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Miss Marple - Romans tome 6 sur 12
EAN : SIE51995_8477
Club des Masques (30/11/-1)
3.81/5   338 notes
Résumé :
Pourquoi glisser une poignée de seigle dans la poche d'un homme après l'avoir empoisonné ? Pourquoi accrocher un cintre à vêtements dans le nez d'une jeune fille après l'avoir étranglée ? Que signifient ces indices saugrenus ? Sont-ils la signature du meurtrier ? Dans ce cas, il ne peut s'agir que d'un fou. D'un monstre. Un dangereux maniaque se promène en toute liberté à Yewtree Lodge. Un maniaque qui peut frapper de nouveau. Un maniaque que miss Marple est venue d... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
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Un très bon opus de la Reine du Crime !

J'ai beaucoup aimé l'équilibre entre huis-clos et projections à Paris, Londres ou encore au Kenya. "Une poignée de seigle" recèle tous les éléments qui font le succès d'Agatha Christie : le crime, le mystère, les secrets de famille, l'ambivalence des personnages, la touche "so british" d'un détective en civil (ici Miss Marple) qui vient fourrer son nez au milieu de l'enquête, la suspicion entre suspects, la peur que soit commis un autre homicide, etc...

Fait doublement extraordinaire : j'ai découvert qui était le coupable et pourtant cela n'a pas gâché mon plaisir d'aller jusqu'au dénouement. Lire un Agatha Christie, c'est toujours un savant mélange de tension et d'apaisement. Pas de flots d'hémoglobine, pas de violence frontale mais une approche logique et psychologique qui a quelque chose de rassurant.

Il ne faut jamais trop en dire sur un roman policier, de peur de déflorer la clé de voûte de l'oeuvre, garante de tout le suspense, donc je conclus en disant que j'ai passé un excellent moment.

Challenge AGATHA CHRISTIE

Challenge Petit Bac 2016 - 2017

Challenge 1914-1968 2017

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Du grand Agatha Christie!

Un homme d'affaire immoral, Rex Fortescue, meurt empoisonné. On retrouve dans la poche de sa veste un élément curieux : une poignée de seigle. L'inspecteur Neele est sur le coup, essayant de démêler ce sac de noeuds.

Agatha Christie nous relate une enquête où l'on retrouve toutes ses marottes : une histoire de famille ( le meurtrier est forcément un proche) une nursery rhyme, un détail loufoque. Avec génie, elle nous lance un tas d'appâts. Suspects et mobiles ne manquent pas. Accompagnés de nombreux virages à 180 dégré, demandant au lecteur de revoir toutes ses théories encore et encore, plaçant des mystères sur les mystères, offrant ainsi un coup de théâtre, ou plutôt plusieurs coups de théâtre, mémorables. Vengeance ou appât d'héritage, on en vient à douter, à tout envisager, sans parvenir à tout expliquer. le tout saupoudré d'une Miss Marple quelque peu en arrière-plan, mais toujours fine dans sa description de la nature humaine, n'hésitant pas à mettre son grain de seigle, non plutôt sel!!, pour seconder efficacement l'inspecteur. Je n'ai bien évidemment pas trouvé le meurtrier. Modeste victoire sur l'identité d'un mystère. Mais j'apprécie d'autant plus les Agatha Christie que les surprises sont au rendez-vous!

Merci @gloubik de m'avoir pioché ce titre, j'ai passé un excellent moment. :)

Challenge Mauvais Genres 2021

Challenge Plumes féminines 2021

Challenge Agatha Christie

Challenge Multi-défis

Challenge Séries 2021

Challenge Cluedo littéraire

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On ne le dira jamais assez, savoir préparer le thé est important. le roman s'ouvre sur la préparation du thé, le problème d'eau qu'il faut bien faire bouillir (et non frémir) pour que le thé soit réussi. Alors qu'on lui portait enfin sa tasse de thé, Rex Fortescue est empoisonné. Qu'il ait été assassiné est une chose, qu'on lui ait mis une poignée de seigle dans la poche en est une autre. Pour l'inspecteur Neele, chargé de l'enquête, la difficulté première n'est pas tant de trouver le coupable que de trouver quelqu'un qui pleure sincèrement Rex. Pas sa veuve, Adèle, sa seconde épouse, qui cache difficilement sa joie. Pas son fils aîné, Percival, rigide et guindé, ni Jennifer, sa belle-fille. Pas la soeur de sa défunte épouse, Effie, qui vit chez lui, telle une dame du temps jadis réfugiée dans la plus haute tour du château, qui regarde ce qui se passe, ne dit rien et n'en pense pas moins. Mais Elaine, sa fille, la seule à verser des larmes véritables, même si son père n'appréciait pas l'homme qu'elle voulait épouser.

