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Janine Lévy (Traducteur)
ISBN : 2702430112
Éditeur : Le Masque (13/09/2000)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 313 notes)
Résumé :
Comme ces maharadjah qui exigeaient que leur femme périt sur leur bûcher funèbre afin que rien ne leur survécût de ce qu'ils avaient aimés, Agatha Christie, disparue en janvier 1976, a tué dans son dernier roman le petit homme au crâne d'oeuf qui l'avait rendue célèbre. Hercule Poirot est revenu, pour y mourir, dans la maison de Styles où nous l'avions vu apparaître pour la première fois. Fatigué, usé par la maladie et une vie trop bien remplie, il se refusera néanm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  11 juillet 2019
🔖⚱️Il fut, il restera Hercule Poirot...⚱️🔖

Hastings relate la dernière enquête d'Hercule Poirot ayant pris fin là où leur amitié et leur duo avaient pris racine, à Styles Court devenu pension de famille. Hastings rejoint son très cher ami après un appel de celui-ci. Arrivé sur place, Hastings ne peut que constater l'état de santé inquiétant d'Hercule. Mais, ce dernier se moque de sa santé et lui annonce être là non pas pour se reposer, mais pour y empêcher un meurtre. le suspect est connu du détective, mais aucune preuve tangible ne peut lui être imputée. Refusant d'en dire plus à Hastings, Poirot lui demande d'être ses yeux et ses oreilles au milieu des autres pensionnaires. Rapidement, un accident à lieu, puis une mort surviennent....

Quelle tristesse cela est pour moi de lire se livre qui signe la fin de la saga Hercule Poirot et me rappelle également la fin de son auteure. 😭J'ai beau connaitre l'intrigue, le dénouement, le ressenti reste aussi fort et puissant que lors de la première lecture. 😭
Dans ce roman, Agatha Christie met fin à la vie de son personnage incroyable d'une manière magistrale et digne. L'enquête ne s'appuie pas sur des faits, mais sur la psychologie des personnages. L'action met en scène non pas notre détective, mais son acolyte, Hastings qui au travers de son récit ne peut s'empêcher de distiller son ressenti, ses émotions, ses impressions ; cela apporte une énorme tension émotionnelle à ce dernier roman.

Pour une dernière énigme, Agatha Christie s'est surpassée. Nous nous retrouvons sur les lieux de la première enquête, dans un lieu tragique où le mal rôde. Cela est d'ailleurs mis en avant par les allusions au passé et l'atmosphère malsaine de Styles Court. le point fort ici n'est pas la recherche du meurtrier comme Hercule Poirot l'explique à son ami Hastings - puisqu'il connait son identité -, mais la manière sournoise et pernicieuse qu'utilise un des pensionnaires pour pousser un être "bien sous tout rapport" à commettre l'irréparable.
Ajouté à cela une pléthore de personnages avec les hôtes, Mr et Mrs Lutrell dont les caractères opposés détonnent ; Mr et Mrs Franklin dont l'un passe son temps à mener des recherches et l'autre à jouer les hypocondriaques. Ajouté à cela la fille d'Hastings, Judith au caractère bien trempé, le Major Allerton dans la peau d'un don Juan de première, Sir Carrington représentant la bonne société anglaise... et cela donne des tas de possibilités et de suspects.

Au final, c'est avec une grande tristesse que j'achève cette lecture. Comme à chaque fois, un pincement au coeur me saisit à la lecture de cette dernière enquête. Mais Hercule Poirot reste et restera toujours vivant.🥰
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LePamplemousse
  26 août 2016
Poirot quitte définitivement la scène avec ce dernier roman.
J'ai particulièrement aimé cette toute dernière enquête, qui a lieu dans une maison dans laquelle Hercule Poirot et son ami Hastings ont déjà mené une enquête pour meurtre bien des années plus tôt. La maison de famille est désormais transformée en une pension accueillant des vacanciers, dont Hercule Poirot et Hastings, son fidèle ami.
