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Élise Champon (Traducteur)
ISBN : 2702424864
Éditeur : Le Masque (18/05/1994)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 320 notes)
Résumé :
Cette petite Mary est une perle ! Un vrai rayon de soleil pour la pauvre Mrs Welman, clouée au lit par la maladie. Mais Mary ne serait-elle qu’une intrigante ? C’est ce que commence à penser la famille de la vieille dame. Et ils n’ont aucune envie de voir leur héritage leur passer sous le nez…
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  02 septembre 2018
Nouvelle enquête d'Hercule Poirot.☕️

Elinor Carlisle ne se fait pas trop d'inquiétude pour son avenir. Son destin est déjà tracé dans les grandes lignes avec un mari en la personne de son cousin Roderick, une maison et de l'argent à ne plus savoir qu'en faire une fois que sa tante sera décédée. Cependant, l'arrivée au courrier d'une lettre anonyme faisant état d'une intrigante au chevet de sa tante alitée l'inquiète. Accompagnée de Roderick, elle se rend illico presto chez sa tante ... et lors de cette escapade, l'impensable se produit : Roderick succombe au charme de l'intrigante en question, Mary Gerrard.
Le monde d'Elinor se fissure et cet état de fait ne cesse de s'accentuer lorsque la tante vient à décéder puis qu'elle est accusée de la mort de Mary par empoisonnement.

Ce roman est atypique avec les autres livres de la saga. D'une part, le titre du livre, Je ne suis pas coupable annonce de suite la couleur et, le roman débute non pas par un début bucolique présentant les différents personnages ... mais par le procès d'Elinor, accusée de meurtre. Agatha Christie utilise ensuite le procédé de flash-back pour relater les faits.
L'intrigue policière se tient avec un suspens et un dénouement rocambolesque et ingénieusement pensé. Comme toujours, Agatha Christie captive ses lecteurs en distillant tout au long de son roman des éléments permettant de mener l'enquête soi-même.
Hercule Poirot joue ici un rôle un peu décalé puisque moins grandiloquent, moins mis en avant... bref, il est en retrait, mais mène la danse. Cela permet d'avoir dans la dernière partie non pas comme dans beaucoup de livres une réunion où Hercule Porot relate les faits et désigne le coupable. Au contraire, ici le procès et la défense de l'avocat sont mis en avant.

Au final, comme très souvent, Agatha Christie est une valeur sûre. Des enquêtes sans prise de tête, avec des meurtres "propres" sans bout de chair jonchant le sol. Un vrai bonheur à lire, relire et encore relire.😋
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MissSherlock
  10 mars 2017
Il y avait longtemps que j'avais envie de lire Je ne suis pas coupable mais je ne le trouvais jamais en librairie ni d'occasion. Aussi quand je l'ai découvert samedi dernier trônant fièrement sur la table d'un vendeur de vieux livres, je n'ai pas hésité une seconde - je n'ai même pas marchandé.
J'ai beaucoup aimé ce roman même s'il ne s'agit pas de mon enquête préférée d'Hercule Poirot. La raison est simple : Poirot n'intervient pas assez à mon goût. Il n'apparaît dans l'histoire que dans la seconde moitié du livre et, même là, ses apparitions restent anecdotiques.
En outre, la fin est un peu longuette. Agatha Christie résume et reformule ce qui a déjà été dit ce qui ne sert franchement à rien.
Il n'en demeure pas moins que l'enquête est sympathique et que le coupable est une belle saloperie.
Et j'ai particulièrement aimé Elinor qui est un personnage touchant. J'ai aimé ses doutes, ses moments d'humeur, sa tristesse, sa colère, son désarroi... Je me suis sentie très proche d'elle.
Et puis Poirot est toujours aussi perspicace et immodeste, ce qui est toujours un plaisir !
CHALLENGE AGATHA CHRISTIE
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Nice
  09 septembre 2012
Ce que j'aime chez Agatha Christie c'est qu'elle ne présente pas juste une fiction policière à énigmes, mais il y'a aussi de bonnes histoires humaines dans ces livres, des personnages attachants et une étude psychologique de leurs portraits, et enfin une intrigue fascinante, bref, tout pour plaire un lecteur.
"Je ne suis pas coupable" est une histoire interessante, dès le début on sais que l'héroine "Elinor" n'est justement pas coupable (même si avec Agatha on peut s'atendre à tout), elle nous dévoile sa vie avec des flash-back bien menés, on se laisse séduire par sa personnalité aimable, résérvée mais un peu hautaine, on partage son amour malheureux, on commence à bien la connaitre, on la sent vivante et accusé d'un crime qu'elle n'a pas comise.
