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Jean-Michel Alamagny (Traducteur)
EAN : 9782702413937
190 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (26/01/1983)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 776 notes)
Résumé :
Le colonel Bentry est contrarié : on l'a tiré de son sommeil pour lui faire constater un fait particulièrement vexant : une jeune femme, inconnue de lui, a été trouvée étranglée dans sa bibliothèque... Venir ainsi se faire assassiner chez les gens !
D'autant que la jeune personne porte une toilette tape-à-l'œil, du satin bon marché et des paillettes ! Tout à fait déplacé dans la bibliothèque aristocratique du manoir...
Cruelle énigme pour la police. He... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  02 juin 2020
Pendant le confinement, et à force de voir passer les romans d'Agatha Christie, sur Babelio, j'ai eu envie de me replonger dans les enquêtes de Miss Marple, dont c'est le 14 ° épisode. J'avais découvert (et lu), tout Agatha Christie de mes 12 à mes 14 ans, autant dire que ça fait un bail !!!
Alors, c'est très intéressant de relire une auteure découverte pendant son adolescence, parce que le regard , les perceptions ne sont plus les mêmes . Je me souvenais de la moitié du dénouement, mais très vaguement. Je me souvenais du suspens, alors qu'aujourd'hui, je ne l'ai pas ressenti ! Et je ne me souvenais pas du tout d'avoir ri en lisant Agatha Christie, alors que le début d'Un cadavre dans la bibliothèque est plein de second degré, de flegme britannique et de malice.
Un cadavre d'une jeune fille blonde ( outrageusement maquillée) est retrouvé dans la bibliothèque du manoir, du respectable colonel Bantry . Aussitôt, sa femme appelle sa chère amie, Miss Marple, officiellement pour se distraire avec l'enquête, vu qu'elle est aux premières loges; mais on découvrira plus tard, que cette femme est bien plus intelligente qu'elle n'y parait au début, et qu'elle se méfie des langues de vipères du village, tellement promptes çà "dégainer" le "téléphone arabe", et à supputer une relation entre le vieux colonel et la blonde platine ... Et à s'en régaler. Toutes ces discussions de vieilles (filles) commères, ces réparties, ont été un vrai régal .
Après "le plan criminel" de(s) coupable(s), m'a déçu. Ce qui parait très ingénieux et spectaculaire à une lectrice de 12 ans, ne l'est plus aujourd'hui, alors que je compte des centaines de romans policiers dévorés à mon actif... J'ai trouvé ça tarabiscoté.
Pour les lecteurs du XXI siècle, cette histoire policière , sans preuves ADN, sans téléphone portable à borner, entre gens de la bonne société , parait un peu simpliste et désuète, mais c'est justement cela qu'on vient chercher entre ces pages : un petit retour vers le passé, un petit voyage dans le temps. Pour moi, il a été double, comme un vieux polaroid sur mes lectures de jeunesse ! Etrange, étrange...
Challenge Mauvais genres 2020
Challenge Multi défis 2020
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sabine59
  17 janvier 2018
J'ai entrepris la lecture de cette enquête de Miss Marple, pour m'alléger l'esprit, après une livre difficile...
On retrouve, certes, fort bien évoquée , l'ambiance de la campagne anglaise des années 40, avec la gentry locale, un peu compassée. Le meurtre commis au départ ( par strangulation) étonne tout le monde, y compris le lecteur: il s'agit d'une très jeune femme, maquillée et habillée avec mauvais goût, selon les critères de l'époque ; mais surtout l'endroit est incongru: la bibliothèque du très respecté colonel Bantry!
Sa femme fait appel à notre perspicace vieille fille, Miss Marple, pour essayer de comprendre cet acte...et surtout de disculper son mari, car les rumeurs vont bon train! Les préjugés envers la jeunesse, le cinéma vu comme un art suspect abondent dans cette histoire. Et il y a aussi un héritage convoité...
Je n'en dirai pas plus mais personnellement, j'ai trouvé l'auteure en petite forme et je suis assez déçue: l'ensemble manque d'énergie, de rythme et les explications finales ne sont guère convaincantes. J'ai nettement préféré d'autres enquêtes de la reine du crime, plus palpitantes et originales. Je ne la relirai pas, celle-là !
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LePamplemousse
  18 février 2015
Bon,il semblerait que même Agatha Christie puisse avoir des" petits coups de mou" comme on dit chez moi, car voilà un roman un brin long, un brin ennuyeux, avec une intrigue sacrément tirée par les cheveux, même les célèbres déductions de Miss marple semblent bancales dans cette histoire.
Une jeune inconnue, vêtue d'une robe de soirée, est découverte morte sur le tapis de la bibliothèque d'un couple très honorable.
Qui est cette jeune femme ? Qui l'a tuée et que faisait-elle ici alors qu'aucun des habitants ne semble la connaître ?
