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EAN : 9782357071438
160 pages
La Fosse aux Ours (17/01/2019)
4.06/5   73 notes
Résumé :
Ernesto est astronome dans le modeste observatoire de Quidico au Chili. Il étudie les nuages de Magellan, une galaxie naine. Il vit seul dans ce territoire mapuche avec son chat, Le Crabe et Walter un vieux télescope peu performant. Lors d'un voyage à Santiago, dans l'espoir de trouver le financement pour une pièce (lame de Schmidt) de son télescope défectueux, Ernesto ne peut s'empêcher de visiter le musée de la Mémoire où une photo de Paulina, sa fiancée disparue ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
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HordeduContrevent
  25 mars 2021
J'ai la sensation que ce livre est contenu dans cet extrait : « Embrasser, c'est exactement ça, j'ai poursuivi. C'est tenir en même temps ce qui est proche et ce qui est lointain. C'est ça, embrasser. » Il y a mille et une façons d'embrasser. En tourbillon, en aller et retour, en effleurant les lèvres tout en plongeant dans les yeux de son partenaire, de façon pudique, de façon contemplative et méditative, de manière intense comme si notre vie en dépendait…d'ailleurs la première scène est un baiser, un baiser métaphorique, Ernesto tournant autour du musée de la mémoire de Santiago, inlassablement, pour à la fois être proche de son fantôme contenu à l'intérieur de ce musée et en même temps pour essayer de comprendre, de prendre du recul…Tourner autour...S'en approcher, s'en éloigner…
Embrasser un paysage, embrasser un fait, embrasser un événement, embrasser une personne, avec ce mélange magique à la fois d'intimité et de pudeur, tel est à mes yeux l'objet de ce livre poétique et délicat. En effet, à sa lecture, nous embrassons les magnifiques paysages de Santiago, de Valparaiso, de l'île aux morts, de Quidico souvent en surplomb, à la fois avec proximité et recul, les observer dans leur immensité pour mieux regarder à l'intérieur de soi ; nous embrassons les constellations qu'observe Ernesto à l'aide de son télescope, constellations à la fois si proches, dont l'intimité donne des noms étonnants (la nébuleuse de la Tarentule par exemple), et en réalité si lointaines ; nous embrassons les secrets et les failles qu'ont vécu Ernesto et Ema lors de la dictature chilienne de Pinochet, nous comprenons l'horreur de ces faits immédiatement et pourtant un voile de pudeur y est déposé. C'est présent tout en étant accepté avec distance, c'est là sans aucun détail superflu. Juste évoqué et pourtant, nous le sentons, terriblement lourds. Ernesto et Ema qui se rapprochent, se fuient, et finissent par s'embrasser. Telle une danse. le livre démarre et finit dans un tourbillon amoureux délicat. Deux boucles enchainées, l'une prenant le relais de l'autre.
Ce livre est la rencontre à Santiago, au musée de la mémoire, entre un homme, Ernesto, qui vit avec Crabe et le bon vieux Walter dans son modeste observatoire à Quidico, en territoire Mapuche. Crabe et Walter, à savoir son chat et son télescope. Et Ema, jeune femme à la mystérieuse fossette. Cette rencontre me fait penser aux astres qu'observe Ernesto, ces astres éloignés qui, parfois, rarement, par le fruit du hasard, se percutent. Se rapprochent et s'éloignent, se rapprochent de nouveau. Deux êtres en souffrance, blessures soignées l'un par l'observation des étoiles, l'autre par la danse. Soignées par les tourbillons.
Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce livre est l'écriture épurée, poétique, cette façon élégante de relater les événements avec pudeur, presque l'air de rien alors que nous le sentons : sous ces apparences calmes se cachent de profondes douleurs. Ça crie, en silence et en retenue. Je retrouve cette délicatesse avec les livres asiatiques, japonais particulièrement. Oui, ce livre semble avoir été écrit par un japonais. Un japonais dans la torpeur chilienne. C'est un beau récit qui nous parle d'amour, de résilience. Je ressors de cette lecture éblouie.

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berni_29
  25 juillet 2020
Partiellement nuageux, c'est l'histoire d'Ernesto, astronome dans le modeste observatoire de Quidico, au Chili, en plein territoire mapuche. Son univers est partagé entre deux paysages, celui de l'Océan Pacifique le jour, celui des constellations la nuit...
C'est une lumière crue dans un ciel parfaitement bleu qui parfois devient partiellement nuageux, la pluie peut venir alors...
C'est un récit où les paysages agissent comme une sorte de miroir, où regarder le ciel peut emmener à l'intérieur de soi.
