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Jean Brunoy (Traducteur)
ISBN : 2253045527
Éditeur : Le Livre de Poche (27/01/1988)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 225 notes)
Résumé :
Le plus anglais des milieux anglais: Meadowbank, collège très snob qui accueille les jeunes filles du gratin londonien, de la gentry du Commonwealth et de la crème des Émirats. 
Dans cet univers si distingué, clochent quelques menus détails. À commencer par l'arrivée d'un jardinier beaucoup trop jeune et d'une tournure bien trop élégante. Ce qui est encore plus choquant, c'est l'assassinat du professeur d'éducation physique.
Comme il a beaucoup été que... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
MissSherlock
13 mars 2017
En voilà une enquête d'Hercule Poirot très étrange ! Car il est bizarrement absent de ladite enquête. Il faut attendre les trois-quarts du roman pour que le petit Belge pointe le bout de sa moustache. Et même là, on ne peut pas dire qu'il serve à grand-chose.
Habituellement, Poirot entraîne le lecteur dans son enquête, interroge les témoins, fait fonctionner ses petites cellules grises... Ici, rien. On apprend même qu'il a interrogé la mère d'un témoin par le biais d'un autre personnage, on n'assiste pas à l'entretien.
Et à la fin il sort le nom des coupables de son petit chapeau comme un magicien. Bof !
Au-delà de cet aspect étrange, j'ai trouvé les solutions aux meurtres et autres enlèvements tirées par les cheveux et le final trop vite expédié. Re-bof !
Et puis je n'ai pas apprécié les propos anti-français et ceux bien racistes envers les orientaux. Les filles orientales deviennent plus vite des femmes que les filles d'occident. Depuis quand ? C'est d'un cliché !
Et je cite : « Ali Yusuf sourit, et l'expression de son visage devint tout autre. Plus rien d'un jeune homme élevé selon les principes occidentaux, mais ses traits révélaient toute la ruse raciale qui avait permis à ses ancêtres d'échapper à de nombreux complots. » Toute la ruse raciale ! Beurk, beurk, beurk !
On va encore me sortir que c'était l'époque qui voulait ça mais le roman date de 1959 pas de 1859. Et ça n'est pas parce que tout le monde saute d'un pont, qu'on doit en faire autant. Agatha Christie aurait pu nous épargner tous ces clichés bien dégueux.
Bref, ce roman est des plus passables. Ce qui le sauve, c'est son atmosphère so british de pensionnat pour filles. On s'imagine dans une grande bâtisse en pierres apparentes, dotée d'une bibliothèque luxuriante et d'un joli jardin. S'il n'y avait pas autant d'assassinats, on y passerait volontiers un trimestre ou deux.
Le chat et les pigeons ne me laissera pas un souvenir impérissable. J'espère que ma prochaine rencontre avec Miss Agatha se passera mieux que celle-ci.
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maevedefrance
01 mars 2012
Cela faisait un sacré bail que je n'avais pas lu une aventure d'Hercule Poirot dont je gardais des souvenirs délicieux. Mais ici, il se fait sacrément attendre.... au point que j'ai cru pendant un moment qu'il y avait une erreur sur la quatrième de couverture. En effet, l'enquête est menée par l'inspecteur Kelsey jusqu'à la page 180 où, ensuite Poirot apparaît enfin (alors que livre, dans cette édition, comporte 255 pages. Il faut dire que l'enquête est coton : meurtres d'enseignantes, enlèvement d'élève, raquettes de sport échangées. Les pistes se multiplient et l'inspecteur ne s'en sort pas. Mais ce n'est pas lui qui fera appel directement à Poirot, c'est l'une des élèves qui se rappelera de ses compétences notoires en matière de résolution d'enquête.
Ce roman a été écrit en 1959 et je dois dire que.... j'ai été un peu déçue. Autant j'ai trouvé l'une des solutions de l'intrigue tout à fait plausible, autant j'ai trouvé la deuxième tout à fait tiré par les cheveux (parce qu'en fait il y a deux résolutions distinctes). Sans parler d'un coupable qui meurt subitement après avoir expié son crime (je me suis même demandé si elle ne se moquait pas du lecteur, si c'était volontairement caricatural - avec Agatha tout est possible !).
Cela dit, on retrouve tout l'humour caustique de notre Agatha, avec un certain acharnement sur les enseignantes françaises, semble-t-il dans cette histoire : "Toutes ces Françaises sont incapables d'enseigner. Elles n'ont aucun sens de la discipline.". On apprend cependant une chose concernant l'âge réel d'une personne : "Les genoux donnent une très bonne indication de l'âge réel." Mais elle ne dit pas en quoi...
Bien qu'écrit à l'aube des années 60, c'est un univers tout victorien que l'on retrouve ici, dans cet univers feutré d'un collège anglais snob à souhait.
Pas inoubliable, même si l'on passe quand même un bon moment, telle est ma conclusion.

