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Clarisse Frémiet (Traducteur)
ISBN : 2253046876
Éditeur : Le Livre de Poche (27/06/2003)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Le sort de Carrie-Louise inspire de vagues inquiétudes à son entourage. A sa sœur Ruth, d'abord, et à son fils. Et aussi à son troisième mari, Lewis Serrocold. En effet, Carrie-Louise a une fille et en a adopté une autre, et a été mariée trois fois avec des hommes eux-mêmes divorcés - ce qui fait toute une tribu de beaux-fils, de belles-filles et de petits-enfants... Tout ce beau monde vit dans un institut pour jeunes délinquants. Une maison de fous, dit l'infirmièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
MissSherlock
  14 novembre 2017
Miss Marple est un personnage que j'apprécie de plus en plus au fil de mes lectures. Aussi j'avais hâte de découvrir Jeux de glaces, d'autant que je connaissais les fils de l'intrigue pour avoir vu deux bonnes adaptations du roman.
J'ai été contente d'en apprendre un peu plus sur la jeunesse de Miss Marple. Et c'est pratiquement la seule chose qui m'a emballée dans cette histoire.
Le récit met beaucoup de temps à démarrer et quand le meurtre a enfin lieu, il y a un indice tellement gros qu'il est bien difficile de ne pas deviner l'identité du coupable.
J'ai trouvé Miss Marple peu présente, son personnage laissant la place au détective Curry. Si je lis une enquête de Miss Marple, ça n'est pas pour me retrouver dans la tête d'un autre personnage.
Pour finir, même si le roman est court, l'intrigue s'étire inutilement pour arriver à une conclusion rapide. La fin prend la forme d'une lettre pour évacuer fissa l'épilogue.
Même si la lecture de ce roman est agréable, le récit est bien trop fade pour en faire un « indispensable de la Reine du Crime ».

CHALLENGE AGATHA CHRISTIE
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Phoenicia
  28 août 2017
Nous retrouvons Miss Marple mandatée par une vieille amie persuadée que sa soeur est en danger. A Miss Marple de dénicher qui est susceptible de menacer la quiétude de la douce Carrie-Louise, riche personne, entourée d'une nombreuse famille et tenant un institut pour jeunes délinquants... Ses fameuses parallèles avec son expérience de petit village sont à nouveau requises, bien qu'un peu effacées.
Comme dans plusieurs de ses romans, Agatha Christie nous plonge dans une intrigue où le coupable est forcément parmi les proches. Les plus "évidents" d'un point de vue extérieur sont rapidement écartés des déductions. Et comme de coutume, l'assassin est celui auquel on ne s'attend pas, et sûrement pas en ce qui concerne ses motivations.
Comme le titre de son livre, Agatha Christie nous balade comme dans un tour de prestidigitation de grand talent, nous amenant tour à tour sur de fausses pistes.
Un livre que pour ma part j'ai beaucoup apprécié même si je trouve que le personnage de Miss Marple aurait pu être mis plus en avant.
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Sharon
  06 janvier 2011
Le temps a bien changé depuis L'affaire Protheroe. Miss Marple n'est plus une détective débutante, elle est au contraire reconnue pour ses compétences, au point que son amie d'enfance, Ruth van Rydock, lui confie une mission très importante. Il n'est pas question ici de découvrir un meurtrier, la mission est beaucoup plus délicate : il faut protéger une future victime. Contre qui ? Les éléments sont très minces. Néanmoins, miss Marple choisit de se fier aux pressentiments de son amie et de se rendre auprès de Carrie-Louise. Rendons ici justice au talent de Miss Marple : elle se glisse à merveille dans le rôle (l'amie pauvre qui, après-guerre, a besoin de se recouvrer sa santé et qui est trop digne pour demander de l'aide) inventée par Ruth, afin que personne ne se doute de rien. Miss Marple se retrouve alors dans un univers complètement étrange et décalé. Si elle ne perçoit pas d'où vient la menace, elle a très vite la certitude qu'elle est bien réelle.
 
La famille tient un grand rôle dans cette histoire, un rôle moderne si j'ose dire car elle est recomposée. Carrie-Louise, en dépit de ses trois mariages, a su maintenir des liens affectifs très fort avec chacun des enfants de ses conjoints successifs. Il suffit de lire à quel point Christian, le fils de son premier mari est soucieux de sa santé. Elle a également élevé sa petite-fille, Gina, dont la mère, sa fille adoptive, est morte en la mettant au monde. On ne pourrait imaginer contraste plus grand avec sa fille Mildred : cette grande enfant (elle approche de la cinquantaine), cette veuve respectable, n'hésite pas à cracher à haine à sa nièce, la trop insouciante Gina, mariée à Walter, un (humble) américain.