Ernesto a pour seul compagnon son chat qu'il appelle "Le Crabe", et Walter, son télescope. Mais ce dernier est vieux, a perdu de sa performance, il est encore possible pour Ernesto d'observer Saturne, la division de Cassini, de Titan, et aussi des mers lunaires, celles du Serpent , du Froid, des Dangers, des Humeurs ou le Marais des Épidémies,- ah ! tant de noms emplis de vertiges et d'enchantements -, mais désormais il lui est impossible d'aller scruter du côté des nuages de Magellan et puis d'une nébuleuse au nom étrange de Tarentule. Il fallait changer cette foutue Lame de Schmidt, une lentille indispensable pour que le vieux télescope retrouve de sa superbe.
Pour cela Ernesto a monté un dossier de demande de subvention et se rend à Santiago du Chili, au bâtiment de la Fondation, pour bien s'assurer de son instruction auprès des services compétents.
Au cours de ce bref séjour à Santiago, les pas d'Ernesto errent du côté du palais de la Moneda, la Plaza de Armas, le parc Quinta Normal, le centre culturel de Matucana et dans son prolongement le célèbre Musée de la Mémoire, dédié aux disparus... Les pensées d'Ernesto vagabondent, les nôtres aussi... Les fantômes de la dictature resurgissent. Nous sommes quelques années après cette sale période, cette tache indélébile dans l'Histoire du pays, le Chili continue de panser ses plaies dont certaines ne se refermeront jamais.
Ernesto se souvient... Paulina, son visage, son rire, le bruit des pas des colombes à bec jaune trottinant sur le toit en tôle de l'immeuble où ils habitaient...
C'est là, devant le mur des photographies des disparus, devant le visage de Paulina, qu'il fait la connaissance d'une jeune femme, Ema...
Les disparus ont des histoires multiples, comme autant de constellations dans le ciel... Toutes pareilles, chacune unique...
J'ai particulièrement aimé ce roman tout en pudeur et poésie, empli d'humanité et de mélancolie.
J'ai aimé les silences d'Ernesto et d'Ema, leurs déambulations dans les rues de Valparaiso, tandis que les échos du passé cognent sans cesse aux portes de leur mémoire.
Ernesto est partagé entre le souvenir de Paulina et la joie spontanée d'Ema dont le sourire se perd parfois au loin. Est-ce désormais un nouveau chemin possible ?
Ce sont deux êtres blessés qui ont tu leur douleur chacun à sa manière, Ernesto par l'observation des étoiles, Ema par la danse.
Chacun voudrait connaître l'histoire de l'autre, mais dans ce dédale où les voix des disparus sont encore présentes, ils ont simplement encore besoin de s'apprivoiser.
Pendant toute la lecture de ce récit, une chanson de Victor Jara, Te recuerdo Amanda, me trottait dans la tête comme ces colombes au bec jaune sur le toit en tôle, Victor Jara, emprisonné et torturé à l'Estadio Chile, assassiné par la junte militaire...
J'ai aimé aussi Diego l'artiste mapuche qui construit des totems et les plante en direction de l'Île des Morts, comme pour conjurer un sort. J'ai aimé son regard bienveillant posé sur Ernesto. En filigrane, nous devinons une culture indienne menacée, quelques phrases sont là pour dénoncer les terres ancestrales enlevées peu à peu aux mapuche...
Ici j'ai aimé retrouver les mots d'Antoine Choplin, merveilleux peintre des grands espaces de l'âme comme de la nature, dans ce récit concis et d'une pure beauté.
Antoine Chopin avec un ton juste et délicat sait dire le temps qui passe, la mélancolie, les blessures anciennes, la fulgurance de la joie, l'immanence de l'instant...
Se perdre dans les étoiles, y noyer un chagrin, une douleur, tenter de guetter le passage d'une comète... La nature est présente, qu'elle vienne par le ciel ou la mer, par le jour ou par la nuit. Elle est presque un personnage à part entière.
Une fois refermé ce petit récit de cent-trente-cinq pages, la puissance évocatrice de l'amour, de l'horreur, des souvenirs, de la résilience... résonne comme un coup au ventre. Totalement lumineux !
« Te recuerdo Amanda
La calle mojada
Corriendo a la fábrica
Donde trabajaba Manuel. »
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fertiti65
  16 juillet 2021
Un grand merci à @hordeducontrevent d'avoir fait une si belle critique qui m'a donné envie de lire ce livre. Un roman poétique, ciselé qui me fait penser à de la littérature japonaise. Un sujet grave puisque le récit se situe après la dictature de Pinochet. C'est une douleur sourde que l'auteur Antoine Choplin nous décrit.
Ernesto est astronome, il vit au Chili en territoire Mapuche à Quidico. Il habite avec "Le Crabe" son chat et Walter son télescope vieillissant. C'est pour ce dernier qu'il se rend à Santiago pour avoir une aide pour financer une pièce de son télescope : la lame de Schmidt. Il en profite pour visiter le musée de la mémoire, hommage aux disparus sous la dictature de Pinochet. Ernesto a lui-même perdu sa fiancée Paulina et s'en remet difficilement. de cette visite, il va rencontrer une jeune femme Ema, qui elle aussi a des disparus à pleurer. Ensemble, ils vont essayer de surmonter ce passé douloureux.
