AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Le Houbie (Autre)
ISBN : 2253032328
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/2003)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 166 notes)
Résumé :
Victoria Jones a beaucoup de défauts, mais au moins trois qualités : elle est très jolie, elle est courageuse, et elle aime l'aventure.
Qu'avec cela, une heure après avoir été licenciée de son emploi de dactylo, cinq minutes après avoir rencontré un séduisant jeune homme, elle décide de le suivre à Bagdad, ce n'est pas étonnant. Ce qui l'est plus, c'est le tourbillon d'aventures d'espionnage qui l'attend là-bas, dans l'inquiétante atmosphère d'un Orient bouil... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
19 février 2015
« Rendez-vous à Bagdad » n'est pas à ranger à proprement parler dans les romans policiers d'Agatha Christie, mais dans ses romans d'espionnage, genre dans lequel elle est loin d'exceller, à mon sens (un bon exemple : « Le cheval à bascule »). Pourtant, c'est un de mes préférés. le personnage de Victoria Jones, l'héroïne du livre, n'y est pas pour rien. Très attachante aux yeux du lecteur, celle-ci se révèle d'une incroyable naïveté, au point de se se croire folle amoureuse du premier venu et de se lancer à ses trousses de Londres jusqu'en Irak ; pays qui la décevra forcément (mais pas tant que ça, finalement...), puisqu'il ne se révélera pas à la hauteur de l'ambiance forcément sensuelle et mystérieuse que son imagination fertile lui laissait entrevoir. Bagdad et l'Irak deviendront pourtant rapidement pour elle le théâtre d'aventures en cascade (aventures dont elle se serait bien passée ; quoique, finalement...).
On comprend très vite que Victoria va se fourrer dans un pétrin sans nom ; et le roman pourrait tourner au burlesque façon « Imogène », si notre héroïne n'était aussi pétillante, charmante, énergique et pleine de ressources. On a donc grand plaisir à suivre les péripéties qu'elle traverse avec naïveté et entrain. J'ai à chaque fois lu et relu avec délices ce roman, en anglais et en français. Un livre rafraîchissant, drôle, avec un petit côté désuet qui fait beaucoup à son charme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
MissG
14 décembre 2014
Victoria Jones est une jeune femme aimant se laisser porter par la vie, ne pas être trop importunée dans son travail de dactylo, et agissant à l'instinct.
En effet, à peine vient-elle d'être licenciée de son travail qu'elle rencontre Edward, un jeune homme très charmant, avec qui le courant passe bien, à tel point qu'elle en tombe amoureuse et décide de trouver un moyen pour le rejoindre à Bagdad, ville où il s'en va dans le cadre de son travail, car des certitudes, Victoria en a : "La première, c'était qu'elle épouserait ce jeune homme, puisqu'elle l'aimait comme Juliette aimait Roméo. Et la seconde, qu'il lui fallait se rendre à Bagdad, puisque bientôt Edward serait à Bagdad.".
Ça s'appelle agir sur un coup de tête, et la jeune, jolie et intrépide Victoria n'est pas au bout de ses surprises.
"On a l'impression que Bagdad est pris de folie !" résume assez bien l'ambiance générale qui se dégage de ce roman d'Agatha Christie qui, je tiens à le préciser, n'est pas un roman policier mais d'espionnage.
C'est plutôt rare dans l'oeuvre prolifique de cette auteur pour être souligné.
Si j'en reviens au personnage central de Victoria, cette jeune écervelée va connaître bien des tourments et des désagréments dans sa quête aveugle d'Edward, son soi-disant grand amour décrété au bout d'une discussion de quelques minutes.
Victoria a voulu voir du pays, elle ne va pas être déçue du voyage : "Rallier Bagdad, retrouver Edward, pénétrer les secrets du Rameau d'Olivier, c'était un programme magnifique. Enthousiasmant. Mais maintenant que Victoria avait atteint deux au moins de ses objectifs, et à ses yeux les plus intéressants, son exaltation originale était tombée et, dans les rares moments où elle s'interrogeait, il lui arrivait de se demander ce que diable elle était venue faire en Orient.".
