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Élise Champon (Traducteur)
ISBN : 2702429750
Éditeur : Le Masque (24/11/1999)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 285 notes)
Résumé :
Ah ! les muffins de l'hôtel Bertram... Ils n'ont pas leur pareil. Non plus que le thé, le personnel stylé et les clients, ladies respectables, ecclésiastiques et officiers en retraite qui viennent y retrouver l'atmosphère d'antan...
Vraiment l'hôtel Bertram est plus victorien que nature, et Miss Marple se réjouit d'y passer une semaine. Et pourtant, quelques détails la troublent : cette jeune fille, Elvira, qui s'est amourachée d'un pilote de course peu recom... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  19 février 2015
L'hôtel Bertram, situé dans une rue tranquille de Londres, est un endroit très particulier. On y trouve de vieilles aristocrates maniérées, d'anciens militaires à la retraite, des hommes d'église, quelques touristes américains, de grands feux dans les cheminées d'époque, des thé servis sur des plateaux en argent avec de vrais scones dégoulinants de beurre et de marmelade , du personnel discret et efficace, bref, ça ressemble au bonheur pour des anglais âgés et conservateurs.
C'est d'ailleurs dans ce lieu chargé de souvenirs que miss Marple vient passer deux semaines de vacances.
Un des plaisirs de cet hôtel, c'est de s'installer confortablement dans un des fauteuils du grand salon et de s'imprégner de l'ambiance, de regarder les mille et unes personnes distinguées qui entrent et sortent, d'écouter des petits bouts de conversations anodines, de siroter une gorgée de thé de Ceylan en se remémorant des bribes de souvenirs heureux du temps passé.
Mais cet endroit est-il bien ce qu'il prétend être ?
Tout ça n'est -il pas trop beau pour être honnête ?
Cet hôtel si "british" est un personnage à part entière dans cette histoire qui va nous entraîner dans une enquête originale et palpitante, même si tout se déroule au rythme lent des vieilles personnes, avec élégance, en prenant le temps de savourer chaque instant.
J'ai passé un excellent moment dans ce charmant hôtel désuet.
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PiertyM
  24 juillet 2017
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé les aventures de miss Marple, une vieille femme perspicace, qui se trouve toujours à un moment et à un lieu où se déroulent des choses étranges, meurtres, secrets de famille, course à l'héritage, ce dernier thème occupe une bonne place dans la littérature britannique. Et c'est l'un des thèmes à l'hôtel Bertram. Et le plus intéressant dans ce livre est que l'hôtel Bertram regorge une atmosphère conviviale de la vieille Angleterre aristocratique où le conformisme s'annonce comme un devoir collectif, les habitudes, les tenues sont regardées de tout prêt. Le livre nous fascine dans sa première partie avec les descriptions pointilleuses de l'hotel comme un cadre du confort, de ses habitudes comme le thé servi à cinq heures, et de sa clientèle. Et notre chère miss Marple, assise confortablement sur son fauteuil observe tout et apprend à connaitre chacun des clients même dans leur plus profond secret. Même quand vont surgir les événements étranges, disparition et meurtre, elle partira des indices que lui livre chacun des clients pour dénouer le mystère. Ce n'est vraiment pas la meilleure enquête de miss Marple mais tout de même on passe du bon moment avec elle.
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Biblioroz
  28 février 2019
Dans une petite rue de Londres se niche l'hôtel Bertram où le temps semble s'être arrêté à l'époque édouardienne. Un hôtel bien confortable, tout ce qu'il y a de plus convenable, au délicieux charme d'antan avec son petit côté à l'ancienne. Ses salons d'écritures, son fumoir, ses fauteuils à haut dossier au confort apprécié par des visiteurs qui ne sont plus de la première jeunesse. Son grand hall où le Five o'clock y est servi avec des thés variés de grande qualité et divinement accompagnés de véritables muffins gorgés de beurre.
Y séjournent de vieux militaires, des américains à la recherche d'atmosphère anglaise, des ecclésiastiques, des visiteurs et visiteuses éminemment respectables.
Miss Marple s'est fait offrir un séjour pour y retrouver des souvenirs.
Quel plaisir alors de trottiner derrière elle dans les boutiques londoniennes !
Mais confortablement installée avec son tricot dans sa chambre au papier rose à fleurs, ses drôles de pensées l'amènent à constater que les gens de cet hôtel n'ont pas l'air vrai.
Avec sa discrétion de vieille dame, elle glane ça et là des informations qui seront bien utiles à l'inspecteur-chef Davy, vieux renard à l'allure de péquenaud, lorsque les choses se gâtent.
De ce décor à l'ancienne se dégage une atmosphère nostalgique dans laquelle on se plonge avec délice. Les descriptions nous font voyager dans le temps avec bonheur.
Des dialogues savoureux aux petites touches mordantes propres à l'auteure, des personnages hétéroclites dont un chanoine d'une très grande distraction, des petites réflexions sur le progrès, sur les changements opérés dans ce Londres qui se modernise tout en gardant son inévitable smog : toutes ces petites touches concourent à se saisir de ce petit livre et ne plus le lâcher !
