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Alexis Champon (Traducteur)
ISBN : 2253009873
Éditeur : Le Livre de Poche (17/10/2001)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 237 notes)
Résumé :
Hercule Poirot enquête sur l'assassinat d'un médecin, John Christow, tué par balles au bord de la piscine dans la propriété du "Vallon" où il passait le week-end en compagnie de son épouse, chez leur amie Lady Angkatell. Il soupçonne Gerda, l'épouse du médecin, qui avait des raisons d'être jalouse ; or les preuves font défaut. Henrietta, une artiste, amie du couple - et confidente du médecin - partage le même sentiment.
Et c'est elle qui, par fidélité à la mé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  15 novembre 2018
Une nouvelle aventure du détective belge à moustache... à savoir... Hercule Poirot.🏖

Enfin ! Enfin des vacances ! Hercule Poirot a succombé aux charmes de se mettre au vert dans la campagne anglaise. Certes, la vue magnifique qu'il a de son cottage ne l'émeut pas le moins du monde puisque les arbres ne sont pas alignés comme il aimerait, mais bon, il se repose loin de Londres et des meurtres...
Invité par Lady Angkatell a assisté à une petite garden-party au bord de la piscine, qu'elle n'était pas la surprise d'Hercule Poiot en arrivant de découvre un homme à l'agonie et une femme tenant un révolver...
Ah non, il n'y a pas à dire, Hercule Poirot ne peut s'empêcher d'apporter du travail avec lui même pendant ses vacances...😵

Ce roman d'Agatha Christie ne fait pas partie de mes préférés, tant l'enquête policière est mise au second plan. Par contre, c'est un des rares romans de l'auteur qui s'attarde sur les antécédents ayant entraîné l'assassinat au travers des descriptions des personnages. le personnage d'Hercule Poirot n'y apporte pas grand-chose au final puisqu'il ne peut montrer son talent d'enquêteur.

Les personnages de ce roman sont nombreux et possèdent tous des personnalités variées. Il y en a pour tous les goûts. Vous découvrez au sein du même roman, la femme un peu lunatique et dans son monde (Lady Angktell), le mari effacé (Sir Henry Angkatell), le dépressif (Edward Angkatell), le don Juan (John Christow), l'épouse idiote (Gerda Christow), l'amante du présent (Henrietta), celle du passé (Veronica Cray).
N'oublions pas les personnages secondaires comme les enfants Christow, le majordome ainsi que le personnel de la propriété, qui complètent cet ensemble et apportent une touche burlesque à l'ensemble.

Côté intrigue, on tourne un peu en rond. Rapidement, on comprend les ficelles du roman et l'on devine aisément le responsable du meurtre. le roman connait quelques longueurs qui ralentissent le récit et de nombreuses digressions qui perdent le lecteur.

Pour conclure, ce roman mettant en scène une aventure d'Hercule Poirot n'est pas pour moi un roman policier, mais plutôt un roman relatant un drame familial. Les personnages atypiques sauvent l'ensemble, mais cela manque cruellement de ce qui fait le charme des enquêtes de notre détective.. la mise en action de ses cellules grises.🙄
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LePamplemousse
  17 octobre 2016
Le Vallon est le nom de la propriété située à la campagne dans laquelle Lady Angkatell a convié des amis et de la famille à venir passer le week-end.
Une dizaine de personnes vont donc se retrouver ensemble pendant 3 jours, que ce soit par plaisir ou contraints par les circonstances et les convenances.
Il y aura donc John Christow, un médecin réputé et son épouse, une femme assez fade, Henrietta une artiste, cousine de Lady Angkatell, et quelques autres cousins, certains étant de riches héritiers, d'autres étant plutôt désargentés.
Une célèbre actrice de cinéma et Hercule Poirot, qui est leur voisin, viendront compléter le petit groupe le temps du week-end.
Bien sûr, un meurtre va être commis et tout le monde va devenir suspect, comme souvent dans les enquêtes d'Hercule Poirot.
J'ai aimé cette ambiance très superficielle et drôle, où tout le monde fait semblant, à l'exception de la maîtresse de maison, qui semble à demi-folle.