Dans le fond, Victoria pourrait être la jolie fille sotte et agaçante, l'art d'Agatha Christie est de la rendre sympathique au lecteur qui, plutôt que de la baffer devant tant de niaiseries, préfère suivre avec intérêt les péripéties de cette jeune femme qui va grandir et mûrir au fil de l'histoire.
J'ai pris ce livre après une lecture assez difficile, je dois dire que je ne regrette pas mon choix car cette histoire d'espionnage a permis de me changer les idées.
J'ai beaucoup aimé l'histoire, plutôt atypique pour du Agatha Christie, l'ambiance après-guerre qui se dégage de ce roman, le côté exotique de l'intrigue à rebondissements, même si j'ai deviné assez rapidement le fin mot de celle-ci, ainsi que le personnage de Victoria que j'ai trouvé rafraîchissant et plaisant à suivre dans sa drôlerie et ses péripéties.
Au début, il faut entrer dans l'intrigue car chaque chapitre s'attache à un personnage particulier qui n'est jamais le même, mais au bout de quelques dizaines de pages elle se met en place et le lecteur finit par suivre quasi exclusivement le parcours de Victoria.
Agatha Christie ne nous emmène pas cette fois-ci dans l'Egypte chère à son coeur, mais à un moment donné il est bien entendu question de fouilles archéologiques, et la destination de Bagdad est tout aussi plaisante que celle d'une croisière sur le Nil (à noter qu'elle s'est rendue dans cette ville avec son deuxième mari).
Si j'aime beaucoup les héros récurrents d'Agatha Christie, je pense que je préfère bien souvent les romans où ils n'apparaissent pas ou alors de manière fugace.
En conclusion, je vous incite à découvrir l'un des rares romans d'action et d'espionnage écrit par Agatha Christie, d'ailleurs je lirai également les quelques autres romans de cette veine.
Comme dans tout Agatha Christie, chaque personnage a son importance.
Je ne dirai rien de plus et je vous laisse le plaisir de découvrir ce roman d'espionnage en vous donnant "Rendez-vous à Bagdad" !
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
caryatide
24 février 2015
Attirée par la critique de Musardise j'avais décidé de relire ce livre dont je n'avais pas gardé un souvenir impérissable...
Il est paru en feuilleton dans un hebdomadaire en 1951 et bien qu'il ait été réécrit il garde un découpage un peu chaotique. Nous sommes dans la période où tout le monde attend, sans la moindre impatience la troisième guerre mondiale et, efforts méritoires de la diplomatie internationale, les principaux dirigeants du monde vont se retrouver à Bagdad pour une grande conférence qui établira définitivement la paix ! Pas si simple, les méchants sont aux aguets...Quels méchants ? Agatha Christie elle-même n'en parait pas trop sûre...au début du livre elle fait allusion au pouvoir de l'argent, à des disparitions de scientifiques (et on se retrouve dans Destination Inconnue, avec l'horrible Aristidès) et à la fin au pouvoir de la jeunesse (et c'est au Siegfried de Passager pour Francfort que l'on pense). Enfin, ce n'est pas très grave, l'auteure, elle a des pistes pour deux autres romans...
Ce qui nous importe c'est l'héroïne, Victoria...Bavarde bonne comédienne, menteuse émérite elle a de jolies jambes, comme toutes les aventurières d'Agatha Christie. La voila au centre d'une partie de jeu de quilles dont elle ne connait nl les règles, ni les autre joueurs, ni quel est son propre rôle...Elle sait juste qu'il fallait absolument qu'elle rejoigne à Bagdad le merveilleux Edward et que la voila arrivée au but...Et au fur et à mesure que les obstacles et les dangers se dressent sur sa route c'est finalement son courage et son imagination que nous ne pouvons qu'admirer. Evidemment les méchants seront punis et Victoria récompensée et tout finira par un mariage....(comme d'habitude, de quelle autre destinée pourrait rêver une aventurière ???)
Allons, je n'ai pas du tout regretté d'avoir revisité Bagdad en compagnie de Victoria..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lilasviolet
20 juin 2013
Quand je choisis un roman d'Agatha Christie, c'est un peu au hasard dans ma Pile A Lire. Pour celui-ci, je me suis dit que "Bagdad" dans le titre promettait des aventures au Moyen Orient. Je n'ai pas lu le résumé avant, donc je n'avais absolument aucune idée de l'histoire.