Une enquête va donc être menée, mais elle tourne un peu en rond, Miss Marple arrive alors à la rescousse, elle écoute deux ou trois témoignages, elle hoche la tête et comprend immédiatement de quoi il retourne !
J'ai trouvé la résolution de l'intrigue inutilement compliquée, pas logique du tout et plein de faits nous sont restés inconnus pendant toute l'intrigue, l'auteur ayant oublié de semer des indices au fil de l'histoire.
J'ai donc vraiment été déçue par cette enquête dont certains éléments restent un peu flous au final.
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sylvaine
  24 juin 2020
« Voilà longtemps déjà que je caressais l'idée de m'essayer à des « Variations sur un thème donné  » Y a t' il meilleur cliché pour un roman policier qu'un cadavre dans la bibliothèque ? Un lieu banal, une bibliothèque , en l'occurence celle du Colonel Bantry, le cadavre d'une jeune femme couleur platine en robe du soir bien incongru en ce lieu .
Miss Marple va poser son tricot, chausser ses lunettes et soutenir son amie Mrs Bantry dans ces moments difficiles.
Une lecture plaisante où l'on retrouve le charme de l'écriture d'Agatha Christie, son humour, des personnages bien croqués dans l'univers qui est le leur; Une enquête un peu tirée par les cheveux certes mais que voulez vous quand on apprécie Agatha Christie c'est pour toujours!

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Phoenicia
  13 novembre 2020
Un cadavre dans la bibliothèque, c'est un peu ma madeleine de Proust. Un de mes premiers livres. Mon premier polar. Mon premier Agatha Christie. Aussi, ne suis-je pas trop neutre dans la notation.
Quoiqu'il en soit, je trouve que c'est une enquête mémorable.
Un cadavre est découvert dans la bibliothèque d'un couple de notables, amis de Miss Marple. Qui est la victime que manifestement personne ne connaît et pourquoi placer ce cadavre chez les Brantry, telles sont les questions auxquelles doit répondre Miss Marple.
On y découvre avec plaisir Miss Marple et ses déductions éclairées, ses analogies avec son village, prouvant ainsi sa parfaite connaissance de la nature humaine. J'avoue toujours prendre beaucoup de plaisir à voir les liens imaginés.
De même, on est dans une atmosphère très british avec la bibliothèque, le couple de notables, la campagne, le village. Tout autant d'éléments qui font le charme de pas mal de romans d'Agatha Christie.
Enfin, bien qu'il fasse partie des Agatha Christie que je connais le mieux (m'enlevant ainsi à chaque lecture une bonne dose de surprise), il faut reconnaître que la fin, jusqu'au bout, est imprévisible. Une chute, un mobile incroyable et une manière de procédé inouïe. Comment ne pas apprécier?
Challenge Jeux en foli...terrature II
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   12 septembre 2013
Mrs Bantry rêvait. Ses pois de senteur venaient de remporter un premier prix à l'exposition florale. Le pasteur, revêtu de sa soutane et de son surplis, distribuait les récompenses dans l'église. Sa femme traversait nonchalamment l'auguste assemblée en maillot de bain mais, heureux privilège des songes, cette incongruité ne soulevait pas parmi les paroissiens le tollé qu'elle eût assurément déclenché dans la réalité...
Mrs Bantry était ravie. Elle adorait ces rêves du petit matin qui s'achevaient par le premier thé de la journée.
Le petit matin. Quelque part dans son subconscient, elle en percevait les bruits dans la maison. Le raclement, sur leur tringle, des rideaux de l'escalier tirés par la femme de chambre ; celui du balai-brosse et du ramasse-poussière de la bonne dans le couloir. Plus loin, le lourd claquement du loquet de la porte d'entrée que l'on déverrouillait.
Un nouveau jour commençait. En attendant, il fallait profiter au maximum de cette exposition florale, car déjà sa nature onirique devenait de plus en plus apparente...
À l'étage au-dessous, les grosses persiennes en bois du salon furent ouvertes. Elle entendit sansentendre. Pendant une bonne demi-heure encore, la rumeur habituelle de la maison allait continuer, discrète, étouffée, sans la déranger tant elle lui était familière. Jusqu'à atteindre son point culminant - un pas alerte et assuré qui approcherait dans le couloir, le frôlement d'une robe de coton imprimé, l'infime tintement d'un service à thé posé avec le plateau sur la petite table, derrière la porte, puis les coups légers frappés au battant et l'entrée de Mary pour tirer les rideaux.
Dans son sommeil, Mrs Bantry fronça le sourcil. Quelque chose d'insolite venait perturber son rêve, quelque chose d'intempestif. Les pas dans le couloir. Trop précipités. Trop tôt. Elle attendit inconsciemment les tintements de la porcelaine. Mais la porcelaine point ne tinta. Les coups furent toqués à la porte. De façon automatique, du fond de son sommeil, Mrs Bantry répondit : «Entrez». On ouvrit. Elle attendit le glissement des rideaux sur leur barre.
