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Charles Osborne (Adaptateur)
ISBN : 2253147079
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1999)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Au moment où Hercule Poirot s’apprête à déguster son chocolat chaud, un savant atomiste l’appelle à la rescousse…
Black Coffe est la première pièce de théâtre d’Agatha Christie. Charles Osborne en a tiré un roman digne de la reine du crime : plein de mystère et d’un humour très british !
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  10 juillet 2019
☕️Hercule Poirot au summum de son art... et des ses moustaches !☕️
Tranquillement chez lui et succombant à la gourmandise de se servir une seconde tasse de chocolat, Hercule Poirot voit sa sérénité brisée par l'appel à l'aide de Sir Claude Amory, atomiste de renom sur le point de mettre au point une nouvelle formule convoitée par bien du monde. Malheureusement, arrivé chez Sir Amory, Hercule Poirot ne peut que constater son décès survenu quelques minutes auparavant et... prendre note de la disparition de la fameuse formule.
Cette enquête d'Hercule Poirot était au départ une pièce de théâtre qui a été réécrite afin d'en faire un roman par la suite. Les qualités premières y ont été préservées avec un dynamisme tant du point de vue des personnages et de l'action, un mystère accaparant et un humour british au possible. Au final, le rendu est superbe avec un Hercule Poirot au summum, un Hastings encore plus fleur bleue et des suspects complexes au possible.
Pour les fans d'Agatha Christie, le style plus rafraichissant, plus jeune risque de les perturber, la pièce ayant été réadaptée après la mort de l'auteure. Mais au final, l'esprit Herculéen est bien là et la lecture est tout aussi captivante.

À lire sans la moindre hésitation ❗️❗️
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MissSherlock
  19 mars 2017
Ce roman n'est pas un roman d'Agatha Christie mais la novélisation de la pièce Black Coffee par Charles Osborne. Novéliser une pièce de théâtre, voilà qui est étrange.
J'avais pas mal de mauvais a priori à ce sujet avant de débuter le bouquin, après lecture je me rends compte que j'avais raison.
D'abord ce n'est pas Agatha Christie qui a novélisé sa pièce mais un tiers. Aussi, on ne reconnait pas le style de la Reine du Crime. le style de Charles Osborne ne lui arrive pas à la cheville.
Ensuite, il n'y a aucun rythme puisque la pièce est un quasi huis-clos qui se déroule presque entièrement dans une bibliothèque. Les romans de Miss Agatha sont vivants, ici c'est morne. Dans une pièce de théâtre, on ne s'attend pas à du mouvement alors que dans un roman, oui.
Enfin, Charles Osborne a probablement utilisé les didascalies écrites par Agatha Christie pour mettre en scène les personnages du roman et décrire les lieux ce qui donne un aspect artificiel à ces descriptions. C'est lourd.
Il aurait mieux valu publier le manuscrit de la pièce tel quel plutôt que de vouloir en tirer un roman, la lecture eût été plus agréable.
En outre l'intrigue de Black Coffee n'est franchement pas originale. Agatha Christie ne s'est pas foulée.
Le vol d'une formule chimique un McGuffin comme un autre, même le meurtre ne semble concerner personne.
Mais le pompon, c'est tout de même l'endroit où est cachée la fameuse formule qui renvoie à une autre enquête d'Hercule Poirot : lieu identique, même façon de le trouver. C'est frustrant.
On ajoute à cela l'arrivée inopinée et tirée par les cheveux de Japp, des personnages falots (Lucia, my god! cette fille mérite des baffes !), un capitaine Hastings inutile (et qui n'est même pas le narrateur de l'histoire) et on obtient un roman bien terne.
Ce qui le sauve c'est la personnalité de Poirot (plus que jamais imbu de lui-même) et l'ambiance veille Angleterre.
Je suis contente d'avoir lu Black Coffee car je suis une inconditionnelle d'Agatha Christie mais il est évident que ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable.
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Darkcook
  25 mars 2013
Ce Poirot est d'une grande particularité, puisqu'il s'agit en réalité, à la base, d'une pièce de théâtre!! Et oui, Agatha Christie se livrait à cet exercice, fait bien moins connu du public... le texte original traduit n'a pas été réédité, nous avons ici affaire à une novélisation par un tiers, Charles Osborne. On imagine toutefois aisément le déroulement sur scène, 90% de l'action ayant lieu dans la même pièce, avec diverses allées et venues, entrées et sorties.
