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Alexandra Christo (Autre)
EAN : 9782378760670
499 pages
De Saxus (26/11/2020)
3.7/5   723 notes
Résumé :
Lira est la sirène la plus dangereuse de l'océan. Elle a déjà pris le cœur de dix-sept princes qui sont tombés sous son charme. Mais un jour, tout bascule lorsqu'elle tue l'une de ses semblables. Pour la punir, sa mère la Reine des Mers transforme Lira en ce qu'elle déteste le plus : une humaine. Elle lui donne alors jusqu'au solstice d'hiver pour lui apporter le cœur du Prince Elian, ou bien elle restera sous cette forme pour l'éternité.

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Critiques, Analyses et Avis (213) Voir plus Ajouter une critique
3,7

sur 723 notes
Si comme moi, vous n'avez jamais lu La Petite sirène, et que que vous ne connaissez que la version Disney, le fait que le royaume assassiné en soit " une réinterprétation très sombre " - dixit l'éditeur - , vous fera une belle jambe...
Sombre : oui, et vous pourrez ajouter mystérieuse, aventureuse et parfois cruelle cette petite sirène.
D'ailleurs , elle n'a rien de "petite", elle est puissante, c'est la sirène la plus dangereuse de l'océan. Son occupation favorite, prendre le coeur des princes qui voguent sur les océans. On est dans un monde imaginaire et les princes sont parfois des pirates. Quand elle aura pris son dix-huitième coeur ( coeur qu'elle doit arracher littéralement avec ses crocs et ses griffes, du poitrail princier, avec beaucoup de sauvagerie - nous ne sommes pas dans les contes pour enfants, les sirènes sont des monstres marins), notre "petite" sirène, pourra prendre la place de sa mère, la Reine de la mer, une créature puissante et sans pitié.
Mais un jour, c'est le "coeur" de trop ! Lira a commis une un crime de lése-majésté, et la reine a peur de perdre son trône . Elle condamne Lira au statut humain, la pire punition pour une sirène.
Recueillie ( ou devrais-je dire, pêchée ) par un pirate, le Prince Elian ( celui-là même qu'elle doit tuer ), Lira va peu à peu faire connaissance des humains, ces créatures bizarres qu'elle avait appris à détester. Pour pouvoir rester sur le bateau, elle lui promet de l'aider à éradiquer toutes les sirènes. Il ne sait pas ce qu'elle est , ni qui elle est. Obligée de mentir pour survivre , Lira se rebellera-t-elle ?

C'est un vrai roman d'aventure, avec combats, pirates, amourette, amis . On est dans un monde imaginaire auquel on croit sans problème tant il ressort de ces pages, beaucoup de magie et d'action. Les quelques lithographies qui ponctuent et illustrent les pages, apportent surprise et imprégnation supplémentaire...
Le monde de la mer est parfaitement décrit, et si j'ai un bémol à apporter , il sera tout petit. J'ai trouvé que pour une sirène à qui il poussait des pieds et tout ce qui va avec, l'auteur s'en sortait bien. Lira n'a plus d'équilibre, plus autant de puissance, elle a beaucoup de répartie, doit toujours mentir , mais essaie à chaque fois de se rapprocher au plus prés de la vérité, et tant pis pour le Prince-pirate, s'il ne voit rien, ne comprend rien...
Il y a juste un petit truc qui m'a chiffonée c'est qu'elle ne soit pas plus étonnée que ça, de la façon dont vivent les humains sur le bateau, lorsqu'elle arrive dans des ports... Elle est un peu trop à l'aise. En tant qu'auteur, il me semble que j'aurais plus joué sur cette corde-là, que je l'aurais davantage exploitée... Mais le roman aurait peut- être été plus (et trop) long ...
Et pour le combat final avec la Reine des mers, j'ai trouvé qu'elle avait trop de pouvoirs... Des tentacules , un peu de magie, et une facilité à se battre sur la terre ferme: il faut savoir si c'est une sirène ou pas ? alors qu'il aurait été si plausible de situer ce combat en pleine mer, bateau contre monstres marins.
Mais , ce ne sont que de petits détails, qui ne nuisent pas au plaisir de lecture, la preuve en est que pour finir ce roman, j'ai veillé très très tard, prise par le suspens, et l'imagination sans limite, d'Alexandra Christo.
Une heure indécente et pas humaine pour une pauvre petite créature terrestre...
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Une revisite plutôt sympa de la Petite Sirène dans un univers un peu plus sombre.

