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Janine Lévy (Traducteur)
ISBN : 2702478689
Éditeur : Le Masque (15/10/1997)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 200 notes)
Résumé :
L'assassin a frappé Mrs McGinty à la tête. Avec un hachoir. Puis il a fouillé la chambre et volé les trente livres que la vieille dame cachait sous une lame du parquet. C'est écoeurant ! Comment l'illustrissime Hercule Poirot va-t-il occuper ses loisirs si les meurtres deviennent à ce point sordides ? Pas question de manger de ce pain-là. Et pourtant... Si la police avait fait fausse route dès le début ? Si les petites cellules grises de Poirot pouvaient éviter la c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
babel95
  01 juin 2015
Hercule Poirot trompe son ennui en satisfaisant son penchant pour les délectables nourritures terrestres Alors que débute le roman le célèbre détective se résigne à regagner tristement son appartement après avoir dégusté les escargots du restaurant "Chez Grand-mère"… Son ami Hastings son compagnon et son « faire-valoir» lui manque Une visite inattendue va brusquement lui redonner énergie et goût de vivre…
Le Superintendant Spence une vieille connaissance d'Hercule Poirot est insatisfait Il a arrêté James Bentley l'homme coupable de l'assassinat de Mrs McGinty à Broadhinny Cette femme de ménage d'un certain âge a été frappée à la nuque par un instrument très lourd Les preuves accablent son pensionnaire James Bentley jeune homme au bout du rouleau qui pense-t-on l'aurait tuée pour lui dérober ses économies le coupable sera bientôt exécuté Mais Spence doute…Une idée l'obsède James Bentley n'a pas commis le meurtre et c'est un innocent qui va être pendu… C'est pourquoi il demande à Hercule Poirot de reprendre l'enquête d'analyser les faits à sa manière « vous avez une drôle de façon de voir les choses si vous voulez bien me pardonner l'expression Et c'est peut-être de cette façon-là qu'il faut les voir » explique-t-il Hercule Poirot accepte la proposition et le voilà parti à Broadhinny
Bien sûr il est impensable qu'Hercule Poirot se rende dans le petit village sous une identité d'emprunt… "Je suis Hercule Poirot le grand l'unique Hercule Poirot » affirme-t-il à Spence médusé J'irai « en qualité de moi-même » Aussitôt dit aussitôt fait Hercule Poirot s'installe dans le village Il fait la connaissance de l'entourage de Mrs McGinty des personnes chez qui elle faisait le ménage Il écoute les commérages pose des questions… Peu à peu les langues se délient et Hercule Poirot se fait une idée plus juste de la personnalité de Mrs McGinty Selon lui Mrs McGinty a été tuée parce qu'elle avait découvert le secret d'une personne de son entourage… Mais lequel ?
Et qui a souhaité la faire taire ? Aucune hypothèse ne peut être écartée
Bien sûr comme on peut s'y attendre au terme d'une enquête minutieuse Hercule Poirot découvrira l'assassin de Mrs McGinty et le Superintendant Spence pourra jouir sans remords d'une retraite bien méritée
Mrs McGinty est morte est un roman policier qui réjouira tous les amateurs Ils retrouvent avec plaisir un Hercule Poirot cabotin qui a retrouvé toute sa forme et poursuit son enquête jusqu'au bout analysant avec la rigueur qu'on lui connaît les différentes pistes rendues complexes à souhait
Broadhinny village anglais typique se remet tout juste des privations et de la vie difficile des années de guerre Les principaux personnages sont mis en scène avec beaucoup de justesse l'humour n'est jamais absent Mrs McGinty est morte nous donne la nostalgie d'une certaine Angleterre des années cinquante
Comme toujours Agatha Christie prend ses lecteurs par la main et se plaît à les perdre dans un dédale d'intrigues liées au passé… Et bien sûr tout fonctionne nous nous demandons qui à Broadhinny a eu intérêt à brouiller les pistes…
Je n'aimerais pas terminer cette critique sans vous signaler que la traduction du texte a été totalement révisée par la traductrice Jeanine Lévy et que la version qui vient d'être publiée en 2015 par les Editions du Masque est selon moi d'une très grande qualité C'est vraiment rendre justice à Agatha Christie que de reprendre les textes de ses romans policiers et de les publier dans un français de qualité qui les met en valeur
Le texte anglais initial est particulièrement bien transposé en français Les difficultés quelles soient liées au langage bien particulier d'Hercule Poirot à l'humour anglais ou à la culture anglaise sont bien rendues (dans les "citations" j'ai reproduit un exemple d'un extrait une cacophonie de métaphores employées par Hercule Poirotqui n'avait pas du tout été traduit dans une version précédente du roman en français et qui l'est dans la nouvelle version)
Belle initiative des Editions du Masque qui ont revu également les couvertures des romans d'Agatha Christie dessins stylisés noirs sur fond jaune
Vous disposez maintenant de toutes les pistes pour redécouvrir un des classiques de la littérature policière anglaise

(veuillez excuser la ponctuation défectueuse du texte, j'ai un problème que je tente de régler depuis hier...)


