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Michel Le Houbie (Autre)
EAN : 9782253033370
188 pages
Le Livre de Poche (01/12/1983)
3.85/5   684 notes
Résumé :
Sous la domination d'un aïeul tyrannique, une étrange famille habite cette maison biscornue: deux fils, deux belles-filles, trois petits-enfants, une vieille tante... Mais aussi la toute jeune seconde épouse du grand-père et le précepteur qui pourrait bien être son amant... Puis le grand-père meurt, qui peut bien l'avoir tué ? La seule personne qui semble avoir une idée précise sur la question c'est Joséphine, douze ans. Joséphine a des idées sur tout. Y compris sur... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
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La maison biscornue c'est une drôle de maison où vit un patriarche d'origine grecque qui régente toute sa famille, c'est à dire sa très jeune femme, ses fils et leurs épouses, quelques enfants et des domestiques.

Et soudain le vieil homme est assassiné.

Ce n'est pas tout à fait une enquête policière puisque la police n'a pas le premier rôle ici. Celui qui tente de démasquer l'assassin est le futur mari d'une des petites filles du mort.

Tout dans cette histoire est tordu, les rapports entre les différents membres de cette famille étrange, leurs mobiles, leurs alibis, rien de tient debout, à l'image de cette maison toute bizarre.

J'ai adoré cette petite enquête qui ressemble à un vrai casse-tête.

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Lu il y a longtemps et relu avec le même plaisir même si je me rappelais de la fin.

Aristide Léonidès, un vieillard de 84 ans vit avec toute sa famille : ses deux fils et leurs épouses, ses trois petits-enfants, sa belle-soeur et sa jeune épouse de 24 ans dans une drôle de maison assez rococo. Il est immensément riche et un jour, il est empoisonné.

Le fiancé de l'une de ses petites filles aide la police à mener l'enquête car son père a de hautes fonctions à Scotland Yard.

Comme d'habitude, Agatha Christie nous embarque dans un de ces huis-clos dont elle a le secret : le coupable est assurément un des membre de cette famille en apparence très soudée car Aristide avait un grand sens de la famille et aimait à la voir vivre sous son toit ; il était en outre très généreux avec chacun d'entre eux, alors qui a bien pu tuer ce patriarche qui aimait tant sa famille ? Testament disparu ou différent de ce que le notaire croyait, personnages plutôt sympathiques ... du Agatha Christie pur jus !

Agatha Christie nous confie dans son avant-propos qu'elle s'est beaucoup amusée à écrire ce roman ... et moi aussi à le lire !

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J'ai pioché ce roman d'Agatha Christie,  moins célèbre que d'autres, dans une boîte à livres. le titre semblant promettre quelques bizarreries, je me suis empressée de m'y plonger.

La Maison Biscornue fait référence à une comptine anglaise. Ici pas d'Hercule Poirot ni de Miss Marple. Mais il y a bien un meurtre: celui du chef de la famille Léonidès, 85 ans, un Grec débarqué sans le sou à Londres dans les années 1880 et qui fit fortune grâce à un indéniable talent pour les affaires, doublé d'une certaine roublardise. C'est lui qui fit construire cette bizarre demeure biscornue où se multiplient les pignons. Là vivent ses deux fils mariés et les trois enfants du second, ainsi que sa belle-soeur, sa seconde épouse, une jeunesse, et le précepteur des deux plus jeunes.

Le narrateur, Charles, fils d'un commissaire de Scotland Yard, est amoureux de Sophia, la plus âgée des petits-enfants du défunt. Il s'intègre à l'enquête pour libérer sa promise de toute suspicion afin de l'épouser.

Agatha Christie signe avec La Maison Biscornue un drame familiale en huis-clos. J'ai retrouvé avec plaisir l'atmosphère particulière, un peu surannée, qu'elle sait donner à ses romans. Quant aux personnages, ils valent le détour. A commencer par le mort lui-même, au caractère bien trempé, dévoué à sa famille. La mère de Sophia, actrice de théâtre, offre un côté ridicule avec ses grandes tirades et sa gestuelle affectée. A lire, on en rit. A vivre avec, elle doit vite taper sur les nerfs. Son mari n'est guère mieux, même s'il est moins bruyant, toujours plongé dans des recherches historiques pointilleuses (vétilleuses si l'on en croit la grand-tante Edith). Sans compter la fantasque petite dernière, Joséphine, laide mais dotée d'une intelligence précoce pour ses douze ans, qui aime à jouer au détective et qui s'en donne ici à coeur joie.

