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Henri Thiès (Traducteur)
ISBN : 2253046132
Éditeur : Le Livre de Poche (28/05/2002)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 203 notes)
Résumé :
Dans un bistrot de Chelsea, l'écrivain Mark Easterbrook surprend deux jeunes filles en train de se crêper le chignon. L'une d'elles, «pleine de fric» paraît-il, s'appelle Thomisa Tuckerton.
A quelque temps de là, Mark Easterbrook tombe sur un entrefilet : Thomisa Tuckerton est décédée, à l'âge de vingt ans. Peu après, le père Gorman, qui venait de recueillir la confession d'une vieille dame, se fait assassiner.
On retrouve sur lui une liste de noms, pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
scarlett12
  09 juin 2018

Marc Easterbook, écrivain, mène l'enquête sur différents meurtres.
Il assiste à une bagarre entre deux filles et l'une d'elle meurt quelques semaines plus tard d'une mort naturelle ; Mrs Davis, gravement malade, fait appel au père Gorman pour se confesser et lui remet une liste avec les noms de plusieurs personnes, il se fait assassiner en sortant de chez Mrs Davis. Il avait heureusement caché la liste dans sa chaussures ce qui permet à la police d'en prendre possession.
L'écrivain et la police constatent avec effarement que la plupart des noms sur la liste sont morts tous dans des conditions similaires : morts naturelles dues à une mauvaise grippe, une méningite etc ...
Pour corser un peu l'histoire, il existe une auberge "Le cheval pâle" tenues par trois femmes adeptes de sorcellerie et qui terrorisent tout le village par les pouvoirs qu'elles sont censées avoir dont tuer à distance par des ondes cérébrales au cours d'un rituel de transes, de pentagrammes, de coqs tués etc ...
Ce roman d'Agatha Christie (auteure que j'apprécie infiniment) m'a déçue : trop longue présentation des différents protagonistes, pas d'Hercule Poirot ou Miss Marpple pour mettre de l'animation
J'aime les romans policiers et les livres fantastiques mais le mélange des deux chez Agatha Christie ne fait pas bon ménage selon moi.
C'est long et assez ennuyeux, l'enquête piétine un peu sur place ; je n'ai pas du tout été accrochée par ce livre.
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sabine59
  13 février 2018
Une enquête particulière, sans Hercule Poirot ni Miss Marple... On retrouve par contre la romancière délicieusement fantasque, Miss Oliver, qui, bien qu'étant ici un personnage secondaire, va permettre , à sa facon,de déjouer les pièges .
Comme dans une pièce de théâtre, la liste des personnages, accompagnée de quelques informations pour chacun d'entre eux, nous est donnée avant le début de l'histoire. Commence ensuite le récit des faits, essentiellement établi par un écrivain, lui aussi, Marc Easterbrook, protagoniste à part entière, et qui mènera l'enquête concernant des morts certes naturelles mais étranges...
Juste quelques indices pour vous mettre l'eau à la bouche:une liste de noms, des décors en trompe- l'oeil, comme au théâtre, une atmosphère de sorcellerie qui désarçonne les plus rationnels, , une enseigne évoquant la mort, une jolie rousse en danger...
Ce n'est certes pas l'un de mes livres préférés d'Agatha Christie mais je l'ai trouvé piquant, original, la fin de l'enquête est plutôt inattendue. Cependant, la mise en place des éléments de l'intrigue m'a paru un peu longuette. Un moment de lecture agréable, en tout cas. Et comme plusieurs babeliotes, j'aurais aimé voir apparaître plus souvent Miss Oliver, elle est tellement déconcertante et pleine de fantaisie! Elle nous change de tous ces êtres assez guindés et conventionnels qui gravitent autour d'elle!

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LePamplemousse
  18 novembre 2015
Je n’ai certes pas lu tous les romans d’Agatha Christie mais ce titre est mon préféré parmi la trentaine d’enquêtes que je connais.
Cette intrigue nous emmène dans le monde du spiritisme, de la magie, des pouvoirs surnaturels, du vaudou etc…et nous permet de rencontrer trois femmes très étranges, dotées, semble t-il de pouvoirs exceptionnels.
