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Catherine Gibert (Traducteur)
EAN : 9782070628445
352 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 294 notes)
Résumé :
Gemma, seize ans, se fait enlever à l’aéroport de Bangkok où elle est en transit pour le Vietnam avec ses parents. Ty, un homme séduisant de vingt-quatre ans, lui offre un café et Gemma se retrouve dans un état comateux. Quelques jours plus tard, elle se réveille dans une maison en bois, au milieu d’un désert de sable rouge, seule au milieu de nulle part. Ni route, ni habitation, ni rien à l’horizon.

Ça s'est passé comme ça. J'ai été volée dans un aér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
Luna05
  25 mars 2012
Il est des livres dont le but premier est avant tout de nous divertir, nous passons ainsi un agréable moment totalement déconnectés de la réalité puis nous les refermons avec un sourire de reconnaissance aux lèvres et des moments clés pleins la tête. Ensuite, nous en avons d'autres qui, à défaut de nous passionner nous font passer le temps sans toutefois, une fois terminés, ne nous laissent de souvenirs impérissables. Puis, pour finir, il existe une autre catégorie englobant les romans dits coup de coeur. Ces derniers nous prennent totalement au dépourvus de par toutes les qualités dont ils sont pourvus. Que cela soit par le biais de ses personnages, de la narration et l'écriture insufflées par les auteurs, l'ambiance et l'environnement nous nous retrouvons totalement captif de ces livres. Des oeuvres qui à nos yeux prennent une place à part et qui nous hantent pendant la lecture mais surtout bien après sa conclusion. C'est ainsi que l'on reconnait un véritable coup de coeur, ces romans, à des degrés divers nous marquent durablement. "Lettre à mon Ravisseur" fera parti de cette dernière catégorie.
Je dois dire et je ne le cache pas que j'ai mis beaucoup de temps avant de rédiger ce billet. Au vu des ressentis m'ayant consumé tout au long de ma lecture, j'étais quelque peu perdue quant a pouvoir être dans la capacité de restituer toute l'intensité émotionnelle que cette lecture m'a procuré. Même à présent, je pense qu'il n'y ait pas assez de mot pour tout décrire...
Gemma jeune Anglaise de 16ans suit ses parents dans un voyage à destination du Vietnam. C'est à l'aéroport de Bangkok où elle est en transit que la jeune fille sera abordée par un homme lui semblant étrangement familier, ce dernier lui offrira un café et de fil en aiguille lieront connaissance. Gemma à la fois flattée et charmée par l'homme la regardant comme jamais personne ne la regardé avant se laissera aller à discuter avec lui sans toutefois se douter des projets qui animaient son interlocuteur. Ty, c'est ainsi qu'il se présentera, homme séduisant, plus âgé, charmeur mais qui derrière son assurance et ses sourires aura quelques gestes et attitudes trahissant une certaine nervosité. Une drogue habilement dissimulé dans le verre de Gemma clôturera une fois pour toute leur discussion enclenchant irrémédiablement le début du kidnapping de la jeune fille. Un enlèvement qui la mènera jusque dans le Bush Australien au milieu de nul part. Se réveillant après avoir dû ingurgiter des drogues, Gemma est totalement perdue, sans repère, effrayée de devoir vivre auprès de son ravisseur et ignorant ce qu'il attend d'elle...
Pour commencer, j'ai juste un petit et unique bémol à signaler, la façon dont va se dérouler le kidnapping. J'ai trouvé assez surréaliste avec quelle facilité Ty parvient à voler Gemma à l'aéroport au vu de tous les contrôles s'opérant en ce lieu. Heureusement, ce petit défaut sera très vite éclipsé face au talent de l'auteur quant à nous immerger dans l'histoire.
Ce livre abordera un thème de la psychologie fort complexe qu'est le syndrome de Stockholm ou comment une victime peut commencer à développer de la sympathie, de l'empathie ou même plus pour celui la maintenant contre sa volonté prisonnière. L'auteur, Lucy Christopher a su par ce livre aborder ce sujet de manière extrêmement juste, subtile et avec beaucoup de pudeur. Cette romancière est pourvue d'une plume très fluide, agréable et contemporaine nous plongeant instantanément dès le début de ce récit. Nous aurons pour narratrice une Gemma extrêmement mature pour son âge nous racontant son histoire en temps réel par le biais d'une lettre adressé à Ty. Ainsi, nous découvrirons cette histoire au travers du regard et au rythme de l'héroïne, et nous vivrons, par la même occasion, la troublante expérience de nous identifier à cette dernière.