J'ai également été séduite par l'originalité de l'intrigue qui, très rapidement, montre du doigt cet hôtel à la réputation irréprochable et ose en faire le principal suspect.
J'ai constaté que ce petit Miss Marple n'est pas très apprécié et pourtant j'ai adoré, peut-être une envie de m'évader dans cet hôtel au luxe si agréablement désuet.
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MissSherlock
  16 mars 2017
À l'hôtel Bertram est un roman qui nous plonge dans une Angleterre qui n'existe plus. Ou plutôt dans un hôtel où l'on cultive les clichés sur la vieille Angleterre.
On y boit le thé à cinq heures, un vrai thé à l'ancienne mode , bien fort et servi avec de gros muffins beurrés. Les fauteuil sont confortables et installés près d'une cheminée où un un bon feu réchauffe les vieux os des ladies venus faire du shopping à Londres.
On y croise des ecclésiastiques, des militaires en retraites, des vieilles bourgeoises et... Miss Marple.
Et comme Miss Marple est dans le coin, vous savez déjà que des drames vont se dérouler dans ce vieil hôtel d'apparence si paisible.
Plus que l'enquête, qui est tout de même intéressante, c'est surtout la vie à l'hôtel Bertram qui m'a plu dans ce roman. La description du lieu et des moeurs des locataires m'a donné envie de réserver une chambre pour une semaine. C'est tellement british et old fashion, je ne résiste pas !
L'enquête proprement dite n'est pas extraordinaire, un peu trop prévisible, mais il y a tout de même quelques rebondissements. Et puis Miss Marple est amusante même si l'auteur ne l'a pas mise assez en avant à mon goût.
En définitive, À l'hôtel Bertram n'est pas mon roman préféré de l'auteur mais j'ai tout de même passé un très agréable moment.
CHALLENGE AGATHA CHRISTIE
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ninoule69
  13 juillet 2016
Tout commence, comme le titre du roman l'indique, à l'hôtel Bertram, un lieu de séjour londonien, préservé après la Seconde Guerre mondiale. En effet, il n'y a pas que les murs qui semblent avoir survécu aux multiples bombardements de Londres mais c'est tout un art de vivre (comme 30 à 50 années plus tôt). La posture physique, la tenue vestimentaire et le savoir-faire du personnel de ce lieu devenu justement célèbre grâce à une sorte d'immuabilité, sont parfaits ; tous les détails du service et de l'accueil sont soignés au point que le thé, les muffins prennent le goût savoureux de recettes centenaires.
Voilà le décor est planté. Et c'est là que les lecteurs retrouvent Miss Marple venue pour quelques jours à Londres justement pour revivre cette ambiance et redécouvrir la capitale juste pour le plaisir. Mais, comme vous vous en doutez, rien ne se passe comme prévu car beaucoup des rencontres qu'elle fait à l'hôtel vont la conduire à devenir un témoin essentiel, bien malgré elle au départ, d'une organisation diablement bien conçue et face à laquelle "Father", enquêteur chevronné de Scotland Yard, est resté jusque-là en échec.
Ce que j'aime dans ce nouvel opus des aventures de la très célèbre vieille enquêteuse, c'est qu'au début, on entre dans un univers sans comprendre où l'on va, sans qu'il y ait vraiment de délit commis (ni vol ni meurtre dans les 60 premières pages). En fait, Agatha Christie nous embarque habillement dans un univers à la perfection qu'on sait très vite illusoire et préfabriquée, mais la tension repose déjà sur l'étrangeté du lieu et sur le fait qu'on ne sait pas qui va jouer un rôle prédominant dans l'intrigue parmi les personnages qui animent cet univers. Et finalement, de fil en aiguille, un chanoine disparaît puis réapparaît, une jeune héritière encore mineure fait tout pour échapper à ses chaperons, une célébrité (une femme) casse-cou, aventurière, aimant le risque se retrouve confrontée à son passé et le lecteur doit vraiment attendre les toutes dernières lignes pour savoir qui sont les vraies victimes et qui sont les coupables. Très réussi et unique dans la production nombreuse d'Agatha Christie.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   09 septembre 2013
Le cœur du West-End abrite de nombreuses petites rues calmes, inconnues de presque tous, sauf des chauffeurs de taxis qui les traversent avec facilité, et arrivent à Park Lane, Barkeley Square ou South Audley Street.
Si, en venant du parc, vous tournez dans une ruelle sans prétention, et tournez à nouveau une ou deux fois, à gauche puis à droite, vous aboutirez dans une rue tranquille, où se dresse l’hôtel Bertram. L’hôtel Bertram se trouve là depuis longtemps. Durant la guerre, les maisons sur sa droite furent démolies, ainsi que celles, un peu plus loin, sur sa gauche, mais le Bertram fut épargné. Toutefois, il ne put éviter d’être meurtri et marqué de cicatrices (comme diraient les agents immobiliers), mais grâce à une somme d’argent raisonnable, il fut restauré et reprit son aspect original. En 1955, il était précisément le même qu’en 1939, imposant sans ostentation et discrètement coûteux.