J’ai beaucoup aimé cette histoire qui flirte avec le fantastique sans qu’on sache si c’est le cas ou s’il y a une supercherie.
C’est un écrivain qui nous raconte cette histoire, et même si de vrais policiers mènent une enquête, j’ai trouvé judicieux de faire intervenir des gens « normaux » dans cette enquête, cela permet de mieux s’identifier aux personnages et cela crée une ambiance vraiment particulière, pleine de mystères mais aussi assez angoissante.
La présence de cet écrivain et d'une amie, peu crédule mais sacrément opiniâtre, est un vrai plus dans cette histoire.
Le suspense monte au fil des pages et la fin est très bien amenée, l’enquête ayant été rudement bien ficelée.
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Yanoune
  27 novembre 2019
Le cheval pâle... où le Agatha où tu te souvenais plus de rien, juste une impression vague et diffuse, juste la manière de faire... Et puis la manière de faire ça coule un peu de source aussi...
Pitch :
Londres une nuit sans lune ( j'exagère à peine ^^), le brouillard se lève, un prêtre est appelé au chevet d'une mourante... elle veut se confesser, il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark... Londres une nuit de brouillard, une nuit sans lune, un prêtre rentre chez lui, il a appris quelque chose, qu'il ne doit surtout pas oublier, c'est impératif, il lui faut écrire, ce qu'il fait dans un café, sur un bout de sac en papier... une liste de nom...
Londres une nuit sans lune, le brouillard s'épaissit, le prêtre rentre enfin chez lui, accaparé par ses pensées, la tête ailleurs.. La tête qu'on va lui casser, qu'on va lui écrabouiller, le prêtre qu'on va massacrer...
Ailleurs y a du soleil dehors, mais de la brume dans la tête, oui dans la tête de Mark Easterbrook, c'est un peu fumeux, confus, et un peu gris.. il se traîne une flemme d'enfer, ou une panne de l'écrivain... Il ne peut plus voir son sujet en peinture... l'art Mongol. Mais qu'est qu'il lui a pris en choisissant un thème pareil.. En plus tout le monde s'en fout de l'art Mongol faut dire ce qu'il est..
Alors il sort, déjà il a faim... Chelsea le premier café fera l'affaire, là on lui propose un sandwich banane bacon.. heu... et tout en buvant son café, il est témoin d'une bagarre entre deux jeunes filles, ça y va carrément.. Y en a une qui va perdre des poignées de cheveux un truc de fou.. encore plus dingue que sont sandwich banane bacon... et pourtant y aura ni cri de douleur ni larme, elle a la peau dure cette Tommy Tuckerton...
Et puis pas longtemps après, un coup de téléphone de sa cousine Rhoda, lui donne une bonne excuse... faire une demande pour elle, une invitation.. il y court...
Oui il court chez Mademoiselle Olivier, écrivaine comme lui, même si elle c'est le roman policier. Quand il arrive elle se bat avec une histoire de cacatoès, mais il fait la commission de sa cousine, une invitation à une fête de charité,
Bof... la dernière fois qu'elle a participé à une fête de charité, elle a eu droit à un cadavre, elle est pas chaude...
Vous signez des livres vous touchez des sous, vous avez le week-end tranquille à l'aise Blaise, à la campagne chez Rhoda... ça vous dit ?
Ah... dit comme ça c'est tout de suite plus plaisant, surtout les sous, cinq shillings par bouquin, hummm, mouais...
Allez direction la maison de Rhoda, Rhoda qui va se faire un plaisir de leur faire rencontrer le gratin du coin... Et surtout les nouvelles propriétaires de l'ancienne auberge du Cheval Pâle, deux femmes plus la cuisinière... trois femmes... et vous savez se sont des sorcières, et toutes...
Plait-il ?
Oh oui, elles sont très très douées d'ailleurs, Sybil est médium, Thyrza chercheuse, vous verriez sa bibliothèque, et elle a le pouvoir c'est certain, et la dernière Bella c'est transmit dans sa famille, de mère en fille vous voyez, cela a toujours été ainsi...
Mais enfin, vous y croyez-vous ?