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sylvaine
  07 octobre 2017
"-Mme McGinty est morte. Comment est-elle morte? Un genou à terre, exactement comme moi.
-Mme McGinty est morte. Comment est-elle morte? En tendant le bras, exactement comme moi" ...
Une comptine pour enfant que beaucoup de petits anglais de l'époque ont chantée ! Charmante comptine me direz-vous mais Hercule Poirot aimerait bien pouvoir répondre à la question et éviter ainsi à James Bentley d'être pendu pour l'assassinat de sa logeuse Mme McGinty. le commissaire Spence chargé à l'époque de l'enquête est persuadé de son innocence même si tout s'acharne à le désigner comme coupable . C'est donc à la demande de Spence que Poirot se dirige vers le petit village de Broadhinny , prêt à souffrir l'inconfort de la pension de famille locale et la médiocrité de la cuisine de Mrs Summerhayes.
Ce sont tous des gens très biens qui y vivent mais si ce n'est pas Bentley qui donc a assassiné Mme McGinty? .. Les petites cellules grises de Poirot vont devoir beaucoup s'activer mais Poirot ne serait pas Poirot s'il ne résolvait pas cette affaire.
Un roman certes moins connu que d'autres mais qui ,si comme moi vous êtes une fan inconditionnelle de Madame Christie , mérite sans aucun doute le détour .
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Pirouette0001
  14 août 2016
Un bon moment de détente. Cet Hercule Poirot figure parmi la seconde partie de livres où l'auteure le fait apparaître et l'on sait que vers la fin, c'est plus sur la demande qui lui était faite que par amour de son personnage que l'auteure l'incarnait. Et bien cela se sent un peu car le détective est plus caricatural que jamais. Mais à part cela, car, sauf si vous lisez l'article Wikipedia consacré à l'ouvrage, vous ne devriez pas découvrir trop vite l'assassin car les indices sont suffisamment multiples et emmêlés pour que le suspense tienne jusqu'au bout.
Bonne lecture donc !
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MllePeregrine
  13 octobre 2013
Hercule Poirot joue à Cold Case!
Dans ce roman, notre cher détective belge est en retraite et...s'ennuie. C'est donc tout simplement qu'il accepte de reprendre une enquête classée afin d'éviter la pendaison au présumé meurtrier de Mrs McGinty, une vieille domestique.
L'enquête est intéressante, tous les éléments y sont, tous les personnages peuvent être coupables et Hercule Poirot nous désarçonne par sa perspicacité.
Un bon Agatha Christie!
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Sharon
  28 novembre 2011
Hercule Poirot s'ennuie. C'est affreux. Pas d'Hastings à tourmenter, il est seul, abominablement. Heureusement, le superintendant Spence, qu'il retrouvera dans le crime d'Halloween le contacte pour reprendre l'affaire McGinty. Il pense être passé à côté de quelque chose qui n'échappera pas à Hercule Poirot.
Cette enquête mène Poirot dans un de ses petits villages anglais où tous les gens sont des gens biens, donc des gens qui veulent préserver leur respectabilité à tout prix, même celui du meurtre. le petit détective belge se compare à un chasseur qui fait s'envoler plusieurs oiseaux en même temps alors qu'un seul l'intéresse. La métaphore ne saurait être plus juste puisque beaucoup vont se sentir menacés par les secrets qu'Hercule risque de découvrir au point que, fait rare, la vie de notre détective préféré sera mise en danger, et plutôt deux fois qu'une.