Mais je trouve justement que c'est cela qui pèche, tout est trop statique et répétitif, pour les commodités de la mise en scène, alors que j'aurais voulu plus de folie. Les romans d'Agatha Christie ont, de manière générale, un tel potentiel théâtral! Il y en a d'innombrables exemples, et mentionnons que le chef d'oeuvre Dix Petits Nègres a été transposé sur scène plusieurs fois...
Le mystère de Black Coffee n'est pas non plus des plus passionnants. Il y a des trouvailles, comme la scène de l'extinction des lumières, mais on est bien loin des plus grandes énigmes d'Agatha et des personnages les plus marquants.
Pour les amateurs de Poirot et de théâtre, c'est à lire, mais cela restera une oeuvre anecdotique, une tentative qui fonctionne, mais qui pouvait promettre bien plus.
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Sharon
  28 mai 2012
Nous avons ici une enquête d'Hercule Poirot classique, mais alors vraiment très classique. Il ne manque aucun ingrédient, je dirai même qu'Agatha Christie a pris plaisir à rassembler des éléments disséminés dans d'autres enquêtes. Nous avons, par ordre d'entrée en scène :
- sir Claud. Il est un inventeur de génie. Sa passion ? Les explosifs. Peu importe ce qu'ils feront explosés, du moment qu'ils explosent bien. Il est aussi un tyran pour sa propre famille, qu'il mène à la baguette. Même sa propre soeur ne le regrette pas - il faut dire qu'elle le supporte depuis plus longtemps que tout le monde.
- Caroline Armory. Soeur du précédent. Charmante vieille fille victorienne. Essaie encore de faire croire que les bébés naissent dans les choux. Bavarde impénitente.
- Richard Armory. Fils unique de la victime. Bridé par son père qui lui a interdit de faire carrière dans l'armée. A des dettes de jeu.
- Lucia Armory. Femme du précédent. Très belle italienne. Orpheline. A eu le coup de foudre pour Richard et réciproquement. Etouffe à Market Cleve.
- Barbara Armory. Nièce de la victime. Jeune femme moderne, très moderne. Sa spécialité : kidnapper Hastings et l'emmener au fond du jardin. A une soeur aînée, Edna, qui vit en Inde avec son mari et ses jumeaux. Demande ingénument à sa tante Caroline comment elle a pu les avoir puisqu'il n'y a pas de choux en Inde.
- Tredwell. Fidèle majordome.
- Raynor. Fidèle secrétaire.
- Dr Carelli. Italien. Affirme être l'ami de Lucia Armory.
Prenez tous ses personnages, enfermez-les dans une bibliothèque, ajoutez Hercule Poirot, Hastings, un peu terne et l'inspecteur Japp qui passait justement par là, et vous obtiendrez une intrigue pas désagréable mais sans vraiment de surprise. Hercule Poirot reconnaît lui-même que le dénouement n'est pas sans lui rappeler celui d'une précédente intrigue.
Black Coffee est une oeuvre à lire pour les inconditionnels d'Agatha Christie, les autres passeront leur chemin.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Elanoraev
  23 février 2019
Sir Claud Amaury a été empoisonné dans son manoir. Les suspects ne manquent pas et il faudra toute la puissance des petites cellules grises d'Hercule Poirot, accompagné de l'inévitable Hastings, pour résoudre l'enquête dans ce huis-clos où quasiment toute l'action se déroule dans la bibliothèque de la maison.
Black Coffee est à l'origine une pièce de théâtre de la grande Agatha Christie qui fut transposée en roman par Charles Osborne. Et ça se ressent énormément tout au long de la lecture...
