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EAN : 9782253103479
384 pages
Le Livre de Poche (18/05/2022)
3.64/5   35 notes
Résumé :
À l’été 1988, Richard Chizmar, récemment diplômé de l’université, retourne à Edgewood, sa ville natale, dans le Maryland, pour préparer son mariage et se lance dans une carrière d’écrivain, bien loin de se douter qu’il plonge au cœur d’une histoire d’horreur. Les corps mutilés de plusieurs jeunes filles disparues sont retrouvés. Les preuves conduisent la police à l’hypothèse terrifiante qu’un tueur en série sévit dans cette banlieue tranquille. Un couvre-feu est déc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Dans une petite ville américaine, quatre jeunes filles vont être assassinées en l'espace de quelques mois en 1988.
Ce fait divers nous est raconté par l'auteur, originaire de cette petite ville et présent sur les lieux au moment des faits, alors qu'il venait de terminer ses études et était sur le point de se marier, tout en tentant de percer comme écrivain.
Il choisit de nous raconter cette tragédie et la manière dont les habitants l'ont vécue.
Ce roman est à mi-chemin entre un roman policier et une description des moeurs d'une ville et représentative d'une époque.
J'ai beaucoup aimé suivre les débuts professionnels de Richard Chizmar, qui, plus tard, écrira un roman avec Stephen King, et il est intéressant de voir son implication dans l'enquête.
La fin apporte une touche d'inattendu dans une histoire policière classique.
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Natasha Gallagher. Kacey Robinson. Madeline Wilcox. Cassidy Burch. Quatre noms et autant de victimes du Croquemitaine, ce tueur qui a sévi à Edgewood, petite ville américaine, en 1988. « Quatre innocentes jeunes filles assassinées. Quatre familles déchirées. Une ville prise en otage par un malade mental sans visage, un monstre bien plus effrayant et maléfique que tous ceux dont mon imagination peuplait mes histoires. » (p. 14) Peu après le premier meurtre, Richard Chizmar retourne chez ses parents, à Edgewood, pour préparer son mariage avec Kara. Il passe ses journées à écrire, bien décidé à devenir un écrivain d'horreur aussi célèbre que Stephen King. Mais ce retour dans sa ville natale est étrange. « Je n'arrivais pas à accepter comme réel le fait qu'une fille que je connaissais – même un peu – avait été tuée en haut de la rue où j'avais grandi. Cela ressemblait à un cauchemar. » (p. 52) Pendant des mois, avec son amie journaliste Carl Albright, il cherche à percer l'identité du tueur, d'autant plus que ce dernier semble le suivre. le Croquemitaine pourrait-il être quelqu'un d'Edgewood ? Un voisin ? « Qu'étais-je en train de faire, de toute façon ? Malgré mon diplôme tout neuf, je n'étais pas journaliste. Je ne travaillais pour aucune publication. Je n'avais pas de contrat pour écrire un livre. [...] J'étais simplement curieux. » (p. 74)

Moi qui ne suis pas friande des récits de type true crime, je me suis laissé happer par celui-là parce qu'il se lit comme un roman. le sujet est atroce, mais traité sans voyeurisme. Il est fascinant de lire l'entretien final de l'auteur avec le coupable, arrêté plus de 30 ans après les crimes. Pas étonnant que Richard Chizmar et Stephen King soient amis et respectent mutuellement le travail de l'autre : ils partagent le même talent pour dépeindre l'Amérique banale, soudain frappée par l'horreur. de ces deux auteurs, je vous conseille Gwendy et la boîte à boutons. Et de Richard Chizmar dont je prends un grand plaisir à découvrir l'oeuvre, je vous invite à lire la suite de ce roman à quatre mains, ici écrit en solo, La plume magique de Gwendy.
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Croyant découvrir un banal roman policier, j'ai été surprise de constater que ça n'en était pas vraiment un.

Il m'aura fallu quelques pages pour m'en rendre compte.

Ici nous sommes clairement en présence d'un excellent documentaire à la manière d'un True Crime. Car oui, tout semble vrai dans cette histoire et on peut largement s'y tromper avec les photos des lieux, des protagonistes qui se trouvent à la fin des chapitres.
Mais clairement dit, il s'agit d'une fiction très bien construite puisque je me suis faite avoir! J'ai même cherché sur le net cette histoire qui semblait vraie !