L'intrigue est bien menée, mais je me suis doutée du coupable, ce qui est un peu normal car j'ai déjà lu des dizaines de romans de cet auteur et au bout d'un moment, certaines ficelles se ressemblent beaucoup.
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Biblioroz
  17 avril 2018
Lucy Angkatell est une originale à l'imagination débordante qui part dans tous les sens. Elle est d'une distraction attendrissante pour son entourage car face à son sourire irrésistible et charmeur, tout le monde lui pardonne ses multiples oublis et leurs conséquences. Ses propos, toujours très fertiles, sont d'une inconséquence extraordinaire et amènent dans cette lecture la touche d'humour indissociable de l'auteure.
Dans ce roman, Agatha Christie s'est fait plaisir en soignant les multiples mises en scène : tout d'abord la présentation de cette fameuse lady Angkatell, puis l'entrée théâtrale de Veronica, la mise en scène du crime aux abords de la piscine et même l'arrivée de Poirot qui croit à une blague de mauvais goût anglais !
Ce n'est pas l'intrigue qui prime dans le Vallon mais le talent d'Agatha Christie s'exprime par une analyse de la variété et de la complexité des sentiments amoureux. Amour et haine se côtoient dangereusement et tous les défauts et la fragilité de l'être humain en ressortent.
Poirot s'attache toujours à découvrir la vérité mais ici, il nous apparait comme un fin psychologue attendrissant.
Son côté snob ressort gentiment, ainsi que toute sa passion pour la symétrie parfaite. Il a succombé avec réticence à la mode de la maison de week-end à la campagne et se lamente sur l'asymétrie choquante de la nature.
Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas dans la révélation finale non plus que j'ai adoré le Vallon mais dans le travail minutieux porté à chaque personnage, même secondaire comme le maître d'hôtel avec sa placidité toute britannique et sa déférence en toutes circonstances.
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Darkcook
  26 décembre 2017
Aaaah, Agatha! Merci d'avoir clôturé cette année de lectures, et de m'avoir aidé à supporter mes élèves collégiens fous! Il n'y a vraiment qu'elle qui puisse me faire cet effet, j'ai l'impression de lire, à chaque fois, plus qu'une enquête policière, un pétard littéraire! Toujours grâce à cette atmosphère méditative, apaisée et apaisante malgré le trouble, et par les références érudites (l'arbre Yggdrasil, le poème de Tennyson qui donne son nom au roman...).
Comme d'habitude, je connaissais l'intrigue par coeur grâce à l'épisode avec Suchet, mais peu importe : L'écriture m'a régalé, et les personnages sont beaucoup plus fouillés. Il n'est pas étonnant de lire ainsi sur Internet qu'il est très apprécié pour l'acuité de la psychologie des personnages, ce qui est d'ailleurs une constante chez Dame Agatha. Vous pouvez prendre des Poirot méconnus et passer un superbe moment.
Ainsi, dans un cadre rural automnal magnifique, le Docteur John Christow, womanizer infâme et égocentrique au possible (qu'Agatha arrive cependant à rendre un minimum sympathique lors de ses derniers instants) est abattu au bord de la piscine, semble t-il par sa femme Gerda, pourtant simple d'esprit, retrouvée l'air ahuri l'arme à la main par tous les protagonistes du lieu, dont Hercule Poirot. le décor avait déjà été planté, et chacun des acteurs nous avait été extraordinairement présenté... Agatha Christie dira, dans son autobiographie, avoir gâché le roman en y introduisant Poirot, qui y est au final très peu présent. Je ne saurais lui donner raison ou tort, mais il est sûr que les personnages de l'enquête sont pour la plupart, fort intéressants et attachants. Ils vivent à travers la page.
