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Thierry Arson (Traducteur)
ISBN : 2702423205
Éditeur : Le Masque (20/01/1993)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 551 notes)
Résumé :
Curieuse, l'obstination que le détective Hercule Poirot met à empêcher l'arrestation immédiate d'Alfred Inglethorp pour le meurtre de sa femme, la riche châtelaine de Styles Court. Aussi bizarre, d'ailleurs, que l'entêtement d'Inglethorp à ne pas lever le petit doigt pour réfuter les charges qui s'accumulent contre lui. C'est vrai qu'Inglethorp n'est pas le seul à bénéficier de cette mort ni le seul qui ait eu l'occasion de se procurer la strychnine qui l'a provoqué... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
11 avril 2017
J'ai découvert Agatha Christie vers l'âge de quinze ans, mais j'avoue ne pas en avoir gardé un grand souvenir.
Quelques décennies plus tard, je tente une nouvelle approche de l'oeuvre de l'auteure en choisissant la première aventure d'Hercule Poirot.
Ici, c'est une histoire de famille qui nous est proposé. Dans une atmosphère « So British », une vieille dame est découverte assassinée.
Les soupçons se portent bien sûr très rapidement sur son jeune mari. Un peu simpliste pour Poirot, d'autant plus que les coupables potentiels ne manquent pas, deux fils qui ne refuseraient pas un petit héritage, une belle fille supposée volage, une jeune protégée de la victime qui suscite quelques jalousies, sans parler de la nombreuse domesticité du domaine.
Ce qui m'a paru intéressant dans cette première enquête est l'étude approfondi que nous propose l'auteur de son héros qui allait devenir le personnage peut-être le plus célèbre de toute la littérature policière.
On découvre ses méthodes très tatillonnes, Poirot qui adore laisser planer le doute sur ses intentions.
On découvre aussi ses petites manies, du genre, ranger systématiquement les objets qui ne lui paraissent pas assez symétrique, même sur le lieu du crime, ou encore, casser les pieds à une dame pour qu'elle mette sa broche bien droite.
Et son orgueil ! Car Poirot est conscient de sa supériorité intellectuelle et en joue. Ce qui en ferait un personnage assez pénible s'il n'était pas contrebalancé par le sympathique, mais un peu brouillon, Capitaine Hastings.
Une relecture qui fût en fait une totale découverte.
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LePamplemousse
30 août 2016
Cette toute première enquête d'Hercule Poirot et de son ami Hastings se passe dans une grande demeure, la maison « Styles », et la toute dernière enquête de Poirot, « Poirot quitte la scène » qui se déroule des décennies plus tard, aura également lieu dans cette même demeure, devenue une pension de famille.
Il est donc assez intéressant de lire ces deux titres l'un à la suite de l'autre afin de voir l'évolution du lieu mais aussi des deux personnages principaux, tous deux ayant bien vieillis, mais l'esprit toujours aussi affuté pour l'un et aussi candide pour l'autre.
Dans ce volume il est question d'un empoisonnement et, comme dans toutes les enquêtes du petit détective Belge, nous faisons la connaissance de toute une brochette de personnages aux personnalités bien affirmées.
J'ai aimé découvrir Poirot à ses débuts, petit homme futé mais terriblement agaçant à cause de sa tendance à se vanter et à se moquer de quiconque n'a pas compris quelque chose. L'intrigue policière est intrigante et la fin réserve évidemment bien des surprises
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Ariane84
14 février 2017
Premier roman d'Agatha Christie, cette mystérieuse affaire de Styles est un roman bien sympathique.
On y rencontre notamment Hastings et Poirot qui deviendront des personnages récurrents chez la romancière anglaise.
L'intrigue assez classique dans sa forme comme dans son dénouement est toutefois bien menée et Hercule Poirot toujours aussi perspicace.
Le ton est léger et non dénué de quelques pointes d'humour.
En bref c'est un bon petit roman qui donne envie de se (re)plonger dans l'oeuvre d'Agatha Christie.