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leinavaleski
02 février 2013
Encore une fois, je me suis plongée dans l'une des enquêtes d'Hercule Poirot (que malgré son caractère , j'aime beaucoup ^^). Ce roman est un peu différent de ce que j'ai pu lire car le détective intervient assez tard. J'ai d'abord été étonnée de le voir résoudre l'affaire aussi vite alors que les policiers sont complètement perdus mais avec le recul, ce n'est pas si illogique car un oeil neuf permet souvent d'éclairer l'affaire.

L'absence d'Hercule Poirot sur plus de la moitié de l'histoire permet de découvrir chaque personnage, de s'y intéresser et surtout, de s'y attacher. J'ai eu du mal à soupçonner l'une des personnages car j'avais appris à les connaître (pour la plupart) et je n'arrivais pas à croire que l'une d'elle puisse avoir commis un crime. Je n'ai donc pas été peinée par cette absence mais c'est vrai qu'il manque à l'enquête quelqu'un pour y mettre de l'ordre.

L'auteure nous révèle certains éléments qui permettent de comprendre assez facilement ce que veut le meurtrier et on sait nous, où il pourrait le trouver. On sait beaucoup de choses mais il est vraiment difficile de parvenir à deviner soi-même qui pourrait bien être le ou la coupable. J'avais l'impression que l'auteure nous disait tout mais ne nous disait rien en même temps. Et évidemment, quand Hercule Poirot explique ce qui s'est passé, tout devient clair.

C'était une lecture un peu spéciale : j'avais déjà vu le téléfilm et me souvenais de certaines révélations. Mais ça ne m'a pas du tout gênée et j'ai beaucoup aimé ma lecture.
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Pas-chacha
06 janvier 2017
Un prologue qui sent bon l'espionnage et les secrets d'état. Puis on change radicalement de contexte et on arrive dans un pensionnat huppé pour jeunes filles.
S'ensuit un meurtre et c'est le début d'une enquête.
Comme d'habitude, c'est plaisant à lire. Peut-être moins de surprises que dans d'autres livres du même auteur, mais toujours une ambiance et une intrigue intéressantes. Les personnages m'ont semblé avoir moins d'envergure psychologique.
J'ai quand même passé un chouette moment.
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Joe391211
24 octobre 2013
J'adore les livres d'Agatha Christie et celui-ci n'a pas dérogé à la règle.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégageait de cette enquête au sein d'un collègue. Il y régnait un grand mystère quant à la mort des deux enseignantes et l'auteur a bien mené son intrigue car je n'ai pas du tout trouvé le coupable avant la fin. C'est ce que j'aime dans ses romans policiers. J'arrive à suspecter tout le monde et quand vient le dénouement, je suis toujours épatée par l'intelligence dont a fait preuve l'auteur afin de berner son lecteur. de plus, son écriture est si agréable à lire qu'on ne voit pas l'affaire avancer petit à petit pour nous emmener vers l'épilogue tant apprécié. Enfin, je suis contente d'avoir découvert Monsieur Hercule Poirot que j'espère vite retrouver dans une autre enquête.
En résumé, c'est encore un excellent livre à découvrir qui vous fera un bon moment.
Lien : http://lecturesmagiquesetfee..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
genougenou14 août 2015
Le jour de la rentrée des classes, à la célèbre école de Meadowbank. En cette fin d’après-midi, le soleil, à son déclin, illuminait encore les larges allées conduisant au perron de la maison du plus pur style géorgien. Devant la grande porte d’entrée, miss Vansittart, vêtue d’un tailleur impeccable, recevait les nombreux parents qui accompagnaient leur progéniture. Non loin d’elle, se tenait miss Chadwick, très à l’aise et donnant l’impression que
Meadowbank n’aurait pu exister sans elle. De fait, elle était déjà aux côtés de la directrice, miss Bulstrode, à la création de l’école. Miss Chadwick portait des lunettes, sa robe était fort simple ; bien que plaisants, ses propos semblaient un peu flous. Par ailleurs, une mathématicienne de valeur.
Et les familles défilaient.
Dans une petite pièce du premier étage, Ann Shapland, secrétaire de miss Bulstrode, expédiait le courrier. Une jeune femme de quelque trente ans, dont les cheveux noirs évoquaient une toque de satin tirée sur les oreilles. D’une fenêtre, elle surveillait, de temps à autre, les nombreuses allées et venues.
Un moment, son attention fut retenue par une impressionnante Cadillac, bleu azur. Un virage savant et elle s’arrêta devant le perron. Aussitôt, un chauffeur barbu et bronzé sauta au-dehors et ouvrit la porte d’où émergea une jeune fille plus que brune.
«Probablement la princesse attendue», pensa Ann, tout en se demandant si cette frêle Orientale résisterait au port de l’uniforme de Meadowbank. Puis elle reprit son travail, en haussant les épaules.
