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Daniel Roche (III) (Traducteur)
EAN : 9782266143790
459 pages
Éditeur : Pocket (01/04/2006)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Pour sa nouvelle virée en solitaire, Jack Reacher n'a rien trouvé de mieux que partir en auto-stop sous un soleil de plomb.
Mais même au cœur du Texas, sur une route isolée et poussiéreuse, Reacher va devoir rempiler. Cette fois-ci, à cause d'une certaine Carmen Greer, sulfureuse beauté qui, quelques heures après l'avoir fait monter côté passager, lui demande sans détour de l'aider à éliminer son mari. Intrigué, jack décide d'accompagner la jeune femme dans s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Igguk
  19 juin 2020
Après quatre romans, Jack Reacher c'est devenu mon plaisir (pas) coupable un peu décérébré, que je consomme en VO et en audio. Les aventures rocambolesques du colosse ancien militaire, c'est un peu mon film d'action du dimanche, mais dans les oreilles. Mais bon, parfois, la frontière est floue entre le décérébré qui détend et le résolument débile.
Dans Echo Burning (Carmen à mort en français, pour continuer dans la tradition des titres pourris), Jack Reacher se promène sur le bord de la route et fait du stop, se faisant pas trop d'illusion sur ses chances. Mais contre toute attente, une femme s'arrête et accepte de le conduire. Très vite, il se rend compte que Carmen, la conductrice en question, ne l'a pas tout à fait embarqué par hasard. Voilà des heures qu'elle roule à la recherche d'un mec dans le genre de Reacher pour trouver de l'aide. Elle a une petite fille, un mari qui la bat et doit sortir de prison dans quelques jours. Si elle ne se débarrasse pas de lui, il la tuera sûrement. Toujours prêt à aider, mais pas jusqu'à commettre un meurtre, Reacher va plonger dans les affaires d'une famille de bons rednecks du Texas, sous une chaleur écrasante.
Bien sûr, Jack Reacher reste fidèle à lui-même, il est très très sûr de lui, marche sur les orteils de tout le monde sans se gêner, et veut démêler le vrai du faux dans toute cette histoire. Très vite il va se retrouver au milieu de mensonges dans tous les sens, ne sachant plus qui le prend pour une bille. Et quand les avocats s'en mêlent, et qu'un groupe d'assassins commence à trainer dans le coin, on se dit qu'il aurait peut-être mieux fait d'acheter un vélo. le truc, c'est que le domaine d'expertise de Jack c'est la baston, les armes, les enquêtes un peu musclées. Mais quand il se retrouve dans une histoire plus judiciaire que bourrine, il a l'air d'un éléphant dans une maison de poupée, il dit plein de conneries au pif, et pourtant il garde son assurance et son « flair ». Et je dois avouer qu'il apparait, dans ce cadre-là, plus débile que malin.
Mais je me demande si ce bouquin est vraiment plus mauvais que les précédents ou si je suis devenu moins bon public depuis ma lecture du tome 4. Ce héros m'est apparu vraiment très léger dans beaucoup de situations, à user et abuser de son « instinct » pour croire ou ne pas croire tel ou tel personnage, pour rentrer dans le lard d'un autre, sans aucune vraie preuve tangible. « Mon instinct me dit qu'elle dit la vérité, ça se voit sur son visage, et lui il a l'air d'un con, alors ça doit être le méchant ». Mais le pire c'est qu'on est de son point de vue, mais il ne sert finalement pas à grand chose, à part aller d'un côté ou de l'autre pour remuer la merde sans savoir où il met les pieds.
Reacher a toujours eu un côté un peu arriéré avec les femmes, dans le genre Actionner des années 80 avec la femme à sauver, ça pouvait être un peu rigolo-désuet mais l'histoire avec Jody avait nuancé tout ça. Là on fait un énorme bond en arrière avec Carmen, qui oscille entre la demoiselle en détresse et la menteuse manipulatrice (on sait pas trop, jusqu'à la fin). Y'a eu plusieurs moments où c'était quand même un peu limite dans les archétypes féminins un peu débiles. Pourtant il essaye d'aborder le thème des violences conjugales, c'est juste qu'il le fait avec la subtilité d'un porte-avion.
