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ISBN : 2709633280
Éditeur : J.-C. Lattès (06/02/2013)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le 4 janvier 2001, Kim Karlsen, âgé de cinquante ans, se réveille un matin dans une chambre d’hôtel au nord de la Norvège. Il ne se souvient de rien. Il ne le sait pas encore, mais il est mort. Dans un univers à la fois surréaliste et onirique, situé dans des paysages âpres et parfois surnaturels, Kim évolue dans une vie après la mort et croise des silhouettes familières, certaines déjà rencontrées dans d’autres romans de l’auteur, comme Fred, dans le Demi-Frère (La... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
mesrives
  03 janvier 2016
Passage à trépas et portrait d'un doux dingue, fragile et rêveur, Kim Karlsen.
En prologue, un de ses courriers signé Paul adressé à l'un de ses amis, tous fans des Beatles...
Suit alors une déambulation dans le labyrinthe des couloirs d'un hôtel, où le héros progresse "vierge et vide" car Kim est mort en ce 4 janvier 2001 et, amnésique à son réveil...
Une longue ballade, en compagnie de Kim, débute dans les paysages glacées, froids et bleues des îles Vesteralen dans les fjords du nord. de la Norvège.
Un passeur l'attend au bout d'un ponton.
Dans son périple, le héros va croiser les personnages emblématiques de sa vie, assister aux spectacles des événements qui l'ont marquée (notamment dans les années 70), lui permettant de reconstituer une identité.
Une ballade écrite comme un panégyrique fantastique relatant ses aventures.
Mais la ballade dans l'au delà s'achève après avoir réussi la traversée du Styx.
La première partie "The end" est close.
Succède alors à cette période, un nouveau temps, matérialisé par des sous parties ( Et d'un, Et de deux, Et de trois) où à lieu l'irruption de ses trois amis Gunnar, Ola et Sebastian, interrompus chacun à leur tour dans leur quotidien à l'annonce du décès de Kim en ce 5 janvier 2001.
Sous-parties, elles-mêmes entrecoupées par des tranches de vie de Kim éclairant des recoins cachés.
La boucle est bouclée, définitivement ancrées dans le réel, les obsèques ont lieux avec un hommage à l'amitié, un au revoir à l'ami retrouvé.
Dans ce roman particulier, à la structure étudiée, j'ai aimé flotter dans les limbes, me laisser porter dans un univers onirique, aux lisières du fantastique, proche de celui de Sjon.
Une découverte poétique et, la rencontre avec un auteur que je ne connaissais pas.
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Bellonzo
  22 décembre 2013
Je vais dévoiler la dernière partie de ce livre.Quelle mouche m'a donc piqué?Je n'ai jamais fait ça mais la lecture du roman Obsèques est une aventure qui a pris pas mal de temps de ma précieuse vie.Les lecteurs, rares, de Lars Saabye Christensen, enfin les éventuels lecteurs ont le droit de savoir.J'ai acheté ce livre parce que cet auteur norvégien m'a séduit avec Beatles et un peu moins avec le modèle,Liverposlo ,Tableaux d'une exposition .La couverture m'avait aussi bien plu,Magical mystery tour oblige et les chapitres nommés comme des chansons des Beatles.C'est sûr,j'allais me régaler.Mais voilà,les choses n'ont pas été aussi simples.
Sur 412 pages,280 environ m'ont considérablement fatigué.Kim est mort à 50 ans dans un hôtel du Nord norvégien,ce qui fait pas mal de nords et explique que j'ai perdu le mien un bon moment.Kim Karlsen est donc mort,mais il ne se souvient de rien. Non, suivez s'il vous plait.Il faut vous dire que la lecture de Beatles,remontant à trois ans,j'avais oublié que Kim était l'un des quatre membres du groupe rock héros de ce génial roman.Déjà là,je vous aide un peu,bande de veinards.Les deux premiers tiers du livre, Christensen les a voulus ainsi,très oniriques,surréalistes,comme le furent les Beatles de I'm the walrus ou Strawberry fields forever.Alice et Lewis Carroll ne sont pas loin non plus.Plus ahurissant encore,Kim aurait volé un diplôme décerné au cinéma de cettre ville du Nord très nordique,lequel diplôme récompensait la meilleure recette mondiale des entrées du film La mélodie du bonheur.Attention,j'en vois qui ne vont pas finir cet article pourtant limpide.
