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ISBN : B0000DXIZQ
Éditeur : Club des Masques (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 166 notes)
Résumé :
Pourquoi glisser une poignée de seigle dans la poche d'un homme après l'avoir empoisonné ? Pourquoi accrocher un cintre à vêtements dans le nez d'une jeune fille après l'avoir étranglée ? Que signifient ces indices saugrenus ? Sont-ils la signature du meurtrier ? Dans ce cas, il ne peut s'agir que d'un fou. D'un monstre. Un dangereux maniaque se promène en toute liberté à Yewtree Lodge. Un maniaque qui peut frapper de nouveau. Un maniaque que miss Marple est venue d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  23 mars 2017
Un très bon opus de la Reine du Crime !
J'ai beaucoup aimé l'équilibre entre huis-clos et projections à Paris, Londres ou encore au Kenya. "Une poignée de seigle" recèle tous les éléments qui font le succès d'Agatha Christie : le crime, le mystère, les secrets de famille, l'ambivalence des personnages, la touche "so british" d'un détective en civil (ici Miss Marple) qui vient fourrer son nez au milieu de l'enquête, la suspicion entre suspects, la peur que soit commis un autre homicide, etc...
Fait doublement extraordinaire : j'ai découvert qui était le coupable et pourtant cela n'a pas gâché mon plaisir d'aller jusqu'au dénouement. Lire un Agatha Christie, c'est toujours un savant mélange de tension et d'apaisement. Pas de flots d'hémoglobine, pas de violence frontale mais une approche logique et psychologique qui a quelque chose de rassurant.
Il ne faut jamais trop en dire sur un roman policier, de peur de déflorer la clé de voûte de l'oeuvre, garante de tout le suspense, donc je conclus en disant que j'ai passé un excellent moment.

Challenge AGATHA CHRISTIE
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge 1914-1968 2017
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LePamplemousse
  09 juin 2015
Un meurtre étrange, suivi d'un second assassinat inexplicable, lui-même suivi par la découverte d'un corps dans une posture bizarre...
Si on ajoute le fait que tout cela se passe au sein d'une riche famille et qu'on y mêle des éléments pour le moins originaux comme une poignée de seigle, des merles morts, ou des cadavres avec une épingle à linge sur le nez, on a là une enquête policière à la fois divertissante et très mystérieuse.
Miss Marple arrive un peu comme un cheveu sur la soupe dans cette histoire, son rôle étant de fourrer son nez partout et de glaner des informations qu'elle retransmet à la police, laquelle police semble une fois encore dépassée par les événements.
Mais grâce à cette vieille dame fouineuse, tout sera résolu en moins de 200 pages.
Cette enquête est atypique et palpitante, mais je trouve qu'une fois encore le nombre de coïncidences qui se produisent en une seule enquête est phénoménal et malheureusement pas crédible une seule seconde.
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isabelleisapure
  29 septembre 2016
Agatha Christie est comme une vieille amie, toujours là lorsque j'ai envie de lire un bon polar, sans violence mais avec malgré tout quelques cadavres.
La retrouver est source de plaisir et ce depuis des dizaines d'années.
Un bon fauteuil, une tasse de thé et Agatha Christie.
What else ?
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NatachaEN
  13 octobre 2018
Des meurtres sont commis parois une famille riche. Mais voilà des détails étranges s'y mêlent... Pourquoi mettre une poignée de seigle dans la poche d'une des victimes ? Ou encore une pince à linge sur le nez d'une autre ?
Pour le commun des mortels ce sont des indices qui n'ont aucun sens... Mais pour Miss Marple c'est une toute autre histoire, pour elle cela a un sens !
J'aime beaucoup me plonger dans les livres de Agatha Christie. Pas de meurtres sanglant, mais la psychologie des personnages est énorme. Cela nous fait bien travailler du chapeau !
Des protagonistes, tous avec des secrets, des mensonges, des trahisons... Tous plus complexe les uns que les autres. Et c'est là où réside tout le talent de la Grande Dame.
J'ai aimé passer du temps avec la famille Fortescue, une fois de plus je ne pensais pas du tout à cet assassin ! C'est au tout dernier moment que tout s'éclaire ! Et ça grâce à notre tricoteuse adorée !
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Zora-la-Rousse
  19 septembre 2017
Ce n'est peut-être pas le meilleur Agatha Christie que j'ai pu lire, mais il reste original, assurément.
Pas de répit, le ton est donné dès les premières pages avec l'attaque foudroyante qui surprend Mr Rex Fortescue à son bureau, et meurt quelques heures plus tard à l'hôpital. L'autopsie démontrera qu'il a été empoisonné avec de la taxine, un alcaloïde toxique de l'if. Première facétie du meurtrier car la victime habitait, avec sa seconde femme, sa fille, son fils et sa belle-fille dans une bâtisse nommée Yewtree Lodge, ou « La loge aux ifs »...et pas la dernière car l'inspecteur Neele, en charge de l'enquête, trouvera une poignée de seigle dans la poche du veston de l'homme d'affaire décédé…
Suspense, fausse pistes, tous les ingrédients classiques d'un bon policier sont réunis. Au-delà, Agatha Christie n'a pas son pareil pour égratigner les petits travers d'une société anglaise conservatrice et bourgeoise, déjà en obsolescence... Cependant,il y a un bémol : l'enquête est menée par un inspecteur quelque peu fade, auquel on est peu enclin à s'attacher, et elle bénéfiera seulement à mi-ouvrage de l'arrivée de Miss Marple, qui, tout en offrant les clefs du mystère et le nom du coupable, restera très discrète malgré tout. L'attention du lecteur se trouve alors assez naturellement portée sur les personnages secondaires mais reste sur sa faim, ce qui fut mon cas...