Lira, qu'on surnomme également la Dévoreuse de Princes est une redoutable sirène. Cependant, après avoir tué l'une des leurs, sa mère la Reine des Mers décide de tester sa loyauté. Lira devra rapporter le coeur du Prince Elian, le fameux chasseur de sirène, ou alors elle restera humaine pour toujours.

J'ai plutôt bien apprécié ma lecture. J'ai trouvé que la réécriture était bien maîtrisée. On retrouve les principaux éléments de la Petite Sirène qu'on a mis dans un univers plus sombre.
En parlant d'univers, je l'ai trouvé très sympathique. Il est bien construit et plutôt original.

J'ai cependant trouvé dommage que certaines scènes soient très longues tandis que d'autres, auraient au contraire mérité un peu plus de détails. le rythme n'était pas très régulier à mon goût. On avait cette impression de quelque chose de pas aboutit et je pense que c'est dû à la traduction du livre.

J'ai bien aimé le personnage de Lira. Elle a une bonne répartie et ne se laisse pas faire. C'est un personnage qui évolue très bien tout au long de l'histoire. Grâce à Elian et ses amis elle va découvrir que ses préjugés sur les humains n'étaient finalement pas la vérité. On la découvre un peu plus humaine à chaque chapitre, elle qui les a tant détesté.

Pour résumé, c'est un livre avec un bon potentiel. J'ai plutôt bien apprécié ma lecture, malgré le petit point négatif.
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Ayant précommandé le roman, j'ai eu la chance de le recevoir dans sa superbe version collector reliée. Mais même ceux qui possèdent le format broché pourront admirer les petits ajouts visuels agrémentant le livre, notamment en début de chaque chapitre. Un petit plus qui vient parfaire une expérience de lecture que j'ai trouvée divertissante à souhait et très prenante.

Dès le début du roman, on comprend que cette réécriture de la petite sirène s'éloigne des canons Disney, ce qui m'a évidemment beaucoup plu. Rappelons que les contes à la base sont bien souvent loin d'être des histoires avec des coeurs et de jolies paillettes… Ici, l'autrice nous présente deux ennemis naturels : l'héritière de la Reine des Mers, surnommée la Dévoreuse de Princes, et le Prince Elian. La première a comme spécialité d'arracher le coeur des princes, au lieu et place du premier matelot ou quidam qui passe. Et le second passe sa vie en mer en bon prince pirate qui s'est donné comme mission de débarrasser le monde des sirènes à bord de son navire.

Ces deux héritiers n'auraient jamais dû se rencontrer, ou alors brièvement avec comme issue la mort rapide de l'un d'entre eux, mais c'était sans compter sur le machiavélisme et la perfidie de la Reine des Mers. Ainsi, après l'avoir transformée en humaine, elle ordonne à Lira de lui rapporter le coeur du Prince Elian si elle veut espérer retrouver sa forme de sirène en même temps que sa place à la Cour. Une mission qui n'aurait peut-être pas posé problème à Lira, la sirène sanguinaire, mais qui s'avère bien plus compliquée pour Lira, l'humaine. Dans son malheur, elle aura néanmoins la chance d'être sauvée par le Prince qui ignore tout de son identité, et de nouer avec lui une alliance afin de trouver et libérer un cristal magique qui pourrait changer sa vie et celle du monde à jamais… Les deux alliés de fortune, en compagnie de l'équipage du Saad, vont affronter des tempêtes et surmonter des dangers, parfois tout aussi pernicieux que la Reine des Mers.