Tout le monde autour de la pauvre Gerda est donc suspect : la maîtresse de John, Henrietta Savernake (là aussi, gros coup de coeur, je ne me rappelais pas que toute sa personnalité d'artiste jusqu'au boutiste était développée dans l'épisode TV), la délurée Lady Angkatell (qui vous fera éclater de rire par son esprit en perpétuel... vagabondage, et la caricature qu'elle offre de l'aristocratie), le jaloux Edward, ou encore Veronica Cray, amour de jeunesse du séducteur... J'ai toujours vu ce roman d'Agatha Christie comme appartenant à une sorte de trilogie thématique, avec Cinq Petits Cochons et Je ne suis pas coupable, où il faut à chaque fois innocenter une femme qui serait le coupable idéal du meurtre. Et là, ne cliquez surtout pas pour le spoiler,
La psyché de Gerda, immortalisée comme "L'Adoratrice" par Henrietta, est passionnante, elle rappelle un peu Alexandre Bonaparte Cust dans ce côté niais, mais là encore,
J'ai vraiment adoré le Vallon, tout comme la très grande majorité des Agatha Christie que j'ai lus. C'est incroyable. J'ai eu plusieurs lectures mitigées cette année, qui sont intervenues à des moments difficiles, surchargés de travail ou de soucis... Agatha débarque dans le même contexte, et POUF! Elle illumine tout! Je recommande ce roman, ainsi que tout ce que j'ai pu lire et détailler ici d'elle... Certes, ses enquêtes les plus connues sont des chefs d'oeuvre, mais ses romans plus discrets ne doivent pas être sous-estimés, pour le bien-être qu'ils apportent. C'est reposant, mais sans être dans une complaisance intellectuelle et stylistique! On est bercé, alors qu'on cogite, et sur l'enquête et sur l'espèce humaine! Les auteurs qui me fascinent toujours autant et qui savent me provoquer le même enthousiasme après tant d'années sont rares... Chapeau à la traduction d'Alexis Champon!
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Musardise
  01 mars 2016
Il paraît que le vallon est le roman d'Agatha Christie que les écrivains et les artistes préfèrent. Tout ça parce qu'un des personnages principaux est sculpteur et qu'elle nous balance des pseudo-vérités sur l'art... Voilà qui me paraît parfaitement ridicule et j'estime qu'il s'agit là d'un déplorable symptôme d'égocentrisme exacerbé.
Je pense qu'Agatha a voulu nous rendre ses personnages sympathiques. Malheureusement, je vois mal comment j'aurais pu m'attacher un tant soit peu à cette bande d'aristocrates soit extrêmement riches, soit riches, soit tout simplement au train de vie très aisé, soit-disant malheureux, mais surtout égoïstes et cultivant l'entre-soi à l'envi. Ils ne tombent amoureux que de leurs cousins et cousines, c'est dire si les autres les intéressent peu. Il est d'ailleurs étonnant qu'ils ne soient pas bourrés de tares ataviques, vu leur mode de vie. Bref, j'ai rarement trouvé dans les romans d'Agatha une brochette de personnages aussi déplaisants, mais censés émouvoir le lecteur par leurs malheurs.
Du coup, l'intrigue ne m'a pas intéressée plus que ça (il faut dire qu'elle ne diffère pas tellement de la plupart des autres Agatha). Les sorties de Henrietta (la sculpteur) sur le tempérament et la nature tellement sublime et impérieuse des artistes m'ont semblé parfaitement stupides ; je me languissais des romans où apparaît Ariadne Oliver, tellement plus drôle dans son rôle d'écrivaine. Seule Lady Angkatell sauve le tout, avec son égoïsme forcené mais assumé, son étourderie et ses décisions radicales. Il faut la voir raconter à son mari qu'elle a complètement oublié pourquoi elle se promenait avec un revolver dans son panier, puis se souvenir soudain que, bien sûr, c'était pour tuer John qui se révélait une telle source d'ennuis, mais qu'elle n'a plus besoin de l'assassiner à présent que quelqu'un d'autre s'en est chargé à sa place et qu'ainsi tout est bien (pendant ce temps, tous les autres membres de la famille se morfondent et jouent les chialous)...
