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Michel Le Houbie (Autre)
EAN : 9782253033370
188 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1983)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 480 notes)
Résumé :
Sous la domination d'un aïeul tyrannique, une étrange famille habite cette maison biscornue: deux fils, deux belles-filles, trois petits-enfants, une vieille tante... Mais aussi la toute jeune seconde épouse du grand-père et le précepteur qui pourrait bien être son amant... Puis le grand-père meurt, qui peut bien l'avoir tué ? La seule personne qui semble avoir une idée précise sur la question c'est Joséphine, douze ans. Joséphine a des idées sur tout. Y compris sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  02 février 2015
La maison biscornue c'est une drôle de maison où vit un patriarche d'origine grecque qui régente toute sa famille, c'est à dire sa très jeune femme, ses fils et leurs épouses, quelques enfants et des domestiques.
Et soudain le vieil homme est assassiné.
Ce n'est pas tout à fait une enquête policière puisque la police n'a pas le premier rôle ici. Celui qui tente de démasquer l'assassin est le futur mari d'une des petites filles du mort.
Tout dans cette histoire est tordu, les rapports entre les différents membres de cette famille étrange, leurs mobiles, leurs alibis, rien de tient debout, à l'image de cette maison toute bizarre.
J'ai adoré cette petite enquête qui ressemble à un vrai casse-tête.
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scarlett12
  15 mai 2018

Lu il y a longtemps et relu avec le même plaisir même si je me rappelais de la fin.
Aristide Léonidès, un vieillard de 84 ans vit avec toute sa famille : ses deux fils et leurs épouses, ses trois petits-enfants, sa belle-soeur et sa jeune épouse de 24 ans dans une drôle de maison assez rococo. Il est immensément riche et un jour, il est empoisonné.
Le fiancé de l'une de ses petites filles aide la police à mener l'enquête car son père a de hautes fonctions à Scotland Yard.
Comme d'habitude, Agatha Christie nous embarque dans un de ces huis-clos dont elle a le secret : le coupable est assurément un des membre de cette famille en apparence très soudée car Aristide avait un grand sens de la famille et aimait à la voir vivre sous son toit ; il était en outre très généreux avec chacun d'entre eux, alors qui a bien pu tuer ce patriarche qui aimait tant sa famille ? Testament disparu ou différent de ce que le notaire croyait, personnages plutôt sympathiques ... du Agatha Christie pur jus !
Agatha Christie nous confie dans son avant-propos qu'elle s'est beaucoup amusée à écrire ce roman ... et moi aussi à le lire !
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kuroineko
  25 décembre 2018
J'ai pioché ce roman d'Agatha Christie,  moins célèbre que d'autres, dans une boîte à livres. le titre semblant promettre quelques bizarreries, je me suis empressée de m'y plonger.
La Maison Biscornue fait référence à une comptine anglaise. Ici pas d'Hercule Poirot ni de Miss Marple. Mais il y a bien un meurtre: celui du chef de la famille Léonidès, 85 ans, un Grec débarqué sans le sou à Londres dans les années 1880 et qui fit fortune grâce à un indéniable talent pour les affaires, doublé d'une certaine roublardise. C'est lui qui fit construire cette bizarre demeure biscornue où se multiplient les pignons. Là vivent ses deux fils mariés et les trois enfants du second, ainsi que sa belle-soeur, sa seconde épouse, une jeunesse, et le précepteur des deux plus jeunes.
Le narrateur, Charles, fils d'un commissaire de Scotland Yard, est amoureux de Sophia, la plus âgée des petits-enfants du défunt. Il s'intègre à l'enquête pour libérer sa promise de toute suspicion afin de l'épouser.
