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EAN : 9782749307145
120 pages
Éditeur : Vents d'Ouest (15/01/2014)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 125 notes)
Résumé :
L'adaptation magistrale d'un classique de la littérature américaine

Des campagnes de pêche de plus de trois ans, les dangers de l'océan, la chasse elle-même où, armés de simples lances et harpons à bord de légères chaloupes, les marins s'exposent aux réactions redoutables et aux assauts furieux de cachalots de plus de soixante tonnes. En plus de la chasse, le travail harassant de remorquage, de dépeçage et de fonte du lard afin d'en extraire la précie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  29 avril 2014
Un jeune homme, en plein hiver, sous la neige, sac sur le dos, déambule dans les rues, non loin du port, à la recherche d'un endroit où il pourra se réchauffer. C'est dans l'Auberge du Souffleur emplie d'hommes qu'il pénètre. Aussitôt, il demande une chambre pour la nuit. le tenancier lui apprend qu'il n'y en a plus une seule de libre mais qu'il peut partager le lit avec quelqu'un d'autre. Qu'importe puisqu'il part bientôt à la pêche à la baleine et qu'il faudra bien qu'il s'habitue à la promiscuité. le tenancier lui explique que le harponneur est parti "vendre sa tête". Il le conduit dans la chambre où le jeune homme, peu rassuré, attend couché le retour de son compagnon d'infortune.Arrive alors Queequeg, un cannibale tatoué, une hache à la main, inquiet et effrayé de trouver un homme à ses côtés. le patron du bar les rassure tous les deux. le lendemain, les deux hommes se rendent compte qu'ils souhaitent embarquer dans un bateau pour chasser la baleine. Ils arpentent les rues de la ville, s'arrêtent dans une église puis se dirigent vers le port. Voyant le Pequod, ils demandent à voir le capitaine. Mais, c'est le capitaine Peleg qui s'occupe du recrutement, le capitaine Achab, n'ayant plus qu'une seule jambe, se déplace peu. Malgré son manque d'expérience, le jeune homme sera retenu ainsi que Queequeg qui semble manier le harpon habilement. Mais, ils ne se doutent pas que Achab, blessé par Moby Dick, veut, quelque soit le prix à payer, se venger de ce cachalot blanc...
Chabouté change cette fois de registre et met en image le roman de Herman Melville, reprenant en introduction de chaque chapitre un extrait de ce classique. Revisité à la sauce Chabouté, cela donne une autre dimension car l'auteur n'a pas son pareil pour retranscrire les émotions et donner un sens si particulier aux choses parfois banales. L'ensemble est très bien construit et bien amené, le personnage du capitaine Achab des plus inquiétants. Usant et abusant de ce noir et blanc si sublime, de ces planches silencieuses ou de ce découpage graphique si précis, l'on reconnaît immanquablement sa patte. La mise en place des éléments est un chouia trop longue à mon goût et il m'a manqué son petit côté sentimental, tendre, humain ou bien ses dénouements dont il a le secret. Les inconditionnels de Chabouté devraient cependant y trouver leur compte.
Moby Dick... à l'abordage!
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Crossroads
  29 juin 2015
Si d'aventure l'envie vous prenait d'aller taquiner la sardine et que, par malchance, vous étiez embauché sur le Pecod, alors que Dieu vous ait à la bonne car vous ne sauriez en revenir indemne, pour peu que vous y réchappiez.
Chabouté s'attaque au dantesque Moby Dick d'Herman Melville et parvient à rendre palpable la folie qui habite son guilleret capitaine tout en évoquant l'enfer au quotidien et la dangerosité d'un tel périple.
Le marin, habituellement jovial, gouailleur et toujours prompt à pousser la chansonnette une fois le cruchon bien entamé, n'éprouvera que très modérément l'envie de gazouiller
♪  Allons à Messine, pêcher la sardine ♫.
♪♪ Allons à Lorient, pêcher le hareng. ♫
Et pour cause, puisque le bestiau traqué n'est autre que le mythique Moby Dick, monstre de légende s'il en est et obsession maladive de leur joyeux drille de commandant de bord qui résumerait leur nouvelle campagne en trois points bien précis :
1 - talion
2 - châtiment
3 - vendetta
Pour la croisière s'amuse, c'est le guichet d'en face, en vous remerciant.
La campagne s'annonçait festive en diable.
J'en connais un qui lui aurait bien vendu son âme pour assouvir sa soif de vengeance...
Le trait bicolore sublime et hypnotique d'un Chabouté très inspiré fascine et angoisse tout à la fois.