J'ai adoré le personnage de la Reine des Mers, une version bien plus cruelle et sanguinaire qu'Ursula dans le dessin animé Disney. Froide, méchante et calculatrice, seuls le sang, le pouvoir et la domination semblent l'intéresser. Cela explique la manière dont elle tente d'éloigner sa fille du trône en la condamnant sous un prétexte fallacieux. Notre Reine n'est, en effet, pas vraiment prête à abdiquer et encore moins au profit d'une fille dont elle abhorre l'étincelle d'humanité qui perdure en elle, malgré toutes les atrocités qu'elle lui a fait subir. La Reine des Mers est, pour moi, la seule et véritable méchante de l'histoire, car si le résumé nous laisse penser que les deux antagonistes sont, chacun à leur manière, des tueurs implacables, l'image ne tient guère longtemps.

J'ai d'ailleurs été un petit peu frustrée : j'aurais aimé que Lira et Elian soient plus sombres et ténébreux. J'ai, néanmoins, apprécié que l'autrice ne tombe pas dans le manichéisme et opte pour des personnages nuancés. En effet, si Lira et Elian commettent des atrocités et des meurtres de sang-froid, c'est bien plus en raison des circonstances que de leur nature profonde. Une réalité qui nous frappe de plein fouet à mesure que l'on apprend à connaître Lira et qu'on la voit évoluer au contact des pirates du navire. Pour la première fois de sa vie, elle est confrontée à l'humanité dans ce qu'elle a de plus beau : l'affection, l'amitié, l'amour, la loyauté méritée et non imposée par le sang et la terreur… Des choses dont elle a toujours été privée et qui ne la laissent pas aussi indifférente que cela.

Et si finalement, toute cette haine des humains que sa mère instille dans le coeur de chaque sirène dès son plus jeune âge, n'était qu'un prétexte pour les soumettre et assouvir sa soif de pouvoir ? Et si le vrai ennemi de ses soeurs n'était pas l'Homme, mais leur propre souveraine et le règne de la vengeance et de la terreur qu'elle a instauré ? Des questions, parmi d'autres, qui pousseront Lira à reconsidérer toutes ses certitudes, d'autant que sa petite étincelle d'humanité, qu'elle réservait à sa cousine, semble grandir et l'ouvrir à de nouveaux sentiments. J'ai apprécié l'évolution de Lira et la manière dont elle réalise qu'elle peut se libérer du carcan de haine dans lequel sa mère l'a enfermée !

Aventurier et épris de liberté, Elian nous apparaît, quant à lui, comme un jeune homme attachant et parfois un peu trop impulsif, mais au sens du sacrifice certain. Cela explique, en partie, la dévotion de son équipage prêt à aller jusqu'en enfer pour lui ! Si vous aimez les histoires de pirates, vous devriez apprécier cette ambiance de franche camaraderie et de loyauté à bord du navire. J'ai toutefois regretté que les personnages secondaires ne soient pas plus développés, notamment Madrid, une jeune femme au passé compliqué. Alors qu'il y aurait eu matière à étoffer les liens entre Madrid, Kye, Torik et Elian, l'autrice a préféré centrer son intrigue sur Elian et Lira dont elle alterne les points de vue..