Dans ce roman, il n'y a ni enquête ni Hercule Poirot. Il s'agit plutôt d'un roman d'espionnage. La pétillante Victoria se retrouve mêlée à un conflit international malgré elle.
Au départ, j'ai eu du mal à identifier les différents personnages mais une fois que l'intrigue se focalise sur Victoria, le lecteur commence à comprendre le pourquoi du comment.
J'ai apprécié l'univers de Bagdad et des fouilles archéologiques. Agatha Christie sait mettre beaucoup d'exotisme dans ses romans qui se déroulent au Moyen Orient. Concernant le monde des fouilles, on sent le vécu. Elle a plutôt une vision comique des archéologues et des fameuses histoires d'amour entre les jeunes filles et les archéologues.
Le personnage de Victoria nous apparaît comme une jeune fille écervelée qui ment souvent mais pour la bonne cause. Elle va essayer par tous les moyens de retrouver son Edward qui est parti à Bagdad mais pour quel prix ?
La vision du Moyen-Orient qui nous est donnée par l'auteur est un peu idéalisée. Il y a du suspens et de nombreux rebondissements et surtout beaucoup d'humour. Agatha Christie jongle avec les usurpations d'identité et les conflits d'intérêt de chaque camp .
Ce n'est pas un coup de coeur, mais j'ai passé un bon moment avec ce roman très divertissant.

Lien : http://lilasviolet.blogspot...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
EmilyBiblio
17 février 2013
Voici un roman bien particulier d'Agatha Christie. En tout cas, qui diffère totalement de ce que j'ai lu d'elle jusqu'à présent. Par exemple, il n'y a pas d'enquêteur à proprement parler. Il s'agit en réalité d'un roman d'espionnage davantage qu'un roman policier. Les actions s'enchaînent et le rythme est étourdissant.
Au début, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Il y a beaucoup de personnages aux motivations troubles. Victoria, l'héroïne, est un personnage rafraîchissant. Elle est drôle, ment beaucoup pour se sortir de situations inextricables et a le don de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment !

J'aime beaucoup les romans d'Agatha Christie qui se déroulent à l'étranger. Ici, la ville de Bagdad est exotique mais apparaît comme un véritable piège qui se referme doucement sur les personnages. On a du mal à saisir la nature des relations qui lient les personnages entre eux. D'ailleurs, ces derniers s'envoient beaucoup de codes que je ne comprenais pas du tout !
Il se passe tellement de choses qu'on peut décrocher d'autant qu'il faut se rappeler des évènements passés afin de comprendre la réelle signification des actions présentes. Pourtant, si on reste concentrés, ce roman est passionnant ! le suspense est peut-être moins insoutenable que dans d'autres romans de la reine du crime cependant.
J'avais, en effet, deviné une partie (une partie seulement tellement c'est complexe!) de la machination qui se tramait sous les yeux de notre naïve héroïne.

Pour conclure, il s'agit d'un roman étonnant de la part d'Agatha Christie, assez complexe toutefois et très agréable à lire. C'est donc un des romans que j'ai préféré cette auteure qui m'étonnera toujours !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan5016 avril 2015
Pour Victoria, Babylone fut une déception. Ces tas de briques calcinées, ces montagnes de décombres n'évoquaient rien. Elle attendait des colonnes, des arcs de triomphe, quelque chose qui ressemblait aux photos qu'elle avait vues des ruines de Baalbek. On était loin du compte...
Peu à peu, pourtant, elle finit par s'intéresser aux explications du guide, dont elle avait tout d'abord écouté le verbiage d'une oreille distraite. Les figures d'animaux fantastiques moulées en relief sur les murs, la voie majestueuse qui conduit à la Porte d'Ishtar, d'autres vestiges encore, attestant la grandeur passée de la cité morte, éveillèrent sa curiosité et, quand ils s'assirent au pied du Lion fameux, pour faire honneur au déjeuner froid qu'Edward avait eu la précaution d'apporter, elle eût voulu tout savoir de la Babylone antique. Le guide s'éloigna, par discrétion, après avoir dit qu'ils devaient, dans l'après-midi, visiter le musée.
