AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Miss Marple - Romans tome 10 sur 12

Élise Champon (Traducteur)
EAN : 9782702429754
278 pages
Le Masque (24/11/1999)
3.63/5   484 notes
Résumé :
Ah ! les muffins de l'hôtel Bertram... Ils n'ont pas leur pareil. Non plus que le thé, le personnel stylé et les clients, ladies respectables, ecclésiastiques et officiers en retraite qui viennent y retrouver l'atmosphère d'antan...
Vraiment l'hôtel Bertram est plus victorien que nature, et Miss Marple se réjouit d'y passer une semaine. Et pourtant, quelques détails la troublent : cette jeune fille, Elvira, qui s'est amourachée d'un pilote de course peu recom... >Voir plus
Que lire après À l'hôtel BertramVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
3,63

sur 484 notes
5
7 avis
4
40 avis
3
29 avis
2
11 avis
1
0 avis
De mes 12 ans à mes 15 ans, j'ai lu tous les romans d'Agatha Christie, cet été, j'ai décidé de relire ceux dont je ne me souviens pas. Ce qui ne veut pas dire qu'ils étaient moins bons, peut-être juste moins marquants dans l'oeuvre de la reine du crime , avec une fin moins spectaculaire.

Relire son oeuvre , des décennies après, avec tout ce que la vie m'a apporté (en bien comme en mal ), avec tous les romans policiers lus depuis, c'est une expérience assez amusante et mon regard sur elle change un peu, prend différentes directions. Ce qui me frappait à l'adolescence, est moindre aujourd'hui, d'autres choses apparaissent. C'est curieux !
Par exemple : ce roman est paru pour la première fois en 1965, et bien qu'il soit connoté "surranné", avec ses vieilles filles, ses chanoines, ses archi diacre etc.. (tout le côté XIX ° siècle qui m'apparaissait à l'époque), il est “moderne”, car voyez-vous, Agatha Christie y parle des Beattles et de leurs cheveux longs ! Ça a dû me passer au-dessus à l'adolescence, aujourd'hui, ça m'amuse.
D'autre part, Agatha , elle-même , se moque du côté vieillot de l'hôtel Bertram, de son côté " figé dans le passé", même l'honorable Miss Marple en est frappé...
Car l'hôtel Bertram est la véritable star du livre, loin devant Miss Marple qui n'apparaît qu'en témoin un peu plus observatrice que les autres, mais pas en personnage principal. Cette place-là étant occupée par un policier à l'intuition féroce , qui enquête sur des vols et cambriolages. Il occupe ces pages tant par sa stature imposante, son grade, que par son surnom respectable et mystérieux : " L'Ancétre". Comme Miss Marple, il trouve que cet hôtel est un peu trop parfait, son décor , un peu trop XIX siècle.
Mais nous , on s'y verrait bien dans cet établissement, chouchoutés par le personnel, réchauffés par un bon feu et un thé, ni trop fort, ni trop fade, à se voir proposer des douceurs sucrées surgies du passé, disposant d'une pièce juste pour écrire son courrier.
So Désuet !
Comme Miss Marple , on regarderait le personnel s'agiter avec flegme et distinction et des clients entrer et sortir. Il y aurait des vieilles filles respectables à l'allure modeste, des américains fortunés, des chanoines, une aventurière très séduisante, une jeune future héritière et la dame qui la chaperonne, un archi-diacre, un coureur automobile beau comme un camion...
A moins qu'ils ne soient pas exactement ce qu'ils semblent être...


Délicieusement surrané , un voyage dans le passé, pour moi au sens propre comme au figuré , une chouette lecture !


Commenter  J’apprécie          518
L'hôtel Bertram, situé dans une rue tranquille de Londres, est un endroit très particulier. On y trouve de vieilles aristocrates maniérées, d'anciens militaires à la retraite, des hommes d'église, quelques touristes américains, de grands feux dans les cheminées d'époque, des thé servis sur des plateaux en argent avec de vrais scones dégoulinants de beurre et de marmelade , du personnel discret et efficace, bref, ça ressemble au bonheur pour des anglais âgés et conservateurs.
C'est d'ailleurs dans ce lieu chargé de souvenirs que miss Marple vient passer deux semaines de vacances.

Un des plaisirs de cet hôtel, c'est de s'installer confortablement dans un des fauteuils du grand salon et de s'imprégner de l'ambiance, de regarder les mille et unes personnes distinguées qui entrent et sortent, d'écouter des petits bouts de conversations anodines, de siroter une gorgée de thé de Ceylan en se remémorant des bribes de souvenirs heureux du temps passé.
Mais cet endroit est-il bien ce qu'il prétend être ?
Tout ça n'est -il pas trop beau pour être honnête ?