Mais les rideaux ne glissèrent pas. Dans la pénombre verte de la chambre, la voix de Mary s'éleva, haletante, affolée :
— Madame ! Oh, Madame, il y a un cadavre dans la bibliothèque !
Puis, secouée de sanglots nerveux, ladite Mary se précipita hors de la pièce.
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iris29iris29   03 juin 2020
Mlle Wetherby, vieille fille aigrie au nez démesuré, fut la première à répandre l'incroyable information. (...)
- On a trouvé un cadavre dans la bibliothèque du colonel Bantry - un cadavre de femme !
- Dans sa bibliothèque ?
- Oui. C'est épouvantable, n'est-ce pas ?
- Pauvre Mme Bantry ! s'apitoya Mlle Hartnell, qui parvenait mal à dissimuler son intense jubilation.
- Ça oui, alors ! Elle devait être loin de se douter.
- Elle s'occupait trop de son jardin et pas assez de son mari, déclara Mlle Harnell d'un air sévère. Un homme, il faut avoir l'oeil sur lui tout le temps. Tout le temps, tout le temps ! martela-t-elle avec véhémence.
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akasha580akasha580   22 janvier 2011
Oh, lui, il avait d'autres chats à fouetter. C'est un coq de village, à l'oeil égrillard. Pas un homme à jouer éternellement les veufs éplorés, quel qu'ait pu être son attachement pour sa femme. J'imagine qu'ils ont dû, Adélaïde et lui, secouer plus d'une fois le joug du perpétuel souvenir imposé par le vieux Mr Jefferson. Seulement, donner des coups de canif au contrat, ajouta miss Marple, caustique, c'est évidemment beaucoup plus facile pour les messieurs.
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GrouchoGroucho   27 mars 2015
- Miss Marple ? Le chef constable se redressa. Pourquoi l'a-t-elle envoyé chercher ?
- Bah ! il est tout naturel qu'une femme recherche la société d'une amie en pareil cas. Qu'en pensez-vous ?
Le colonel Melchett ricana :
- Si vous voulez mon avis, Mrs. Bantry va s'essayer la main au petit jeu de l'amateur détective. Miss Marple est le véritable limier local. Une fois, elle nous a bien "possédés," n'est-ce pas Slack ?
- Oui, mais en des circonstances très différentes, répliqua l'inspecteur.
- Comment cela ?
- La victime était une personne du pays. Cette vieille fille sait tout ce qui se passe au village, je vous l'accorde. Mais aujourd'hui elle en sera pour ses frais.
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sl972sl972   24 septembre 2015
Le téléphone de miss Marple sonna tandis qu'elle s'habillait. Ce qui, vu l'heure inhabituelle, la mit quelque peu en émoi. Sa vie rangée de vieille demoiselle était tellement réglée que les appels téléphoniques inattendus étaient source de vives conjectures.
- Ca, par exemple, fit-elle en lorgnant d'un oeil perplexe l'appareil qui insistait. Qui cela peut-il bien être ?
de 9 heures à 9 heures et demie du matin : tel était le créneau généralement admis au village pour les appels amicaux entre voisins. Les projets de la journée, les invitations, tout se discutait à ce moment-là. On savait qu'il était arrivé au boucher de téléphoner juste avant 9 heures lors d'exceptionnelles difficultés d'approvisionnement. Un coup de fil accidentel pouvait survenir pendant la journée, mais il était toujours mal vu d'appeler après 9 heures et demie du soir. Il est vrai que le neveu de miss Marple - écrivain, donc farfelu - s'était déjà manifesté aux heures les plus aberrantes, une fois même à minuit moins dix ! Mais quelles que soient ses excentricités, Raymond West n'avait pas celle de se lever matin. Ni lui ni aucune des connaissances de miss Marple n'était susceptible d'appeler avant 8 heures du matin. 8 heures moins le quartn en fait.
Trop tôt pour un télégramme, même, puisque la poste n'ouvrait qu'à 8 heures.
- Ce doit être une erreur, décida-t-elle.
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Videos de Agatha Christie (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
Dans ce nouvel épisode, nous continuons notre visite des coulisses du genre en compagnie de Fabienne Gondrand, traductrice littéraire, qui nous raconte ses débuts dans le métier et sa passion pour les éditions du Masque, héritage d'un grand-père italien fan des polars d'Agatha Christie et de Simenon. Au fil de la conversation, on évoque sa traduction "jubilatoire" de Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah, l'héritière de la Reine du crime, ainsi que les romans noirs électriques de Joseph Knox, où la ville de Manchester se dresse comme un personnage. Pour finir, Fabienne nous parle en avant-première de la nouvelle aventure de l'inspecteur John Rebus, par l'immense Ian Rankin, auteur phare de la maison. Bonne écoute !
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche Générique : Longing - Joachim Karud
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