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Michel Le Houbie (Autre)
EAN : 9782253013877
248 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1976)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 1277 notes)
Résumé :
Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme de Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poirot, le détective belge qu'Agatha Christie a rendu célèbre, prend l'affaire en main. Ne s'arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s'attendait.

Une femme assez curieuse.
Je l'ai rencontrée l'autre jour...>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  22 octobre 2018
Une nouvelle enquête d'Hercule Poirot.👞

Hercule Poirot est engagé pour une enquête atypique : il doit résoudre un crime commis il y a 16 ans en confirmant ou contredisant le verdict de l'époque.
Mais rien ne le rebute et notre détective aime les défis. Grâce à son renom, Hercule Poirot arrive à rencontrer les cinq protagonistes et les convainc de lui rendre un compte rendu écrit des faits... La lecture de ces cinq versions s'avère intéressante...

Cette enquête au final se révèle mitigée à la lecture. Pour une fois, Hercule ne doit pas résoudre un crime commis en sa présence temporelle, mais reprendre une enquête dans son intégralité donc un coupable a été désigné et condamné. Agatha Christie nous propose de revivre le passé au travers des comptes-rendus de cinq protagonistes et suspects. Cette technique entraîne une redondance des faits, une répétition qui pèse surtout qu'Agatha double l'effet avec l'enquête de vive voix par Hercule Poirot qui révèle les mêmes choses (le livre 1 et le livre 2).

Les personnages de l'intrigue sont très caricaturaux avec Amyas, la victime en artiste ne pensant qu'à son art ; Caroline, son épouse en furie verbale et physique ; Elsa, la maîtresse en pimbêche ... Bref, c'est assez commun à l'oeuvre d'Agatha Christie et cela permet rapidement d'identifier le rôle de chacun.

