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ISBN : 270244654X
Éditeur : Le Masque (18/01/2017)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 1903 notes)
Résumé :
Cela fait tout juste un an que le mari de Mrs Ferrars est mort. D'une gastrite aigüe. Enfin, c'est ce qu'il semble. Après tout, les symptômes de l'empoisonnement par l'arsenic sont presque les mêmes... Hier, Mrs Ferrars est morte à son tour. Une trop forte dose de véronal. Suicide ? Allons donc ! Elle était encore jeune et très riche... Et puis, aujourd'hui, Mr Ackroyd a été assassiné. Cette fois, le doute n'est pas permis. Mais pourquoi ? Bien sûr, Mrs Ferrars et M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (156) Voir plus Ajouter une critique
carre
  18 juin 2013
Ah le plaisir de lire Agatha, on peut trouver un côté désuet aux intrigues et aux personnages de Miss Christie, parfois stéréotypés mais, y a pas à dire, c'est drôlement savoureux. « le crime de Roger Ayckroyd » n'échappe pas à la règle. A.C. nous mène sur les pas de ce cher Hercule Poirot et son flair légendaire mais le récit nous est conté par le Docteur Sheppard (assez rare chez Christie pour ne pas être signalé). Trois disparitions qui jettent le trouble dans ce petit village typiquement anglais. L'intrigue est toujours agréable, ces personnages des pions que la géniale anglaise déplace au gré de sa malice et de son humeur. C'est toujours prenant, Poirot est un enquêteur oisif, bon vivant mais surtout un fin limier observateur. Sans avoir l'air d'y faire, A.C. embarque le lecteur avec une maestria qui fera d'elle la reine du crime. Avec « le crime de Roger Ayckroyd » on comprend pourquoi. A faire lire à nos jeunes lecteurs. God save the Queen.
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Ambages
  24 octobre 2017
« Ne vous inquiétez pas de ce que vous dites à un homme, il ne vous croira pas si ce n'est pas flatteur : ils sont tous tellement vaniteux ! »
Poirot est vieux, il végète en compagnie de citrouilles qu'il tente de cultiver dans son jardin en Angleterre pendant sa retraite ...et Hastings lui manque, parti en Argentine. On se dit que cela va être calme. Vlan ! Agatha Christie livre un roman qui pour l'instant est mon préféré. C'est enlevé, drôle, l'écriture est léchée, on ne s'ennuie pas à un seul instant et quel final ! Jusqu'à la dernière ligne. Jamais je n'aurais imaginé Hercule avoir la force de balancer une citrouille dans le jardin de son voisin, le docteur Sheppard. C'est pourtant sa force herculéenne qui lui permet de rencontrer ce substitut d'Hastings qui va le seconder dans cette enquête visant à résoudre le meurtre de Roger Ackroyd.
« Les femmes, affirma Poirot, sont merveilleuses ; elle inventent et, par miracle, elles ont raison. »
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manU17
  29 mai 2013
Je crois que je n'avais pas lu de roman d'Agatha Christie depuis le collège. C'était donc il y a au moins…bref, parlons d'autres chose ! Je me demandais si je n'allais pas trouver ça un peu surfait, un peu longuet et carrément soporifique. Eh bien non ! Dès les premières pages, j'ai été happé par l'intrigue. Pourtant, détail qui a son importance, je ne sais plus très bien par quel biais mais je connaissais l'identité du ou de la coupable. J'ai donc entamé la lecture de ce roman comme je me serai installé devant un épisode de Columbo, en connaissant le coupable mais en me demandant de quelle manière Hercule Poirot allait bien pouvoir s'y prendre pour le démasquer.