Croyez-vous que ce soit indispensable ? demanda Victoria. Des objets étiquetés et placés sous vitrines, ça ne signifie rien ! Je suis allée une fois au British Museum. Ce que j'ai pu m'y ennuyer !
Le passé est toujours ennuyeux, déclara Edward. L'avenir est autrement intéressant.
- Ici, c'est intéressant, reprit Victoria. On a le sentiment qu'on est devant quelque chose de grand... Est-ce que vous connaissez le poème qui dit : "Quand tu étais roi dans Babylone et quand j'étais moi, une esclave chrétienne..." ? Qui sait ? Ce roi et cette esclave, c'étaient peut-être nous ?
Edward sourit.
- Je ne suis pas très fort sur les dates, mais il me semble bien qu'il n'était plus question de rois de Babylone quand on a commencé à parler des chrétiens...
- Qu'est-ce que cela fait ? Ca vous aurait plu, d'être roi de Babylone ?
- Certainement !
- Alors, disons que vous l'avez été et que vous êtes la réincarnation d'un souverain de l'antiquité.
- En ce temps-là, les rois connaissaient leur métier et la façon de l'exercer ! Ils gouvernaient et le monde ressemblait à quelque chose.
- Je ne sais pas, dit Victoria, songeuse, si j'aurais tellement aimé être une esclave, chrétienne ou pas !
Edward, lui aussi, suivait sa pensée.
- Milton était dans le vrai, quand il écrivait : "Mieux vaut régner en Enfer que servir au Paradis." J'ai toujours admiré son Satan.
Victoria avoua qu'elle connaissait mal Milton.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
GrouchoGroucho28 mars 2015
Dans l'antichambre du consulat, Richard Baker attendait d'être reçu.
.../...
C'était quelque chose d'indéfinissable, qui ne correspondait à rien de concret, mais qu'il sentait. Ce quelque chose, il le sentait. C'était dans l'air. Et l'impression n'était pas pour lui absolument neuve. Il l'avait déjà éprouvé, notamment pendant la guerre, un jour avant qu'il soit parachuté, à l'aube, en terrain ennemi...
Il se rappela. Ce qu'il sentait, c'était l'odeur de la peur...
Quelqu'un dans cette petite pièce, avait peur. Terriblement peur...
Il regarda ses voisins : un Arabe, qui portait une tunique kaki dépenaillée et qui faisait couler entre ses doigts les perles d'ambre d'un collier ; un Anglais au visage rubicond et à la grosse moustache blanche, qui jetait des chiffres sur un petit calepin, un représentant de commerce, sans aucun doute, un homme à la peau très brune, qui semblait recru de fatigue et paraissait tout heureux de bénéficier d'un siège confortable ; un autre, qui devait être un scribe irakien, et enfin, un Persan d'un certain âge, dans une robe d'un blanc de neige. Aucun d'eux n'avait l'air de s'occuper de lui.
L'Arabe égrenait toujours ses perles d'ambre. Elles tombaient une à une entre ses doigts, et soudain Richard eut le sentiment très net que le bruit qu'elles faisaient lui rappelait quelque chose. Un trait... un trait... un point... Aucun doute ! C'était du morse. L'alphabet lui était familier. Il l'avait assez pratiqué pendant la guerre, quand il était dans les transmissions. Il pouvait encore lire au son. HIBOU. F-L-O-R-E-A-T-E-T-O-N-A. La devise d'Eton ! Floreat Etona ! Qu'est-ce que cette histoire-là ? La devise d'Eton épelé par un Arabe en loques ! et il continuait ! HIBOU, ETON, HIBOU :
Le Hibou ! C'était le surnom qu'on lui donnait à Eton parce qu'il portait de grosses lunettes.
Il regarda mieux l'Arabe. L'homme était pareil à des centaines d'autres, qu'on rencontrait dans les souks et sur les quais du port. Ses yeux restaient fixés droit devant lui. Rien ne semblait indiquer qu'il connût Baker. Mais les perles d'ambre continuaient à cliqueter.