Deux autres crimes sont commis, et, pour chacun, un détail insolite, choquant, est trouvé près de ou sur le cadavre. Un fou ? Ce serait trop facile, un fou diablement organisé. C'est alors qu'apparaît une vieille dame totalement insignifiante, Miss Marple, une vieille dame qui connait beaucoup de choses, y compris les comptines qu'on lui chantait étant enfant - un peu comme la première madame Fortescue, qui adorait les romans de chevalerie au point de prénommer ses fils Percival et Lancelot.

Lance. le fils prodigue. Il revient à Yewtree Lodge, lui qui vivait jusqu'alors au Kenya, au bras de sa femme Patricia dite Pat qu'il aime plus que tout. Elle est deux fois veuve, son premier mari est mort au champ d'honneur, le second s'est suicidé à cause de sa passion pour les champs de courses. Rencontrer sa belle-famille, dont la redoutable tante Effie, en pleine affaire criminelle n'est pas vraiment ce que l'on peut imaginer de mieux.

Miss Marple fera un véritable travail d'enquêtrice dans ce roman - qui pourrait en douter ? Jusqu'au dénouement, elle réunira des pièces à charge, afin que le coupable soit condamné. Une poignée de seigle pourrait presque s'appeler la défaite des femmes. Je pense aux deux victimes assassinées, Adèle et Gladys, une petite bonne qui avait été formée par Miss Marple et avait ensuite tenu à voler de ses propres ailes. Je pense aussi à Jennifer, la femme de Perceval, dont le destin peut sembler celui d'un conte de fée - la belle infirmière qui sauve son patient gravement malade et finit par l'épouser. Sauf que Percival a la tendresse du granit et que Jennifer s'ennuie énormément dans son rôle de femme au foyer, compensant, comme bien d'autres, sur la nourriture. Je pense aussi à Ruby (note, j'avais oublié ce personnage quand j'ai prénommé un de mes chats ainsi) qui a été élevée, tout comme son frère Donald, dans le but de venger la mort de son père mais aussi à sa mère, qui a dû survivre à la mort de son mari puis à celle de son fils, tué à Dunkerque pendant la guerre. Oui, il est des femmes qui sont capables de tirer leur épingle du jeu, de s'en sortir sans perdre trop de plumes. Elles ne sont pas nombreuses.

Une poignée de seigle est un roman que j'ai lu, relu, et rerelu. Il est certain que je la relirai encore.

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Un meurtre étrange, suivi d'un second assassinat inexplicable, lui-même suivi par la découverte d'un corps dans une posture bizarre...

Si on ajoute le fait que tout cela se passe au sein d'une riche famille et qu'on y mêle des éléments pour le moins originaux comme une poignée de seigle, des merles morts, ou des cadavres avec une épingle à linge sur le nez, on a là une enquête policière à la fois divertissante et très mystérieuse.

Miss Marple arrive un peu comme un cheveu sur la soupe dans cette histoire, son rôle étant de fourrer son nez partout et de glaner des informations qu'elle retransmet à la police, laquelle police semble une fois encore dépassée par les événements.

Mais grâce à cette vieille dame fouineuse, tout sera résolu en moins de 200 pages.

Cette enquête est atypique et palpitante, mais je trouve qu'une fois encore le nombre de coïncidences qui se produisent en une seule enquête est phénoménal et malheureusement pas crédible une seule seconde.

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Agatha Christie est comme une vieille amie, toujours là lorsque j'ai envie de lire un bon polar, sans violence mais avec malgré tout quelques cadavres.

La retrouver est source de plaisir et ce depuis des dizaines d'années.

Un bon fauteuil, une tasse de thé et Agatha Christie.

What else ?

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation

C’était au tour de Miss Somers de faire le thé. Miss Somers était la dernière entrée des dactylos, et la moins bonne. Plus très jeune, avec son visage doux et inexpressif, elle faisait songer à un mouton. L’eau ne bouillait pas tout à fait quand Miss Somers la versa sur le thé, mais la pauvre Miss Somers ne savait jamais quand l’eau bouillait réellement. C’était, parmi d’autres, une des choses qui l’avait toujours affligée. Elle emplit les tasses et les fit circuler, ayant mis dans chaque soucoupe deux biscuits à la cuiller.