Malgré le sujet, on passe un très bon moment avec ce court récit. L'écriture est magnifique, poétique, douce et d'une lenteur digne des auteurs japonais.
Un bien beau roman que je vous recommande.
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Cigale17
  22 avril 2022
Ernesto Guttierez se rend au palais de la Moneda dont il fait plusieurs fois le tour en marchant d'un bon pas, attirant ainsi l'attention des gardes de sécurité. Astronome de son métier, Ernesto a fait un long voyage de Quidico jusqu'à Santiago pour honorer un rendez-vous pris un mois plus tôt : il a demandé à la Fondation le remplacement de la lame de Schmidt nécessaire pour que, avec Walter, son vieux télescope des années 50, il puisse observer Magellan et continuer ses travaux. Déception ! Non seulement la lentille n'est pas arrivée, mais le dossier est au point mort. Comme il lui reste pas mal de temps avant de reprendre l'autobus qui le ramènera chez lui, il se promène en ville, et ses pas le portent, sans qu'il en soit vraiment conscient, jusqu'au musée de la Mémoire. Pourtant, il estimait ne plus rien avoir à y faire depuis qu'il avait reconnu Paulina sur une des photos du mur des disparus…
***
Partiellement nuageux, un roman d'Antoine Choplin, rappelle des événements historiques, d'abord sans y toucher, si j'ose dire, avant de nous plonger au coeur des conséquences qu'ils ont eues sur les Chiliens, quelle que soit leur appartenance politique. Ainsi, les horreurs de la dictature de Pinochet resurgissent dans l'esprit du lecteur qui suit les pas d'Ernesto grâce à l'évocation de bâtiments : le palais de la Moneda, d'abord, et la mention de la porte par laquelle « on avait évacué le corps sans vie d'Allende » quarante ans plus tôt, puis le musée de la Mémoire où se trouve le fameux mur des disparus, empli de photos des victimes de la dictature, de celles que l'on n'a jamais retrouvées. Antoine Choplin suggère magnifiquement le trouble et la douleur qui envahissent Ernesto au souvenir de Paulina, devant ce mur qui l'attire et lui fait horreur en même temps. C'est devant ce mur qu'il voit Ema pour la première fois, bouleversée elle aussi par cette expérience. Ils vont se plaire, entamer une relation délicate, se perdre et se retrouver. On comprend vite qu'Ema aussi porte une douleur. Tous les deux sont avares de mots, prudents, marqués à vie. En plus des traumatismes toujours très présents, Antoine Choplin survole plusieurs des thèmes qui effleurent le quotidien des Chiliens : l'expropriation des Mapuches, les excès de l'industrie forestière, l'omniprésence de la police, etc.
***
L'écriture d'Antoine Choplin est fine, subtile, précise et poétique. Ernesto, narrateur à la première personne, nous fait part avec pudeur des ses sentiments, nous fait partager la beauté des paysages, le réconfort qu'il trouve parfois dans le travail manuel, l'affection qu'il porte à Crabe, son chat… J'ai été particulièrement sensible à une métaphore que l'on retrouve plusieurs fois et dont toute la puissance ne s'est révélée pour moi qu'à la fin. Depuis la rive, Ernesto distingue l'île aux Morts, mais pas toujours, cela dépend en fait de la luminosité. Cette présence presque fantomatique de l'île rappelle le souvenir plus ou moins présent de Paulina qui tantôt habite Ernesto, tantôt s'estompe. Mais les totems que construit Diego, l'artiste mapuche, regarderont indéfiniment et sans siller l'île aux Morts, comme d'autres le mur des disparus. Un superbe roman dont je peine à rendre la délicatesse.
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Zakuro
  25 juillet 2019
J'ai fait ici la très belle rencontre d'Antoine Choplin et du Chili. Je sors de cette lecture totalement captive et émue par la simplicité et la spontanéité des personnages aux prises avec les fantômes de la dictature de Pinochet. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas lu d'ouvrage se rapportant au Chili depuis les romans d'Isabel Allende avec la Maison aux esprits. J'ai été touchée par la brièveté de ce beau texte qui entrelace la naissance d'une délicate histoire d'amour individuelle avec l'histoire politique du Chili.
C'est un flirt amoureux qui s'invite et s'esquive car il n'ose pas encore se libérer totalement du passé. le musée de la mémoire de Santiago qu'Ernesto et Ema fréquentent tous les deux tient une place importante dans leur histoire personnelle. J'ai aimé suivre leurs pas en même temps qu'ils font connaissance au gré de leurs promenades. Comme Ernesto et Ema j'ai voyagé, j'ai vu et ressenti l'intensité d'une pérégrination qui prend la forme d'un pardon et d'une réconciliation.