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Neneve
06 mai 2017
J'ai lu, il y a fort longtemps, quelques ouvrages de Dame Christie, mais maintenant que j'ai la collection quasi complète (il ne m'en manque que 4), j'ai fait le pari de relire l'oeuvre entière de cette auteure dans l'ordre de publication. Ainsi, me revoilà donc, à relire la première enquête officielle de ce duo Hastings-Poirot, bien que nous apprenons dans ce bouquin qu'ils ont déjà collaboré sur quelques enquêtes. L'action se déroule ici chez une famille anglaise, dont la belle-mère vient de mourir, empoisonnée à la strychnine. Qui donc aurait voulu sa mort ? L'un de ses deux beaux-fils, happé par l'appât du gain ? Son nouveau mari, bien plus jeune qu'elle, désireux d'hériter de son capital ? Sa fille, étudiante en chimie, qui aurait peut-être voulu mettre e pratique ses connaissances des poisons ? La belle-fille, qui semble ne pas apprécié sa belle-mère ? Des domestiques ? Bref, vous aurez compris qu'une multitude de gens aurait tout à gagner à la mort de la maîtresse de maison. Ce meurtre aurait pu être parfait, avec autant de suspects aux motifs divers, mais comble de malchance pour l'assassin, Poirot est justement en vacances dans le petit village de Styles. Sa logique incomparable et ses déductions auront raison de ce crime crapuleux, bien qu'il aura tout de même un peu de fil à retorde. Bref, ce fût un réel plaisir que de replonger dans cet univers qui est propre à Dame Christie. Et je me régale déjà en sachant que c'est le premier d'une longue lignée ! A lire !
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Rebus
08 janvier 2016
Angleterre, pendant la première guerre mondiale.
Arthur Hastings part en convalescence chez l'un de ses vieux amis, John Cavendish, à Styles, petit village sympathique. Très vite, Hastings s'aperçoit que l'ambiance n'est pas au beau fixe entre les habitants de Styles Court, surtout depuis que Lady Cavendish s'est remariée avec Alfred Inglethorp, beaucoup plus jeune qu'elle et qu'on soupçonne de l'avoir épousée pour son argent.
Une nuit, le drame arrive : Mrs Inglethorp agonise dans son lit. Très vite, il faut se rendre à l'évidence : c'est un assassinat.
Par chance, Hastings a rencontré au village l'une de ses connaissances, un petit réfugié belge du nom d'Hercule Poirot, ancien policier assez doué, il paraît.
La mystérieuse affaire de Styles est le début d'une longue série de romans policiers écrits par la reine du crime. Nous rencontrons pour la première fois Hercule Poirot et surtout ses petites cellules grises.
Mystère de la chambre close, fausses pistes, mensonges et cachotteries, détective hors du commun, tous les ingrédients sont là. le style est clair, précis, les personnages sont vivants, l'ambiance est juste.
Je crois avoir lu tous les romans d'Agatha Christie, je commence la relecture de ses oeuvres dans l'ordre de parution (un petit challenge personnel), et je suis absolument ravie de retrouver son univers.
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Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
genougenou09 septembre 2013
Le vif intérêt que suscita dans le public ce qu’on appela, à l’époque, «L’Affaire de Styles», est aujourd’hui quelque peu retombé. Cette histoire connut néanmoins un tel retentissement que mon ami Poirot et la famille Cavendish elle-même m’ont demandé d’en rédiger le compte rendu. Nous espérons ainsi mettre un terme aux rumeurs extravagantes qui continuent de circuler. Je vais donc relater, sans m’étendre, les circonstances qui me valurent de m’y trouver mêlé. Blessé et rapatrié du front, on venait de m’accorder – à l’issue d’un séjour de quelques mois dans une maison de repos plutôt sinistre – un mois de permission. Sans parents proches ni amis, je me demandais ce que je pourrais bien faire lorsque je rencontrai par hasard John Cavendish. Je l’avais quasiment perdu de vue depuis des années. En réalité, je ne l’avais jamais beaucoup fréquenté : bien qu’il ne parût pas ses quarante-cinq ans, il était de quinze ans mon aîné. Mais, dans mon enfance, j’avais effectué de nombreux séjours à Styles, la résidence de sa mère dans le comté d’Essex.
Nous bavardâmes assez longuement du bon vieux temps. Et, pour finir, il m’invita à passer ma permission à Styles.
— Mère sera enchantée de vous revoir après tant d’années, ajouta-t-il.
— Comment se porte-t-elle ? demandai-je.
— À merveille ! Vous savez sans doute qu’elle s’est remariée ?
Je ne parvins pas à cacher mon étonnement. Lorsqu’elle avait épousé le père de John, un veuf avec deux enfants, Mrs Cavendish était une belle femme d’un certain âge, pour autant que je m’en souvienne. Elle ne pouvait donc guère avoir moins de soixante-dix ans aujourd’hui. Je me rappelais sa personnalité énergique et autoritaire. Tout à la fois mondaine et jouant volontiers les dames patronnesses, elle cultivait sa notoriété en inaugurant des fêtes de bienfaisance et en s’adonnant aux bonnes œuvres. Possédant un grand fond de bonté véritable – et une immense fortune personnelle –, elle usait avec prodigalité de celle-ci pour satisfaire celle-là.