Quant à l'intrigue... je reste sur ma faim. L'enquête est certes bien menée et bien pensée, mais tout semble allez trop vite. Étonnamment, j'ai préféré la version de la BBC avec David Suchet où tout était mis en scène de manière plus machiavélique. 😈
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AgatheDumaurier
  17 janvier 2016
Pour moi, l'un des plus beaux Agatha Christie, avec :
-La mélancolie d'une enquête dans le passé, les êtres qui ont vieilli, dont la vie s'est brisée dans un drame.
-Une réflexion profonde sur la création artistique. le personnage d'Amyas Crale, qui me semble inspiré de Picasso, fait passer son art avant toute chose. Immergé dans son monde et méprisant les vivants pour finir son tableau, il provoque sa mort par son aveuglement, et détruit tout autour de lui. Il rappelle le personnage de la sculptrice dans le Vallon, l'égoïsme masculin de cette époque en plus, c'est à dire qu'aucune culpabilité ne l'effleure, ce qui le rend intensément vulnérable.
-Un dénouement d'une logique implacable, sans aucune artificialité, point final splendide d'une tragédie qui paraissait écrite avant même d'avoir commencé.
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torpedo
  04 avril 2020
Les preuves sont depuis longtemps effacées, ne subsistent que les rapports de police, les documents du procès. Poirot doit donc compter sur la collaboration des différents protagonistes qui ont fréquenté le couple Crale au moment du drame. Comment réagiriez-vous si un enquêteur imbu de sa personne et de surcroît étranger sonnait à votre porte et vous posait des questions sur une affaire que vous aviez remisée au fond d'un tiroir ? de quoi vous souviendriez-vous ? Comment réagir lorsque cette personne insiste et vous demande si Caroline Crale, l'accusée, a selon votre âme et conscience tué son époux ?
L'intérêt principal de ce roman n'est pas de découvrir qui a tué Amyas Crale. Si c'est pour vous le cas, lisez les dix dernières pages et reprenez tout du début.
Vous allez lire la même histoire, ou presque, décrite par cinq personnes. Chacun se souvient d'un détail particulier, d'une parole, d'un regard. Toute vérité est-elle bonne à dire ? Comment notre filtre personnel peut-il travestir la réalité ? Qui croire ? Hercule Poirot se révèle fin psychologue. Pour obtenir les informations qu'il désire. Pour comprendre la personnalité des cinq témoins et du couple Crale. Pour démêler le faux du vrai en recoupant tous les indices.
Comme à son habitude, Agatha Christie nous donne à réfléchir sur la nature humaine et le sentiment de culpabilité.
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Roggy
  31 janvier 2018
Agathe Christie est la reine du crime mais aussi la reine des comptines ! Elle aime calquer ses romans sur de fameuses références. Après Dix petits nègres, arrivent Cinq petits cochons. Les suspects deviennent de petits cochons de la comptine, pour le plus grand bonheur des lecteurs, amusés et intrigués.
En quête de vérité, l'astucieux Hercule Poirot est toujours aussi soucieux de sa morale. Elucider un crime vieux de 16 ans et remuer souvenirs, erreurs, tragédies, ça fait du grabuge. Mais il veut en avoir le coeur net et ne ménage pas d'efforts pour faire la lumière sur cette affaire d'empoisonnement.
Chez Agathe Christie il y a de la précision dans les détails. L'intrigue est simple mais l'ambiance construite autour est riche de sentiments, de regrets, de cynisme mais surtout du don de la psychologie criminelle qui habite Hercule Poirot. Ne laissant rien au hasard il s'acharne et redouble de perspicacité dans l'analyse des comportements des suspects.
Agatha Christie dénonce le rôle de la femme objet et profite pour distiller quelques petites répliques mordantes en leur défense.
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sevm57
  05 février 2016
Comme souvent chez Agatha Christie, le titre -un peu surprenant avouons-le (on n'imaginerait pas un roman d'Harlan Coben intitulé Cinq petits cochons!) - de ce roman est tiré d'une comptine qui trotte dans la tête d'Hercule Poirot au fur et à mesure de ses rencontres avec les différents protagonistes.
Notre célèbre détective est confronté à un défi de taille puisqu'il s'agit d'élucider un meurtre vieux de 16 ans. Il va pour cela comparer les souvenirs et les récits des personnes présentes à l'époque.
Je trouve que ce roman est l'un des meilleurs d'Agatha Christie, avec un Hercule Poirot au sommet de son art dans une enquête particulièrement originale en termes de construction et de contexte, et des personnages marquants, notamment Amyas et Caroline Crale.
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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   21 octobre 2018
— Vous êtes en train de vous demander si je suis un charlatan ou bien l’homme qu’il vous faut.
[...]
— Eh bien oui… en quelque sorte. C’est que vous… je ne vous voyais pas exactement comme ça, monsieur Poirot.
— Je suis plus âgé, n’est-ce pas ? Plus âgé que vous ne l’imaginiez ?
— Oui, il y a ça aussi. [...] Vous voyez que je suis franche. Je veux – il me faut – le meilleur détective.
— Alors soyez rassurée, dit-il. Je suis le meilleur !
— Ce n’est pas la modestie qui vous étouffe[...]. Et pourtant… je serais tentée de vous prendre au mot.
— Il n’y a pas que les muscles qui comptent, fit benoîtement Poirot. Je n’ai pas besoin de me mettre à quatre pattes pour examiner les traces de pas, moi. Ni de ramasser les mégots ou examiner les brins d’herbe. Il me suffit de m’installer dans mon fauteuil et de réfléchir. C’est ça (il tapota son crâne en forme d’œuf) mon instrument de travail !
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genougenou   13 août 2015
Hercule Poirot jaugea d’un œil intéressé la jeune femme qu’on faisait entrer dans son bureau. Elle lui fit une impression favorable.
La lettre qu’elle lui avait envoyée était fort peu explicite : c’était une simple demande de rendez-vous, brève et fonctionnelle, sans aucune allusion à son objet. Seule la fermeté de l’écriture indiquait que Carla Lemarchant était une jeune personne.
Et maintenant elle était là, en chair et en os, grande, mince, âgée d’une vingtaine d’années – le genre de jeune femme qui ne laissait pas indifférent. Elle portait des vêtements de qualité, un ensemble coordonné manteau et jupe bien coupé et coûteux, de luxueuses fourrures. Le port de tête altier, elle avait le front large, un nez délicatement dessiné et le menton volontaire. Ce qui primait en elle, plus que sa beauté, c’était qu’elle respirait la vie.
Hercule Poirot, qui avant son arrivée se sentait vieux, se trouvait à présent rajeuni, plein de vie, régénéré !
Tandis qu’il s’avançait pour la saluer, il fut conscient d’être observé par son regard gris sombre. Un examen attentif. Sérieux.
Elle s’assit et accepta la cigarette qu’il lui tendait. Après l’avoir allumée, elle resta une minute ou deux à fumer tout en continuant à l’étudier d’un air songeur, dubitatif.
— Cruel dilemme, n’est-ce pas ?
Elle sursauta :
— Je vous demande pardon ?
Une voix agréable, dont le léger voile ajoutait à la chaleur.
— Vous êtes en train de vous demander si je suis un charlatan ou bien l’homme qu’il vous faut.
Elle sourit :
— Eh bien oui… en quelque sorte. C’est que vous… je ne vous voyais pas exactement comme ça, monsieur Poirot.
— Je suis plus âgé, n’est-ce pas ? Plus âgé que vous ne l’imaginiez ?
— Oui, il y a ça aussi. (Elle hésita.) Vous voyez que je suis franche. Je veux – il me faut – le meilleur détective.
— Alors soyez rassurée, dit-il. Je suis le meilleur !
— Ce n’est pas la modestie qui vous étouffe, observa Carla. Et pourtant… je serais tentée de vous prendre au mot.
— Il n’y a pas que les muscles qui comptent, fit benoîtement Poirot. Je n’ai pas besoin de me mettre à quatre pattes pour examiner les traces de pas, moi. Ni de ramasser les mégots ou examiner les brins d’herbe. Il me suffit de m’installer dans mon fauteuil et de réfléchir.
C’est ça (il tapota son crâne en forme d’œuf) mon instrument de travail !
— Je sais, répondit Carla Lemarchant. C’est pour ça que je suis venue vous trouver. Parce que j’ai une chose extraordinaire à vous demander.
— Ah, fit Poirot en l’encourageant du regard, voilà qui est prometteur !
Elle prit une profonde inspiration :
— Je ne m’appelle pas vraiment Carla, mais Caroline. Comme ma mère : on m’a donné son prénom. (Elle s’interrompit un instant.) Quant au nom de famille, je me suis habituée à celui de Lemarchant, alors qu’en fait, c’est Crale.
Le front plissé, Hercule Poirot...