Les gens de ce village sont pourtant fort sympathiques, même si la plupart se sont installés ici après la seconde guerre mondiale, donc tout récemment. Nous retrouvons la famille nombreuse (et en passe de s'agrandir encore), la vieille jeune fille qui prend soin de sa mère acariâtre, la postière/épicière au courant de tous les cancans locaux, sans oublier l'ancestrale famille qui reprend possession de son antique demeure dévastée et le politicien flanquée de sa jeune, belle et myope épouse; Mais, avec toutes ses archives qui ont brûlé, il est difficile de savoir précisément qui est qui, et il est facile de se proclamer "veuve de guerre" ou de dire que l'on rentre tout juste des Indes. Il est facile aussi de faire oublier un passer criminel, et le coupable pourrait bien être une femme qui a déjà été mêlé à un crime sordide, trente ans plus tôt. Attention ! Enquêter sur un meurtre est une affaire sérieuse, et la réalité se chargera de rattraper ceux qui auront pris cette affaire comme un jeu. Attention ! Tous les protagonistes de cette affaire ne sont pas des menteurs, et l'un des personnages les plus attachants de l'histoire se révèle bien être exactement ce qu'il est. Chiens, chats, cochon et canards en sont ravis, sauf quand le chien fonce dans la mare aux canards, dérange le cochon ou se vautre sur le fauteuil non loin d'Hercule Poirot. Je n'ai garde non plus d'oublier un malheureux chien blessé qui sera peut-être la cause d'une belle histoire d'amour - enfin, si papa Poirot s'en mêle, parce que, franchement, certaines personnes sont d'une mollesse !!!
C'est également avec plaisir que j'ai retrouvé Ariadne Oliver, qui arrive précédée de ses trognons de pomme. Elle vit les affres de la création (ratée, à cause d'Hercule - elle n'a pas fini de lui en parler) et surtout, celle de l'adaptation théâtrale. Dénaturer serait plus juste, et si l'on comprend bien que son détective finlandais soit pour elle un boulet (comme Hercule Poirot l'a été pour Agatha Christie ?) en revanche le sort que veut lui faire subir Robin Upwards en vue de porter l'oeuvre sur scène justifierait à lui seul qu'aucun roman policier ne soit adapté de quelques manières que ce soit.
En dépit d'un sujet sordide, et de rappels dramatiques, Mrs McGinty est morte est une des enquêtes les plus savoureuses d'Hercule Poirot.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   15 août 2015
Hercule Poirot sortit du restaurant de la Vieille Grand-mère et se retrouva dans Soho. Il releva le col de son pardessus par prudence plus que par nécessité, car la nuit n’était pas froide. « Mais, disait-il volontiers, à mon âge on ne prend pas de risques ! »
Il était très satisfait. Les escargots de la Vieille Grand-mère s’étaient révélés de tout premier ordre. Une trouvaille, ce petit restaurant qui ne payait pas de mine. Poirot se passa la langue sur les lèvres et promena délicatement son mouchoir sur ses exubérantes moustaches. Il avait fort bien dîné. Et maintenant ? Un taxi passa, qui ralentit, tentateur. Poirot hésita une seconde, mais ne lui fit pas signe. Pourquoi prendre une voiture ? Il arriverait toujours assez tôt chez lui pour se coucher.
L’ennui, murmura-t-il, c’est qu’on ne peut faire que trois repas par jour.
Jamais, en effet, il ne put s’habituer au thé de cinq heures. « Si on le prend, expliquait-il, on ne dispose plus des sucs gastriques indispensables quand approche le dîner, lequel, ne l’oublions pas, est le repas capital de la journée.»
Il ne tenait pas non plus à la tasse de café qui coupe la matinée. Non. Pour lui n’existaient que le petit déjeuner, chocolat et croissants, le repas de midi, qui ne devait jamais être reporté au-delà d’une heure de l’après-midi, et le dîner, qui était la grande affaire de la journée.