Mais le clou du spectacle n'importe quoi c'est quand même la méthode de déduction toute personnelle qu'utilise le héros pendant toute l'histoire. Quand il cherche un disparu et déclare « allez vers le nord, sur 1 ou 2 km, e fouillez le côté droit de la route, vous trouverez le cadavre ». « Mais comment avez-vous su ? ». « Si j'étais eux, c'est comme ça que j'aurai fait ». Et il fait ça plusieurs fois, y compris quand il part complètement au pif pour sauver un personnage en détresse, se fiant seulement à ses tripes pour savoir où sont les méchants. Et c'est la même chose en pleine fusillade qui se transforme en jeu de devinette temps réel : « Si j'étais un tueur, j'irai à droite et je me planquerai », « mais si j'étais vraiment bon, je saurais que celui-d'en face supposerait que je ferais ça, donc je vais faire l'inverse », « mais si j'étais vraiment vraiment bon, je saurais que celui d'en face saurait que je supposerait qu'il saurait… ». Ah mais putain, Jack, c'est quoi ça ? Tais-toi et tire, merde ! Tout le bouquin, la méthode de Reacher c'est de deviner, il devine qui sont les méchants, il devine où ils sont, il devine où sont les indices.
Vous l'aurez compris, Echo Burning est une lecture assez horripilante si on a un cerveau un peu logique, le héros colossal apparait plus comme un gland prétentieux que comme le héros d'action qu'on attend. J'espère que c'était simplement une petite erreur de parcours dans la série.
Lien : https://ours-inculte.fr/carm..
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BlackKat
  06 juillet 2017
Si je compte bien (je le fais avant l'apéro, on ne sait jamais!), Carmen à mort est le cinquième volet des aventures de notre justicier bohème, Jack Reacher.
Piquouze de rappel:
Jack, ancien de la Police Militaire, mesure plus d'un mètre quatre vingt dix, blond aux yeux bleus, avec toute la rigueur d'une vie passée dans l'armée et une conception pure de la justice, telle que la loi ne peut pas forcément l'appliquer, tout en muscles. Il a quitté l'armée car elle ne pouvait plus rien lui apporter et depuis, il vadrouille au gré de ses envies. Mais il semble être un aimant à problèmes… sûrement à cause de la jalousie que sa liberté suscite… allez savoir! L'esprit vif et les muscles affutés, Jack Reacher est un loup solitaire peu prolixe, se contentant d'un confort spartiate mais… faut pas le chercher!
Présentation faite ou refaite, revenons à nos moutons!
Il a le goût de l'aventure le bougre! Faire du stop avec des températures de l'enfer sur terre… et au Texas. Il y a plus luxuriant et avenant comme paysage, non?
Son pilote du moment se prénomme Carmen, est jolie comme une poupée, raconte une histoire à faire pleurer dans les chaumières et souhaite que Reacher tue son mari. Rien que ça. Elle ne doute de rien la minette!
Mais Jack Reacher décide tout de même de traîner un peu dans le coin. Et de « simples » violences conjugales, il ne sera point tout à fait question…
Nous avons tous en tête les clichés habituels sur cet État du sud américain: rétrograde, ultra-conservateur, raciste et dont les habitants adorent se faire secouer les testicules et le cerveau à dos de taureau ou de cheval sauvage.
On imagine encore les cow-boys, fusil à la hanche, chevauchant sur fond de paysages désertiques, entre deux ranchs démesurés.
Et c'est sur ces clichés (réels ou pas) que Lee Child a décidé de jouer.
On oubliera donc que les texans sont urbains à 80%, que Houston abrite la NASA donc pas totalement les ploucs attendus et pas seulement des compétitions de rodéo, que les milieux naturels sont beaucoup plus variés que ce que l'on imagine et que cet État est la deuxième communauté hispanique des États-Unis.
Donc, nous sommes dans le Texas profond et la frontière mexicaine proche exacerbe les tensions raciales. Carmen est d'origine hispanique dans une famille de blancs estampillés purs texans et le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'a pas la vie facile et que la porte de sortie n'est pas aisée à ouvrir. Ni pour elle, ni pour sa fille, métis.