Le célèbre détective belge vient de prendre sa retraite dans la petite bourgade de King's Abbot. Il compte y cultiver son jardin, ainsi qu'accessoirement des citrouilles. Suite au meurtre de Roger Ackroyd, un notable du cru, il est appelé à la rescousse. Comme souvent chez Agatha Christie, on retrouve une galerie de personnages plus ou moins stéréotypés, certains issus de la bonne société, d'autres espérant y accéder un jour, en passant par les domestiques ou le docteur du village. Tous se retrouvent plus ou moins suspectés du meurtre du riche, obstiné mais surtout pingre Roger Ackroyd, sa belle-soeur et sa nièce Flora comprises. En l'absence d'Hastings, Poirot se fait assister dans sa tâche par le brave Docteur Sheppard qui se trouve également être le narrateur du récit. La soeur de ce dernier, Caroline, vieille demoiselle célibataire friande de récits policiers, n'est jamais avare d'une idée ou d'une piste, notamment grâce à son réseau de relations et à tous les ragots et commérages qu'elle ne se prive pas de recueillir. En cela, elle m'a un peu rappelé la Miss Marple du Miroir se brisa qui mène l'enquête sans quasiment sortir de chez elle.
Inutile de faire l'inventaire complet de tous les personnages du roman, autant vous laisser les découvrir. Pour ma part, je retiendrai surtout l'intrigue prenante au point que j'avais réellement du mal à me détacher de ma lecture et surtout le personnage de Poirot, absolument délectable, il est suffisant, arrogant, sûr de lui, pointilleux, parfois irritant mais tellement brillant, qu'on ne peut que l'adorer et se régaler à chacune de ses interventions.
Avec le meurtre de Roger Ackroyd, la reine du crime nous rend accro !

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Crazynath
  06 octobre 2014
Je me suis rendue compte dernièrement que je n'ai lu que deux Agatha Christie, et ceci il y a fort longtemps.
Désireuse de combler un peu cette lacune, car cette dame mérite le détour, je me suis donc lancée dans la lecture du meurtre de Roger Ackroyd.
J'ai retrouvé avec plaisir Hercule Poirot, maniéré à souhait, mais qui sait utiliser à merveille ses petites cellules grises.
On plonge dans une ambiance " british " à souhait, au charme certes un peu désuet, mais l'intrigue est tellement bien ficelée que l'on ne peu s'empêcher de savourer chaque phrase.
Ma décision est prise : je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin, mais lire régulièrement un roman de la " reine du crime" ...
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missmolko1
  31 octobre 2014
C'est toujours un plaisir de se lancer dans la lecture d'un roman d'Agatha Christie. L'écriture est toujours aussi succulente et teintée d'une pointe d'humour.
Avec le Meurtre de Roger Ackroyd, nous voyageons dans un village anglais ou tout le monde connait tout le monde et ou les commérages vont bon train. Hercule Poirot, s'y est installé incognito et le narrateur n'est autre que son voisin, le médecin de campagne vivant avec sa soeur. Une série de meurtre survient au village et Hercule Poirot va bien sur débusquer le coupable.
Et le moins qu'on puisse dire c'est que la fin est complètement inattendue et très réussite. Encore une fois j'ai soupçonné tout le monde sauf le véritable coupable.
Les personnages sont attachants, j'ai adoré la soeur du narrateur qui est la caricature même de la commère de campagne qui sait absolument tout. Elle m'a fait beaucoup rire.
L'enquête est menée d'une main de maître par le très grand Hercule Poirot qui sèment le doute dans nos esprits. le suspense est la et une fois commencé, on n'a qu'une envie : connaitre le coupable.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
MurielTMurielT   15 novembre 2017
Ah ! Si seulement Hercule Poirot n'avait pas pris sa retraite, et n'était pas venu chez nous cultiver des courges !...
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manU17manU17   25 mai 2013
- Les femmes, affirma Poirot, sont merveilleuses; elles inventent et, par miracle, elles ont raison. En réalité, ce n'est pas tout à fait cela. Les femmes observent, sans s'en rendre compte, mille détails que leur subconscient coordonne. Elles appellent ensuite intuition le résultats de déductions qu'elles ignorent elles-mêmes. Je suis très fort en psychologie et, vous le voyez, je connais bien toutes ces choses.
Il gonfla la poitrine avec importance et me parut si ridicule que j'eus grand-peine à ne pas éclater de rire. Puis il but une gorgée de son chocolat et s'essuya la moustache.