Reconnaissons d'ailleurs qu'elle a réalisé un très bon travail sur leur psychologie : on découvre au fil des pages leurs craintes, leurs doutes, leurs espoirs, les rêves qu'ils n'osent qu'ébaucher à demi-mot, le poids écrasant des responsabilités que leur statut d'héritier fait peser sur leurs épaules… Je me suis beaucoup attachée à ces deux personnages qui se ressemblent bien plus qu'ils ne le pensent. En outre, quel plaisir de suivre leurs échanges pleins de verve, de mordant et de piquant. Ils se jaugent, se titillent en permanence et se provoquent jusqu'à développer une complicité, voire des sentiments plus profonds que ni l'un ni l'autre n'avait espérés ou même recherchés. Les choses se font assez naturellement entre eux comme s'ils formaient les deux facettes d'une même pièce…

Néanmoins, le poids des secrets, des mensonges, des faux-semblants et de la trahison se fait de plus en plus pesant à mesure que l'on avance dans la lecture. Il en résulte une tension qui monte crescendo avec cette impression qu'un orage puissant et potentiellement mortel risque à tout moment d'éclater. À cet égard, j'ai adoré le sens de la mise en scène de l'autrice qui semble posséder un talent certain pour ménager les entrées de ses personnages et décrire avec force et précision les scènes de combat. Certaines sont particulièrement sanguinolentes, nous rappelant, si besoin en est, que la Reine des Mers n'est guère du genre à accepter les velléités d'indépendance et encore moins la morsure de l'échec !

Au-delà des personnages, de la vie à bord du bateau pirate et des escales dans différents pays, le charme du roman réside dans ce monde de la mer imaginé par l'autrice. Un monde froid, dur et cruel dénué d'une once d'humanité, de bienveillance et de respect pour la vie. J‘ai adoré naviguer dans ces eaux troubles où se côtoient des espèces différentes, mais bien souvent mortelles : femmes-poissons rêvant de devenir humaine, hommes-poissons n'aspirant qu'à la guerre, sirènes calculatrices condamnées à voler chaque année le coeur d'un homme pour marquer leur anniversaire… le monde de la mer est régi par des règles impitoyables et bestiales que l'on découvre avec une horreur teintée de fascination.

Quant à la fin, je l'ai trouvée quelque peu précipitée, bien que cohérente avec l'envie de Lira d'en finir avec tout ça et de se libérer de l'influence de sa mère. J'aurais aimé que la confrontation finale dure un peu plus longtemps et permette aux parties engagées de montrer toute l'étendue de leur force de frappe et, peut-être, de la difficulté de s'affranchir du joug de la dictature. Je salue toutefois l'ingéniosité avec laquelle l'autrice a réussi à conclure son roman sans renier les aspirations et la nature profonde de ses protagonistes !

En conclusion, renouant avec l'image meurtrière des sirènes, Alexandra Christo nous propose un roman sombre dans lequel voler le coeur d'un prince doit se comprendre au sens littéral du terme. Mais loin de se cantonner à une opposition binaire entre les gentils et les méchants, elle développe un univers riche et cohérent qui fait voler en éclats les frontières entre le bien et le mal, et nous rappelle que dans une guerre, le sang coule des deux côtés. Réécriture de conte, roman de piraterie, de fantasy, d'action, d'aventure et de loyauté, le Royaume assassiné offre une expérience de lecture complète, immersive et palpitante qui devrait vous tenir en haleine jusqu'à la dernière page !
Lien : https://lightandsmell.wordpr..
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Le Royaume Assassiné est le premier roman de l'auteure. Et ça se voit.
J'ai déjà lu de très bons débuts d'écrivains, mais celui-ci ne l'est malheureusement pas. Trop de faiblesses que j'expliquerais plus loin.

Dans cette histoire, les sirènes sont très dangereuses, la méchanceté est ancrée dans leur ADN et sont même cruelles entre elles.
Depuis toujours elles sont en guerre contre les humains et séduisent donc les pauvres voyageurs qui passent à proximité pour leur arracher le coeur. Jeune, vieux, homme ou femme, tout y passe.
Régnant d'une main de fer dans tous les océans du monde, l'impitoyable Reine des Mers exige de tous ses sujets de prendre le coeur des humains à chacun de leurs anniversaires.
Lira – la fille de celle-ci – est une sirène de 17 ans surnommée la Dévoreuse de Princes, car elle s'est spécialisée dans la collection de coeurs appartenant à des princes. Elle va finir par croiser la route d'Elian, un prince qui a des pulsions de tueur et qui est plus pirate de monarque. Celui-ci lui voue une haine farouche et a juré de débarrasser le monde de cette créature maléfique.