Pour la première fois, Ann Shapland tenait un emploi dans une école, après avoir rempli un poste similaire dans plusieurs grandes firmes – même dans un ministère où un secrétaire d’État l’avait appelée auprès de lui. Aussi se demandait-elle si un entourage exclusivement féminin serait supportable. Les femmes entre elles…
Cependant, ne convenait-il pas de faire l’expérience ? Et il y avait Dennis, le fidèle Dennis qui, à chacun de ses retours de Malaisie, de Birmanie, ou d’une autre partie du monde, ne manquait jamais de lui demander de l’épouser. Quel brave garçon ! Mais la vie avec lui risquait d’être très monotone !
Monotone ? De nouveau, des doutes assaillirent Ann : toutes ces institutrices autour d’elle, et aucun homme, sauf un jardinier de plus de soixante-dix ans qui s’affairait plus ou moins dans le parc de l’école ! À ce point de ses réflexions, la secrétaire eut une surprise : ayant jeté un nouveau coup d’œil au-dehors, elle vit bien un jardinier qui émondait une haie, mais il n’avait rien d’un vieillard. L’homme qui s’offrait à sa vue, au contraire, était jeune, bien bâti, et particulièrement alerte.
Qui pouvait-il être ? L’aide du vieux Briggs, sans doute.
Ann se prit à l’observer plus attentivement. Son allure et ses gestes révélaient une certaine éducation. Peut-être l’un de ces jeunes qui cherchent à augmenter leurs revenus d’une façon ou d’une autre. La vie chère…
«Du moins, conclut la secrétaire, me sera-t-il permis de converser avec un homme ; une distraction en perspective.» Et, ayant terminé sa dernière lettre, elle pensait déjà à faire une petite promenade dans les allées...
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MissSherlockMissSherlock10 mars 2017
Il soupira avant d’ajouter :
- J’avoue ne pas comprendre : mon grand-père était un tyran qui traitait ses esclaves avec férocité. Au cours des guerres entre tribus, il faisait exécuter ses prisonniers dans des conditions horribles. Prononcer son nom suffisait pour faire trembler qui que ce fût. Et cependant on le respectait ; même, on l’admirait : le grand Abdulla ! Et, moi, qu’ai-je fait ?… Sinon bâtir des hôpitaux, des écoles, améliorer les conditions de vie. Que sais-je encore ! Est-ce à dire que la population préférait la terreur ? Rawlinson haussa les épaules :
- Dans l’esprit de ses sujets, votre grand-père était vraiment un chef qui impose sa volonté et s’entoure du décorum qu’ils attachent à ce titre…
- Mais, dans ces conditions, qu’advient-il de la démocratie ?
Le pilote se prit à agiter sa pipe :
-Oh ! ce mot a une signification qui varie selon les pays. Une chose est certaine : il n’est jamais pris, de nos jours, au sens que lui donnaient les Grecs. Tenez, je parie que si les révolutionnaires vous chassent, un quelconque individu surgira qui, sous prétexte de bien servir les intérêts du peuple, commencera par faire décapiter quiconque s’opposera à lui. Et la foule ne bronchera pas. Même, elle sera ravie de l’effusion de sang !
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GrouchoGroucho29 mars 2015
Le commissaire toussota, puis reprit la parole :
- Le gentleman que nous appelons Adam Goodman pour les besoins de la cause, ici présent, est sans doute inconnu pour vous, mais je crois que vous connaissez son chef au... Service Special.
- Le colonel Pikeaway ? ... murmura Poirot, tout pensif. Je ne l'ai pas rencontré depuis longtemps. A-t-il toujours l'air aussi endormi ?
-Adam parut amusé.
- Je vois que vous avez une bonne mémoire, monsieur Poirot. Je ne l'ai jamais vu complètement réveillé. Quand cela arrivera, alors je saurai que, pour une fois, il ne prête aucune attention à ce qui se passe autour de lui.
- Vous êtes perspicace mon ami ! nota le détective.
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MissSherlockMissSherlock13 mars 2017
- Vous avez raison, répondit miss Chadwick avec empressement. À propos, le nouveau jardinier est très jeune et de plus, beau garçon, ce qui est regrettable dans notre cas.
- Il nous faudra ouvrir les yeux !
Elles se comprirent. Personne, mieux qu’elles, ne savait les dégâts que pouvait faire un homme au physique agréable dans les cœurs de jeunes adolescentes.
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GrouchoGroucho29 mars 2015
- Tirez-vous un profit de tout cela ?
Robinson parut surpris :
- Mais mon cher ami, cela tombe sous le sens.
Pensif, Poirot le dévisagea.
- Un négoce presque aussi vieux que le monde, reprit Robinson. Très lucratif, en vérité ; nous les diamantaires, formons un réseau tout autour du globe ; notre entente est sans faille et nous tenons toujours nos engagements. Ils nous arrivent aussi de rendre de grands services.
- Eh bien ! répondit Poirot, je me rallie à votre suggestion.
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M. C. Beaton vous parle des nouvelles aventures d'Agatha Raisin ."Agatha Raisin, c?est comme si la Miss Marple d?Agatha Christie avait rajeuni, adopté des m?urs de cougar et un humour caustique et mangé de la vache folle? C?est un régal." (Le Point)
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