Coupable toute désignée du meurtre de son cher époux si doux et aimant, ce n'est pourtant pas si limpide que cela! Les petits trous qu'arborent maintenant son mari sur son innocent front sont un peu trop précis et nets pour être l'oeuvre d'une néophyte.
Reacher va devoir démêler la vérité du mensonge pour aider cette jeune femme mais la tâche est ardue quand on est seul contre tous et que même la police locale est de mèche.
Le moins que l'on puisse dire est que notre Jack Reacher a encore mis le doigt dans l'engrenage qu'il ne fallait pas. Fidèle à lui-même et à sa brosse à dent, Reacher n'a pas froid aux yeux et ne supporte pas l'injustice. Avec sa désinvolture cynique à laquelle il nous a habitué, il va fouiller un peu le passé poussiéreux de ce bled où tout le monde se connait et se côtoie depuis l'enfance. Il a encore trouvé le moyen de se fixer une belle cible sur le corps!
Avec Carmen à mort, Lee Child nous parle de la procédure juridique aux États-Unis en matière d'arrestation, des effets de manche des uns et des autres pour enterrer une affaire, des méthodes d'élection des magistrats qui peuvent très vite couvrir corruption et collusion et des problèmes soulevés par l'immigration clandestine en provenance du Mexique (rappelons que le Texas partage toute sa frontière du sud avec le Mexique).
Les thèmes sont intéressants, bien documentés et argumentés, toujours portés par un suspens permanent et l'énergie débordante de Jack.
Un excellent thriller d'action, comme d'habitude!
Mais vous auriez tort de n'y voir que cela car Lee Child, sans se lancer dans de longs plaidoyers éclatants, aborde dans chacun de ses romans, des sujets plus pointus qu'il n'y paraît. Et même si la trame reste sensiblement la même d'un opus à l'autre, c'est cette faculté à diversifier ces petites réflexions diffuses qui renouvelle à chaque fois le plaisir de la lecture.
L'auteur est fidèle à son style nerveux et très fluide, à sa manière de décortiquer chaque action sans en ôter la rapidité et l'efficacité!
On ne change donc pas une équipe qui gagne: mission encore une fois accomplie, je me suis régalée!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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encoredunoir
  02 mars 2013
Jack Reacher, ancien policier militaire en rupture de ban erre à travers les États-Unis avec la seule possession matérielle à laquelle il soit un tant soit peu attaché : sa brosse à dents pliable. Après un léger problème dans un bar texan – Jack Reacher à le malheur de toujours tomber sur des gens agressifs bien décidés à s'en prendre à un type de plus d'un mètre quatre-vingts dix et de plus de cent vingt kilos de muscles (oui, on parle bien du Jack Reacher dorénavant interprété au cinéma par… Tom Cruise) – il se trouve obligé de quitter précipitamment les lieux et se fait prendre en stop par une jeune femme. Celle-ci, ni une ni deux, lui propose de tuer son époux qui va bientôt sortir de prison et donc recommencer à la battre comme plâtre. Reacher, qui a encore une once de sens moral, refuse de devenir tueur à gages, mais accepter de rester un peu histoire d'expliquer au mari violent les règles de la bienséance. Mais, très vite, il va s'apercevoir qu'il est tombé dans un véritable panier de crabes et que la vérité est autrement plus complexe (et, accessoirement, bien peu crédible).
On retrouve donc les ingrédients de base du thriller testostéroné (testostéroïnisé ?) : Reacher, des méchants, des flingues. Et c'est parti pour un peu plus de quatre cents pages.
Osera-t-on le dire ? On y prend un certain plaisir. Un peu comme lorsque l'on regardait un épisode de l'Agence Tous Risques. Reacher, c'est Hannibal Smith, Barracuda et Futé réunis dans un seul personnage. Les seules différences sont l'absence de Looping (même si Child sait user d'un second degré bienvenu) et le fait que là les méchants meurent.