Bon déjà, les cheveux roux de la sirène, les tentacules (de la Reine) et les 3 (femmes) poissons qui viennent à sa rencontre pour lui chuchoter une idée, ça rappelle un peu trop le dessin animé de Disney… L'auteure aurait allégrement pu s'en éloigner pour inventer autre chose.

Pour info, le parti prit ici est un changement de point de vue avec une narration à la première personne pour Elian et pour Lira.

LES PERSONNAGES :

⇒ Lira
À peine repêchée en mer, Lira (devenue humaine) tient facilement sur ses jambes, et pète le feu alors qu'elle a failli se noyer. Et, alors qu'elle sait qu'elle doit cacher son identité, la voilà qu'elle débite dans sa langue natale (de sirène) à cause d'une embrouille ! Et que je veux faire la bagarre à peine arrivée sur le bateau, et que je me frite avec l'équipage, et que je cherche des noises au prince, et que je le menace, et que je le cogne, et que…
À un moment donné, elle se dit qu'elle va utiliser le prince pour récupérer un artefact très important, puis se demande si elle ne va pas plutôt le tuer, puis elle réfléchit un peu et se dit que non c'est galère s'il crève maintenant, puis elle se décide à lui arracher le coeur dès qu'il baisse sa garde, finalement elle cogite encore et décide de le laisser vivre pour l'instant sinon sans lui c'est mort pour trouver l'objet convoité. Heu… Un peu idiote cette fille, non ?
Franchement la Lira, elle est trop chiante. Je veux bien comprendre que de base c'est une princesse (donc se la raconte) et méchante (car sirène) mais c'est trop là. Illogique, non drôle, et mal construit.

⇒ Elian
Le prince, n'arrive pas à mettre 1 + 1 ensemble. Lorsqu'il comprend la véritable identité de Lira il se remémore des choses trop évidentes, car même si l'auteure en a trop fait en nous abreuvant tout le long (comme parler la langue des sirènes quand il faut faire profil bas), il avait quand même plein d'autres indices hyper faciles à trouver tout seul. J'ai deviné que l'auteure voulait faire monter le suspense avec la fameuse révélation finale, mais c'est raté. Il n'y avait pas cette attente ; c'était tellement évident avec tous ces indices flagrants que j'aurais préféré qu'il s'en aperçoive dès le début et ça aurait été plus intéressant pour la suite. Ce n'est pas crédible, ou bien il est trop con.
Et puis, Elian devine plein de truc dans la tête de Lira (mais jamais elle). Dans le genre : « si elle est comme ci, c'est parce qu'elle pense comme ça. »
Exemple :

L'auteure utilise ce stratagème pour faire passer l'info, vu que c'est compliqué de le faire quand on utilise la narration à la première personne. Franchement, c'est lourd à un moment donné : fallait pas prendre ce type de narration ou alors le faire autrement. Bref, le prince aussi est mal construit.
Et puis pour un tueur, il devient vite mou du genou le gars, surtout envers Lira qui le vanne, lui manque de respect et le menace (carrément), refusant toujours de lui dire qui elle est avec tous ses secrets chelous. Alors qu'on nous dit que c'est un capitaine sérieux, vaillant, méfiant, qui impose le respect et tout. Illogique.

⇒ Les autres
Oui, vous avez bien lu : « les autres ». Car les personnages secondaires ne sont là que pour porter l'histoire, tout tourne autour des deux protagonistes. J'ai bien conscience qu'il s'agit d'un tome unique (ouf !) et que c'est compliqué de développer sous peine de pondre un gros pavé, mais ayant vu ailleurs des écrivains qui savaient développer d'autres personnages, je pense que l'auteure aurait pu mieux le faire.