Ce texte a la beauté résistante d'une fleur des tropiques sous le climat des culpabilités et de l'inavouable. Il m'a touchée par sa sincérité.
Les moments paisibles dans le cadre presque idyllique de Valparaiso et de la Sebastiana, lieu d'hommage au poète assassiné Pablo Neruda, contrastent avec le climat plus rude du sud-Chili. C'est dans ces montagnes que vit Ernesto avec son ami Diego, paysan Mapuche et sculpteur des totems de l'immense cimetière marin de tous les disparus du Pacifique.
J'ai été totalement conquise par l'écriture lumineuse d'Antoine Choplin cristallisant la fragilité d'un éphémère qui peut s'échapper à tout moment. le texte est poétique, doux et vaporeux mais immensément fort et puissant à l'image des totems de l'Ile aux morts.
Tout simplement un chef d'oeuvre de concision et de beauté.
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critiques presse (1)
Culturebox   16 janvier 2019
Un court roman plein d'humanité et de mélancolie mêlée de joie, mettant sur le devant de la scène la puissante beauté de la nature, et la pudeur des sentiments.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
berni_29berni_29   25 juillet 2020
J'ai ouvert mon cahier d'oiseaux. C'était un petit cahier grand format où je dessinais au crayon des oiseaux étranges, nés de mon imagination. Je faisais ça depuis plusieurs années, sans savoir d'où ça me venait. J'y m'étais du soin. On pouvait y voir les oiseaux sous différents angles, posés ou en vol, se nourrissant, avec en plus, des vues détaillées d'une partie de l'anatomie. Les croquis étaient presque toujours accompagnés de petits textes qui le plus souvent n'avaient rien à voir avec l'oiseau lui-même mais qui se mêlaient au dessin. Des textes vaguement poétiques si c'est pas trop crâner de le dire comme ça.
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diesiremdiesirem   24 mars 2021
Et maintenant, les fesses sur mon talus, au beau milieu de la nuit, avec les repères sens dessus dessous, je me sentais plutôt bien.
Seule la fraicheur était devenue inconfortable. Je n’arrivais plus à me réchauffer en me frictionnant les bras.
J’ai pensé à un manteau.
Un grand manteau posait sur mes épaules. Un que je venais de m’inventer mais ça m’empêchait pas d’y croire pour de bon, tellement je pensais bien à lui.
Et juste après, j’ai pensais aussi à tout ce qui comptait et qu’on pourrait mettre à l’abri là-dessous, sous les longs pans du manteau. Tout ce qu’on pourrait rassembler là, bien contre soi et qui tiendrait chaud.
J’ai senti mon cœur battre un peu plus fort. Ça n’a duré qu’un instant. Après, il a dû se remettre à battre juste comme il faut. Parce que tout était là, tout avait trouvé sa place sous le manteau.
Et maintenant, ce qui me brouillait la vue, il m’a semblé que c’était ni le spectacle du feu ni la morsure du froid. C’était plutôt comme de la joie.
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HordeduContreventHordeduContrevent   24 mars 2021
Ça oui, en regardant la photo de Paulina au verre de vin, j’avais longtemps retrouvé le bruit des colombes sur le toit. Et maintenant, j’avais beau me coller le nez dessus tous les jours, je voyais bien comme tout cela s’effaçait doucement. Ce n’était pas le souvenir qui s’effaçait, mais plutôt ce qui fait du souvenir un espace qui peut encore se remplir de réalité. Bien sûr que je me rappelais les colombes, mais le cliquetis des colombes marchant sur le toit, ça, j’arrivais plus à l’entendre pour de bon. Ça me rendait ni triste ni joyeux, c’était juste comme ça.
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spleenspleen   28 janvier 2022
Avec la lumière qui déclinait , il m'a semblé que les paysages immenses se ramassaient autour de moi. Le monde s'effaçait en même temps qu'il venait se coller à moi et me serrer dans ses bras. Me voilà à présent comme un trou noir de pacotille, c'est ce que j'ai pensé. Lourd et flottant à la fois, sombre cannibale de tout ce qui brille.
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HordeduContreventHordeduContrevent   24 mars 2021
Embrasser, c’est exactement ça, j’ai poursuivi. C’est tenir en même temps ce qui est proche et ce qui est lointain. C’est ça, embrasser.
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Videos de Antoine Choplin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Choplin
http://www.librairiedialogues.fr/ Julien de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur de la rentrée littéraire 2015 : Une forêt d'arbres creux d'Antoine Choplin (La fosse aux ours), Il était une ville de Thomas B. Reverdy (Flammarion), Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh Mc Keon (Belfond) et La mer, le matin de Margaret Mazzantini (10-18). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Marion le Goascoz.
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