Styles Court, leur maison de campagne, avait été acheté par Mr Cavendish au début de leur mariage. Et ce brave homme était à ce point subjugué par sa femme qu’il lui en avait, à sa mort, laissé l’usufruit ainsi que la majeure partie de ses revenus – disposition qui, à l’évidence, lésait ses deux enfants. Mais Mrs Cavendish s’était toujours montrée fort généreuse envers ses beaux-fils. En outre, ils étaient encore très jeunes à l’époque du
remariage de leur père – et ils l’avaient toujours considérée comme leur propre mère. Lawrence, le cadet, avait été un adolescent fragile. Après des études de médecine, il avait renoncé à exercer et était revenu vivre à Styles Court où il avait tenté de se lancer dans la carrière littéraire – ses vers, hélas ! n’avaient jamais remporté le moindre succès. Après quelques années de barreau, John, l’aîné, avait abandonné la carrière d’avocat au profit de l’existence plus aimable – et plus convenable ! – de gentilhomme campagnard. Il s’était marié deux ans plus tôt et avait emménagé à Styles avec sa jeune épouse. Néanmoins, je soupçonnais qu’il eût préféré recevoir de sa belle-mère une pension plus importante, qui lui aurait permis de vivre ailleurs. Mais Mrs Cavendish avait pour habitude d’établir ses propres plans et d’attendre que l’on s’y rallie de bonne grâce. Dans le cas précis, elle possédait un atout majeur : elle tenait les cordons de la bourse.
John remarqua mon étonnement lorsque j’appris le remariage de sa mère et eut un sourire lugubre.
— Un sale petit gommeux ! fit-il avec rage. Je peux bien vous l’avouer, Hastings, sa présence nous complique pas mal l’existence. Quant à Evie… Vous vous souvenez.
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SylSyl17 mars 2014
"- Mon bon ami Hastings ! Mais oui, c’est bien mon bon ami Hastings !
– Poirot !
… Poirot était un homme au physique extraordinaire. Malgré son petit mètre soixante-deux, il était l’image même de la dignité. Son crâne affectait une forme ovoïde, et il tenait toujours la tête légèrement penchée de côté. Sa moustache, cirée, lui conférait un air martial. Le soin qu’il apportait à sa tenue était presque incroyable, et je suis enclin à penser qu’il aurait souffert davantage d’un grain de poussière sur ses vêtements que d’une blessure par balle… Il avait été en son temps, l’un des plus fameux inspecteurs de la police belge. Doué d’un flair prodigieux, il s’était en effet illustré en élucidant les cas les plus mystérieux de son époque."
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MissAlfieMissAlfie26 mai 2011
Poirot était un petit homme d'allure extraordinaire. Bien que de petite taille, il avait un port très digne. Sa tête avait exactement la forme d'un oeuf, et il la tenait toujours un peu penchée de côté. Sa moustache cirée était très raide et d'allure militaire. Il était toujours tiré à quatre épingles et je crois qu'un grain de poussière lui eût causé plus de douleur que la blessure d'une balle. Pourtant, ce petite homme bizarre, aux allures de dandy, qui, je le constatais avec regret, boitait péniblement, avait jadis été un des membres les plus célèbres de la police belge. Comme détective, son talent était surprenant, et il avait accompli de véritables tours de force en débrouillant certaines des affaires les plus complexes de l'époque.
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Ariane84Ariane8412 février 2017
Il la posa sur une table ronde près de la fenêtre. C'était là une bien mauvaise idée, car le plateau, mobile, se redressa à la verticale et la trousse fut précipitée à terre.
- En voilà, une table ! s'exclama Poirot. Ah, mon bon ami ! On peut vivre dans une grande et belle demeure et tout ignorer du confort !
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MissSherlockMissSherlock25 novembre 2016
Poirot était un homme au physique extraordinaire. Malgré son petit mètre soixante-deux, il était l'image même de la dignité. Son crâne affectait une forme ovoïde, et il tenait toujours la tête légèrement penchée sur le côté. Sa moustache, cirée, lui conférait un air martial. Le soin qu'il apportait à sa tenue était presque incroyable, et je suis enclin à penser qu'il aurait souffert davantage d'un grain de poussière sur ses vêtements que d'une blessure par balle.
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M. C. Beaton vous parle des nouvelles aventures d'Agatha Raisin ."Agatha Raisin, c?est comme si la Miss Marple d?Agatha Christie avait rajeuni, adopté des m?urs de cougar et un humour caustique et mangé de la vache folle? C?est un régal." (Le Point)
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