Agatha Christie, fidèle à elle-même, brouille les pistes et fait planer les soupçons sur chaque membre de la maisonnée. Jusqu'à la révélation finale. J'ai passé un agréable moment british parmi cette famille bizarre de la maison biscornue.

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Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman d'Agatha Christie et je me dis a chaque fois que je devrais en lire d'avantage car c'est une auteure que j'aime particulièrement.

La maison biscornue nous plonge dans une famille hors du commun : le grand-père vient de mourir empoisonné et Sophia, sa petite-fille décide d'engager un détective privé pour trouver le membre de la famille qui a pu commettre le crime. Amour, haine, secrets de famille et guerre pour l'héritage (tiens apparemment il n'y a pas que chez les Hallyday que l'on a des problèmes avec le testament) !

L'intrigue est vraiment prenante, l'écriture remarquable, et le roman n'a absolument pas pris une ride. En grande reine du suspense, on ne découvre le coupable que dans les dernières pages après avoir soupçonné tout le monde sauf la bonne personne. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Charles, notre détective qui se débrouille plutôt pas mal. Et dans les personnages féminins c'est Sophia qui a eu ma préférence.

J'en ai profité pour visionner son adaptation sur grand écran qui date de l'année dernière, Crooked House avec une très belle brochette d'acteurs. le roman est magnifiquement bien adapté, le cadre notamment la maison sont juste comme on les imagine a la lecture. Par contre bizarrement Sophia qui m'avait tant plu dans le roman m'a insupporté dans le film et j'ai adoré le personnage de Brenda, que j'ai découvert d'avantage dans le film.

Pour conclure le livre comme le film m'ont énormément plu et je ne devrais pas tarder a ressortir un Agatha Christie de ma PAL car c'est toujours un régal.


Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Après une lecture coup de coeur je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire d'un autre livre sur un thème grave. Plutôt que le trouver pas génial, je l'ai mis de côté et pris le premier Agatha Christie à portée de main dans la biblio de mes vacances !

Je n'ai pas le souvenir de l'avoir déjà lu mais peut-être est-ce possible ! Dans ce polar il n'y a pas nos héros récurrents mais c'est le fil d'un policier, amoureux d'une des petites-filles de la maison biscornue, qui va mener son enquête.

C'est quasiment un huis-clos car les protagonistes du drame n'ont pas le droit de se déplacer. C'est une bonne idée scénaristique si le temps est trop court pour réfléchir à d'autres cadres que celui du crime ! Il faut dire que maison et jardin ont suffisamment de coins et recoins pour balader les lecteurs.

Le richissime patriarche a été empoisonné, reste à savoir par qui : sa jeune veuve, ses fils, ses belles-filles, la soeur de sa précédente femme, ses 3 petits-enfants, dont la dulcinée de l'enquêteur novice ou le jeune précepteur, sans oublier Nannie, cuisinière, femme de chambre, celle qui fait tout quand le petit personnel donne ses 8 jours ?

Les personnages ont, pour la plupart, des caractères très forts et très marqués ce qui rend l'analyse psychologique très intéressante et que c'est par elle que sera dénouée l'intrigue. Heureusement qu'Agatha Christie a été prolifique car je ne suis pas la seule à me réfugier dans ses romans quand il me manque l'inspiration ou l'envie !