Agatha Christie signe avec La Maison Biscornue un drame familiale en huis-clos. J'ai retrouvé avec plaisir l'atmosphère particulière, un peu surannée, qu'elle sait donner à ses romans. Quant aux personnages, ils valent le détour. A commencer par le mort lui-même, au caractère bien trempé, dévoué à sa famille. La mère de Sophia, actrice de théâtre, offre un côté ridicule avec ses grandes tirades et sa gestuelle affectée. A lire, on en rit. A vivre avec, elle doit vite taper sur les nerfs. Son mari n'est guère mieux, même s'il est moins bruyant, toujours plongé dans des recherches historiques pointilleuses (vétilleuses si l'on en croit la grand-tante Edith). Sans compter la fantasque petite dernière, Joséphine, laide mais dotée d'une intelligence précoce pour ses douze ans, qui aime à jouer au détective et qui s'en donne ici à coeur joie.
Agatha Christie, fidèle à elle-même, brouille les pistes et fait planer les soupçons sur chaque membre de la maisonnée. Jusqu'à la révélation finale. J'ai passé un agréable moment british parmi cette famille bizarre de la maison biscornue.
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missmolko1
  18 février 2018
Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman d'Agatha Christie et je me dis a chaque fois que je devrais en lire d'avantage car c'est une auteure que j'aime particulièrement.
La maison biscornue nous plonge dans une famille hors du commun : le grand-père vient de mourir empoisonné et Sophia, sa petite-fille décide d'engager un détective privé pour trouver le membre de la famille qui a pu commettre le crime. Amour, haine, secrets de famille et guerre pour l'héritage (tiens apparemment il n'y a pas que chez les Hallyday que l'on a des problèmes avec le testament) !
L'intrigue est vraiment prenante, l'écriture remarquable, et le roman n'a absolument pas pris une ride. En grande reine du suspense, on ne découvre le coupable que dans les dernières pages après avoir soupçonné tout le monde sauf la bonne personne. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Charles, notre détective qui se débrouille plutôt pas mal. Et dans les personnages féminins c'est Sophia qui a eu ma préférence.
J'en ai profité pour visionner son adaptation sur grand écran qui date de l'année dernière, Crooked House avec une très belle brochette d'acteurs. le roman est magnifiquement bien adapté, le cadre notamment la maison sont juste comme on les imagine a la lecture. Par contre bizarrement Sophia qui m'avait tant plu dans le roman m'a insupporté dans le film et j'ai adoré le personnage de Brenda, que j'ai découvert d'avantage dans le film.
Pour conclure le livre comme le film m'ont énormément plu et je ne devrais pas tarder a ressortir un Agatha Christie de ma PAL car c'est toujours un régal.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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XS
  20 octobre 2019
La maison biscornue est l'un des trois romans d'Agatha Christie qui m'avait le plus marqué lors de ma première lecture, à l'adolescence. Le temps ayant passé, je ne me souvenais pas exactement pourquoi ce livre m'avait laissé une telle impression de malaise. J'en avais complètement oublié (effacé de ma mémoire ?) le dénouement.
D'habitude, je retrouve toujours en écho, dans l'une ou l'autre des critiques de Babelio, des similitudes avec mes ressentis. Là, je n'en trouvais pas tellement.
J'entame donc ma lecture avec une certaine curiosité. Pas de trace d'Hercule Poirot ni de Miss Marple, ici le narrateur qui mène l'enquête est fiancé avec la petite fille de la victime, vieil homme qui se plait à martyriser les membres de sa famille. J'ai trouvé les personnages croqués avec finesse, bien que la galerie de personnages a quelque chose de caricatural : la très jeune femme du riche patriarche, les enfants, couples tributaires de la fortune de leur aïeul, le jeune narrateur un brin fadasse … mais, sortant du lot, Joséphine, jeune préadolescente atypique et intrigante.
Je devine quelles ont pu être mes affinités avec les uns et les autres lors de ma première lecture, et je me laisse entrainer dans l'histoire.
Et je prends en pleine face le dénouement. Je me souviens enfin de ce malaise, teinté de tristesse qui imprègne la fin de ce roman que je ne perçois pas comme une simple enquête policière. Pas pour les mêmes raisons qu'à l'adolescence, cependant. Difficile d'expliquer plus sans dévoiler ce final .
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   02 mai 2018
- Elle ne vous manquera pas ?
Il eut un petit rire méprisant.