La fin est on ne peut plus conservatrice - à prendre au sens politique du terme. Ce qui n'est pas très étonnant de la part d'Agatha Christie, tout compte fait. Je préfère quand elle laisse sous cloche sa mentalité bourgeoise et réac et qu'elle se consacre davantage à son intrigue et à ses personnages.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   17 juin 2015
- N'allez pas imaginer un seul instant, mon cher, que j'ai tué John Christow ! Sans doute, j'ai eu la sottise d'envisager un accident, mais je me suis rappelée que c'était nous qui avions prié John Christow de venir. La situation aurait été tout autre s'il s'était invité lui-même. Mais, étant donné que nous lui avions nous-mêmes demandé de bien vouloir être notre hôte, il me devenait impossible de songer plus longtemps à cet accident. Les lois de l'hospitalité nous imposent certains devoirs. Vous voyez, mon cher Henry, que vous n'avez aucune raison de vous tracasser !
Allant vers la porte-fenêtre menant au jardin, elle ajouta :
- D'ailleurs, les choses ont fort bien tourné et nous sommes aujourd'hui délivrés de John sans avoir rien fait pour cela !
Elle sourit une fois encore à son mari et sortit.
Sir Henry la regarda s'éloigner. Il se sentait très vieux et très fatigué...
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MusardiseMusardise   17 juin 2015
- Vous avez l'air fatigué, Henry. Vous vous faites trop de souci avec cette histoire !
- Mais Lucy, un meurtre est une chose sérieuse !
Tout en continuant à tailler ses arbustes, Lady Angkatell répliqua :
- C'est justement ce dont je ne suis pas sûre, Henry ! Pourquoi tant se tracasser pour un meurtre ? Nous devons tous mourir un jour. Que nous finissions emportés par le cancer ou la tuberculose, ou bien assassinés à coups de revolver ou à coups de couteau, au bout du compte, est-ce qu'on en est pas toujours au même point ? On est mort, on ne se préoccupe plus de rien, on n'a plus de soucis. Les ennuis, c'est pour ceux qui restent, pour les parents qui se demandent s'ils porteront le deuil ou non et qui se disputent autour de l'héritage pour savoir à qui ira l'écritoire de la tante Selina!
Sir Henry se garda de discuter.
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Souri7Souri7   12 novembre 2018
— [...] J’ai invité Monsieur Crime à déjeuner dimanche. Ça fera diversion, tu ne crois pas ?
— Monsieur Crime ?
— Le crâne d’œuf.
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Souri7Souri7   15 novembre 2018
[...] la malédiction des impressions fugaces c’est précisément qu’elles le sont et qu’une fois le moment passé, on est toujours tenté de donner aux événements un sens qu’ils n’avaient pas sur l’instant.
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BibliorozBiblioroz   15 avril 2018
— [...] J’ai invité Monsieur Crime à déjeuner dimanche. Ça fera diversion, tu ne crois pas ?
— Monsieur Crime ?
— Le crâne d’œuf. Il était venu résoudre je ne sais plus quelle énigme à Bagdad du temps qu’Henri y était haut commissaire. À moins que ce ne soit plus tard ? Je ne sais plus. Bref, nous l’avions à déjeuner avec d’autres fonctionnaires. Je vois encore son costume de toile blanc, sa fleur à la boutonnière et ses bottines noires à boutons. Je ne me rappelle pas grand-chose d’autre parce que savoir qui a tué qui ne m’a jamais intéressée. Quand les gens sont morts, je ne vois aucune raison d’aller chercher le comment du pourquoi. Tout ce remue-ménage pour si peu, je trouve ça bébête.
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Videos de Agatha Christie (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
Après une première vie de documentariste, chroniqueuse radio et dramaturge, Julie Birmant ajoute le 9ème Art à ses nombreux talents de scénariste en 2010. Elle publie avec Catherine Meurisse un premier album remarqué : Drôles de femmes, dix portraits de femmes drôles célèbres (Yolande Moreau, Sylvie Jolie, Claire Bretécher...). Avec Pablo, qui retrace la jeunesse de Picasso, elle collabore avec Clément Oubrerie pour la première fois, et signe une grande et belle série en quatre albums. Le duo revient en 2018 avec une nouvelle série, de fiction cette fois, intitulée : Renée Stone, entre Agatha Christie et Indiana Jones. Découvrez le tome 1 de Renée Stone : http://www.dargaud.com/bd/Renee-Stone/Renee-Stone/Renee-Stone-tome-1-Renee-Stone
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