Hercule Poirot ne fait que de brèves apparitions, il résout l'énigme mais sans être présent fréquemment. J'avais envie de le rencontrer si souvent dans ce joli roman mais ceci ne gache en rien l'histoire.
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marc_tlse
  28 octobre 2019
Une coupable idéale que tout accable et qui semble hésiter à se défendre. Mais Hercule Poirot vient compléter l'enquête et s'intéresser aux mensonges plutôt qu'aux vérités proférées par les divers protagonistes. Il trouve plusieurs pistes (comme s'il ne nous avait pas déjà assez perdus ! ) avant de nous offrir la bonne.
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fannyvincent
  23 février 2015
On ne prend généralement guère de risque en choisissant un roman d'Agatha Christie. On s'assure ainsi un agréable moment de lecture, sans prise de tête. On se délecte d'une atmosphère surannée et d'une intrigue solidement construite.
C'est encore le cas avec « je ne suis pas coupable ». Dans cette sombre histoire de meurtre d'une jeune femme, Hercule Poirot contribue, de façon finalement relativement discrète, à la résolution de l'énigme et à la désignation du véritable coupable.
Je ne soutiendrai pas qu'il s'agit de la meilleure des enquêtes mettant en scène le célèbre détective belge aux petites cellules grises en ébullition, mais celle-ci est néanmoins de bonne tenue.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   13 août 2015
— Elinor Katharine Carlisle, vous êtes accusée du meurtre de Mary Gerrard, assassinée le 27 juillet dernier. Etes-vous coupable ou innocente ?
Elinor Carlisle se tenait droite, la tête levée. Son visage gracieux, aux traits réguliers et fins, s’encadrait d’une abondante chevelure noire. Ses sourcils, réduits à une simple ligne, surmontaient des yeux d’un bleu profond.
Il se produisit un silence… un silence angoissant.
Sir Edwin Bulmer, avocat de la défense, conçut une vive appréhension. Sa cliente allait-elle plaider coupable ? Elle perdait toute maîtrise d’elle-même.
Elinor Carlisle entrouvrit les lèvres et déclara :
— Je ne suis pas coupable.
Son avocat se rassit et passa son mouchoir sur son front : il venait de l’échapper belle !
A son tour, sir Samuel Attenbury se leva et prononça le réquisitoire.
— Messieurs les juges et messieurs les jurés, le 27 juillet, à 3 heures et demie de l’aprèsmidi, Mary Gerrard mourait, dans le château de Hunterbury, Maidensford…
Sa voix pleine et agréable poursuivait l’exposé des faits. Elinor, plongée dans une demi-torpeur, n’entendait que des bribes de ce récit pourtant net et concis…
— … L’affaire est très simple… Il est du devoir du tribunal… de démontrer le mobile…
Personne, autant qu’on puisse en juger, n’avait de raison de tuer cette malheureuse Mary Gerrard, sauf l’accusée. La victime, une jeune fille d’un caractère charmant… sympathique à tous… et qui n’avait pas un seul ennemi au monde…
Mary… Mary Gerrard ! Comme tout cela semblait loin à présent… tout à fait en dehors de la réalité…
— J’attire particulièrement votre attention sur les deux considérations suivantes :
« 1° De quels moyens disposait l’accusée pour administrer le poison ?
« 2° Quel était son mobile ?
« Il m’appartient de faire appeler devant vous des témoins qui vous aideront à répondre à ces questions…
« Quant à l’empoisonnement de Mary Gerrard, je vais m’efforcer de vous prouver que nul, excepté l’accusée, n’avait la possibilité de commettre ce crime…
Elinor se sentit enveloppée d’un brouillard épais à travers lequel lui arrivaient quelques bouts de phrase :
« … Sandwiches… beurre d’anchois… maison vide… »
Comme des coups d’épingle, ces mots frappaient son esprit engourdi.
La Cour ! Des visages ! Des rangées et des rangées de visages ! L’un d’eux avait une grosse moustache noire et des yeux malins. Hercule Poirot, la tête légèrement penchée de côté, le regard pensif, observait l’accusée.