On pourrait bien sûr se donner bonne conscience en disant qu'à travers ce roman Lee Child (qui est britannique) nous parle du terrible scandale des chasses aux immigrés clandestins organisées par les ranchers dégénérés et ultraprotectionnistes qui vivent sur la frontière et de l'iniquité de la justice texane ; il le fait d'ailleurs, même si c'est plutôt rapide, mais on doit bien dire que ce n'est pas pour ça que l'on lit ce genre de roman. Il s'agit juste d'un aimable défouloir, très efficace, écrit correctement et avec une intrigue tirée par les cheveux mais dont on se fiche un peu. Bref, pas la grande littérature, rien que ne sera oublié quelques jours plus tard, mais de quoi passer un bon moment sans réfléchir.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Godefroid
  22 novembre 2015
Jack Reacher 5 ; Carmen à mort (2001)
Jack Reacher a repris son errance sur les routes surchauffées du Texas. Il est ramassé en stop par une ravissante chicana qui lui déballe assez vite le catalogue de ses malheur, long comme la liste des courses du week end : un mari (brave texan pur jus) qui la bat, une belle famille raciste qui la méprise et une adorable petite fille qui hérite de sa disgrâce. Mais Carmen (c'est son nom) en a ras la casquette : elle avoue à Reacher qu'elle ne l'a pas embarqué par hasard et lui propose ni plus ni moins que de supprimer son salaud de mari... dès qu'il sortira de taule (où il croupit pour fraude fiscale), c'est-à-dire dans deux jours. Reacher accepte juste de protéger Carmen, le temps d'éclaircir une situation qui s'avère de plus en plus trouble à chaque témoignage recueilli. Au point que Reacher finit presque par envisager l'impossible : ne se serait-il pas fait grossièrement enfumé par une superbe intrigante ?
5e épisode des aventure de Reacher. Toujours aussi captivant et direct, de plus en plus astucieux, Child s'affine de roman en roman. Pour la deuxième fois, il met son personnage dans une situation de doute profond. Rien à faire : sans vouloir dévoiler l'issue de cette très chouette intrigue, le Reacher est toujours un être quasi infaillible : impossible de lui faire mordre la poussière au propre comme au figuré tellement qu'il est costaud, qu'il sait se battre (toujours au service des faibles) et qu'il cogite plus vite que toi, lecteur infinitésimal. Mais à aucun moment le poncif sur pattes qu'est sa créature ne titille mes vilains réflexes critiques. Sapristi, comment fait-il ? Quel talent ce Child !
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JLoupcl
  28 avril 2016
Mais pourquoi Carmen change t elle subitement d'idée et refuse t elle subitement l'aide de Reacher qu'elle avait solliciter quelques jours plutôt ?
Une bonne enquête au fin fond du Texas, percutante et réfléchie, comme d'habitude avec Reacher.
Un bon Jack Reacher devenu collector puisque visiblement les maisons d'éditions ne veulent pas rééditer les premiers numéros.
A lire si vous le trouvez à prix raisonnable...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
NaliahNaliah   05 août 2013
"Il roula ses deux manches au-dessus des coudes et serra le volant des deux mains pour faire gonfler ses biceps et ressortir les veines de ses avants-bras, histoire d'exploiter au maximum ce dont la nature l'avait doté. Quand on a des bras plus musclés que la majorité des jambes des autres, pourquoi ne pas en profiter pour impressionner son monde?"
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BlackKatBlackKat   05 juillet 2017
Quel genre de taré entreprendrait d’aller recouvrer une créance au fin fond du Texas, au volant d’une petite Coccinelle jaune d’or, immatriculée à New York, avec une fleur dans un tube collé au tableau de bord?
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kobayasheekobayashee   14 mai 2016
La silhouette de droite était nettement plus petite que l’autre. Une femme. C’est elle qu’il faut abattre d’abord. Un précepte de base des brigades antiterrorisme. Les experts estiment qu’elles sont plus dangereuses que les hommes.
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NaliahNaliah   05 août 2013
Ca ne sert à rien de s'enfuir devant ce qui vous terrorise. Mieux vaut regarder en face et marcher dans sa direction. C'est une espèce d'instinct. Transofrmer sa peur en fureur.
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BlackKatBlackKat   03 juillet 2017
Je n’ai jamais prétendu valoir plus que les autres, et je ne vois pas ce qui m’obligerait à penser que je vaux moins.
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Videos de Lee Child (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lee Child
De passage à Paris, le grand Lee Child nous a accordé quelques instants pour nous parler de son dernier roman "La cible était française", la dernière aventure de Jack Reacher
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