Ce premier opus, visant à poser l'histoire ainsi que les différents personnages, focalise magistralement sur la démence obsessionnelle qui habite Achab.
Il n'en oublie pas d'évoquer les terribles conditions de travail de tous ces forçats de la mer enrôlés pour payer de leur sang un tribut dont ils ignorent encore tout.
Plaisir des yeux maximal.
Souquez ferme matelots, second tome en vue !
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Pavlik
  04 mai 2015
Chabouté qui adapte "Moby Dick" en bd : il y a quelque chose d'évident tant le bonhomme transpire l'authenticité, la pureté des sentiments qui caractérisent également l'oeuvre de Melville. Pureté mais aussi violence voir emprise des sentiments, quoiqu'en l'occurrence ce premier tome ressemble fort au calme avant la tempête.
Nous assistons au recrutement, à bord du Pequod, d'un jeune marin inexpérimenté, accompagné de Queequeg, "sauvage" des mers du sud, tatoué, pas catholique pour une dent de cachalot mais dont l'habilité avec un harpon vient sans peine à bout de préjugés pourtant tenaces. L'essentiel de ce tome, passé cette introduction, est axé sur la présentation du capitaine Achab, personnage charismatique, sombre, déterminé, radical, ainsi que ses motivations. C'est là le seul reproche que je ferai : tel l'énorme cétacé blanc, il écrase tout et les autres personnages paraissent bien fades à côté de lui. Starbuck, néanmoins, s'en tire plutôt bien et j'ai beaucoup aimé les mises en garde qu'il adresse à l'irascible loup de mer, lui rappelant que la pêche à la baleine c'est d'abord un moyen de subsistance, avant d'être une aventure romantique. Et Chabouté ne cache rien des conditions difficiles dans lesquelles vivent ces hommes durs, pendant plus de trois ans. pas d'idéalisation donc, ni de tentative de minimiser la boucherie que représente une telle pêche. Demeure tout de même la terrible soif de vengeance du capitaine Achab, amputé d'une jambe par l'effroyable cachalot blanc, dont les descriptions, très réussies, amène une touche de fantastique bienvenue. Je n'ai pas lu le roman de Melville mais je gage que beaucoup de dialogues sont extrêmement proches de ceux du livre et Chabouté prend soin d'introduire chaque chapitre avec des extraits originaux. le dessin, comme toujours avec l'auteur alsacien, est très abouti, magnifique noir et blanc, à l'image de son créateur : authentique, sincère et qui sied si bien à ce monde de la mer qu'il semble adorer.
Une vrai réussite à tous les niveaux qui donne furieusement envie de lire la suite, voir de se mettre illico au roman original. Un bien bel hommage en somme.
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Under_the_Moon
  16 décembre 2016
Est-il vraiment besoin de présenter le Capitaine Achab ? Capitaine à bord du Pequod, un navire parti en mer pour chasser la baleine et en faire commerce. Un homme cruel, vindicatif jusqu'à la folie, en quête d'un Absolu vain.
Son Graal, c'est Moby Dick, une baleine blanche décrite comme un être sous-marin entre le Golem et le Léviathan. Moby Dick lui a arraché la jambe, de ce fait, Achab n'aura de repos que lorsqu'il aura arracher le dernier souffle de vie à cet animal.
Herman Melville est loin d'être un auteur abordable - à oublier pour les lectures détente. En plus des descriptions foisonnantes, il faut suivre la portée religieuse et philosophique de ses récits, et c'est loin d'être chose aisé... Cela en faisait un défi d'autant plus grande de l'adapter en bande dessinée.
Il y a très longtemps, j'avais été marquée par la vieille adaptation qui en avait été faite sur écran, et lorsque j'avais tenté de lire le roman.. ce fut un défi digne de l'ascension de l'Everest, je comptais donc sur l'oeuvre de Christophe Chabouté pour me réconcilier avec cette oeuvre majeure de la littérature américaine dont la portée est si forte. Pari réussi avec brio !!
Les planches en noir et blanc aux traits précis - mais pas trop non plus - sont une pure merveille qui traduisent tantôt la tension dramatique, tantôt les longues descriptions de Melville qui font ici de magnifiques plans cinématographiques.
On retrouve tous les thèmes forts du roman : cruauté, violence et danger de la nature déchaînée à l'état brut. La chasse, qui a valeur de 'simple' rituel païen du XIX° siècle, réminiscence d'un passé où il est coutume de pratiquer un sacrifice en offrande ou comme rite de passage.