le mode est farfelu,parfaitement hermétique par instants,mais peut-être ai-je dormi un peu.Mais sûrement vous avez mieux à faire,vous ennuierais-je?J'abrège."Arrivé à la moitié du parcours le funambule s'aperçut que le fil n'allait pas plus loin".Cette citation superbe sera ce que j'ai essentiellement retenu des deux premers tiers d'Obsèques.Ne faites pas cette tête d'enterrement, j'ai bientôt terminé.Après ces heures de lectures,hachées menues à raison de trois pages ici,quatre pages là,on en vient aux funérailles,de belles funérailles sous la pluie avec très peu de gens,une ex-épouse,une fille que Kim avait un peu oubliée,un ancien copain gauchiste puis dealer,puis clochard.Et surtout Seb,Olaf et Gunnar les three restant ce ces Fab Four norvégiens,héros du livre Beatles,abondamment cité.Laborieusement retrouvés dans leurs activités de sexagénaires,bien loin de Sergeant Pepper's,bien las,l'un vaguement fonctionnaire archéologue,l'autre prof ayant depuis lontemps perdu ses cheveux,le troisième sourd,qui lutte contre l'obésité.Fringant,tout ça.
130 pages très belles,de celles,rares,où j'ai l'impression de faire partie d'un bouquin,d'être partie prenante de ce cimetière sous la pluie,tant ces personnages paraissent vivants,tellement humains et pathétiques,auxquels je m'étais déjà pas mal identifié dans Beatles.Il y a des livres dont le tiers valent mieux que cinq tomes entiers d'autres.Obsèques m'a bien sûr inspiré pour Riff ultime, dernière livraison de Des plumes,une histoire d'Olivia. Cessons de persifler,lire Obsèques si on n'a pas lu Beatles, c'est un peu compliqué.Si on l'a lu c'est juste un peu plus simple,pas beaucoup.Mais avec un peu de fantaisie,celle de The fool on the hill,ça vaut le coup.
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Fortuna
  18 mai 2014
J'ai lu il y a quelques années "Beatles" et j'avais beaucoup aimé l'histoire de ces quatre jeunes norvégiens fans des Beatles qui découvrent la vie au rythme de leurs albums, de la drogue, des filles et des idéaux révolutionnaires.
Nous les avions laissé à la fin des années 70, à vingt ans, Kim s'enfuyant de l'hôpital psychiatrique où il était interné.
On retrouve Kim en 2001, mort.
La première partie du livre est assez surréaliste, étant donné qu'il relate les aventures et les rencontres d'un personnage décédé, mais il serait plus accessible si les souvenirs du livre précédent n'étaient pas si lointains...En effet de nombreuses allusions et retours en arrière à la fin des années 60 restent plutôt mystérieuses.
Très bien écrit, une écriture fluide et poétique mais malgré tout un roman un peu décevant.
En deçà de l'univers onirique des chanteurs, le portrait d'une génération déconnectée du réel, d'adultes restés plongés dans des rêves d'enfants, peu capables de prendre des responsabilités...Ils ont vieilli sans murir et trois d'entre eux se retrouvent un beau jour devant la tombe de leur copain d'enfance...
Un conseil pour vraiment l'apprécier : le lire dans la lancée de "Beatles".
