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Michel Le Houbie (Autre)
ISBN : 2253033375
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1983)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 390 notes)
Résumé :
Sous la domination d'un aïeul tyrannique, une étrange famille habite cette maison biscornue: deux fils, deux belles-filles, trois petits-enfants, une vieille tante... Mais aussi la toute jeune seconde épouse du grand-père et le précepteur qui pourrait bien être son amant... Puis le grand-père meurt, qui peut bien l'avoir tué ? La seule personne qui semble avoir une idée précise sur la question c'est Joséphine, douze ans. Joséphine a des idées sur tout. Y compris sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  02 février 2015
La maison biscornue c'est une drôle de maison où vit un patriarche d'origine grecque qui régente toute sa famille, c'est à dire sa très jeune femme, ses fils et leurs épouses, quelques enfants et des domestiques.
Et soudain le vieil homme est assassiné.
Ce n'est pas tout à fait une enquête policière puisque la police n'a pas le premier rôle ici. Celui qui tente de démasquer l'assassin est le futur mari d'une des petites filles du mort.
Tout dans cette histoire est tordu, les rapports entre les différents membres de cette famille étrange, leurs mobiles, leurs alibis, rien de tient debout, à l'image de cette maison toute bizarre.
J'ai adoré cette petite enquête qui ressemble à un vrai casse-tête.
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scarlett12
  15 mai 2018

Lu il y a longtemps et relu avec le même plaisir même si je me rappelais de la fin.
Aristide Léonidès, un vieillard de 84 ans vit avec toute sa famille : ses deux fils et leurs épouses, ses trois petits-enfants, sa belle-soeur et sa jeune épouse de 24 ans dans une drôle de maison assez rococo. Il est immensément riche et un jour, il est empoisonné.
Le fiancé de l'une de ses petites filles aide la police à mener l'enquête car son père a de hautes fonctions à Scotland Yard.
Comme d'habitude, Agatha Christie nous embarque dans un de ces huis-clos dont elle a le secret : le coupable est assurément un des membre de cette famille en apparence très soudée car Aristide avait un grand sens de la famille et aimait à la voir vivre sous son toit ; il était en outre très généreux avec chacun d'entre eux, alors qui a bien pu tuer ce patriarche qui aimait tant sa famille ? Testament disparu ou différent de ce que le notaire croyait, personnages plutôt sympathiques ... du Agatha Christie pur jus !
Agatha Christie nous confie dans son avant-propos qu'elle s'est beaucoup amusée à écrire ce roman ... et moi aussi à le lire !
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kuroineko
  25 décembre 2018
J'ai pioché ce roman d'Agatha Christie,  moins célèbre que d'autres, dans une boîte à livres. le titre semblant promettre quelques bizarreries, je me suis empressée de m'y plonger.
La Maison Biscornue fait référence à une comptine anglaise. Ici pas d'Hercule Poirot ni de Miss Marple. Mais il y a bien un meurtre: celui du chef de la famille Léonidès, 85 ans, un Grec débarqué sans le sou à Londres dans les années 1880 et qui fit fortune grâce à un indéniable talent pour les affaires, doublé d'une certaine roublardise. C'est lui qui fit construire cette bizarre demeure biscornue où se multiplient les pignons. Là vivent ses deux fils mariés et les trois enfants du second, ainsi que sa belle-soeur, sa seconde épouse, une jeunesse, et le précepteur des deux plus jeunes.
Le narrateur, Charles, fils d'un commissaire de Scotland Yard, est amoureux de Sophia, la plus âgée des petits-enfants du défunt. Il s'intègre à l'enquête pour libérer sa promise de toute suspicion afin de l'épouser.
Agatha Christie signe avec La Maison Biscornue un drame familiale en huis-clos. J'ai retrouvé avec plaisir l'atmosphère particulière, un peu surannée, qu'elle sait donner à ses romans. Quant aux personnages, ils valent le détour. A commencer par le mort lui-même, au caractère bien trempé, dévoué à sa famille. La mère de Sophia, actrice de théâtre, offre un côté ridicule avec ses grandes tirades et sa gestuelle affectée. A lire, on en rit. A vivre avec, elle doit vite taper sur les nerfs. Son mari n'est guère mieux, même s'il est moins bruyant, toujours plongé dans des recherches historiques pointilleuses (vétilleuses si l'on en croit la grand-tante Edith). Sans compter la fantasque petite dernière, Joséphine, laide mais dotée d'une intelligence précoce pour ses douze ans, qui aime à jouer au détective et qui s'en donne ici à coeur joie.
Agatha Christie, fidèle à elle-même, brouille les pistes et fait planer les soupçons sur chaque membre de la maisonnée. Jusqu'à la révélation finale. J'ai passé un agréable moment british parmi cette famille bizarre de la maison biscornue.