Cet hôtel si "british" est un personnage à part entière dans cette histoire qui va nous entraîner dans une enquête originale et palpitante, même si tout se déroule au rythme lent des vieilles personnes, avec élégance, en prenant le temps de savourer chaque instant.
J'ai passé un excellent moment dans ce charmant hôtel désuet.
Commenter  J’apprécie          450
Il me semble que c'est le premier Agatha Christie que je lis. J'imagine que des milliers de choses ont été dites et dans toutes les langues pour décrire les romans de cette célébrissime autrice.
Alors aucune analyse ici, juste mon impression d'avoir lu une prose simple, facile, assez captivante, en un mot, agréable.
L'intrigue par contre est aussi simple et facile, mais là c'est plutôt moins agréable.
Sans doute mon choix d'un premier Agatha, soumis au hasard, n'était peut-être pas judicieux.

Je reconnais ne pas être un aficionado des romans policiers ? Cependant, à en croire les statistiques, je n'ai rien d'original en disant que je suis plutôt accro aux séries policières. Alors, c'est sûr, comparer l'univers british classique, un tantinet désuet de l'hôtel Bertram à des chocs comme les séries engrenages ou Braquo est un peu frustrant.

Il fallait juste que je m'habitue car, finalement, je n'ai pas été insensible à ce côté calme, respectueux, sans grande violence et je suis sûr que je renouvellerai l'expérience
Commenter  J’apprécie          369
C'est avec plaisir que j'ai découvert les aventures de miss Marple. Un personnage intéressant qui se trouve toujours à un moment et à un lieu où se déroulent des choses étranges. Au départ on trouve à l'hôtel Bertram une atmosphère conviviale de la vieille Angleterre aristocratique. La première partie du livre est consacrée à la description pointilleuse de l'hôtel. Miss Marple, assise confortablement sur son fauteuil observe tout et apprend à connaitre chacun des clients même dans leur plus profond secret. Même quand vont surgir les événements étranges, disparition et meurtre, elle partira des indices que lui livre chacun des clients pour dénouer le mystère. Vite lu mais toujours agréable de se changer l'esprit. Pas déçu par la découverte de miss marple
Commenter  J’apprécie          360
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé les aventures de miss Marple, une vieille femme perspicace, qui se trouve toujours à un moment et à un lieu où se déroulent des choses étranges, meurtres, secrets de famille, course à l'héritage, ce dernier thème occupe une bonne place dans la littérature britannique. Et c'est l'un des thèmes à l'hôtel Bertram. Et le plus intéressant dans ce livre est que l'hôtel Bertram regorge une atmosphère conviviale de la vieille Angleterre aristocratique où le conformisme s'annonce comme un devoir collectif, les habitudes, les tenues sont regardées de tout prêt. Le livre nous fascine dans sa première partie avec les descriptions pointilleuses de l'hotel comme un cadre du confort, de ses habitudes comme le thé servi à cinq heures, et de sa clientèle. Et notre chère miss Marple, assise confortablement sur son fauteuil observe tout et apprend à connaitre chacun des clients même dans leur plus profond secret. Même quand vont surgir les événements étranges, disparition et meurtre, elle partira des indices que lui livre chacun des clients pour dénouer le mystère. Ce n'est vraiment pas la meilleure enquête de miss Marple mais tout de même on passe du bon moment avec elle.
Commenter  J’apprécie          310

Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Le cœur du West-End abrite de nombreuses petites rues calmes, inconnues de presque tous, sauf des chauffeurs de taxis qui les traversent avec facilité, et arrivent à Park Lane, Barkeley Square ou South Audley Street.
Si, en venant du parc, vous tournez dans une ruelle sans prétention, et tournez à nouveau une ou deux fois, à gauche puis à droite, vous aboutirez dans une rue tranquille, où se dresse l’hôtel Bertram. L’hôtel Bertram se trouve là depuis longtemps. Durant la guerre, les maisons sur sa droite furent démolies, ainsi que celles, un peu plus loin, sur sa gauche, mais le Bertram fut épargné. Toutefois, il ne put éviter d’être meurtri et marqué de cicatrices (comme diraient les agents immobiliers), mais grâce à une somme d’argent raisonnable, il fut restauré et reprit son aspect original. En 1955, il était précisément le même qu’en 1939, imposant sans ostentation et discrètement coûteux.
La clientèle du Bertram se recrutait, depuis toujours, dans la hiérarchie ecclésiastique, parmi les ladies douairières de l’aristocratie, arrivant de la campagne et les jeunes filles qui, sortant d’institutions coûteuses, retournaient chez leurs parents pour les vacances. « Il y a si peu d’endroits où une jeune fille seule soit en sécurité à Londres, mais bien sûr, le Bertram est tout à fait convenable, nous y sommes allées durant des années. »
Il avait existé naturellement beaucoup d’autres hôtels du même genre que le Bertram. Certains subsistaient encore, mais presque tous avaient été victimes des bouleversements sociaux d’après-guerre.
Il leur fallut obligatoirement se moderniser, s’adapter à une nouvelle sorte de clientèle. Le Bertram aussi avait dû changer, mais cela avait été fait d’une manière tellement habile qu’on ne le remarquait absolument pas au premier coup d’œil.
Au pied des escaliers, menant aux larges portes, se tenait ce qui semblait être, à première vue au moins, un feld-maréchal. Galons dorés, décorations, ornaient sa large poitrine. Son attitude était parfaite. Il vous recevait avec une affectueuse attention alors que vous émergiez d’un taxi ou d’une voiture avec
des difficultés rhumatismales, vous conduisait avec précaution au haut des marches et vous guidait à travers les portes battantes mais silencieuses.
À l’intérieur, lorsque vous visitiez le Bertram pour la première fois, vous éprouviez, avec une pointe d’angoisse, la sensation que vous pénétriez dans un monde disparu. Vous aviez l’impression d’être transporté hors du temps. Vous vous trouviez à nouveau dans l’Angleterre « édouardienne ».
Certes, il y avait le chauffage central, mais cela ne se voyait pas. Dans l’immense salon se dressaient deux magnifiques cheminées, près desquelles de grands seaux à charbon en cuivre brillaient comme les
faisaient briller les domestiques de l’époque édouardienne, et ils étaient remplis de morceaux de charbon tous de même grosseur. Ces cheminées, tout autant que le riche velours rouge, donnaient un sentiment de confortable intimité. Les fauteuils n’étaient pas de notre époque. Ils s’élevaient bien au-dessus du sol, de telle sorte que les vieilles ladies arthritiques ne risquaient point de perdre leur dignité en tentant de se lever. Les sièges, eux-mêmes, ne s’arrêtaient pas, comme la plupart des coûteux fauteuils modernes, à mi-chemin entre la cuisse et le genou, ce qui inflige d’atroces douleurs à ceux souffrant de sciatique. De plus, ils n’étaient pas tous de même modèle. Les uns présentaient un dossier droit, d’autres un dossier incliné. Ils étaient encore de largeurs différentes, convenant au mince comme à l’obèse.
On était à l’heure du thé, le hall se trouvait rempli de monde. Non pas que le hall...
Commenter  J’apprécie          60
Cet hôtel…au premier abord, cela semble merveilleux… immuable… comme si l’on faisait un pas en arrière dans le passé… dans le passé que l’on aimait. Mais, il y a longtemps que j’ai appris qu’on ne doit jamais essayer de revenir en arrière. La vie est comme une rue à sens unique, n’est-ce-pas ?
Commenter  J’apprécie          256
Il n'y a qu'ici qu'on trouve encore des muffins à Londres. De vrais muffins. Tenez, je suis allée en Amérique l'année dernière, ils servaient je ne sais quoi au petit-déjeuner, ils appelaient ça des muffins. Rien à voir avec des muffins. Des espèces de brioches avec des raisins dedans. Pourquoi appeler ça des muffins, je vous le demande ?
Commenter  J’apprécie          150
Ces montages financiers sont tous les mêmes : un chewing-gum dont on ne peut pas se dépêtrer, un chapelet de couleuvres qui se bouffent la queue ! Sociétés, holdings et j'en passe... c'est à vous flanquer le tournis !
Commenter  J’apprécie          210
Lady Selina s'intéressait peu aux peintres, ni en fait à tout ce qui touchait à l'art. Elle rangeait les écrivains, les artistes et les musiciens dans une même catégorie : des sortes d’animaux accomplissant des performances habiles, auxquels elle accordait une certaine indulgence sans se demander la raison qui les poussait à se lancer dans ces exercices.
Commenter  J’apprécie          120

Videos de Agatha Christie (73) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
Des expositions itinérantes et multimédia, tous publics, consacrées à la langue française et au patrimoine littéraire à réserver dès maintenant pour animer vos espaces !
Colette, Sport et Littérature, Molière, Agatha Christie, le français une langue sous influence... contactez-nous pour connaître notre catalogue d'expositions.
https://www.lire.fr/collections/expositions-itinerantes
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Les plus populaires : Polar et thriller Voir plus


Lecteurs (1439) Voir plus



Quiz Voir plus

Agatha Christie

Quel surnom donne-t-on à Agatha Christie ?

La Dame du Crime
La Reine du Meurtre
La Dame de l'Intrigue
La Reine du Crime

10 questions
1523 lecteurs ont répondu
Thème : Agatha ChristieCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..