Hercule Poirot prit toujours très au sérieux les choses de la table. En son vieil âge, manger devint, en plus du plaisir physique, une distraction intellectuelle. Il consacrait une partie de ses loisirs à la recherche de nouveaux « relais de gueule ». C’est ainsi qu’il découvrit le restaurant de la Vieille Grand-mère et le classa parmi les temples gastronomiques dignes de sa fréquentation. Malheureusement, il fallait occuper la soirée ! Hercule Poirot poussa un soupir. « Dommage, songea-t-il, que mon vieil Hastings ne soit pas avec moi ! »
Avec complaisance, il pensa à Hastings. « Le premier ami que j’ai eu dans ce pays… et celui qui m’est resté le plus cher ! Il me faisait piquer des colères terribles, c’est entendu, mais est-ce que ça compte ? Sûrement pas. Je ne me souviens que du reste. Mes dons le stupéfiaient. Il m’admirait, bouche bée, sans rien comprendre et je m’amusais à le lancer sur de fausses pistes, sans jamais rien dire qui ne fût rigoureusement vrai, pour le seul plaisir de jouir de son ahurissement quand il finissait par découvrir une vérité que je connaissais, moi, depuis le début. Ce vieil ami !… J’aime étonner. C’est une faiblesse, je le sais, mais je l’ai toujours eue. Hastings ne s’est jamais rendu compte qu’elle était nécessaire, qu’un homme qui possède autant de talent que j’en ai doit avoir pour lui-même une certaine admiration, qui n’est possible que si elle est partagée par un tiers. Je ne peux tout de même pas rester assis dans mon fauteuil du matin au soir à me répéter que je suis un type épatant ! Il faut que j’aie quelqu’un à côté de moi pour me le confirmer. Un yes-man, comme on dit à Hollywood. »
Poirot s’engagea dans Shaftesbury Avenue. Allait-il traverser la chaussée pour passer la soirée dans un cinéma de Leicester Square ? Il secoua la tête. Les films le décevaient trop souvent. Des intrigues trop lâches, des histoires qui se développaient contrairement à toute logique, et aussi une photographie qui, louée par d’aucuns, lui paraissait inacceptable puisqu’elle interprétait la réalité au lieu de la reproduire.
Là comme ailleurs, sous prétexte d’art, on ignorait ce qu’il aimait par-dessus tout : l’ordre et la méthode. De plus, à l’écran, la violence et la brutalité étaient à la mode. En sa qualité d’ancien officier de police, Poirot avait horreur de l’une et de l’autre. Il les avait vues de près en sa jeunesse. Il les trouvait bêtes et monotones. «La vérité, se dit-il en prenant le chemin de son domicile, c’est que je ne suis plus à la page. De plus, comme les autres hommes, et bien que je leur sois supérieur, je suis un esclave. Mon métier m’a marqué, moi aussi. Quand les gens ne travaillent plus, ils ne savent comment utiliser leurs loisirs. Le financier en retraite se met au golf, le petit commerçant retiré cultive des fleurs, moi, je mange. Seulement, j’y reviens, on ne peut se mettre à table que trois fois par jour et il faut meubler les intervalles !»
Il jeta un coup d’œil sur l’affichette d’un marchand de journaux, « L’affaire Mac Ginty. Le verdict. »
La chose ne l’intéressait pas. Il se souvenait...
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babel95babel95   31 mai 2015
- Il conviendrait peut-être, madame, que je me présente à vous un peu mieux.
Je suis Hercule Poirot.
Cette révélation laissa Mme Summerhayes de marbre.
- Quel joli nom, dit-elle aimablement. C'est grec, n'est-ce-pas ?
- Tel que vous me voyez, et comme vous le savez peut-être, je suis détective, dit Poirot. Sans doute le plus célèbre détective du monde, ajouta-t-il en se rengorgeant.
Amusée, Mme Summerhayes éclata de rire :
- Ce que je vois surtout, c'est que vous êtes un fameux farceur, monsieur Poirot. Qu'est-ce que vous détectez ? La cendre de cigarette et les empreintes ?
- J'enquête sur l'assassinat de Mme McGinty, répliqua Poirot. Et je ne fais pas de farces.
- Ouille ! fit Mme Summerhayes. Je me suis coupée.
Elle lâcha son couteau, leva son doigt et l'examina.
Puis elle fixa les yeux sur Poirot.
- Dites moi, vous parlez sérieusement ? Je veux dire, c'est de l'histoire ancienne, tout ça. On a arrêté ce malheureux demeuré qui logeait là-bas. On l'a jugé. On l'a condamné. Et il a probablement déjà été pendu à l'heure qu'il est.
Non, madame, il n'a pas encore été pendu. Et l'affaire McGinty est loin d'être de l'histoire ancienne. Permettez-moi de vous rappeler le vers d'une de vos poètes : "un problème n'est jamais réglé tant qu'il n'est pas convenablement réglé".