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missmolko1
  18 février 2018
Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman d'Agatha Christie et je me dis a chaque fois que je devrais en lire d'avantage car c'est une auteure que j'aime particulièrement.
La maison biscornue nous plonge dans une famille hors du commun : le grand-père vient de mourir empoisonné et Sophia, sa petite-fille décide d'engager un détective privé pour trouver le membre de la famille qui a pu commettre le crime. Amour, haine, secrets de famille et guerre pour l'héritage (tiens apparemment il n'y a pas que chez les Hallyday que l'on a des problèmes avec le testament) !
L'intrigue est vraiment prenante, l'écriture remarquable, et le roman n'a absolument pas pris une ride. En grande reine du suspense, on ne découvre le coupable que dans les dernières pages après avoir soupçonné tout le monde sauf la bonne personne. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Charles, notre détective qui se débrouille plutôt pas mal. Et dans les personnages féminins c'est Sophia qui a eu ma préférence.
J'en ai profité pour visionner son adaptation sur grand écran qui date de l'année dernière, Crooked House avec une très belle brochette d'acteurs. le roman est magnifiquement bien adapté, le cadre notamment la maison sont juste comme on les imagine a la lecture. Par contre bizarrement Sophia qui m'avait tant plu dans le roman m'a insupporté dans le film et j'ai adoré le personnage de Brenda, que j'ai découvert d'avantage dans le film.
Pour conclure le livre comme le film m'ont énormément plu et je ne devrais pas tarder a ressortir un Agatha Christie de ma PAL car c'est toujours un régal.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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ladesiderienne
  27 janvier 2018
Même si quelques romans d'Agatha Christie ornent ma bibliothèque (tous de la même édition et d'une belle couverture rouge...), je n'en ai pas lus beaucoup. Celui qui m'a donné envie de découvrir ce titre pas très connu, c'est Gilles Paris. Cet auteur dit s'en être inspiré pour écrire "Le vertige des falaises" que j'ai lu il y a peu. J'ai donc voulu en savoir un peu plus, ayant du mal à relier son histoire à un polar anglais un peu suranné. En aucun cas, on y retrouve l'ambiance "so british" des titres de la romancière mais il est vrai qu'il y a une certaine similitude entre le style atypique des deux maisons où se déroule l'action. Pour moi, ce qui fait le lien entre les deux récits, c'est surtout la curiosité assez morbide des deux adolescentes qui les habitent.
Ma lecture terminée , une question me vient aux lèvres : mais que fait la police ? Pas grand chose... en tout cas pas dans ce polar de la reine du crime britannique. Ici, pas de Miss Marple, ni d'Hercule Poirot pour résoudre l'enquête et leurs collègues dépêchés sur les lieux ne vont pas se montrer très efficaces. Qui a empoisonné le grand-père autoritaire et richissime de Sophia ? C'est Charles, le prétendant de cette dernière qui en faisant son entrée dans la future belle-famille va mener en quelque sorte l'enquête, encouragé discrètement par son père haut responsable dans la police britannique. A qui profite le crime ? C'est ce qu'il va tenter d'élucider en questionnant la deuxième et très jeune épouse du défunt mais aussi ses fils, belles-filles et petits-enfants sans oublier la vieille belle-sœur et les quelques employés de maison. Pas très perspicace non plus, notre Charles puisque finalement le linge sale va être lavé en famille et de façon assez inattendue.

Un huis-clos plutôt classique au début dans lequel on tourne un peu en rond, mais un final assez peu conventionnel et surprenant qui aurait mérité d'être un peu plus développé. J'accorde un 12/20 à cette enquête qui n'en est pas une.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   02 mai 2018
- Elle ne vous manquera pas ?
Il eut un petit rire méprisant.
- Une môme de cet âge-là ? Vous ne voudriez pas ! Ce sera toujours un commencement. Parce que, pour tenir le coup ici, il faut être solide ! Maman fait la navette entre la maison et Londres, où elle va asticoter de malheureux acteurs dramatiques pour qu’ils lui écrivent des rôles, et elle passe son temps à faire des histoires a n’en plus finir avec rien du tout. Papa s’enferme avec ses bouquins et ne vous entend même pas quand vous lui parlez. Il a fallu que je tombe sur des parents comme ça ! En plus, parce que ce n’est pas tout, il y a oncle Roger toujours si gai qu’on en a le frisson, tante Clemency, qui vous fiche la paix, mais qui pourrait bien être un peu cinglé, et tante Edith, qui n’est pas mal, mais bien vieille ! Les choses se sont un peu améliorées avec le retour de Sophia, mais il y a des moments où elle est plutôt mauvaise. Au total, ça fait une drôle de maisonnée ! Vous n’êtes pas de cet avis ? Vous vous rendez compte que ma grand-mère – c’est la femme de mon grand-père que je veux dire- est tout juste assez vielle pour être ma sœur ainée ? Rien de tel pour vous donner le sentiment que vous êtes un parfait imbécile !