- Une môme de cet âge-là ? Vous ne voudriez pas ! Ce sera toujours un commencement. Parce que, pour tenir le coup ici, il faut être solide ! Maman fait la navette entre la maison et Londres, où elle va asticoter de malheureux acteurs dramatiques pour qu’ils lui écrivent des rôles, et elle passe son temps à faire des histoires a n’en plus finir avec rien du tout. Papa s’enferme avec ses bouquins et ne vous entend même pas quand vous lui parlez. Il a fallu que je tombe sur des parents comme ça ! En plus, parce que ce n’est pas tout, il y a oncle Roger toujours si gai qu’on en a le frisson, tante Clemency, qui vous fiche la paix, mais qui pourrait bien être un peu cinglé, et tante Edith, qui n’est pas mal, mais bien vieille ! Les choses se sont un peu améliorées avec le retour de Sophia, mais il y a des moments où elle est plutôt mauvaise. Au total, ça fait une drôle de maisonnée ! Vous n’êtes pas de cet avis ? Vous vous rendez compte que ma grand-mère – c’est la femme de mon grand-père que je veux dire- est tout juste assez vielle pour être ma sœur ainée ? Rien de tel pour vous donner le sentiment que vous êtes un parfait imbécile !
Je le comprenais assez bien. A l’âge d’Eustache, j’étais mois aussi, d’une sensibilité excessive. L’idée que je pouvais ne pas être «comme tout le monde » me donnait des sueurs froides.
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missmolko1missmolko1   12 février 2018
C'est en Egypte, vers la fin de la guerre, que je fis la connaissance de Sophia Leonidès. Elle occupait là-bas un poste assez important dans les bureaux du Foreign Office et je n'eus d'abord avec elle que des relations de service. Je ne tardai pas à me rendre compte des qualités éminentes qui l'avaient portée, en dépit de sa jeunesse - elle avait juste vingt-deux ans - à un poste où les responsabilités ne manquaient pas.
Fort agréable à regarder, elle était aussi très intelligente, avec un sens de l'humour qui m'enchantait. Nous nous liâmes d'amitié. C’était une jeune personne avec qui l'on avait plaisir à parler et nous aimions beaucoup sortir ensemble pour dîner et, à l'occasion, pour danser.
Tout cela, je le savais. C'est seulement lorsque, les hostilités terminées en Europe, je fus muté en Extreme-Orient que je découvris le reste, à savoir que j'aimais Sophia et que je désirais qu'elle devînt ma femme.
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missmolko1missmolko1   17 février 2018
Je restai muet. Il poursuivit, s’échauffant :
- Et pourquoi n'aurais-je pas eu peur ? Peur d’être au-dessous de ma tâche ? Peur, lorsque le moment serait venu de presser sur la détente d'un fusil, d’être incapable de me contraindre à faire le geste nécessaire ? Comment être sûr que c'est bien un nazi qu'on va tuer ? Qu'on ne va pas abattre un brave petit gars, un paysan qui n'a jamais fait de politique et qui est là, simplement parce qu'on l'a mobilisé pour défendre son pays ? La sainteté de la guerre, je n'y crois pas ! Comprenez-vous ? Je n'y crois pas ! La guerre est mauvaise.
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Corboland78Corboland78   02 août 2015
Quand tu as commis un crime, tu éprouves un sentiment de grande solitude. Tu voudrais en parler à quelqu’un et tu ne peux pas. Cela ne fait qu’augmenter ton désir. Par conséquent, puisque tu ne peux pas parler de la façon dont tu as commis ton crime, tu peux au moins parler du meurtre lui-même, le discuter, avancer des théories, le passer au crible. A ta place, Charles, je chercherais de ce côté-là. Retourne là-bas, mêle-toi à eux, fais-les parler. Evidemment, ce ne sera pas du tout cuit. Coupables ou innocents, ils seront contents d’avoir l’occasion de parler à un étranger, parce qu’ils peuvent lui dire des choses qu’ils ne peuvent pas se dire entre eux. Mais il n’est pas impossible que tu remarques une différence. Une personne qui a quelque chose à cacher ne peut pas vraiment se permettre de parler. (…) Fais-les parler, Charles, et guette le faux pas, ou l’éclair qui trahit le coupable.