C'est donc une page qui se tourne avec ce volume dans lequel un Hercule Poirot très affaibli par la maladie fait appel à son ami de longue date pour l'aider à coincer un tueur particulièrement retors, soupçonné d'être mêlé à au moins cinq meurtres pour lesquels il n'a jamais été arrêté.
Comme dans tous ses romans, l'auteur nous emmène à la rencontre de toute une brochette de personnages complexes et ce, dans un cadre typiquement anglais.
La fin est mémorable dans le sens où l'auteur réussi à nous surprendre, non pas tant par l'identité du tueur que par une sacrée surprise, un revirement de situation pour le moins extraordinaire.
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Pirouette0001
  09 février 2016
On sait combien Agatha Christie en avait assez de son personnage d'Hercule Poirot, mais était contrainte de le conserver car il était considéré comme une vache à lait par ses éditeurs et elle avait besoin d'argent pour sa fille et son mari. C'est grâce à cela que nous lecteurs, pouvons apprécier tant d'aventures de ce Belge aux longues moustaches . Et je dirais que cette rancoeur pour ce personnage se traduit véritablement à mon estime dans la description peu élogieuse faite dans ce dernier opus et par la fin qu'elle lui réserve.
Qu'importe, c'est avec un égal plaisir qu'on lit cette énigme-ci et se laisse prendre au jeu de chercher qui est le coupable.
L'auteure a du reste l'intelligence littéraire de clore les aventures d'Hercule Poirot là où elles avaient commencé, à savoir le manoir de Styles. Et ne fût-ce que pour cela, boucler la boucle, je recommande de lire ce livre.
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Darkcook
  30 décembre 2012
L'excellence.
Je voulais absolument lire ce Poirot si spécial, en prévision de sa future adaptation télévisuelle et bien sûr pour le destin final du personnage, si peu connu de la plupart des gens. Au cours de mes recherches sur Internet, j'avais été mis au courant du stratagème à l'oeuvre, mais malgré les spoilers, comme on dit, je me suis quand même fait avoir sur le cas Barbara Franklin, en parfait Hastings!
Après trois Agatha Christie, je me rends compte à quel point celle-ci a influencé l'auteur suprême de mon adolescence, J.K. Rowling. C'est la troisième fois que je constate cette efficacité terrible sur le lecteur, à la fois sur son coeur et son cerveau, avec une économie de mots, pile les phrases et éléments qu'il faut et pas plus... Un peu comme son Iago personnel représenté ici, haha.
J.K. Rowling en a hérité, Harry Potter est son Hastings, il voit des choses étranges autour de lui, en retient certaines, fait l'impasse sur d'autres, et mène le lecteur à faire de même... Jusqu'à ce qu'il ne découvre à la fin, scié, avec le lecteur, la vérité, que telle altercation qu'il a ignoré était vitale, que ses soupçons auraient dû se porter sur un tel plutôt qu'un tel, qu'il a tout compris à l'envers...
Et cet art de la millimétrie, des indices distillés dans la narration, mais qu'on ne voit pas, parce qu'on est conditionné pour réagir comme Hastings, est implacablement livré dans Poirot quitte la scène. Agatha Christie nous livre en plus des maximes magnifiques sur la mélancolie et ce défaut qu'on va jusqu'à se découvrir avec Hastings, cette tendance à reporter ses propres états d'âme sur ceux qui nous entourent... Il y a une efficacité Shakespearienne de la formule chez cet auteur, je crois bien que le flegme britannique entoure la littérature de son aura de sagesse.
Et pour revenir sur le subterfuge de cette dernière enquête, que dire? Dernier hommage à Shakespeare avec effectivement, le criminel parfait, et surtout la remise en question de la problématique de l'innocent et du coupable, qui, dissociés de façon manichéenne dans tout roman à énigmes, sont à nouveau terriblement rapprochés. On se rapproche du polar contemporain ou la frontière entre innocent et coupable s'est dissipée, voire inversée, avec flics véreux et psychopathes pathétiques.