L'auteur est parvenue à donner vie à trois personnages qui ne laisseront personne indifférent.
Tout d'abord Gemma, cette jeune fille se débattant en plein mal être sera marquée à vie par cette expérience. Volé dans un aéroport et retenue dans un milieu inconnu, vierge d'habitations, hostile et dangereux pour une citadine comme elle, Gemma fera preuve d'une force de caractère hors norme. Vivant dans la peur de ce que Ty attend d'elle, veut-il la tuer, s'amuser, la violer? C'est la peur au ventre que la jeune fille tentera de survivre redoutant à chaque instant un retournement de situation en sa défaveur. C'est au travers de ses supplications et désespoir que Gemma nous transmettra tous ses sentiments de colère, de frustration, de peur, de haine, de rage, de méfiance, d'impuissance et envies de meurtres à l'encontre de l'homme lui ayant volé sa vie pour lui en offrir une autre. Puis petit à petit une vision plus déroutante, dérangeante et déstabilisante fera son apparition comme la curiosité, la confiance, la reconnaissance, la compassion, l'attirance, l'intérêt, et de la crainte non plus pour elle mais pour celui l'ayant kidnappé. On oscille au même titre que l'héroïne entre haine, fascination et attachement pour cet homme atypique et ambigu.
Tant d'interrogations apparaissent alors, qui est réellement ce monstre au visage angélique? Est-il ravagé par la folie ou en plein position de ses moyens? Que veut-il de Gemma et pourquoi avoir pris autant de risque pour voler une jeune fille de 16ans dans un aéroport?
La deuxième réussite de l'auteur fut l'élaboration de la personnalité de Ty. Cet homme de 24ans m'a plus d'une fois troublé de part ses intentions au départ assez mystérieuses mais, surtout au vu de ses réponses approximatives faisant froid dans le dos et laissant peser un doute sur son instabilité psychologique. Cependant, et ce n'est qu'au fur et à mesure de la découverte de son passé sordide que l'on commencera à s'attacher à lui et à comprendre sa propre logique sans toutefois l'accepter. Ty laissera apparaitre de temps à autre une vulnérabilité et fragilité face à Gemma, des passages à la fois glaçants mais également extrêmement poignants. Cet homme d'origine Australienne se métamorphosera au contact de sa terre et nous transmettra tout son amour pour elle, un dévouement, un respect qui nous emplira, des passages qui au travers du regard et du récit de Gemma rendront Ty extrêmement fascinant et solaire. La jeune fille s'abreuvera de ses récits et légendes apprises par les aborigènes. Ty se révèlera être un homme extrêmement complexe, sauvage, ambigu vouant un amour obsessionnel et fusionnel pour la jeune Gemma ce qui à la fois terrifiera, déstabilisera et envoûtera la jeune fille.
le dernier personnage de grande envergure fut le Bush Australien. Cet environnement sauvage et vierge de toute marque abrasif de l'homme offrira un total dépaysement. Derrière ses paysages de cartes postales se cachera une nature hostile, dangereuse abritant des bestiaires l'étant tout autant, un climat chaud à la limite du supportable pour les non habitués. Un point sauvage et naturel que l'auteur est parvenue a divinement dépeindre et décrire de manières réalistes. Ce désert rouge et brûlant à perte de vu, cette vision au départ cauchemardesque, deviendra un lieu dont Gemma et nous lecteurs nous éprendrons irrémédiablement et irrévocablement, un espace qui offrira des richesses insoupçonnées et qui deviendra cher à notre coeur. Que de souvenirs avec "Les Différents", la mare, l'atelier et l'amusante et attachante Nausea. L'auteur est parvenue sans difficultés a nous hypnotiser et a nous faire aimer le Bush Australien, éveillant notre curiosité quant à le découvrir par nous même. Un univers différent, enchanteur ou les villes font pales figure face à tant de magnificence.
Une oeuvre s'étant avérée être une véritable pépite dont j'ai dévoré avec avidité et assiduité chaque page. Une lecture ayant été également, au demeurant très éprouvante et déchirante au vu du maelstrom d'émotions intenses et contradictoires m'ayant assaillis tout au long du récit. Une histoire, où, à l'instar de Gemma nous ne ressortons pas indemne et, ou un certain manque et un sentiment de nostalgie nous étreint une fois avoir parcouru la fin de la lettre adressé à Ty.
Un livre qui m'a profondément marqué de part le sujet abordé, ses personnages infiniment humains et ses paysages restitués à merveille. Un récit poignant, émouvant, bouleversant et absolument inoubliable.
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juliette2a
  01 juin 2018