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ladesiderienneladesiderienne   26 janvier 2018
- (...) Vous ne vous rendez pas compte, petite sotte, qu'aussi longtemps que vous garderez pour vous seule les secrets que vous détenez, vous serez en danger ?
- Je le sais très bien !
- Deux fois déjà vous avez failli y rester ! La première, il s'en est fallu de peu que vous ne fussiez tuée ! La seconde a coûté la vie à une autre personne. Vous ne comprenez donc pas que, si vous continuez à trotter par la maison en proclamant que vous connaissez l"assassin, il y aura encore de nouvelles attaques contre vous, dont vous serez victime... à moins que ce ne soit encore quelqu'un d'autre ?
- Il y a des livres comme ça, où les gens sont tués les uns après les autres ! On finit par trouver le coupable, parce qu'il ne reste pratiquement plus que lui.
- Nous ne sommes pas dans un roman policier, Joséphine.
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Videos de Agatha Christie (54) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
L'émission complète : https://www.web-tv-culture.com/emission/joel-dicker-l-enigme-de-la-chambre-622-51768.html
Début d'été 2018, un écrivain à succès, Joël se remet difficilement de la disparition de son éditeur Bernard de Fallois. Pour se remettre d'un échec sentimental, il décide de s'octroyer quelques jours dans un palace des montagnes suisses. Là, s'il occupe la chambre 623, à côté de la chambre 621 bis. Dans ce palace, pas de chambre 622… Dès lors, accompagnée de la flamboyante Scarlett rencontrée dans ce palace de rêve, notre écrivain va mener l'enquête. Que s'est-il passé dans cet hôtel pour qu'on choisisse de supprimer un n° de chambre. Crimes, services secrets, corruptions bancaires, diplomatie, secrets de famille, affaires de coeur, tout y passe et chaque personnage ayant à son tour le premier rôle de dévoiler ses failles et ses zones d'ombre. Comme dans un jeu de poupées russes, chaque rebondissement en entraine un autre et tout cela est habilement mené.
Mais au-delà de l'intrigue, qui est finalement un prétexte, Joël Dicker nous offre une véritable leçon d'écriture, rendant hommage dans une histoire parallèle à son éditeur emblématique Bernard de Fallois, celui qui l'a repéré, l'a fait grandir en a fait l'auteur à succès qu'il est devenu. Rappelons qu'avec « La vérité sur l'affaire Harry Québert », « le journal des Baltimore » ou « La disparition de Stéphanie Mailer », Joël Dicker est devenu un incontournable de l'édition internationale. Au fil des pages, entre deux pirouettes pour amuser la galerie et reprendre le fil de l'intrigue, l'auteur rappelle le pouvoir de la littérature et rend un hommage appuyé à celui à qui il doit sa carrière d'écrivain.
Gardant de sel de ses précédents titres avec une écriture addictive, des personnages à la psychologie complexe, des univers oppressants, Joël Dicker a effectivement choisi cette fois-ci une écriture surfant sur l'humour et la dérision, se moquant de lui-même et de ses personnages, un exercice de style savoureux et réjouissant qui ne nuit en rien à l'intrigue de base, à savoir qui est mort et qui a tué dans la chambre 622.
Si l'éditeur Bernard de Fallois est le père spirituel de Joël Dicker, nul doute qu'Alfred Hitchcock et Agatha Christie auraient pu être ses grands-parents, et Woody Allen un lointain cousin.
Une intrigue menée tambour battant, des personnages iconoclastes, des situations cocasses, des dialogues ciselés, un humour habilement saupoudré, tout cela dans les paysages d'une Suisse de carte postale, voilà un roman brillant qui prouve, une fois encore, le talent de Joël Dicker et sa capacité à se renouveler et à surprendre. Une lecture jubilatoire donc !
« L'énigme de la chambre 622 » de Joël Dicker est publié aux éditions de Fallois.
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