LES DIALOGUES :
Les interactions entre l'équipage (et entre Elian & Lira) sont mal construits et les dialogues sont creux. Beaucoup de « je te donne des coups de coudes ou de poings pour rigoler/t'embêter », « je te balance des piques », « je te vanne», « je te titille ». On reprend et on recommence tout le long du livre. Ces passages sont trop nombreux, inutiles et surtout pas drôles. Ça sonne faux et ça fait très débutant toutes ces pseudos chamailleries pour faire ambiance bonne camaraderie.

LES INCOHÉRENCES :
Il y en a pléthore ! Ces faiblesses sont, pour moi, insurmontables et me détachent aussitôt ma lecture. C'est quand même le b.a.-ba de tout écrivain que d'y faire attention quand même…
Exemple 1 : attachée par une corde à la rambarde, Lira se tient peu après sur le pont. Problème : à aucun moment il n'a été indiqué qu'elle avait été libérée. Petit détail, mais cela m'a dérangé qu'il n'y est pas cette mention.
Exemple 2 : du prince décrété comme tueur, il ne reste rien (alors que c'était sympa comme idée). Lorsque Elian capture une sirène et qu'il entend l'implorer pour sa vie hé bien ça l'embête, car il « ne tue pas des êtres qui le supplie ». Fallait pas le dire au début de l'histoire qu'il aimait tuer si c'est pour que cela retombe comme un soufflé. J'ai l'impression de l'auteure voulait faire un truc un peu dark avec des anti-héros badass, mais que son engouement s'est refroidi et qu'elle n'a finalement pas osé aller jusque-là.
Exemple 3 : Lira peut à peine tenir sur ses jambes une fois devenue humaine, mais en une poignée de minutes, la voilà qui gambade ! Et quelques jours plus tard elle peut se battre sans problème avec une épée (alors qu'elle n'a jamais appris à les manier) et tenir TOUT L'APRÈS-MIDI à s'entraîner contre le prince (un combattant aguerrit) !
Exemple 4 : le prince (combattant aguerrit) se prend facilement des coups de la jeune fille (faible sous forme humaine) qu'il n'a pas vu venir. N'importe quoi.
Exemple 5 :
Etc.

De plus, un gamin/prince de 19 ans devenu pirate depuis des années, à la tête de grands bandits = peu plausible. Fallait lui ajouter quelques années, sinon il a commencé à 10 ans sa carrière ou quoi ?

Quant à Lira : elle sait qu'elle doit cacher son identité mais n'est pas discrète ou ne réfléchit pas tout court. En plus, elle a absolument besoin du prince pour trouver un artefact, mais pense à le tuer dès que l'occasion se présente pour mieux le laisser vivre vu qu'elle en a besoin. Pourquoi ce monologue complètement inutile à chaque fois ? Vraiment, ça m'a agacé tout ça

Et la fin est catastrophique.

LA ROMANCE :
Sans surprise, ils tombent amoureux à un moment donné. Quand, je ne le sais pas car ça arrive comme ça. Or, comme on est noyé dans ce trop-plein de « bickering » avec ce trope « enemies to lovers », on n'y comprend rien.
Je m'explique : les deux-là se chamaillent sans cesse tout le long du livre, se lancent des piques, s'embrouillent, se contredisent, se haïssent, se prennent la tête, se bagarrent, se détestent, se… Bref, ça fatigue toute cette toxicité.
Et tout d'un coup, paf le chien ! Ou plutôt, paf l'amour ! Mais quand ? A quel moment ? Comment peut-on passer de mépris/haine/colère à des sentiments plus doux ? Pas crédible. J'aurais préféré une amitié, mais pas de romance si c'est pour l'écrire comme ça.