 
Lorsque le meurtre a lieu, Miss Marple doit faire la part entre les apparences et la réalité. Les deux seuls personnages à ne pas jouer sont Walter et Carrie-Louise. Walter, étranger à la famille, étranger aux complots, étranger tout court ai-je envie de préciser, est le coupable idéal. Comme il est innocent, sa défense est d'une simplicité rare : dire la vérité. le cas de Caroline Louise est différent. Tous veulent la protéger, tous la croient fragile, et surtout, en-dehors des réalités de la vie, alors qu'elle est une des rares personnes à aller au delà des apparences.
 
Agatha Christie effectue là un beau travail de mise en abîme. Plus qu'une intrigue policière, c'est à un drame shakespearien que nous assistons. Drame, mais aussi comédie : Gina et Walter, à leur manière, ont été Kate et Petrucchio. Toujours habile, c'est au moyen d'une lettre, envoyée à Ruth van Rydock, que la fin de l'intrigue nous est dévoilée : l'effet de réel est encore accru.
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Val88
  12 février 2013
Carrie-Louise est malade. Étrange maladie qui ressemble fort à un empoisonnement! Où chercher le coupable? Parmi les membres de sa (nombreuse) famille? Dans l'institut pour jeunes délinquants où vit tout ce joli monde? le drame finit par éclater. Mais la victime n'est pas celle qu'on aurait cru…
Petite pause Agatha Christie avec "Jeux de glaces" où je redécouvre le personnage de Miss Marple. En effet, j'ai déjà lu certains romans la mettant en scène, dont un qui m'avait beaucoup plu : "La plume empoisonnée", mais, si je me souviens bien de l'histoire, j'ai plus de mal à me rappeler le personnage de Miss Marple. Dans ce roman, Mrs van Rydock se fait du souci pour sa soeur et propose à leur vieille amie commune, Miss Marple, d'aller mener sa petite enquête au sein de l'institut pour jeunes délinquants Stonygates, où vit Carrie-Louise et son troisième mari Lewis Serrocold. Mrs van Rydock nous éclaire rapidement sur les liens de parenté qu'il existe entre les personnages. Malgré ça, j'ai eu un peu de mal à savoir qui était qui avant d'avancer dans l'histoire. En fait, j'étais un peu dans la peau de Miss Marple, comme une observatrice attentive qui essaye de connaître la véritable identité de tous ces personnages qui compose la famille de Carrie-Louise. Puis la scène clé où l'on découvre un cadavre arrive et biensur c'est la panique générale. Un plan nous permet de remettre facilement en scène ce qui s'est passé. La police intervient est fait son enquête en prenant soin d'avoir le témoignage précis de chaque personnage présent lors du meurtre. Contrairement à Hercule Poirot qui est détective de métier, Miss Marple n'est qu'une vieille dame à la retraite qui se passionne pour les énigmes. Par conséquent, même si elle a des soupçons sur telle ou telle personne, elle est assez en retrait lors de l'enquête, bien qu'elle n'hésite pas à donner son avis. C'est sans doute pour ça que j'accroche un peu moins avec ce personnage. La partie finale nous donne la solution de l'énigme et nous savons enfin qui est le coupable du meurtre et de l'empoisonnement de Carrie-Louise. J'avoue que je n'aurai pas trouvé. Je ne suis donc pas aussi douée que Miss Marple pour résoudre des énigmes!!!
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ennapapillon
  26 février 2012
Miss Marple se rend à Stonygates voir son amie de jeunesse Carrie-Louise qu'elle n'a pas vu depuis 25 ans sur les conseils de la soeur de celle-ci car elle s'inquiète pour elle.
C'est une femme aimable et idéaliste qui après avoir été deux fois veuve est à nouveau mariée avec un homme qui l'adore. Elle est restée en très bons termes avec les enfants de ses anciens maris. Son mari actuel, idéaliste lui aussi, a transformé la propriété en centre de réhabilitation de jeunes délinquants.