On retrouve aussi le grand thème de Melville qu'est la perte du religieux et de son message originelle dans la société de son époque , avec l'opposition entre matériel (le commerce) et le spirituel (la quête). le roman est donc totalement sublimée par le talent de Chabouté qui met parfaitement en scène tous les aspects du roman, tant philosophique que social avec la dureté des conditions de travail des travailleurs des mers.
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Jean-Daniel
  18 juin 2020
Adapter Moby Dick, un des classiques de la littérature américaine, était un pari audacieux ; l'affrontement entre le Capitaine Achab et la baleine blanche, qui lui a arraché une jambe, est entré dans l'imaginaire collectif qu'on ait lu ou non le roman.
Christophe Chabouté décrit les tourments d'Achab ainsi que les interrogations de ses marins entrainés dans une absurde chasse au cachalot. Les sentiments de vengeance hallucinée et obsessionnelle qui animent le capitaine sont habilement restitués.
L'adaptation est assez fidèle à l'histoire originale, en conservant souvent le texte de Melville, et reflétant la frontière étroite entre l'acharnement et la folie. le roman de Melville est très riche, il a donc fallu élaguer les scènes descriptives et techniques. Comme Melville, l'auteur a fait le choix de courts chapitres qu'il introduit, comme il l'explique, avec « une typographie qui rappelle une écriture manuscrite, en reprenant mot pour mot la traduction du roman. » le noir et blanc est souvent le mode d'expression de Chabouté, il est utilisé ici dans un dessin réaliste, très contrasté et qui va bien avec l'ambiance du roman.
Le défi était de raconter avec des images ce que Melville a raconté avec des mots et de donner la même intensité et la même force, tout en respectant l'âme du livre. Une adaptation finalement intéressante, à la portée de tous, d'un classique de la littérature américaine.
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critiques presse (4)
BoDoi   27 mars 2014
Et parvient à distiller dans son album une jolie dose du souffle romanesque de l’oeuvre originale.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   03 mars 2014
Chabouté fait preuve d’une grande maestria dans cette adaptation d’un monument littéraire.
Lire la critique sur le site : Bedeo
ActuaBD   05 février 2014
Forcément obligé de couper dans le texte et de retraiter le récit original, on peut reprocher certains choix à Chabouté, mais ceux-ci ne manquent jamais de sincérité et permettent au dessinateur de poser de faire en sorte que cette histoire soit sienne.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   06 janvier 2014
Le dessinateur offre un travail particulièrement léché, et le ressac frappe les docks moisis de Nantucket, tandis que l'air du large mord les chairs ! L'approche en noir et blanc est somptueuse et baigne les planches d'une gravité tout à fait à propos.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   03 mai 2015
On ne peut dissimuler une âme. Sous ses tatouages diaboliques, il me semblait reconnaître un cœur pur et dans ses yeux sombres et profonds, un esprit propre à défier mille démons.
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PavlikPavlik   04 mai 2015
Sachez, et surtout vous messieurs les harponneurs...que dans cette affaire de pêche, le courage est une matière première faisant partie de l'approvisionnement du navire...comme le bœuf salé et le pain ! Et il convient de ne pas le gaspiller sottement !
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PavlikPavlik   02 mai 2015
Il est d'humeur changeante certes, souvent sombre, parfois furieux, mais mieux vaut naviguer avec un bon capitaine ombrageux qu'avec un mauvais capitaine hilare...Mais crois moi garçon, aussi sombre qu'il soit...Achab est humain !
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beauscoopbeauscoop   23 janvier 2019
Et le navire se métamorphosa en une sorte d'abattoir, chaque marin en boucher. On aurait cru que nous offrions aux dieux de la mer, le sacrifice de dix mille boeufs rouges.

Frété de sauvages, chargé de feu, brûlant un cadavre et s'enfonçant dans les ténèbres, le Pequod semblait la matérialisation de la folie obstinée de son capitaine.
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EveToulouseEveToulouse   11 octobre 2014
Ecoutez, je suis venu chez vous pour avoir un lit. Vous ne pouvez m'en fournir que la moitié d'un, l'autre moitié étant la propriété d'un certain harponneur que je n'ai pas encore aperçu! Vous me racontez des histoires insensées qui sèment en moi des sentiments de méfiance envers un gars que vous destinez à être mon compagnon de lit...
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Vidéo de  Christophe Chabouté
Etape de travail sur la création d'un BD-Concert sur la bande dessinée "Un peu de Bois et d'Acier" de Chabouté.
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