L'auteur tient son propre rôle, celui d'un jeune homme aspirant romancier, qui rentre chez ses parents avant de se marier.
A Edgewood, sa ville natale, des jeunes filles vont être retrouvées mortes et mutilées après avoir disparues.
Le jeune Chizmar va assister au déroulement de l'enquête et à la psychose qui va s'installer.

Le lecteur est très vite plongé au coeur des investigations et on devient aussi parano que les habitants.

Un petit côté voyeuriste decomplexant que l'on a tous connu quand on s'intéressait aux grandes affaires criminelles relayées par les médias.
Un très bon travail journalistique qui m'aura captivée jusqu'au bout.
Une autre approche pour les fans de True Crime.
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Auteur, éditeur avec sa propre maison Cemetery Dance, scénariste, ami de Stephen King avec qui il a coécrit Gwendy et la boite à boutons, Richard Chizmar a voulu rendre hommage à la petite ville qui l'a vu naître, ainsi qu'à ses habitants et ses coutumes locales. Partant d'un fait-divers de 1993 où un homme baptisé « le peloteur fantôme » s'introduisait chez les femmes seules pour les regarder dormir, il imagine l'itinéraire d'un tueur en série qui enlève des jeunes filles pour les tuer et les mutiler. L'assassin, d'une discrétion incroyable, parvient à déjouer les plans de la police, se joue du couvre-feu et des patrouilles de nuit. Certaines superstitions refont surface, on murmure qu'il ne serait pas humain. Chizmar se pose en narrateur et journaliste, relate les évènements, interroge les témoins, fournit une abondante iconographie afin de rendre ce croquemitaine encore plus réel. le résultat est ce roman étonnant, véritable chronique policière brillamment conçue, et dont on pourrait sans peine imaginer qu'elle s'est réellement produite sans le petit mot d'avertissement de l'auteur en début du recueil. C'est aussi, à l'instar de King avec sa ville (imaginaire cette fois) de Derry, une manière de décrire la vie typique dans les petites villes américaines, ses habitudes et ses travers, ses secrets bien cachés. Par certains aspects, on pourrait également se croire dans un roman de Linwood Barclay lorsqu'on connait le penchant de l'auteur pour les récits au sein d'une même cité et sa description des autochtones.
Je remercie les éditions du Livre de Poche pour leur confiance.
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Voilà un livre très surprenant dans sa forme et son contenu. D'abord, c'est écrit en forme de témoignage avec le déroulement et les photos selon les périodes. Attention, ne pas regarder les photos par anticipation, sinon vous connaîtrez le coupable ! Ensuite, on sent tout au long de la lecture que l'auteur raconte de vrais souvenirs d'enfance, et au milieu de tout ça... des meurtres. C'est un livre très inhabituel et très intéressant. L'auteur se dévoile beaucoup dans ce livre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
« Qu’étais-je en train de faire, de toute façon ? Malgré mon diplôme tout neuf, je n’étais pas journaliste. Je ne travaillais pour aucune publication. Je n’avais pas de contrat pour écrire un livre. […] J’étais simplement curieux. » (p. 74)
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Le dernier soir de juillet, je me tenais au bout de mon allée, les yeux tournés vers le haut de la rue pour observer un régiment de nuages noirs défilant à l'horizon. Le mois avait jusqu'ici été tranquille dans la ville d'Edgewood, mais je sentais que paix et calme ne tarderaient pas à trouver leur terme. Un orage se prépare. Ces quatre mots résonnaient dans ma tête depuis des semaines.
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« Quatre innocentes jeunes filles assassinées. Quatre familles déchirées. Une ville prise en otage par un malade mental sans visage, un monstre bien plus effrayant et maléfique que tous ceux dont mon imagination peuplait mes histoires. » (p. 14)
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Si le travail accompli par Chizmar m'a appris une chose, c'est que patience et espoir l'emportent au bout du compte sur méchanceté et indifférence. Presque tout le temps.

Préface de James Renner p.12
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« Je n’arrivais pas à accepter comme réel le fait qu’une fille que je connaissais – même un peu – avait été tuée en haut de la rue où j’avais grandi. Cela ressemblait à un cauchemar. » (p. 52)
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