Dans cette maison vivent Carrie-Louise et son mari Lewis Serrogold, Mildred, la fille de Carrie-Louise et de son premier mari le richissime Gulbrandsen, qui est revenue habiter avec sa mère après la mort de son mari, Gina, la petite fille de Carrie-Louise, fille de sa fille adoptive, elle-même mariée depuis peu avec un américain et l'un des fils de son deuxième mari avec qui elle n'a aucun lien de sang mais de qui elle se sent très proche. Il y a aussi Jolly, la dame de compagnie totalement dévouée et Edgar Lawson qui fait office de secrétaire pour Lewis mais qui est surtout un de ses "cas" psychologiquement perturbé qu'il essaie de réhabiliter.
La première partie du roman présente cette "famille" hors du commun avec les tensions, les mésententes, le mépris, les alliances, les rapprochements... Tout cela observé par Miss Marple qui sait faire parler les gens sans en avoir l'air.
Puis un soir, le beau-fils de Carrie-Louise, Christian Gulbrandsen, administrateur de la fondation, vient à l'improviste pour parler à Lewis. Ce soir-là, Edgar Lawson fait une crise et menace Lewis d'un pistolet alors que le reste de la compagnie est dans le hall impuissante.
Je sens que je vais en dire trop alors je m'arrête là...
Alors qui est mort? Pourquoi? Est-ce que la santé de Carrie-Louise est en cause?
C'est un très bon petit roman où se posent vraiment les questions des relations qui unissent et séparent les personnages et comme d'habitude on pense que tout le monde est potentiellement coupable!
Miss Marple a un regard neutre sur cette famille et devine les jeux de glaces, les jeux de faux semblants! Je suis réconciliée avec Miss Marple!
Lien : http://ennalit.canalblog.com..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   13 août 2015
Mrs. Van Rydock s’écarta du miroir et soupira :
— Enfin, murmura-t-elle, il faudra bien que ça aille comme ça. Qu’est-ce que tu en penses, Jane ?
Miss Marple promena sur la création de Lavanelli un regard critique avant de répondre :
— À mon avis, c’est une très belle robe.
— Oh ! la robe, il n’y a rien à lui reprocher, reprit Mrs. Van Rydock en soupirant de nouveau. Aidez-moi à l’enlever, Stéphanie.
La femme de chambre, une fille sans âge à cheveux gris, fit adroitement glisser la robe le long des bras levés de Mrs. Van Rydock.
Celle-ci resta devant la glace en combinaison de satin pêche. Elle était admirablement corsetée ; un nylon arachnéen gainait ses jambes encore fines. Vu d’une certaine distance, son visage, tonifié par de constants massages, apparaissait presque juvénile sous une couche de crème et de fards. Ses cheveux, coiffés à miracle, tiraient sur le bleu hortensia plutôt que
sur le gris. Il était impossible, en regardant Mrs. Van Rydock, d’imaginer ce qu’elle pouvait être dans son état naturel. Tout ce que permettait l’argent était à son service, complété par les régimes, les massages et les exercices auxquels elle se livrait inlassablement.
— Crois-tu Jane, que beaucoup de gens devineraient que nous sommes du même âge, toi et moi ?
Ruth Van Rydock regardait son amie avec une certaine malice.
Miss Marple se montra sincère et rassurante.
— Je n’ai pas cette illusion ! Moi, vois-tu, je crois que je parais au moins aussi vieille que je le suis.
Avec des cheveux tout blancs, un visage très doux couvert de rides, des joues roses, des yeux candides couleur de pervenche, Miss Marple était une délicieuse vieille dame. Jamais personne n’aurait pensé à parler de Mrs. Van Rydock comme d’une délicieuse vieille dame.
— C’est vrai, ma pauvre Jane ! dit Mrs. Van Rydock, et elle ajouta avec un éclat de rire inattendu : Moi aussi, d’ailleurs, mais pas de la même façon. En parlant de moi, les gens disent : C’est épatant ce qu’elle garde sa ligne, cette vieille bique ! » Ils savent fort bien que je suis une vieille bique. Et, grand Dieu, je ne le sais que trop, moi aussi !
Elle se laissa tomber sur un fauteuil recouvert de satin.
— Merci, Stéphanie, je n’ai plus besoin de vous. La femme de chambre sortit, emportant
sur son bras la robe délicatement pliée. Et Mrs. Van Rydock reprit :
— Ma brave Stéphanie ! Ça fait plus de trente ans qu’elle est avec moi. C’est le seul être au monde qui sache de quoi j’ai réellement l’air…
Puis changeant de ton :
— Écoute, Jane, dit-elle, j’ai à te parler.