Heuuuu... Et cela lui fait penser à la pièce de Shakespeare qu'il vient de voir avec Hermia... Les trois sorcières de Macbeth... Les trois parques..
Et quand lors d'une discussion l'une d'elle lui dit d'une manière neutre qu'elle est capable de tuer à distance... hop tranquilou bilou, à l'aise Blaise.. heuuuuu.....
Et faire le pitch de ce bouquin est un enfer, parce que là vous vous demandez, mais c'est quoi le rapport avec le prêtre plus haut sa liste et son assassinat et notre brave Mark Easterbrook cette bagarre et ses sorcières cheloues ? …. Et vous auriez franchement raison de vous demander... ^^... Si.
Alors ce bouquin est plein de clin d'oeil à d'autres Agatha... Déjà un clin d'oeil à Agatha elle même avec Ariadné Oliver, sorte de double parodique d'elle même, c'est rigolo..^^
Ensuite une référence bien sûr ( avec cette histoire de cadavre en pleine fête de charité) au roman Poirot joue le jeu ... et puis à d'autre aussi, en gros Agatha se sert de personnages qui sont déjà apparus dans d'autres romans, saurez-vous les repérer ?...^^ Je vous donne indice, y en a une vieille avec un verre de lait et une sombre histoire de personne emmurée... Mais pas que ^^
Dans celui-là Ariadne n'a pas encore changé de papier peint, c'est encore une jungle remplie d'oiseaux, le papier à cerise viendra bien plus tard et fera penser à Hercule Poirot « plus ça change, plus c'est pareil ».. certes ok...
Pour ce roman ci, pas de Poirot... je croyais sincèrement qu'il allait arriver à un moment donné, et admonestais le héro, « Va voir Poirot bon sang ! C'est hyper dangereux là ! T'es une nouille ! Va voir Poirot ! »... et non..^^
Donc d'un côté c'est un roman plutôt sympa, parce que quand on se met a admonester les personnages, que vous avez envie de les prendre par la peau du cou en leur hurlant « Tu vas te faire zigouiller crétin ! » c'est que bon... vous êtes bien dedans quand même ^^... Si...
Après faut bien dire que toute cette pseudo histoire de sorcellerie je n'y ai pas crus une seule seconde, même si ces sorcières sont plutôt réussies.. Mais même pas en rêve, j'y ai cru... j'ai compris même assez vite.. Et on peut pas dire que je m'en souvenais des masses, puisque j'attendais Poirot...
Mais la façon de faire est vraiment facile à repérer... Si... et d'ailleurs je gueulais au héro « Mais réfléchit crétin ! T'as toutes les infos ! C'est super simple ! » et.. non... ^^.. et d'un côté c'est une chose que je ne fais jamais avec Poirot, parce que je sais que Poirot sait, avec Poirot quelque part on en devient spectateur.. Là j'étais à fond dedans, faut dire que le Mark est plutôt choupi, sympathique et plein de bonne volonté. ^^
Oui clair que la manière de faire ça coule de source, non pas que je sois si cartésienne que ça ( voir plutôt le contraire, si si) ... Mais là quand même...^^
Après le cerveau derrière tout ça.. bon, si tu veux Agatha...
Bien sûr comme souvent dans les Agatha c'est plein de références à Shakespeare... rien qu'avec Macbeth et les trois sorcières.. Dans Agatha, y a toujours des références à Shakespeare, Ophélie par exemple ( très souvent, elle peut être tapée et sur le retour, ou comme on l'imagine jeune et fraîche, mais vraiment cinglée)... Shakespeare et Agatha c'est une grande histoire d'amour... Peut-être son maître quelque part... sa référence ultime...
Ou alors c'est une référence ultime pour les britanniques... possible aussi.
Ensuite Agatha s'attaque à la sorcellerie, aux séances médiumniques, elle avait déjà utilisé ce ressort mais d'autres façons.. il faut dire que ce genre de choses étaient en vogue à une certaine période..
