et qui parlaient toutes de la même chose : nourriture, temps qu’il fait, rumeurs sur les opérations militaires à venir et quelques phrases pour rassurer la famille…
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
Une adolescente de quinze ans n’a pas le droit de tomber amoureuse d’un ami de son père. Encore moins s’il est l’un de ses officiers. L’armée en aurait fait un cas d’inceste, ou presque.
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kobayasheekobayashee   09 mars 2016
Dans toute guerre, la victoire repose sur la maîtrise du temps et de l’espace. Ce qui suppose de ne livrer à l’ennemi que de fausses informations. Les bons stratèges supposent que toutes leurs communications sont espionnées et en profitent pour induire l’ennemi en erreur.
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De passage à Paris, le grand Lee Child nous a accordé quelques instants pour nous parler de son dernier roman "La cible était française", la dernière aventure de Jack Reacher
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