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livreclem
  14 mars 2013
Un homme meurt. Dans une première partie il rencontre des protagonistes loufoques, dans la deuxième partie plus intéressante nous avons les réactions de ses proches face à son décès. Un livre qui fait penser aux romans d'Arto Paasilinna
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yv1
  10 mai 2013
Imaginez, vous êtes bloqués sur un lit, incapable de bouger et là, une femme à la voix criarde, ou un homme aviné (au choix selon vos préférences), vous parle sans pause, à peine de toutes petites pour reprendre son souffle : une logorhhée insupportable et vous en pouvez rien faire. vous vous sentez opressés, par ce flot de paroles inutiles qui ne semble mener nulle part si ce n'est à une lassitude pour vos oreilles et vos méninges. Vous y êtes, vous visualisez ? Eh bien, c'est exactement ce qui s'est passé pour moi avec ce roman. Je ne dis pas qu'il ne trouvera pas ses lecteurs comblés, mais moi, il me fatigue. Loin de Paasilinna qui me fait rire avec des digressions drôles et des situations loufoques. Pour reprendre une citation d'un excellent livre lu récemment, Passereles, je préfère les livres "peu épais, persuadé que quelques pages [suffisent] à exprimer l'idée de l'écrivain, le surplus n'étant que verbiage et digressions. [...] Les livres [que j'apprécie relèvent] de la concision, de la ciselure."
Voilà c'est dit, c'est dommage. Maintenant, je vais aller ouvrir deux petits livres très tentants avant un prochain pavé de 500 pages, parce que malgré tout, il m'arrive d'en lire et même d'en aimer !

Lien : http://www.lyvres.over-blog...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   03 janvier 2016
Kim Karlsen est un voyageur sans bagage, un marin sans navire, il est le passager embarqué sur un morse et ils voguent leur propre galère, là où les anges et les sébastes, les alevins et les étoiles, se croisent à mi-chemin, dans la bouche écumante des déferlantes, dans l'escalier mécanique du vent - et salut à vous, pêcheurs échoués, soyez les bienvenus vous qui nous fournissez le chagrin folâtre des vieilles rengaines:

Ne pense pas au lendemain
Suis les vagues jusqu'au lointain
Ne pense pas au lendemain
Suis les vagues jusqu'au lointain
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mesrivesmesrives   02 janvier 2016
Un beau jour, nous avons décrété que le monde était suffisamment grand. On ne connaissait rien de mieux. On y trouvait la place qu'on désirait avoir. Puis le monde a rétréci. A moins bien sûr que nous ayons grandi et soyons devenus plus exigeants. Nous avons agité les bras. A force, les coutures du monde ont craqué et le monde s'est déchiré tout autour de nous.
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mesrivesmesrives   31 décembre 2015
Mon slogan à moi, le voici: le deuil n'a pas d'effet rétroactif. Car, ça au moins on ne peut pas me l'enlever, je ne retire rien et je n'ajoute rien non plus. Je peux apaiser et houspiller, mais je ne touche jamais à ce qui s'est passé. Je me contente uniquement de plonger ma main dans votre temps que je retourne comme un gant. Je suis la lumière rétive qui sur votre négatif chamboule et met tout sens dessus dessous.
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mesrivesmesrives   03 janvier 2016
Dis bonjour aux connaissances communes, si jamais tu en vois. Ah si, une toute dernière chose: les sherpas savent qui ouvre la marche. Monter c'est facile. Descendre, c'est dur. Quand on est arrivé au sommet, on n'a parcouru que la moitié du chemin. C'est Kipa Lama qui l'a dit. Il sait que le plus fort ferme le cortège. Et lui il monte toujours en dernier. Celui qui tient la corde. Celui qui nous tient.
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FortunaFortuna   18 mai 2014
Le grand-père se tait un instant, bancal et mélancolique, comme s'il se souvenait soudain d'un détail important.
- Qu'est-ce que tu fiches ici, Kim ?
Kim Karlsen se retient toujours aux défenses du morse.
- Je ne sais pas, grand-père. Je n'en sais strictement rien.
Le grand-père cache son visage parcheminé dans ses mains, à moins qu'il ne les mette en entonnoir, en porte-voix.
- Retourne là d'où tu viens, murmure t-il. Tu es beaucoup trop en avance. Je t'en supplie !
Mais ils sont déjà loin et il est trop tard pour rebrousser chemin.
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