D'ailleurs elle ne rejette pas tout en bloc à ce niveau-là, certaines choses sont possibles, réelles et véritables, tandis que d'autres, non faut quand même pas déconner.. Agatha se joue des sujets de superstition et de la crédulité des hommes aussi.. et les sujets de superstition et la crédulité des hommes changent suivant les époques.. elle a pas tort ! ^^
Et franchement ces sorcières sont assez bien campées... toutes trois si différentes... elles sont impressionnantes, et Mark en sait quelque chose...
Et saviez-vous que dans la vraie vie, ce livre a permis de sauver des gens... Agatha t'es d'intérêt publique ! ^^
Par contre nous ne saurons jamais si Mark a mangé son sandwich bizarre... ^^
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Biblioroz
  21 avril 2019
Dégoûté par son travail du jour sur son manuscrit traitant de l'architecture mongole, Mark Easterbrook se retrouve dans un petit bistrot italien, à Chelsea, devant un café accompagné d'un bon petit sandwich à la banane et au bacon. Il assiste à une dispute à cheveux tirés entre deux jeunes filles.
Une semaine plus tard, l'une d'entre elles décède.
Pendant ce temps, Mrs Oliver s'arrache les cheveux sur l'intrigue de son nouveau roman policier.
Une drôle d'histoire de cheveux cette lecture, me suis-je dit !
Une femme terrorisée meure d'une mauvaise grippe après s'être in extrémis confessée à un malheureux prêtre qui hérite d'une liste de noms et termine sauvagement matraqué dans le brouillard londonien.
Pas très motivé à se remettre au travail, Mark cherche à trouver une réponse rationnelle à ces drôles de faits et finit par entendre parler d'un pub, non, d'une auberge, non, d'une vieille bicoque habitée par trois sorcières ou des voyantes ou des vieilles chouettes inoffensives, quoique…
Il se chuchote d'étranges histoires sur cette maison, sorcellerie, occultisme, magie noire, sacrifice de coq…
Cette fois-ci, point d'arme à feu ou d'objet contondant, point de poison non plus, mais des morts qui semblent arriver par suggestion psychologique.
C'est gentillet comme intrigue, elle se laisse lire en trouvant tout de même un peu longues les explications qui se répètent sur les pouvoirs de mort par suggestion. L'idée change des habituels crimes d'Agatha mais je me suis un peu ennuyée. Excepté Mrs Oliver, toujours explosive, exubérante et farfelue, les autres personnages m'ont paru un peu fades. Il m'a manqué un peu de relief à cette ambiance vaudou.
Agatha Christie a su tout de même tirer un jeu original sur ce fond de charlatanisme, c'est distrayant mais sans plus.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
YanouneYanoune   27 novembre 2019
- Toute vie est dangereuse. Nous l'oublions trop souvent, nous qui avons été élevés dans un petit îlot de la civilisation, car c'est tout ce qu'elle est, mon cher. Ici et là de petits groupes d'hommes se sont constitués en vue d'une protection mutuelle et sont parvenus à déjouer la nature, à la commander parfois. Ils ont vaincu la jungle, mais cette victoire est temporaire. A tout moment, la jungle peut reprendre le commandement. De fières cités ne sont plus, aujourd'hui, que des petits monticules de terre envahis par une végétation sauvage et les rares survivants parmi les hommes ne font guère plus que végéter. La vie est toujours dangereuse, ne l'oubliez pas. Et pour finir, ce ne sont peut-être pas les grandes forces naturelles, mais l’œuvre de nos propres mains qui la détruira. Ce moment n'est peut-être pas loin...
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YanouneYanoune   27 novembre 2019
- Tout dépend de ce que l'on demande à la vie. Ce qui importe, c'est désirer fortement quelque chose. Tant de gens font de l'argent sans avoir la moindre idée de la façon dont on s'en sert. Ils sont pris dans l'engrenage. Ce sont des esclaves. Ils partent à leur bureau de bonne heure, le quittent tard. Jamais ils ne s'arrêtent pour vivre. Et qu'est-ce cela leur donne ? Une plus grosse voiture, un train de maison plus important, une femme ou une maîtresse plus dépensière... d'avantage de maux de tête. Pour la majorité des gens riches, amasser de l'argent suffit. Mais pour quoi ? Se posent-ils jamais cette question ? Ils ne savent pas.
