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Hercule Poirot - Romans tome 27 sur 33

Pierre Girard (II) (Traducteur)
EAN : 9782702429815
249 pages
Le Masque (08/09/1999)
3.85/5   478 notes
Résumé :
Tout a été prévu dans les moindres détails. Oh ! bien sûr, le choix des protagonistes n'a rien de follement original. On n'échappera ni à la somptueuse idiote aux décolletés vertigineux ni au maître d'hôtel sinistre et compassé.
Mais après tout, les vieilles recettes ont fait leurs preuves. Munis d'un premier élément de solution, les concurrents devront se débrouiller pour trouver victime, arme du crime, assassin et mobile.
Et le gagnant se verra remet... >Voir plus
Que lire après Poirot joue le jeuVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
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🎲♟Poirot joue le jeu... reste à savoir si le fairplay sera de mise...♟🎲


Hercule Poirot, tranquillement installé chez lui, dicte du courrier à sa secrétaire lorsqu'un appel d'Ariadne Oliver, amie et écrivaine de roman policier lui demande de venir rapidement à Nassecombe. Arrivé sur place, Ariadne Oliver lui annonce avoir été rémunéré afin d'organiser lors d'une kermesse, une "course à l'assassin" où le gagnant sera celui qui découvrira qui est le meurtrier, le mobile et l'arme. Seulement, Ariadne Oliver avoue à Poirot que quelque chose la titille, comme si de mauvaises ondes rôdaient dans le coin.
Le jour de la kermesse, tout se déroule comme prévu... voire même trop bien puisque la jeune fille devant jouer la morte a surpassé son rôle en étant assassinée pour de bon. Comble de malchance, la maîtresse des lieux, Hattie Stubbs semble avoir disparue. L'enquête ne donne rien, mais Hercule Poirot est bien décidé à gagner le jeu...🧠


Cette enquête est un peu spéciale. En effet, l'auteure s'inspire énormément de sa vie de son cadre de vie pour en forger les bases. Ainsi la propriété de Nass n'est qu'une allusion à sa propriété, Greenway Estate ; Ariadne Oliver n'est autre qu'un sosie drôle d'Agatha Christie.


En ce qui concerne le roman, nous avons ici une intrigue atypique puisque notre détective est invité sur les lieux du crime avant que celui-ci n'ait lieu. Notre moustachu aux cellules grises époustouflantes se retrouve à devoir faire confiance à l'intuition de son amie. L'intrigue se révèle pernicieuse puisque Hercule Poirot découvre de lourds secrets de famille pas très reluisants. Les révélations sont sidérantes et rendent l'ensemble vraiment captivant.


Côté personnages, je suis désolé, mais j'ai toujours cette sensation de me trouver face à des clichés avec Agatha Christie. Entre les touristes qui parlent très mal anglais, le vieux batelier à l'accent prononcé et les propos racistes tenus par certains... c'est par moment lourd.


Au final, une excellente enquête d'Agatha Christie ou elle se met en quelque sorte en scène sous les traits d'Ariadne Oliver. Une intrigue des plus biscornues et des révélations tonitruantes en perspective ! Bonne lecture ou relecture !😊
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Cette enquête d'Hercule Poirot est assez particulière, Agatha Christie s'est en effet amusée à mettre des éléments de sa propre vie dans cette histoire.
On y trouve une résidence qu'elle adorait, un village où elle a vécu et un personnage d'écrivain de romans policiers qui lui ressemble étrangement.

En dehors de ces petits clins d'oeil amusants, Agatha Christie propose une intrigue très alléchante mais dont la fin va malheureusement traîner en longueur et sembler bien emberlificotée.
A se demander comment Poirot réussit à trouver la solution de l'énigme tellement c'est tiré par les cheveux et peu crédible.