Miss Griffith, qui dirigeait le service avec compétence et autorité au Consolidated Investments Trust depuis seize ans, déclara d’une voix aigre qu’une fois encore « on » avait fait le thé avec de l’eau qui ne bouillait pas. Miss Somers rougit et s’excusa. Cette fois, pourtant, elle avait bien cru que l’eau bouillait !

Miss Griffith n’insista pas. Il y avait tant de travail qu’il faudrait bien garder Miss Somers un mois encore, mais elle était vraiment impossible ! Incapable de se tirer du travail le plus simple, et elle ne savait même pas faire du thé !

Elle en était là de ses réflexions quand Miss Grosvenor fit son entrée dans la pièce : elle venait faire le thé de Mr Fortescue. Une opération sacro-sainte. Mr Fortescue ne buvait pas le même thé que tout le monde, on le lui servait dans un service qui n’était utilisé que pour lui, et il avait ses biscuits à lui. La bouilloire seule était la même. Ainsi, pourtant, que l’eau, qui provenait du robinet des lavabos. Seulement, le thé de Mr Fortescue fut fait avec de l’eau bouillante. Miss Grosvenor y veilla.

Miss Grosvenor était une jolie blonde, d’un charme incroyable. Elle portait un tailleur noir qui avait dû coûter fort cher et ses jambes, magnifiques, étaient gainées de nylon « cristal ». Elle n’adressa la parole à personne et ne fit à personne l’aumône d’un regard. Elle était la secrétaire particulière de Mr Fortescue. Les mauvaises langues prétendaient à tort qu’elle était un peu plus. Mr Fortescue venait de se remarier et sa nouvelle épouse, très belle et très dépensière, suffisait largement à l’occuper.

Miss Grosvenor se retira, avec son plateau. Elle traversa la salle d’attente, l’antichambre, où l’on faisait patienter les gros clients, son bureau personnel, puis elle frappa discrètement à une porte et pénétra dans le saint des saints, le cabinet de Mr Fortescue. C’était une pièce immense, aux lambris de bois précieux. Sur un parquet éblouissant s’étalaient de coûteux tapis d’Orient et reposaient de vastes fauteuils de cuir clair. Assis derrière un énorme bureau en sycomore se trouvait Mr Fortescue. Ce personnage me parut moins imposant qu’on l’eût souhaité dans un tel cadre. Il était fort, et bien en chair, avec un crâne chauve et luisant.

Par genre, il portait à la ville ces vêtements de tweed très amples qu’on réserve généralement pour la campagne. Le front soucieux, il examinait...

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En savait-elle plus long qu'elle ne voulait l'admettre ? C'était possible. Elle répondait avec un certain embarras et se tenait sur la défensive. Mais bien des innocents ont ces mêmes réactions quand ils se trouvent en présence d'un policier.

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Les larmes perlèrent aux paupières de Miss Marple. Et à l'infinie pitié succéda la fureur -- la sainte fureur que l'on est en droit d'éprouver à l'encontre d'un assassin dépourvu d'entrailles.

Et puis enfin, balayant ces deux émotions, surgit un sentiment de triomphe, voisin de celui qui envahit le paléontologue lorsqu'il est enfin parvenu à reconstituer le squelette d'un animal disparu depuis des millénaires... à partir d'un fragment de mâchoire et quelques dents.

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L'inspecteur Neele se rendit à la cuisine.

L'accueil qu'il y reçut en eût fait reculer plus d'un.

Une plantureuse commère, trogne enluminée et rouleau à pâtisserie à la main, se précipita en effet sur lui en vociférant :

- La police ! Non mais des fois ! Venir jusque dans ma cuisine et déparler comme c'est qu'il l'a fait ! C'est rien que des menteries, je vous le dis tel que c'est ! Jamais j'ai rien envoyé à la salle à manger qui soye pas comme ça devait ! Venir me dire en face comme quoi j'aurais empoisonné Monsieur ! Même que je vais porter plainte, police ou pas police ! De la nourriture qui serait pas bonne, jamais qu'on en a servi dans cette maison !

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- C'est peut-être de la présomption de ma part, reprit Miss Marple, mais je me demande s'il ne me serait pas possible de vous aider, très modestement, bien sûr, mais pourtant utilement. Il y a des confidences qu'on fait à une vieille dame et qu'on ne fera pas à un policier. Et je veux que l'assassin soit puni !

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