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YanouneYanoune   27 novembre 2019
- si vous trouviez des acteurs disposés à jouer de cette façon, dit Hermia d'un ton sec.
- Là, vous touchez à l'endroit sensible, admit David. La moindre allusion à la folie dans un manuscrit et les acteurs sont déchaînes ! C'est la même chose quand il est question de mort subite. Pas un comédien n'accepte de mourir tranquillement. Il lui faut râler, se tordre, rouler des yeux blancs, s'agripper la poitrine, se saisir la tête à pleine mains, enfin, se donner en spectacle.
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genougenou   15 août 2015
Le récit de Mark Easterbrook
Le percolateur, dans mon dos, siffla comme un serpent en colère. Le bruit, en soi, avait quelque chose de sinistre, de diabolique presque. Combien de sons, à notre époque, nous assaillent désagréablement, pensai-je : le hurlement des avions à réaction, le grondement sourd, menaçant, du métro au sortir de son tunnel ; les poids lourds qui secouent les maisons, au passage… Jusqu’aux machines à usage domestique : le réfrigérateur, l’aspirateur. « Prenez garde, semblent-ils dire, je suis un génie enchaîné à votre service, mais que vous perdiez votre contrôle sur moi et… »
Un monde dangereux, ô combien !
Je remuai le liquide écumeux dans la tasse posée devant moi. L’odeur en était agréable.
— Et avec ça, monsieur ? Un beau sandwich à la banane et au bacon ?
Cette association me parut étrange. Mais j’étais à Chelsea, autant me conformer aux habitudes de l’endroit. J’acceptai le beau sandwich proposé.
Bien qu’habitant Chelsea – depuis trois mois, dans un appartement meublé – je m’y sentais étranger à tout point de vue. J’écrivais un livre sur l’architecture mongole et, pour ce faire, j’aurais aussi bien pu habiter Hampstead ou Bloomsbury. Mon entourage m’était totalement indifférent : je vivais dans mon univers personnel.
Ce soir-là, cependant, j’avais éprouvé l’une de ces crises de dégoût bien connues des écrivains.
L’architecture mongole, les empereurs mongols, toutes les particularités de la vie mongole étaient devenus pour moi brusquement poussière et cendres. Que m’importaient-ils ? Pourquoi voulais-je en écrire ?

Je relus mon travail. Il me parut mauvais, pauvre de style et totalement dépourvu d’intérêt.
Je repoussai mon manuscrit et jetai un coup d’oeil à ma montre. Il était près de onze heures. « Avais-je dîné ? Non, me répondit mon estomac. » Quant au déjeuner, il était loin.
Il ne restait dans le réfrigérateur qu’un morceau de langue desséchée qui ne me tenta nullement. C’est pourquoi je descendis King’s Road et entrai, au hasard, dans un café dont l’enseigne proclamait en lettres au néon rouge le nom : Luigi.
Assis devant mon sandwich à la banane et au bacon, je songeais donc aux bruits de la vie moderne, au mal, toujours plus impressionnant que le bien, à la...
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BibliorozBiblioroz   18 avril 2019
— Qu'est-ce que vous prendrez avec ça ? Un bon petit sandwich à la banane et au bacon ?
L'accouplement me parut étrange. Pour moi, la banane avait toujours été associée à mon enfance — ou bien, parfois, on vous la servait flambée avec du sucre et du rhum. Le bacon, lui, était inséparable des œufs sur le plat. Quoi qu'il en soit, si tu es à Chelsea, mange comme on mange à Chelsea, philosophai-je. J'acceptai donc le bon petit sandwich à la banane et au bacon.
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Videos de Agatha Christie (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
La société secrète dont vous rêvez de faire partie s?appelle le Detection Club... un club qui a réellement existé et compté parmi ses membres les grands auteurs du polar que sont par exemple Agatha Christie et G.F. Chesterton ! Après s?être amusé (et nous avoir amusés !) avec les codes du roman d?espionnage dans Opération Copperhead, le talentueux Jean Harambat s?attaque avec le Detection Club au roman policier. Le Detection Club, en librairie le 4/10 : https://www.dargaud.com/bd/Detection-Club
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