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sandraboopsandraboop   13 janvier 2013
S'il faut en croire Kipling,la devise de la gent mangouste tiendrait en quatre mots : Va, cherche et trouve.Et selon moi la mangouste conviendrait parfaitement comme emblème à ma soeur Caroline, à supposer qu'elle s'inventât des armoiries.Quant à la devise, le dernier mot suffirait. Caroline n'a jamais besoin d'aller nulle part: elle trouve.Sans bouger de chez elle ni faire le moindre effort.Comment s'y prend elle ? Je l'ignore mais c'est un fait: rien ne lui reste caché.Ou bien peu de choses. J'incline à croire que domestiques et livreurs lui servent d'agents de renseignements.Et quand elle sort, ce n'est pas pour aller aux nouvelles mais pour les diffuser- autre de ses talents qu'elle exerce avec un brio confondant.
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CarosandCarosand   20 juillet 2017
"Mais trouvez-vous croyable, monsieur, qu'un homme se donne tant de mal pour atteindre un certain objectif, à savoir le moment où il pourra occuper ses loisirs à sa guise ; qu'il sue sang et eau pour y parvenir et que, une fois ce but atteint, il regrette le bon vieux temps et les activités qu'il se croyait si heureux d'abandonner ?
- Oui, répondis-je après réflexion, j'estime le phénomène assez fréquent. Il se peut même que ce soit mon cas.
- Les chaînes de l'habitude... Nous travaillons en vue d'un but précis et, celui-ci atteint, nous découvrons à quel point notre tâche quotidienne nous manque. Et notez bien, monsieur, que mon travail était particulièrement intéressant. Le plus intéressant qui soit au monde.
- Ah oui ?
- Je parle de l'étude de la nature humaine, monsieur.
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genougenou   12 septembre 2013
Petit déjeuner en famille
Mrs Ferrars mourut dans la nuit du 16 au 17 septembre, un jeudi. On me fit appeler le vendredi matin à 8 heures précises, soit quelques heures après sa mort. Je ne pouvais bien évidemment plus rien pour elle. Il n’était guère plus de 9 heures quand je regagnai mon domicile. J’entrai par la porte principale et pris tout mon temps pour suspendre mes vêtements au portemanteau du vestibule. Mon chapeau d’abord, puis le pardessus léger dont j’avais jugé prudent de me munir. Les matinées sont fraîches, au début de l’automne.
Je m’attardai à dessein, assez préoccupé je l’avoue, pour ne pas dire inquiet. Je n’irais pas jusqu’à prétendre qu’à cet instant, je prévoyais déjà les événements que me réservaient les semaines suivantes. J’en étais même fort loin. Mais mon instinct me soufflait que ma tranquillité était gravement menacée.
De la salle à manger, située sur ma gauche, me parvint un bruit de tasses entrechoquées, puis la toux brève et sèche de ma soeur Caroline, et enfin, sa voix.
— C’est toi, James ?
Question superflue : qui d’autre cela pouvait-il être ? Mais c’était bien à cause de Caroline que je m’attardais ainsi, et non sans raison. S’il faut en croire Kipling, la devise de la gent mangouste tiendrait en quatre mots : « Va, cherche et trouve. » Et selon moi, la mangouste conviendrait parfaitement comme emblème à ma soeur Caroline, à supposer qu’elle s’inventât des armoiries. Quant à la devise, le dernier mot suffirait. Caroline n’a jamais besoin d’aller nulle part : elle trouve. Sans bouger de chez elle ni faire le moindre effort. Comment s’y prend-elle ? Je l’ignore mais c’est un fait : rien ne lui reste caché. Ou bien peu de chose. J’incline à croire que domestiques et livreurs lui servent d’agents de renseignements. Et quand elle sort, ce n’est pas pour aller aux nouvelles mais pour les diffuser – autre de ses talents, qu’elle exerce avec un brio confondant.
C’était d’ailleurs ce dernier trait de caractère qui causait chez moi l’hésitation dont j’ai parlé. Que je communique à Caroline le moindre détail sur le décès de Mrs Ferrars et, en une heure et demie tout au plus, la nouvelle aurait fait le tour du village.
En tant que médecin, il va de soi que je suis tenu au secret professionnel. J’observe donc envers ma sœur une discrétion rigoureuse. En pure perte, il faut bien...
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Bande annonce du film LE CRIME DE L'ORIENT-EXPRESS (2017), adaptation du roman d'Agatha Christie
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