Quand je pense que le genre policier est tellement méprisé par le commun académicien et intellectuel, alors qu'il recèle de virtuosité littéraire... Agatha Christie, ce n'est pas qu'une redoutable mathématicienne de l'énigme qui a livré dans ce roman une équation inoubliable, c'est surtout une parfaite compréhension de la nature humaine, qui est celle de Poirot, qui nous fait vibrer au plus profond.
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Maxie
  03 janvier 2016
Grandiose, cette dernière énigme d'Hercule Poirot. Pas tellement dans le contenu, un peu tiré par les cheveux (mais on est habitué avec Agatha Christie), mais surtout dans la volonté de l'auteur de boucler la boucle de manière tellement élégante et toujours aussi inattendue. Cette dernière énigme se déroule au même endroit que la première résolue par le célèbre détective belge, on y fait de nombreuses références à des enquêtes passées, et on sent la volonté d'Agatha Christie de mettre un terme proprement et méthodiquement à la carrière (et à la vie) de son célèbre personnage. Ce dernier acte a été rédigé des années avant d'être publié, mais il n'est sorti que l'année précédant celle de la mort d'Agatha Christie, quand le moment était venu. Epatant et émouvant.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   11 juillet 2019
— L’affaire qui nous occupe, Hastings, sera ma dernière, continua-t-il. Et ce sera aussi la plus intéressante, car notre meurtrier est exceptionnel. Il possède une technique extraordinaire que, malgré moi, je ne puis m’empêcher d’admirer. Jusqu’à présent, il a opéré avec une telle habileté qu’il m’a battu, moi, Hercule Poirot ! Il a lancé une attaque à laquelle je suis incapable de trouver une parade.
— Si vous étiez aussi robuste qu’autrefois…
J’avais prononcé cette phrase d’un ton apaisant ; mais, selon toute apparence, ce n’était pas ce qu’il fallait dire.
— Combien de fois faudra-t-il vous répéter qu’il n’est pas besoin d’effort physique pour démasquer un criminel ? Il suffit de réfléchir, de faire travailler ses petites cellules grises.
— Euh… oui, naturellement. Ça, vous êtes capable de le faire. Fort bien, d’ailleurs ?
— Fort bien ? Ah ! mon ami, vous me vexez. Je suis capable de le faire à la perfection. J’ai les jambes paralysées, mon cœur me joue des tours, mais mon cerveau fonctionne toujours sans la moindre défaillance. Il est, vous le savez depuis longtemps, de toute première qualité.
— Voilà qui est magnifique, dis-je doucement.
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genougenou   15 août 2015
Quel est celui qui n’a jamais ressenti un soudain serrement de coeur à revivre une ancienne expérience ou à éprouver une émotion inhabituelle ?
« J’ai déjà fait cela. »
Pourquoi ces simples mots nous émeuvent-ils toujours aussi
profondément ?
Telle était la question que je me posais alors que, assis dans un coin de mon compartiment, je regardais défiler le paysage plat et monotone de l’Essex.
Combien de temps s’était-il écoulé depuis que j’avais fait ce même voyage avec la stupide impression que le meilleur de ma vie était déjà derrière moi ? Blessé au cours de cette guerre qui, pour moi, serait toujours la guerre, en dépit du fait qu’elle a été surpassée depuis lors par une seconde plus terrible encore, j’étais persuadé en 1916 que j’étais déjà mûr ! J’étais alors incapable de comprendre que, en réalité, ma vie ne faisait que commencer.
J’allais sans le savoir encore, d’ailleurs, à la rencontre de l’homme dont l’influence devait modeler et façonner ma vie. En fait, je me rendais chez mon vieil ami John Cavendish dont la mère, récemment remariée, possédait une maison de campagne baptisée « Styles Court ».