Elinor songea : « Il essaie de comprendre pourquoi j’ai agi ainsi… Il essaie de deviner ma pensée et mes impressions à ce moment-là… »
Ses impressions ?… Une petite tache… une commotion… le visage de Roddy… son cher visage au long nez mince et à la bouche délicate… Roddy ! Toujours Roddy… toujours lui, aussi loin que ses souvenirs pouvaient la reporter… depuis ces jours lointains à Hunterbury, parmi les framboisiers, dans les garennes et le long du ruisseau, Roddy… Roddy… Roddy…
D’autres visages ! L’infirmière O’Brien, les lèvres entrouvertes, sa figure fraîche et parsemée de taches de rousseur. L’implacable infirmière Hopkins, aux allures bourgeoises.
Peter Lord… Peter Lord si bon, si raisonnable, si… réconfortant ! En y réfléchissant bien à présent… allait-elle perdre la partie ? Oui, elle la perdrait ! Tous les autres appréhendaient le verdict, alors qu’elle, l’actrice principale, ne prenait pas l’affaire au tragique.
Accusée de meurtre, elle demeurait calme et froide. Soudain, le lourd nuage qui entourait son cerveau se déchira. Elle était devant ses juges. Le public…
Les assistants, penchés en avant, les yeux écarquillés, la dévisageaient avec une curiosité malsaine, tout en écoutant les paroles prononcées par cet homme grand et maigre, au nez d’Israélite.
— Tous les faits de cette affaire sont extrêmement faciles à comprendre et ne laissent aucun doute dans l’esprit. Je vais vous les résumer depuis le commencement… Elinor songea :
« Le commencement… Le commencement ? Le jour où arriva cette horrible lettre anonyme ! Voilà jusqu’où il faut remonter. »
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NiceNice   31 août 2012
— Ah ? A quoi bon vivre étendue sur son lit et se faire soigner comme un bébé ?
— Et à quoi sert la vie, je vous le demande ? Voilà la vraie question. Vous avez certainement entendu parler de cette torture moyenâgeuse du cachot trop étroit pour qu’on puisse s’y tenir debout ou s’y étendre. Vous vous figurez peut-être qu’un prisonnier ne pouvait y vivre plus de quelques semaines. Eh bien ! pas du tout. Un homme a vécu seize années dans une de ces cages de fer. Il en sortit et survécut jusqu’à un âge très avancé.
— Où voulez-vous en venir avec votre histoire ? demanda Laura Welman.
— Je désire simplement vous prouver que chacun possède, enraciné en soi, l’instinct de vivre. On ne vit point parce que la raison vous le conseille. Des gens qui, comme nous le disons « seraient mieux dans la tombe », ne tiennent pas du tout à mourir ! D’autres qui apparemment, ont tout ce qu’il faut pour être heureux, se laissent dépérir parce qu’ils manquent de courage pour lutter.
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Souri7Souri7   01 septembre 2018
Aimer passionnément un autre être humain cause d’ordinaire plus de peine que de joie ; néanmoins,[...] celui qui n’a pas vraiment aimé n’a pas vraiment vécu…
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MissSherlockMissSherlock   10 mars 2017
- Pauvre tante ! Elle se portait si bien lorsque nous l’avons laissée l’autre jour ! dit Roddy.
-Elle est vraiment à plaindre. La maladie lui a toujours fait peur. Sans doute va-t-elle devenir encore plus impotente et en souffrira-t-elle davantage. Les gens devraient avoir la liberté de quitter ce bas monde quand ils ne peuvent plus supporter l’existence.
- Je partage ton avis, répliqua Roddy. Dans une société civilisée, il devrait en être ainsi. On supprime un animal qui souffre trop, mais on se garde de le faire quand il s’agit d’un être humain parce que certains risqueraient d’être envoyés ad patres par d’affectueux parents pressés de toucher l’héritage.
- Il appartiendrait au médecin de prendre toutes les responsabilités, dit Elinor, pensive.
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fannyvincentfannyvincent   18 février 2015
Le tribunal. Des visages. Des rangées et des rangées de visages ! Et, parmi tous ces visages, là, une invraisemblable moustache noire, un regard aigu : Hercule Poirot, la tête penchée de côté, l'observait, pensif.
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Vidéo de Agatha Christie
La société secrète dont vous rêvez de faire partie s?appelle le Detection Club... un club qui a réellement existé et compté parmi ses membres les grands auteurs du polar que sont par exemple Agatha Christie et G.F. Chesterton ! Après s?être amusé (et nous avoir amusés !) avec les codes du roman d?espionnage dans Opération Copperhead, le talentueux Jean Harambat s?attaque avec le Detection Club au roman policier. Le Detection Club, en librairie le 4/10 : https://www.dargaud.com/bd/Detection-Club
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