Je ne sais comment débuter ma critique de Lettre à mon ravisseur, non pas parce que je n'ai pas aimé ce livre, mais plutôt car il m'est difficile d'exprimer ce que j'ai ressenti lors de ma lecture et une fois le roman achevé…Tout ce que je peux dire, c'est que cette histoire est déstabilisante et marquante. En effet, durant tout le récit qui, comme l'indique le titre, est en réalité une lettre, nous sommes à la place de l'héroïne, Gemma, qui a été kidnappée dans un aéroport et se retrouve du jour au lendemain perdue dans le Désert Australien, au milieu de nulle part aux côtés d'un inconnu –somme toute fort séduisant- dont on ignore les motivations (du moins au début de la lettre)… Ainsi, à travers une description fort détaillée de ses jours de captivité, en mêlant narration et dialogue, nous ressentons les émotions de Gemma, et inconsciemment, nous nous retrouvons dans le Désert, dans une chaleur étouffante, découvrant un monde inconnu peuplé de plantes, d'insectes ou d'animaux surprenants, un monde où le silence est permanent, la pluie presque inexistante, le sable envahissant, les bruits angoissants et les odeurs nouvelles… Nos sens sont stimulés au cours de cette lecture, ce qui m'a beaucoup plu.
L'autre point fort de l'histoire, ce sont ses personnages ; Gemma, bien sûr, qui, malgré l'horreur de sa situation, se révèle courageuse, curieuse, et murît au contact de ce nouvel univers. Sa lettre est émouvante et montre l'évolution de la jeune fille au cours de sa captivité, les sentiments contradictoires qui l'envahissent lorsqu'elle évoque son ravisseur –à qui est adressé cette lettre- mais aussi les évènements marquants –parfois terribles- qui ont rythmé ses journées. Par ailleurs, il est impossible de ne pas évoquer Ty, le « ravisseur », un personnage très complexe aux multiples facettes. L'enlèvement, prémédité, est glaçant, et les circonstances qui entourent cet acte le sont tout autant. Malgré tout, au fil des pages, ce personnage apparait vulnérable, mais aussi attentionné, protecteur, doux au contact de Gemma qu'il « vénère », profondément attaché à sa terre natale, donc plus humain et moins "monstrueux". Les liens –de plus en plus forts- qui se nouent entre le ravisseur et son otage sont difficiles à décrire, mais ne laissent pas indifférent, et jusqu'à la dernière page, je me suis demandée ce qu'il adviendrait de ces deux personnages et de leur relation.
Une phrase de Gemma me revient d'ailleurs une fois ma lecture terminée, phrase qui résume parfaitement l'histoire : « Et regardons les choses en face, tu m'as bien enlevée, mais tu m'as sauvé la vie aussi. Et entre les deux, tu m'as fait connaitre un endroit différent et magnifique, que je ne pourrai jamais m'arracher de l'esprit. Pas plus que toi d'ailleurs, tu es inscrit en moi à jamais ». Comme Gemma, j'ai découvert un endroit magnifique, le désert Australien, grâce à la description minutieuse de l'auteure ; ce roman m'a fait voyager vers un monde inconnu auprès de personnages attachants et difficiles à oublier !
Ainsi, je me rends compte que ma critique est longue finalement, mais elle reflète ce que j'ai ressenti lors de la lecture de ce roman saisissant et à l'atmosphère si particulière…
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mesrives
  16 janvier 2015
Sur les pas de Gemma (adolescente enlevée à l'aéroport de Bangkok), nous découvrons l'Australie, son bush (et ses dangers), où elle est séquestrée dans un oasis, au milieu de nulle part par son ravisseur, "roi de la débrouille" (et il faut l'être pour survivre dans de telles conditions...).
Gros coup de coeur pour ce roman classé en littérature jeunesse qui aborde le syndrôme de Stockholm (donc des relations ambiguës et complexes qui se nouent entre le ravisseur et sa victime).
Si vous aimez ce livre, goutez à "Piège nuptial" , polar de Douglas Kennedy.
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Hubble
  18 décembre 2014
J'ai adoré ce livre et je le conseille régulièrement aux élèves.: enlèvement, vie quotidienne de la jeune fille séquestrée dans une oasis du bush australien, tension et frisson tout au long du livre.
Ceux qui ont aimé, aimeront aussi Piège Nuptial de Douglass Kennedy
Et aussi évocation du syndrome de Stockholm
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majero
  24 avril 2018
Aéroport de Bangkok, Gemma, 16 ans, échappe à la vigilance de ses parents et, droguée, se réveille dans le bush australien. Son ravisseur l'a-t-il choisie par hasard?
Je l'ai trouvé moins intense que le 'Cul-de-sac' de Douglas Kennedy, la groseille aux dents pourries remplacée par un artiste-gentil-beau-gosse, mais c'est psychologiquement bien foutu et Lucy Christopher arrive sans problème à nous tenir en haleine.
J'ai adoré la chamelle;-)
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   08 avril 2018
Quelques temps après, tu as déposé un mince carnet fané sur la table de nuit. J'ai attendu que tu sois parti pour le feuilleter, toutes les pages étaient vierges. Tu avais laissé également un crayon à la mine bien taillée, dont je me suis donné des coups entre le pouce et l'index, à l'endroit où la peau est tendre. Ça m'a fait mal et j'ai recommencé.