Je ne voyais dans ce voyage que l’agrément d’aller renouer de sympathiques relations, loin de me douter que je serais sous peu plongé dans les ténébreuses complications d’un crime mystérieux.
C’était donc à Styles que j’avais retrouvé Hercule Poirot, cet étrange petit bonhomme dont j’avais fait la connaissance en Belgique. Je me rappelle encore ma stupéfaction en le voyant remonter la grand-rue du village de sa démarche un peu claudicante, le visage orné de son extraordinaire moustache.
Hercule Poirot ! Depuis cette époque, il était resté mon ami le plus cher, et c’était en pourchassant avec lui un autre meurtrier que j’avais rencontré celle qui devait devenir ma femme : la plus douce, la plus loyale, la plus merveilleuse compagne qu’un homme ait jamais eue. Elle reposait maintenant dans la terre d’Argentine, morte – comme elle l’aurait souhaité – sans éprouver de longues souffrances ni connaître la débilité de la vieillesse. Hélas, elle avait laissé derrière elle un homme solitaire et désemparé.
Ah ! si j’avais pu revenir en arrière, recommencer ma vie ! Si j’avais pu me retrouver par magie en ce jour de 1916 où j’allais à Styles pour la première fois !… Que de changements avaient eu lieu depuis lors ! Quels vides parmi les visages familiers ! Quant à la maison elle même, elle avait été vendue. John Cavendish était mort, mais sa femme Mary – cette fascinante et énigmatique créature – était encore en vie, quelque part dans le Devon. Laurence, lui, habitait l’Afrique du Sud, avec sa femme et ses enfants. Des changements, oui. Des changements partout.
Seule, une chose était restée étrangement semblable : je retournais à Styles pour y retrouver Hercule Poirot.
J’avais été fort étonné, quelques jours plus tôt, de recevoir...
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fredhofredho   09 août 2015
- Les gens ont en général beaucoup trop peur des responsabilités. Ils abrégeraient les souffrances d'un chien malade. Pourquoi pas celles d'un humain?
- [...]
- Moi, je ne le ferais pas. On ne peut pas permettre aux gens de décider de la vie ou de la mort.
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estrella_oscuraestrella_oscura   27 mars 2012
Soudain son ton redevint amer :

- C'est le côté déprimant de ces endroits, de ces pensions de famille dirigées par des gens bien nés, ruinés : elles sont pleines de ratés, de gens qui n'ont jamais rien réussi et ne réussiront jamais rien, qui ont été vaincus et brisés par la vie, de gens vieux, fatigués, finis.

Sa voix s'éteignit. Une profonde tristesse m'envahit. C'était tellement juste ! Nous étions tous là des gens au crépuscule de la vie : têtes grises, coeur gris, rêves gris. Moi-même, j'étais triste et solitaire, et la femme qui me côtoyait, amère et désillusionnée. Le Dr Franklin, plein d'ardeur et d'ambition, était contrecarré, avait les ailes coupées. Sa femme était la proie de la maladie. Le paisible petit Norton boitillait à la recherche d'oiseaux. Même Poirot, le brillant Poirot de jadis, était maintenant brisé, infirme.
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Nono19Nono19   10 mars 2015
Il vous faut bien comprendre ceci, Hastings: chacun de nous est un meurtrier en puissance. En chacun de nous, se manifeste de temps à autre le désir de tuer; mais pas forcément la volonté de tuer. Combien de fois avez-vous entendu dire:"Elle m'a mis dans une telle rage que j'aurais été capable de la tuer!" - "J'aurais pu le tuer pour avoir prononcé de telles paroles!" -"J'étais tellement furieux que j'aurais pu lui tordre le cou!" Et toutes ces affirmations sont littéralement vraies. En de tels moments, votre esprit est parfaitement clair: vous aimeriez tuer tel ou tel individu.Mais vous ne le faites pas, parce que votre volonté n'approuve pas votre désir.
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