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EAN : 9782081279407
Éditeur : Flammarion (28/12/2011)
4.17/5   3 notes
Résumé :
Tristement célèbre depuis le génocide rwandais de 1994, la région des Grands Lacs d'Afrique demeure très peu connue. Découverts à partir des années 1860, les royaumes situés près des sources du Nil s'inscrivaient dans une histoire pourtant ancienne : établis depuis le XVIe siècle au moins, ils structuraient un peuplement complexe de langues bantu, maîtrisant agriculture, élevage et métallurgie depuis deux millénaires. Au contact des colonisateurs allemands, britanni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Fifrildi
  25 juin 2018
J'adore l'Ecosse, la Sibérie me fascine et puis il y a la région des Grands Lacs africains. C'est le « pays » de Dian Fossey et des gorilles. de fait, je m'intéresse particulièrement à la région du Parc National des Virunga (RDC). J'avais envie d'en savoir plus sur l'histoire de cette région.
Après quelques recherches, je suis tombée sur ce livre qui a remporté le prix du festival des « Rendez-vous de l'Histoire » de Blois en 2000. J'ai trouvé qu'il était bien structuré et riche en informations : notes, bibliographie sélective, cartes, listes dynastiques et deux index.
Il date peut-être un peu me direz-vous mais c'est surtout l'époque pré-coloniale qui m'intéressait. L'Histoire de l'Afrique avant la déferlante des explorations et autres affreusetés.
L'auteur explique les légendes, la constitution des royaumes monarchiques, l'évolution des sociétés (sans argent), les rituels, ... c'est vraiment intéressant. Il détricote aussi les différentes théories européo-centristes (comme le mythe hamitique par exemple) sur l'origine des différentes tribus.
Le livre est surtout centré sur le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi.
J'ai découvert tout un tas de choses dérangeantes sur le partage de l'Afrique, la création des frontières, la christianisation forcée, l'exploitation des peuples,… la liste est bien longue. La colonisation est une chose effrayante et ses conséquences posent question.
Explorer, oui. Rencontrer d'autres cultures, oui. Mais s'approprier la terre et ses richesses, imposer sa culture, sa religion, son mode de vie, … je dis non.
Le colonialisme c'est l'intolérance incarnée.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   25 juin 2018
Aux catéchistes, aux instituteurs, aux maçons, aux commerçants, aux artisans, aux migrants riches d'expériences nouvelles, les autorités civiles et religieuses préféraient le paysan idéal, soumis et attaché à sa terre, présent aux corvées et à la messe, et, au-dessus de tout, l'aristocrate bien né, autoritaire avec ses gens et attentif aux injonctions des Blancs.
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FifrildiFifrildi   12 juin 2018
Comme l'observe Agnès Lainé, des "anthropologues se croient fondés à réagencer des populations réelles en vue de reconstituer des populations ancestrales théoriques", alors que les historiens "recherchent la dynamique avec laquelle ces populations se sont organisées pour vivre ensemble dans un milieu donné et devenir ce qu'elles sont".
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FifrildiFifrildi   21 juin 2018
Être tutsi ou être hutu, dans le cas du Rwanda et du Burundi, n'a pas le même sens en 1994, au moment du génocide, en 1894, quand les Blancs arrivent, en 1794, quand les anciens royaumes sont presque à leur apogée, en 1594, quand ils commencent à se structurer... Et auparavant, depuis quand emploie-t-on ces deux termes? Quelle archéologie sociale pourrait nous apprendre le moment de leur inscription dans le paysage humain de la région, avant leur inscription sur des cartes d'identité?
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FifrildiFifrildi   22 juin 2018
L'ouverture au monde, incarnée par les caravanes des traitants, déclenche aussi l'accès à un "marché commun" des microbes. Un véritable engrenage complexe entraîne une véritable crise écologique et démographique entre 1890 et 1930. [...]
Les effets démographiques de ces crises répétées ont été énormes : la maladie du sommeil a fait plus de deux cent mille morts en Ouganda, elle a sans doute emporté la moitié de la population de la plaine de la Rusizi (à l'ouest du Burundi) entre 1905 et 1914.
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FifrildiFifrildi   22 juin 2018
Il est vrai que le colonisateur trouvait plus d'avantages à diviser et de plaisir à faire la morale que de raisons d'essayer de comprendre.
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Video de Jean-Pierre Chrétien (3) Voir plusAjouter une vidéo

Tutsis, Hutus ou l'histoire d'une haine programmée
Tutsis, Hutus ou l'histoire d'une haine programmée, entretien de Frédéric BARREYRE avec Jean Pierre CHRETIEN, historien et chercheur au CNRS. Origine de la fracture Hutus/Tutsis. Histoire des clans. Fondation des monarchies claniques sur la pastoralité (importance des vaches), aristocratie Tutsi. Dans l'histoire du Rwanda il n'y a pas de traces de guerre ethnique Hutus/Tutsis mais de petits...
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