Notre vaillant petit belge est en effet appelé à la rescousse par une amie, reine du polar, qui a le pressentiment qu'un meurtre pourrait être commis au cours d'une fête à laquelle elle est conviée, et pour laquelle elle a été chargée d'organiser un jeu tournant autour d'un faux assassinat.
Vrai ou faux meurtre, Poirot va devoir lever bien des mystères et découvrir qui cache quoi, car, comme chacun le sait, tout le monde a des secrets, petits ou gros...
Une enquête distrayante mais où le lecteur n'a aucune chance de trouver le coupable tellement la solution est alambiquée et où les indices manquent cruellement.
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Poirot est appelé, ou plutôt convoqué, par son amie, Ariadne Oliver, la (très) célèbre romancière de romans policiers, afin de venir à Nasscombe, propriété des Stubbs, participer, en tant qu'arbitre à un jeu policier.
Ce jeu ressemble au Cluedo. Il faut découvrir des indices en suivant un parcours défini et arriver, ainsi, jusqu'à la morte. le premier arrivé aura gagné et recevra un trophée des mains de Poirot soi même.
A. Oliver a un pressentiment, qu'elle confie au détective belge, d'un certain malaise pendant le jeu.
Elle aura parfaitement raison car la jeune fille "innocente" qui est censée faire la morte est retrouvée bel et bien morte.
Pour corser l'affaire, la maîtresse de maison est portée disparue. Elle ne sera point retrouvée, la police et Hercule Poirot en déduiront qu'elle est, certainement, morte, sans toutefois découvrir l'endroit ou se trouve le cadavre. Ce ne sera pas faute d'avoir cherché.
Voilà!
Bien entendu le détective trouvera la solution. Qui, quoi, pourquoi, où, quand et comment, mais ce n'est point sans difficulté à tel point que Poirot abandonnera! Non! Si! Oh, pas longtemps car n'est pas Poirot qui abandonne. Donc retour sur place et là, résolution de l'affaire, meurtre et disparition, chapeau, car ce n'était pas facile. Alors, d'accord, c'est souvent comme cela, certes mais cette fois il y a deux indices que j'ai remarqués sans plus mais ça vient.
C'est un peu tarabiscoté mais l'intrigue est intéressante d'autant qu'il y a un mélange de personnages qui pourraient avoir, tous, des raisons de supprimer, notamment, la disparue.
Le couple Poirot/Oliver, aussi improbable que possible, est croquignolesque d'autant que cette estimée Ariadne Oliver est le double (rigolo) littéraire de cette chère Agatha Himself.
Bien du plaisir donc pour les éventuels lecteurs.
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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"Mais le fait est que j'ai besoin de vous.
-besoin de moi?-
-Oui. Tout de suite."
Voilà comment Ariadne Oliver, écrivaine renommée de romans policiers, convoque Hercule Poirot à Nassecombe.
Voilà comment il se retrouve à Hoodown Park, une splendide propriété rachetée depuis peu à la famille Folliat par le richissime Sir Georges Stubbs. La kermesse annuelle a lieu le lendemain et une Course à l'assassin sera le clou des attractions... sauf que le jeu sera plus pimenté que prévu... sauf que Hercule Poirot n'y comprendra rien... sauf que sa moustache risque de ne plus être aussi splendide... sauf que le lecteur devra patienter jusqu'aux toutes dernières pages pour comprendre et le pourquoi et le comment.
Une fois encore je me suis laissée prendre dans les mailles du filet de notre légendaire A Christie. Une fois encore le regard qu'elle porte sur le monde qui l'entoure est autant critique et acéré que bienveillant .. Nous sommes dans les années 50 , la guerre a laissé des traces dans les corps et dans les mentalités c'est indéniable.
A découvrir bien sur.
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C'est toujours un moment très agréable de lire une enquête concoctée par notre reine du crime. Encore plus lorsque Poirot est à l'enquête. Encore plus quand c'est l'été, les vacances, la légèreté.
Tout était donc réuni pour que j'apprécie vivement cette lecture, une des rares enquêtes de Poirot qui m'était encore inconnue. Or sans trop rien savoir de l'intrigue, j'ai été d'autant plus ravie de voir qu'il mettait en scène Ariadne Oliver. J'aime beaucoup Hastings mais il y a avec le protagoniste de Mrs Oliver une aura de douce cacophonie qui va à merveille avec les cellules grises si rectilignes de Poirot. L'atmosphère qui en découle est souvent très drôle. Cela n'a pas manqué, j'ai souvent souri voire ri durant ma lecture. Et pour cause, notre fantasque autrice invite subitement Poirot à la rejoindre à la campagne sans d'autres explications si ce n'est le fait qu'elle est persuadée qu'il l'aidera. Arrivé sur place, notre amateur de mystère se voit convié à une kermesse campagnarde au cours de laquelle notre Mrs Oliver s'est vue embauchée pour imaginer une murder party. A ce titre, j'aimerais bien savoir si c'est une invention de Mme Agatha Christie ou si cela existait déjà... Fermons la parenthèse cependant et retournons à notre scénario. Notre autrice, fine psychologue, est cependant persuadée qu'il va y avoir du grabuge et a demandé à Poirot d'être là pour l'empêcher... Bien sûr c'est inévitable, grabuge il y a. Meurtre il y a. Et Poirot bien sûr est sur le coup.

Outre des personnages fort sympathiques, que l'on apprécie vivement et la narration très humoristique, on retrouve également ce qui fait d'un Agatha Christie une très bon récit. le cadre est campagnard. Donc isolé, entre-soi. Les suspects sont au final réduits à quelques personnes, généralement appartenant à une certaine classe sociale et cachant de vilains secrets les uns comme les autres. Poirot, en fin psychologue, met en exergue les personnalités de tout à chacun. L'autrice nous met sous le nez tout un tas de détails, insiste vraiment dessus sans que l'on comprenne pourquoi jusqu'à ce que ça finisse par faire sens lors de la fameuse résolution finale qui, de surcroît, nous fait tomber notre chaise tellement elle est surprenante et bien ficelée.