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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
- Elle ne vous manquera pas ?
Il eut un petit rire méprisant.
- Une môme de cet âge-là ? Vous ne voudriez pas ! Ce sera toujours un commencement. Parce que, pour tenir le coup ici, il faut être solide ! Maman fait la navette entre la maison et Londres, où elle va asticoter de malheureux acteurs dramatiques pour qu’ils lui écrivent des rôles, et elle passe son temps à faire des histoires a n’en plus finir avec rien du tout. Papa s’enferme avec ses bouquins et ne vous entend même pas quand vous lui parlez. Il a fallu que je tombe sur des parents comme ça ! En plus, parce que ce n’est pas tout, il y a oncle Roger toujours si gai qu’on en a le frisson, tante Clemency, qui vous fiche la paix, mais qui pourrait bien être un peu cinglé, et tante Edith, qui n’est pas mal, mais bien vieille ! Les choses se sont un peu améliorées avec le retour de Sophia, mais il y a des moments où elle est plutôt mauvaise. Au total, ça fait une drôle de maisonnée ! Vous n’êtes pas de cet avis ? Vous vous rendez compte que ma grand-mère – c’est la femme de mon grand-père que je veux dire- est tout juste assez vielle pour être ma sœur ainée ? Rien de tel pour vous donner le sentiment que vous êtes un parfait imbécile !
Je le comprenais assez bien. A l’âge d’Eustache, j’étais mois aussi, d’une sensibilité excessive. L’idée que je pouvais ne pas être «comme tout le monde » me donnait des sueurs froides.
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C'est en Egypte, vers la fin de la guerre, que je fis la connaissance de Sophia Leonidès. Elle occupait là-bas un poste assez important dans les bureaux du Foreign Office et je n'eus d'abord avec elle que des relations de service. Je ne tardai pas à me rendre compte des qualités éminentes qui l'avaient portée, en dépit de sa jeunesse - elle avait juste vingt-deux ans - à un poste où les responsabilités ne manquaient pas.
Fort agréable à regarder, elle était aussi très intelligente, avec un sens de l'humour qui m'enchantait. Nous nous liâmes d'amitié. C’était une jeune personne avec qui l'on avait plaisir à parler et nous aimions beaucoup sortir ensemble pour dîner et, à l'occasion, pour danser.
Tout cela, je le savais. C'est seulement lorsque, les hostilités terminées en Europe, je fus muté en Extreme-Orient que je découvris le reste, à savoir que j'aimais Sophia et que je désirais qu'elle devînt ma femme.
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Je restai muet. Il poursuivit, s’échauffant :
- Et pourquoi n'aurais-je pas eu peur ? Peur d’être au-dessous de ma tâche ? Peur, lorsque le moment serait venu de presser sur la détente d'un fusil, d’être incapable de me contraindre à faire le geste nécessaire ? Comment être sûr que c'est bien un nazi qu'on va tuer ? Qu'on ne va pas abattre un brave petit gars, un paysan qui n'a jamais fait de politique et qui est là, simplement parce qu'on l'a mobilisé pour défendre son pays ? La sainteté de la guerre, je n'y crois pas ! Comprenez-vous ? Je n'y crois pas ! La guerre est mauvaise.
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Quand tu as commis un crime, tu éprouves un sentiment de grande solitude. Tu voudrais en parler à quelqu’un et tu ne peux pas. Cela ne fait qu’augmenter ton désir. Par conséquent, puisque tu ne peux pas parler de la façon dont tu as commis ton crime, tu peux au moins parler du meurtre lui-même, le discuter, avancer des théories, le passer au crible. A ta place, Charles, je chercherais de ce côté-là. Retourne là-bas, mêle-toi à eux, fais-les parler. Evidemment, ce ne sera pas du tout cuit. Coupables ou innocents, ils seront contents d’avoir l’occasion de parler à un étranger, parce qu’ils peuvent lui dire des choses qu’ils ne peuvent pas se dire entre eux. Mais il n’est pas impossible que tu remarques une différence. Une personne qui a quelque chose à cacher ne peut pas vraiment se permettre de parler. (…) Fais-les parler, Charles, et guette le faux pas, ou l’éclair qui trahit le coupable.
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- (...) Vous ne vous rendez pas compte, petite sotte, qu'aussi longtemps que vous garderez pour vous seule les secrets que vous détenez, vous serez en danger ?
- Je le sais très bien !
- Deux fois déjà vous avez failli y rester ! La première, il s'en est fallu de peu que vous ne fussiez tuée ! La seconde a coûté la vie à une autre personne. Vous ne comprenez donc pas que, si vous continuez à trotter par la maison en proclamant que vous connaissez l"assassin, il y aura encore de nouvelles attaques contre vous, dont vous serez victime... à moins que ce ne soit encore quelqu'un d'autre ?
- Il y a des livres comme ça, où les gens sont tués les uns après les autres ! On finit par trouver le coupable, parce qu'il ne reste pratiquement plus que lui.
- Nous ne sommes pas dans un roman policier, Joséphine.
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