La clientèle du Bertram se recrutait, depuis toujours, dans la hiérarchie ecclésiastique, parmi les ladies douairières de l’aristocratie, arrivant de la campagne et les jeunes filles qui, sortant d’institutions coûteuses, retournaient chez leurs parents pour les vacances. « Il y a si peu d’endroits où une jeune fille seule soit en sécurité à Londres, mais bien sûr, le Bertram est tout à fait convenable, nous y sommes allées durant des années. »
Il avait existé naturellement beaucoup d’autres hôtels du même genre que le Bertram. Certains subsistaient encore, mais presque tous avaient été victimes des bouleversements sociaux d’après-guerre.
Il leur fallut obligatoirement se moderniser, s’adapter à une nouvelle sorte de clientèle. Le Bertram aussi avait dû changer, mais cela avait été fait d’une manière tellement habile qu’on ne le remarquait absolument pas au premier coup d’œil.
Au pied des escaliers, menant aux larges portes, se tenait ce qui semblait être, à première vue au moins, un feld-maréchal. Galons dorés, décorations, ornaient sa large poitrine. Son attitude était parfaite. Il vous recevait avec une affectueuse attention alors que vous émergiez d’un taxi ou d’une voiture avec
des difficultés rhumatismales, vous conduisait avec précaution au haut des marches et vous guidait à travers les portes battantes mais silencieuses.
À l’intérieur, lorsque vous visitiez le Bertram pour la première fois, vous éprouviez, avec une pointe d’angoisse, la sensation que vous pénétriez dans un monde disparu. Vous aviez l’impression d’être transporté hors du temps. Vous vous trouviez à nouveau dans l’Angleterre « édouardienne ».
Certes, il y avait le chauffage central, mais cela ne se voyait pas. Dans l’immense salon se dressaient deux magnifiques cheminées, près desquelles de grands seaux à charbon en cuivre brillaient comme les
faisaient briller les domestiques de l’époque édouardienne, et ils étaient remplis de morceaux de charbon tous de même grosseur. Ces cheminées, tout autant que le riche velours rouge, donnaient un sentiment de confortable intimité. Les fauteuils n’étaient pas de notre époque. Ils s’élevaient bien au-dessus du sol, de telle sorte que les vieilles ladies arthritiques ne risquaient point de perdre leur dignité en tentant de se lever. Les sièges, eux-mêmes, ne s’arrêtaient pas, comme la plupart des coûteux fauteuils modernes, à mi-chemin entre la cuisse et le genou, ce qui inflige d’atroces douleurs à ceux souffrant de sciatique. De plus, ils n’étaient pas tous de même modèle. Les uns présentaient un dossier droit, d’autres un dossier incliné. Ils étaient encore de largeurs différentes, convenant au mince comme à l’obèse.
On était à l’heure du thé, le hall se trouvait rempli de monde. Non pas que le hall...
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MusardiseMusardise   05 septembre 2017
Lady Selina s'intéressait peu aux peintres, ni en fait à tout ce qui touchait à l'art. Elle rangeait les écrivains, les artistes et les musiciens dans une même catégorie : des sortes d’animaux accomplissant des performances habiles, auxquels elle accordait une certaine indulgence sans se demander la raison qui les poussait à se lancer dans ces exercices.
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sevm57sevm57   19 avril 2016
Lady Selina s'intéressait peu aux peintres, ni en fait à tout ce qui touchait à l'art. Elle rangeait les écrivains, les artistes et les musiciens dans une même catégorie: des sortes d'animaux accomplissant des performances habiles, auxquels elle accordait une certaine indulgence sans se demander la raison qui les poussait à se lancer dans ces exercices.
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MissSherlockMissSherlock   15 mars 2017
-Il est sorti à trois heures du matin ?
- Oui. Sur le moment, j’ai trouvé cela bizarre.
Le chef inspecteur contempla la vieille demoiselle et demanda, après un long silence :
- Miss Marple, pourquoi n’avez-vous pas appris cela à quelqu’un ?
- Parce que personne ne me l’a demandé !
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GrouchoGroucho   29 mars 2015
- Mais il me semble bien que c'est cette vieille Jane Marple qui arrive ! Je la croyais morte depuis longtemps ! Elle paraît avoir cent ans !
Le colonel jeta un coup d’œil distrait dans la direction de Jane Marple ainsi ressuscitée. Le Bertram hébergeait toujours un choix de ce qu'il appelait de vieilles chattes quelque peu pelées.
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Videos de Agatha Christie (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
La société secrète dont vous rêvez de faire partie s?appelle le Detection Club... un club qui a réellement existé et compté parmi ses membres les grands auteurs du polar que sont par exemple Agatha Christie et G.F. Chesterton ! Après s?être amusé (et nous avoir amusés !) avec les codes du roman d?espionnage dans Opération Copperhead, le talentueux Jean Harambat s?attaque avec le Detection Club au roman policier. Le Detection Club, en librairie le 4/10 : https://www.dargaud.com/bd/Detection-Club
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