J'ai en définitive passé encore un très bon moment en compagnie de Poirot. Moment que je vais poursuivre en dégustant une autre de ses aventures...
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Ce fut Miss Lemon, la compétente secrétaire d’Hercule Poirot, qui reçut l’appel téléphonique.
Elle déposa son bloc de sténo, décrocha le récepteur et dit de son ton
calme :
— Ici Trafalgar 81 37.
Poirot se renversa contre le dossier de sa chaise, ferma les yeux et tapota doucement le bord de la table tandis que son esprit continuait à composer les phrases courtoises de la lettre qu’il dictait.
Miss Lemon posa la main sur le récepteur et demanda à mi-voix :
— Voulez-vous prendre une communication personnelle qui vient de Nassecombe,
dans le Devonshire ?
Poirot fronça les sourcils : il ne connaissait pas cet endroit.
— Quel est le nom de la personne qui m’appelle ? interrogea-t-il.
La secrétaire posa la question dans l’appareil, puis ajouta en hésitant :
— A comme aérien… R comme raid… Ah ! oui… Quel est le nom de famille ?
Puis elle se tourna vers son patron et annonça :
— Mrs. Ariane Oliver.
Les yeux de Poirot devinrent attentifs et une image se forma dans sa mémoire : des cheveux gris en désordre, un profil d’aigle… Il se leva, remplaça Miss Lemon au téléphone et annonça d’un ton pompeux :
— Hercule Poirot est à l’appareil !
— Est-ce bien Mr. Hercule Poirot ?
L’employée paraissait en douter.
Il la rassura et elle reprit :
— Vous avez Mr. Poirot, demandeur !
Sa voix pointue fut remplacée par un sonore contralto et Poirot écarta un peu le récepteur de son oreille.
— Est-ce vraiment vous ?
— En personne, madame.
— Ici, Mrs. Oliver. Je ne sais si vous vous souvenez de moi ?
— On ne saurait vous oublier, madame !
— Pourtant, cela m’arrive assez souvent. Je ne dois pas avoir une personnalité très nette… à moins que les modifications que j’apporte sans cesse à ma coiffure n’en soient cause. Mais là n’est pas la question. J’espère ne pas vous interrompre au milieu d’un travail important ?
— Vous ne me dérangez aucunement.
— Certes, je ne voudrais pas vous affoler. Seulement, j’ai besoin de vous.
— Besoin de moi ?
— Oui, tout de suite. Pouvez-vous prendre un avion ?
— Je n’en prends jamais. Cela me rend malade.
— Moi aussi. Du reste, je ne crois pas que vous gagneriez tellement de temps car il me semble que l’aéroport le plus rapproché d’ici est à Exeter, c’est-à-dire très loin. Prenez donc le train qui part de Paddington à midi et arrive directement à Nassecombe. Vous en avez la possibilité : trois quarts d’heure, si ma montre est exacte, quoiqu’elle le soit rarement.
— Mais où êtes-vous, madame ? Et de quoi s’agit-il ?
— Je suis à Nasse House dans Nassecombe. Une auto ou un taxi vous attendra à la gare.
— Pour quelle raison souhaitez-vous ma présence ? De quoi s’agit-il ? répéta Poirot vivement.
— Les téléphones sont toujours dans des endroits gênants, répondit Mrs. Oliver. Celui-ci est dans le vestibule. Des gens vont, viennent et bavardent… J’entends très mal. Mais je vous attends… Tout le monde sera...
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Je n’aime pas beaucoup les photographies. Elles vous font par trop vivre dans le passé. Il faut apprendre à oublier et savoir élaguer les branches mortes.
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[...] Ceux qui ont du goût n’ont pas assez d’argent pour faire construire et les Crésus veulent qu’on leur bâtisse des horreurs ![...]
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- Votre appel tombe à pic ! trémola t-elle. Je m'apprêtais à partir pour donner une conférence intitulée "Comment j'écris mes livres". Maintenant, je vais pouvoir charger ma secrétaire de téléphoner que je suis inopinément retenue.
- Mais, madame, je m'en voudrais de vous empêcher de...
- Vous ne m'empêchez de rien du tout! se réjouit bruyamment Mrs Oliver. Au contraire, ç'aurait été tragique! Je me serais ridiculisée! Car, après tout, que peut-on bien trouver à DIRE sur la façon dont on écrit ses livres? Enfin quoi, il faut d'abord chercher une idée, et puis quand on l'a trouvée, il faut s'obliger à s'asseoir à sa table et à l'écrire. C'est tout! Il ne m'aurait pas fallu trois minutes pour expliquer ça, la conférence se serait achevée là, et toute l'assistance m'aurait regardée de travers. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde exige à tout propos que les écrivains PARLENT d'écriture. J'ai toujours eu plutôt tendance à estimer que le métier d'écrivain consistait non pas à parler mais à écrire!
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- Oh ! il n'est jamais difficile de lâcher la bride à son imagination, se rengorgea Mrs Oliver. Le problème, c'est qu'elle s'emballe, qu'elle en fait trop, si bien que tout se complique, et qu'il faut élaguer, et c'est là que ça vire au cauchemar.
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"Une histoire de chambre close qui commence à la façon d'Agatha Christie et qui d'un coup bascule dans le thriller psychologique. du très grand Valentin Musso !" - Gérard Collard
À retrouver à La Griffe Noire et sur notre librairie en ligne : https://www.lagriffenoire.com/le-mystere-de-la-maison-aux-trois-ormes.html
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