LE MONDE :
Le monde est composé de 100 îles, dont l'île Midas où tout est en or. On va sur 4 îles et c'est tout. Pas plus approfondis que ça ce monde et pas de carte pour l'illustrer. Bref, je suis resté sur ma faim et je pense que l'auteure a choisi la facilité en restant aussi vague vu que c'est un monde qu'elle n'a pas vraiment construit. Mais à la rigueur, ce n'est pas ça qui m'a dérangée.
Ici, avoir utilisé le mythe de Midas n'a aucun intérêt. Que ce soit Midas ou autre, ça ne changeait rien cette inspiration de la mythologie grecque, à part qu'il y a beaucoup d'or et que toute l'île (rues & maisons inclus) est peinte en jaune/doré, et que ça brille de ouf quand il y a du soleil. Voilà, c'est tout. Au moins les 3 autres îles sont inventées et donc plus intéressantes (même si descriptions très succinctes).

LES RÉPÉTITIONS :
⇒ Lira est méchante et il faut bien le savoir, donc très souvent elle a :
- un rictus de ses lèvres
- se passe sa langue sur les lèvres
- se pourlèche les lèvres
- etc.
Bref, plein de grimaces pour dire qu‘elle est toujours en mode pas gentille olala attention ça reste une méchante sirène, même si elle a un corps d'humaine.
⇒ Quant à Elian, il n'aime pas être un prince, il aime la mer, il ne veut pas être un roi, mais un pirate. Saviez-vous qu'il se sent bien sur un bateau, mais malade sur terre ? Monsieur aime l'aventure, pas les mondanités. Il préfère porter des vêtements confortables qu'étriqués, et méprise la futilité du mode de vie de nobles, préférant celle de nomade.
Bref, plein de blablabla pour dire que Elian c'est un prince mais pas vraiment quoi.

CONCLUSION :
Cette réécriture de conte sombre tombe à l'eau. Je me suis ennuyée, et pour me forcer à le terminer, j'ai dû abréger mes souffrances en lisant en diagonales les passages les plus barbants.
Perso, je trouve avoir perdu mon temps. Avec un peu de recul et un remaniement de son histoire, l'auteure aurait pu prétendre à mieux.

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Une réécriture la petite sirène version sombre, bien sombre...parce qu''ici les sirène ont des crocs et un appétit féroce pour les coeurs humains. Lira, la fille de la reine des mers, adore particulières les coeurs de prince. Son grand trophée serait Eldan, un prince mais aussi un pirate chasseur de sirène....
J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce monde pendant toute la première partie du roman. J'avais du mal à imaginer les créatures, notamment les femmes-poisson et hommes-poisson. Mais finalement une fois que Lira et Eldan se croisent, ça devient intéressant et j'ai eu du mal à lâcher ma lecture, surtout à la fin. Il n'y a pas de grosses surprises mais c'était une bonne lecture.
Challenge Mauvais genres 2021
Challenge auteures SFFF
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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
- Les mensonges ne font pas de bonnes réponses.

- Mais ils sont tellement plus agréable à entendre que la vérité.
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Un prince peut être le sujet de bien des mythes et des légendes, explique-t-il, mais il ne peut y vivre. Il doit exister dans le monde réel, là où il peut les créer.
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Le problème, quand on s'approprie ce qui ne nous appartient pas, c'est qu'il y aura toujours quelqu'un d'autre prêt à nous le reprendre.
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La mer n'est jamais le vrai danger pour nous. Même si elle grouille de sirènes, de requins et de tant de bêtes qui pourraient nous dévorer en quelques secondes. Non, le vrai danger, ce sont les autres. Les gens, l'élément imprévisible. Les traîtres et les menteurs.
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On dirait que les mots ne sont pas suffisants pour transmettre ce qu’elle ressent. J’en ai le tournis. Il y a tant de choses coincées en elle qui n’arrivent pas à sortir. Des pensées et des sentiments en pagaille, et jamais assez de moyens pour exprimer le tout.
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