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   15 août 2015
C’était au tour de Miss Somers de faire le thé. Miss Somers était la dernière entrée des dactylos, et la moins bonne. Plus très jeune, avec son visage doux et inexpressif, elle faisait songer à un mouton. L’eau ne bouillait pas tout à fait quand Miss Somers la versa sur le thé, mais la pauvre Miss Somers ne savait jamais quand l’eau bouillait réellement. C’était, parmi d’autres, une des choses qui l’avait toujours affligée. Elle emplit les tasses et les fit circuler, ayant mis dans chaque soucoupe deux biscuits à la cuiller.
Miss Griffith, qui dirigeait le service avec compétence et autorité au Consolidated Investments Trust depuis seize ans, déclara d’une voix aigre qu’une fois encore « on » avait fait le thé avec de l’eau qui ne bouillait pas. Miss Somers rougit et s’excusa. Cette fois, pourtant, elle avait bien cru que l’eau bouillait !
Miss Griffith n’insista pas. Il y avait tant de travail qu’il faudrait bien garder Miss Somers un mois encore, mais elle était vraiment impossible ! Incapable de se tirer du travail le plus simple, et elle ne savait même pas faire du thé !
Elle en était là de ses réflexions quand Miss Grosvenor fit son entrée dans la pièce : elle venait faire le thé de Mr Fortescue. Une opération sacro-sainte. Mr Fortescue ne buvait pas le même thé que tout le monde, on le lui servait dans un service qui n’était utilisé que pour lui, et il avait ses biscuits à lui. La bouilloire seule était la même. Ainsi, pourtant, que l’eau, qui provenait du robinet des lavabos. Seulement, le thé de Mr Fortescue fut fait avec de l’eau bouillante. Miss Grosvenor y veilla.
Miss Grosvenor était une jolie blonde, d’un charme incroyable. Elle portait un tailleur noir qui avait dû coûter fort cher et ses jambes, magnifiques, étaient gainées de nylon « cristal ». Elle n’adressa la parole à personne et ne fit à personne l’aumône d’un regard. Elle était la secrétaire particulière de Mr Fortescue. Les mauvaises langues prétendaient à tort qu’elle était un peu plus. Mr Fortescue venait de se remarier et sa nouvelle épouse, très belle et très dépensière, suffisait largement à l’occuper.
Miss Grosvenor se retira, avec son plateau. Elle traversa la salle d’attente, l’antichambre, où l’on faisait patienter les gros clients, son bureau personnel, puis elle frappa discrètement à une porte et pénétra dans le saint des saints, le cabinet de Mr Fortescue. C’était une pièce immense, aux lambris de bois précieux. Sur un parquet éblouissant s’étalaient de coûteux tapis d’Orient et reposaient de vastes fauteuils de cuir clair. Assis derrière un énorme bureau en sycomore se trouvait Mr Fortescue. Ce personnage me parut moins imposant qu’on l’eût souhaité dans un tel cadre. Il était fort, et bien en chair, avec un crâne chauve et luisant.
Par genre, il portait à la ville ces vêtements de tweed très amples qu’on réserve généralement pour la campagne. Le front soucieux, il examinait...
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Gwen21Gwen21   29 mars 2017
En savait-elle plus long qu'elle ne voulait l'admettre ? C'était possible. Elle répondait avec un certain embarras et se tenait sur la défensive. Mais bien des innocents ont ces mêmes réactions quand ils se trouvent en présence d'un policier.
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OrpheaOrphea   13 mars 2011
Les larmes perlèrent aux paupières de Miss Marple. Et à l'infinie pitié succéda la fureur -- la sainte fureur que l'on est en droit d'éprouver à l'encontre d'un assassin dépourvu d'entrailles.
Et puis enfin, balayant ces deux émotions, surgit un sentiment de triomphe, voisin de celui qui envahit le paléontologue lorsqu'il est enfin parvenu à reconstituer le squelette d'un animal disparu depuis des millénaires... à partir d'un fragment de mâchoire et quelques dents.
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Gwen21Gwen21   21 mars 2017
- C'est peut-être de la présomption de ma part, reprit Miss Marple, mais je me demande s'il ne me serait pas possible de vous aider, très modestement, bien sûr, mais pourtant utilement. Il y a des confidences qu'on fait à une vieille dame et qu'on ne fera pas à un policier. Et je veux que l'assassin soit puni !
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caryatidecaryatide   24 novembre 2013
Miss Marple n'attendit pas le réponse de l'inspecteur pour poursuivre.
- Vous devez, dit-elle, avoir trente-cinq ou trente-six ans. Quand vous étiez petit, les nursery rhymes ne se chantaient déjà plus guère. Mais, si vous aviez été élevé, comme je l'ai été, avec les Contes de ma Mère l'Oye, vous auriez déjà compris...
Malgré lui, Neele sourit. Miss Marple s'excusa :
- Pardonnez moi, inspecteur ! je ne veux rien dire de désagréable...et d'ailleurs je ne suis sûre de rien et il se peut très bien que mon idée soit ridicule. Mais on ne sait jamais...Avez-vous pensé aux merles ?
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