-Oh ! s'émut Mme Summerhayes, quittant Poirot des yeux pour regarder la bassine qu'elle avait sur les genoux, je saigne sur les haricots. Ce qui n'est pas tellement indiqué, vu qu'ils sont pour midi. Quoique ça n'a pas beaucoup d'importance : ils vont aller dans l'eau bouillante. Les choses qui ont bouillé ne peuvent jamais faire de mal, n'est-ce-pas ? Même les conserves ?
- J'allais justement vous prévenir, décréta fermement Poirot, que je ne serai pas là pour le déjeuner.
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babel95babel95   31 mai 2015
Et maintenant, où puis-je descendre à Broadhinny ? Y a-t-il là-bas une auberge pas trop inconfortable ?
- Il y a The three ducks, mais ils ne prennent pas de pensionnaires. Il y a The Lamb, à Cullavon, à environ cinq kilomètres.... ou alors il y a une espèce de pension de famille à Broadhinny même. Enfin.... pas vraiment une pension de famille, plutôt une grande baraque délabrée appartenant à un couple qui prend des hôtes payants. Cela m'étonnerait que vous y trouviez le summum du confort.
Poirot ferma les yeux, au supplice.
- Si je dois souffrir, je souffrirai.
- Je me demande comment vous allez vous présenter là-bas, continua Spence en examinant Poirot d'un air dubitatif. En qualité de chanteur d'opéra, peut-être ? Qui se serait cassé la voix. Et qui aurait besoin de repos.... Ca pourrait faire l'affaire....
J'irai, déclara Poirot d'un ton d'altesse royale, en qualité de moi-même.
Spence accueillit cette déclaration avec une moue.
- Vous pensez que c'est raisonnable ?
- Je pense que c'est indispensable ! Mais oui, indispensable. N'oubliez pas, très cher ami, que nous faisons une course contre la montre. Que savons-nous ? Rien. L'espoir, le seul espoir, c'est de faire semblant d'en savoir beaucoup. Je suis Hercule Poirot, le grand, l'unique Hercule Poirot. Et moi, Hercule Poirot, je ne suis pas satisfait du verdict rendu dans l'affaire McGinty. Moi, Hercule Poirot, je crois avoir deviné ce que s'est réellement passé. Il est un détail que, moi seul, j'ai estimé à sa juste valeur. Vous comprenez ?
- Et alors ?
- Et alors, ayant produit mon effet, j'observe les réactions. Car il y aura des réactions. Il ne peut pas ne pas y avoir de réactions.
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ADAMSYADAMSY   25 octobre 2014
Poirot examina attentivement les quatre photographies. Surmontée d'un énorme chapeau et manifestement fière des boucles qui lui cachaient les oreilles, Eva Kane, la tête légèrement inclinée, pressait sur sa joue une gerbe de roses. Janice Courtland portait un chapeau cloche très enfoncé et avait la taille prise dans une large ceinture. La bouche entrouverte, les yeux abrités derrière de grosses lunettes, Lily Gamboll était une enfant passablement laide, qui devait avoir des végétations. Quant à Véra, le cliché était si mauvais qu'il eut fallu beaucoup d'imagination pour prêter des traits à son visage. Cet article, pourquoi Mrs Mac Ginty l'avait-elle coupé dans le Sunday Comet ? Parce qu'il l'intéressait ? Poirot en doutait.
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FronigaFroniga   08 avril 2015
Spence ne cacha pas son étonnement.
- Deirdre Henderson va épouser James Bentley ? Qui est-ce qui vous a dit ça ?
- Personne, répondit Poirot. C'est une décision que j'ai prise. Je n'ai rien à faire ces temps-ci, je vais m'occuper de ce mariage. Les intéressés ne sont pas encore prévenus, mais je sais qu'ils s'aiment. Si je les abandonne à eux-mêmes, il ne se passera rien. Mais ils ont à compter avec Hercule Poirot ! Vous verrez ça ! ça va ronfler !
Chez Agatha tout finit bien ! C'était une optimiste !
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Videos de Agatha Christie (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
Bande annonce de la mini série de la BBC, Ordeal by innocence (2018), adaptation du roman d'Agatha Christie (paru en français sous le titre Témoin indésirable
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