Si les codes d'une enquête classique du détective belge sont tous là, la transposition résulte en un roman assez terne et plutôt ennuyant au regard de la production d'Agatha Christie. On n'a aucun mal à se représenter la pièce et la mise en scène en lisant le roman tant les informations provenant sûrement des didascalies sont très voire trop présentes, devenant vite lassantes à mon sens et nous plongeant dans un faux rythme saccadé. le style n'a en outre pas le génie d'Agatha Christie que l'on retrouve dans ses autres oeuvres, un comble pour une pièce d'origine de sa main.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   10 juillet 2019
[...] une fille ne met jamais trop de rouge à lèvres. Pour la bonne raison qu’elle ne sait pas quelle quantité elle va en perdre dans le taxi qui la ramène chez elle.
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MissSherlockMissSherlock   19 mars 2017
- Vous êtes intrigué, Hastings ? demanda-t-il. Vous vous étonnez que je ne me lance pas à la poursuite d’un suspect ?
- Euh… il y a de cela, reconnut le capitaine.
- Je ne doute pas que vous le feriez si vous étiez à ma place, convint Poirot au comble de la suffisance. Je le comprends. Mais je ne suis pas de ceux qui aiment à courir en tous sens, à chercher une aiguille dans une botte de foin, comme vous dites, vous autres Anglais. Pour le moment, je me contente d’attendre. Et pourquoi attends-je ? Eh bien parce que certaines choses sont parfois limpides pour l’intelligence d’Hercule Poirot alors qu’elles ne le sont pas le moins du monde pour ceux qui ne jouissent pas des mêmes immenses facultés.
- Sacré nom d’une pipe, Poirot ! manqua s’étrangler Hastings. Je vous assure que je serais souvent prêt à donner une somme considérable pour vous voir – ne serait-ce qu’une fois – vous casser le nez et devenir la risée universelle. Vous êtes si irrémédiablement infatué de vous-même !
- Ne vous mettez pas en colère, Hastings, mon très cher, répondit Poirot sur un ton apaisant. En vérité, je m’aperçois qu’il y a des moments où vous semblez presque me détester. Hélas, c’est la rançon de la grandeur !
Le petit homme gonfla la poitrine et poussa un soupir si comique que Hastings ne put s’empêcher de rire :
- Poirot, je n’ai jamais vu personne posséder si haute opinion de soi.
-Que voulez-vous, fit Poirot avec suffisance, quand on est unique, on finit toujours par le savoir.
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MissSherlockMissSherlock   16 mars 2017
Hercule Poirot prenait son petit déjeuner dans son luxueux appartement de Mayfair, havre de paix tout entier voué au double culte de l’angle droit et de la symétrie. Et il venait de se régaler de sa brioche et de sa tasse de chocolat chaud quand, rompant incongrûment avec la sacro-sainte tradition – car c’était un être d’habitudes et qui dérogeait rarement à la routine –, il pria de but en blanc son fidèle valet de chambre, Georges, de lui en préparer une seconde tasse. Puis, tandis qu’il se mettait en devoir d’attendre cet extravagant supplément de breuvage, il accorda un regard complaisant à l’image que lui renvoyait le miroir en pied – rectangulaire, comme il se doit – qui lui faisait face de l’autre côté de la pièce. Court sur pattes, la soixantaine bien sonnée, silhouette menue en dépit de la plaisante rondeur de sa bedaine, il avait le crâne en forme d’œuf et des moustaches superlatives qui se relevaient dans un élan de pétulance contrôlée. Apparemment satisfait de ce qu’il voyait, il reporta son attention sur le courrier du matin qu’il avait déjà parcouru et qui attendait sur sa table.
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sevm57sevm57   17 février 2016
Le carnet de deuil n'était pas réconfortant lui non plus : les contemporains de Poirot, et même un tas d'individus plus jeunes, semblaient pressés de partir pour un monde meilleur.
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sevm57sevm57   18 février 2016
-Ah! Vous êtes comme tous les anglais, sourit Poirot. Le bon air frais du dehors, vous ne le laissez pas dehors. Non! Il vous faut, à vous autres, le faire entrer dans la maison.
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Vidéo de Agatha Christie
Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l'aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre ! Après Les autodafeurs (prix Libr'à nous) et Génération K (élu meilleur roman ado par la rédaction de Lire), Marine Carteron adapte librement les "Dix petits nègres" d'Agatha Christie. Sanglant et haletant !
"Dix" de Marine Carteron © Éditions du Rouergue, 2019 Illustration © Germain Barthélémy Musique © Kevin MacLeod
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