Miss Marple se tourna vers son amie, sa figure avait pris une expression attentive. Dans cette luxueuse chambre de palace, elle était un peu déplacée avec sa robe noire sans forme et son énorme cabas.
— Je suis inquiète au sujet de Carrie-Louise.
— Carrie-Louise ?
Miss Marple avait répété ce nom d’un ton rêveur. Il la ramenait bien loin dans le passé. Le pensionnat de Florence… Elle-même, jeune Anglaise, toute blanche et toute rose, née dans l’ombre d’une cathédrale, et les deux petites Martin, Américaines et follement amusantes avec leur façon de parler si drôle, leurs manières directes, leur vitalité. Ruth, grande, ardente, toujours «partie pour la gloire », Caroline-Louise, menue, distinguée, rêveuse…
— Quand l’as-tu vue pour la dernière fois, Jane ?
— Oh ! il y a bien longtemps. Vingt-cinq ans peut-être. Naturellement, nous nous écrivons toujours à Noël : Quelle chose curieuse que l’amitié ! Cette Jane Marple, toute jeunette alors, et ces deux Américaines… Leurs routes avaient divergé presque tout de suite et, pourtant, la vieille affection avait survécu. Des lettres de temps en temps et des vœux à la Noël. Et c’était Ruth, qui habitait l’Amérique, que Jane retrouvait le plus souvent alors qu’elle ne voyait presque jamais Carrie-Louise qui s’était fixée en Angleterre.
— Pourquoi es-tu inquiète de ta sœur, Ruth ? demanda Miss Marple.
— De nous deux, quand nous étions jeunes, c’est Carrie-Louise qui avait le plus d’idéal, déclara Ruth Van Rydock au lieu de répondre à la question de son amie. C’était la mode, dans ce temps-là, de vivre pour un idéal. Toutes les jeunes filles avaient le leur. C’était « comme il faut ». Toi, Jane, tu voulais aller soigner les lépreux. Moi, je voulais me faire religieuse. On en revient, de toutes ces chimères. Mais, Carrie-Louise, vois-tu…
(Son visage s’assombrit.) Je crois que c’est vraiment ça qui me...
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MissSherlockMissSherlock   05 novembre 2017
- Et ensuite Carrie-Louise n’a rien eu de plus pressé que d’épouser cet autre numéro, Lewis Serrocold. Encore un phénomène ! Encore un idéaliste !… Oh ! je ne dis pas qu’il n’aime pas Carrie-Louise. Je crois qu’il l’aime, mais il a cette même manie de vouloir rendre tout le monde heureux. Comme si on pouvait faire ça pour autrui !
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sevm57sevm57   28 mai 2015
Curry estima que Mrs Trete incarnait l'endurance chrétienne, peut-être la force d'âme chrétienne, mais non la charité chrétienne.
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GrouchoGroucho   28 mars 2015
- Je vais vous poser une question délicate dit miss Marple avec une certaine confusion. A qui la mort de notre chère Carrie-Louise pourrait-elle profiter ?
- L'argent ? dit Serrocold d'un ton amer. C'est toujours à l'argent qu'on en revient, n'est-ce pas ?
- Dans le cas présent, c'est tout indiqué. Carrie-Louise est une femme exquise, elle a beaucoup de charme, et il est inimaginable que quelqu’un puisse la détester. J'entends par là qu'elle ne peut pas avoir d'ennemi. Par conséquent, comme vous le dites, c'est toujours à l'argent qu'on en revient ; vous le savez comme moi, Mr Serrocold, que, bien souvent, les gens sont prêts à faire n'importe quoi pour se procurer de l'argent.
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pandarouxpandaroux   15 août 2012
Miss Marple le gratifia d'un sourire reconnaissant. Ce n'était qu'une vieille dame charmante et sans défense, mais ses yeux bleus, s'il les avait remarqué, aurait pu sembler à son interlocuteur étrangement pénétrants.
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Agatha Christie, était très attachée à son terroir et n'a jamais quitté l'Angleterre et son Devon natal. Elle a passé toutes ses vacances à Greenway House, une demeure élégante dans laquelle elle a écrit de nombreux ouvrages. L'émission Visites privées vous propose de découvrir ce magnifique endroit.
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