Ici, le Fakir. Je compte sur toi. Bagarre !
Le Fakir ? Quel fakir ? Mais, bien sûr, le fakir Carmichaël, qu'on appelait comme ça parce qu'il était né ou qu'il avait vécu à l'autre bout de la terre, au Turkestan ou en Afghanistant !
Richard tira sa pipe de sa poche, souffla dedans, examina le fourneau, puis le frappa délicatement à plusieurs reprises, sur un cendrier.
Message reçu.
.../...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MissAlfieMissAlfie26 mars 2012
Comme la plupart d'entre nous, Victoria avait ses qualités et ses défauts. On pouvait porter à son crédit qu'elle était généreuse, chaleureuse et courageuse. Son goût pour l'aventure pouvait être jugé critiquable plutôt que méritoire, à une époque où l'on faisait grand cas de la sécurité. Son principal défaut était une tendance à raconter des mensonges, à bon comme à mauvais escient. La fiction la fascinait nettement plus que la réalité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
GrouchoGroucho28 mars 2015
- Un Anglais qui se rendait en automobile de Perse en Irak est assassiné par des bandits... Ils ont beau dos, les bandits ! ... Un marchand kurde qui descendait des montagnes est tué dans une embuscade. Un autre Kurde, Abdul Assan, suspecté de se livrer à la contrebande des cigarettes, est abattu par un gendarme. On retrouve, sur la route de Rowanduz, le cadavre d'un inconnu identifié par la suite comme étant celui d'un conducteur de camion, un Arménien.
Fait à noter, pour tous ces individus, le signalement est le même, à peu de chose près, et il correspond à celui de Carmichaël. Ils veulent l'avoir et, dans le doute, ils ne s'abstiennent pas. Dès qu'il sera en Irak, les risques seront pour lui plus considérables encore. Il lui faudra se méfier de tout le monde : du jardinier de l'ambassade aussi bien que du valet de pied du consulat, comme des employés de l'aérodrome, de la douane, des gares, des hôtels, etc. Un cordon, je vous dis, et serré !
Crosbie n'essayait pas de dissimuler sa surprise.
- Vraiment aussi serré que vous le dites, Monsieur ?
- Aucun doute là-dessus répondit Dakin. Même chez nous il y eu des fuites et c'est ce qui est grave. Comment serais-je sûr que les dispositions que nous avons prises pour assurer le retour de Carmichaël à Bagdad ne sont pas déjà connues de l'adversaire ? Comment pourrais-je affirmer qu'il n'y a pas dans notre organisation, des gens qui sont à la solde des autres ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
fanfan50fanfan5016 avril 2015
Un peu par la faute d'Edward qui semblait ne pas vouloir croire à la réalité d'une aventure qu'elle n'avait pourtant pas rêvée. Car tout était vrai ! Aucun doute, Victoria Jones, une petite sténo-dactylo de Londres, était en Orient, un homme avait été tué presque sous ses yeux, elle était devenue quelque chose comme un agent secret et, pour finir, elle avait retrouvé l'homme qu'elle aimait dans un jardin paradisiaque, qui ne devait d'ailleurs pas être tellement loin de l'endroit où l'on situait aux premiers jours du monde, le jardin d'Eden.
Des vers d'une chanson enfantine lui revinrent en mémoire :

Combien de miles d'ici à Babylone ?
Soixante et dix
Y serai-je avant qu'on n'allume les chandelles ?
Bien sûr, et tu auras le temps de revenir.

Pour l"instant, elle y était presque à Babylone, et avec Edward !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Agatha Christie (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
M. C. Beaton vous parle des nouvelles aventures d'Agatha Raisin ."Agatha Raisin, c?est comme si la Miss Marple d?Agatha Christie avait rajeuni, adopté des m?urs de cougar et un humour caustique et mangé de la vache folle? C?est un régal." (Le Point)
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Agatha Christie

Quel surnom donne-t-on à Agatha Christie ?

La Dame du Crime
La Reine du Meurtre
La Dame de l'Intrigue
La Reine du Crime

10 questions
997 lecteurs ont répondu
Thème : Agatha ChristieCréer un quiz sur ce livre