(Carla Lemarchant)
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GrouchoGroucho   27 mars 2015
- Vous êtes en train de vous demander, expliqua-t-il, si je suis un charlatan ou bien l’homme dont vous avez besoin. C'est bien ça ?
Elle sourit :
- Il y a un peu de ça, dit-elle. Vous comprenez, monsieur Poirot, vous n'êtes pas du tout tel que je me l'imaginais...
- Je suis vieux ? Plus que vous ne pensiez ?
- Il y a ça aussi...
Après une hésitation, elle ajouta :
- Je serai franche, monsieur Poirot. Je voudrais... Il faut absolument que je m'adresse au meilleur de tous les détectives...
- Alors, fit-il, rassurez-vous ! Le meilleur, c'est moi !
- Vous n'êtes pas modeste, mais j'aurais tendance à vous croire sur parole.
- Vous le pouvez, dit Poirot en toute simplicité. Vous comprenez, on ne se sert pas uniquement de ses muscles. Je n’ai pas besoin de me mettre à quatre pattes, pour mesurer des empreintes, de ramasser des bouts de cigarettes et d'étudier les brins d’herbe foulés. Il me suffit de m’asseoir dans mon fauteuil et de réfléchir. Ce qui travaille, chez moi, c'est ça !
Du doigt, il montrait sa tête qui ressemblait curieusement à un œuf.
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BibliorozBiblioroz   02 mars 2018
— L’art ! jeta le superintendant avec une moue de mépris. Les gens n’ont que ce mot-là à la bouche ! Je n’y ai jamais rien compris et je n’y comprendrai jamais rien ! Vous auriez dû voir ce tableau de Crale. Complètement de guingois. La fille avait l’air d’avoir mal aux dents, les remparts étaient tout de traviole. Une vraie mocheté, ce truc — vraiment pas le genre de chose qu’on a envie de regarder. Il m’a fallu un bon bout de temps pour me l’ôter de l’esprit. J’en ai même rêvé. En plus, ça m’a donné des visions : je voyais des murailles, des remparts, des machins — des femmes, aussi ! — de guingois partout.
Poirot sourit :
— Sans le savoir, vous rendez là un bel hommage à l’art d’Amyas Crale.
— Jamais de la vie. Ils ne pourraient pas nous faire des choses jolies et agréables à regarder, ces peintres, au lieu de nous imposer des horreurs ?
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Souri7Souri7   22 octobre 2018
[...] il y a des gens qui trouvent l’harmonie monotone. Il leur faut le stimulant de la contradiction pour apporter une dimension dramatique à leur vie.
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