Je le comprenais assez bien. A l’âge d’Eustache, j’étais mois aussi, d’une sensibilité excessive. L’idée que je pouvais ne pas être «comme tout le monde » me donnait des sueurs froides.
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missmolko1missmolko1   12 février 2018
C'est en Egypte, vers la fin de la guerre, que je fis la connaissance de Sophia Leonidès. Elle occupait là-bas un poste assez important dans les bureaux du Foreign Office et je n'eus d'abord avec elle que des relations de service. Je ne tardai pas à me rendre compte des qualités éminentes qui l'avaient portée, en dépit de sa jeunesse - elle avait juste vingt-deux ans - à un poste où les responsabilités ne manquaient pas.
Fort agréable à regarder, elle était aussi très intelligente, avec un sens de l'humour qui m'enchantait. Nous nous liâmes d'amitié. C’était une jeune personne avec qui l'on avait plaisir à parler et nous aimions beaucoup sortir ensemble pour dîner et, à l'occasion, pour danser.
Tout cela, je le savais. C'est seulement lorsque, les hostilités terminées en Europe, je fus muté en Extreme-Orient que je découvris le reste, à savoir que j'aimais Sophia et que je désirais qu'elle devînt ma femme.
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missmolko1missmolko1   17 février 2018
Je restai muet. Il poursuivit, s’échauffant :
- Et pourquoi n'aurais-je pas eu peur ? Peur d’être au-dessous de ma tâche ? Peur, lorsque le moment serait venu de presser sur la détente d'un fusil, d’être incapable de me contraindre à faire le geste nécessaire ? Comment être sûr que c'est bien un nazi qu'on va tuer ? Qu'on ne va pas abattre un brave petit gars, un paysan qui n'a jamais fait de politique et qui est là, simplement parce qu'on l'a mobilisé pour défendre son pays ? La sainteté de la guerre, je n'y crois pas ! Comprenez-vous ? Je n'y crois pas ! La guerre est mauvaise.
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Corboland78Corboland78   02 août 2015
Quand tu as commis un crime, tu éprouves un sentiment de grande solitude. Tu voudrais en parler à quelqu’un et tu ne peux pas. Cela ne fait qu’augmenter ton désir. Par conséquent, puisque tu ne peux pas parler de la façon dont tu as commis ton crime, tu peux au moins parler du meurtre lui-même, le discuter, avancer des théories, le passer au crible. A ta place, Charles, je chercherais de ce côté-là. Retourne là-bas, mêle-toi à eux, fais-les parler. Evidemment, ce ne sera pas du tout cuit. Coupables ou innocents, ils seront contents d’avoir l’occasion de parler à un étranger, parce qu’ils peuvent lui dire des choses qu’ils ne peuvent pas se dire entre eux. Mais il n’est pas impossible que tu remarques une différence. Une personne qui a quelque chose à cacher ne peut pas vraiment se permettre de parler. (…) Fais-les parler, Charles, et guette le faux pas, ou l’éclair qui trahit le coupable.
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ladesiderienneladesiderienne   26 janvier 2018
- (...) Vous ne vous rendez pas compte, petite sotte, qu'aussi longtemps que vous garderez pour vous seule les secrets que vous détenez, vous serez en danger ?
- Je le sais très bien !
- Deux fois déjà vous avez failli y rester ! La première, il s'en est fallu de peu que vous ne fussiez tuée ! La seconde a coûté la vie à une autre personne. Vous ne comprenez donc pas que, si vous continuez à trotter par la maison en proclamant que vous connaissez l"assassin, il y aura encore de nouvelles attaques contre vous, dont vous serez victime... à moins que ce ne soit encore quelqu'un d'autre ?
- Il y a des livres comme ça, où les gens sont tués les uns après les autres ! On finit par trouver le coupable, parce qu'il ne reste pratiquement plus que lui.
- Nous ne sommes pas dans un roman policier, Joséphine.
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Videos de Agatha Christie (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
Après une première vie de documentariste, chroniqueuse radio et dramaturge, Julie Birmant ajoute le 9ème Art à ses nombreux talents de scénariste en 2010. Elle publie avec Catherine Meurisse un premier album remarqué : Drôles de femmes, dix portraits de femmes drôles célèbres (Yolande Moreau, Sylvie Jolie, Claire Bretécher...). Avec Pablo, qui retrace la jeunesse de Picasso, elle collabore avec Clément Oubrerie pour la première fois, et signe une grande et belle série en quatre albums. Le duo revient en 2018 avec une nouvelle série, de fiction cette fois, intitulée : Renée Stone, entre Agatha Christie et Indiana Jones. Découvrez le tome 1 de Renée Stone : http://www.dargaud.com/bd/Renee-Stone/Renee-Stone/Renee-Stone-tome-1-Renee-Stone
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