J'ai essayé de tous les dessiner, maman, papa, Anna et Ben, pour me les rappeler. mais je n'ai jamais été très forte en dessin. Il n'en est ressorti que des visages informes, un enchevêtrement de lignes et d'ombres que j'ai raturé sauvagement.

Je suis passée alors à l'écrit. J'ai toujours été plus à l'aise avec les mots. Mes parents n'ont jamais compris comment je pouvais être aussi bonne en anglais et aussi nulle en maths ou en dessin, leurs points forts à tous les deux. Mais même les mots ne venaient pas facilement. Ils ne rimaient à rien. Si quelqu'un devait lire ces lignes un jour, il penserait que j'étais sous l'emprise d'une drogue quelconque en voyant ce fatras.

J'ai commencé une lettre, mais impossible d'aller plus loin que "Chère maman, cher papa". Trop de choses à dire. De toute façon, rien ne me garantissait que tu ne la lises pas.

Alors j'ai listé les seuls mots qui me venaient à l'esprit... "emprisonnée, confinée, détenue, retenue, incarcérée, enfermée, internée, réduite, enlevée, kidnappée, dérobée, obligée, bousculée, blessée, volée..."

J'en ai noirci des pages.
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LilliLilli   07 novembre 2010
J'ai mis ma main en visière. Rien, à part du sable et l'horizon. Je me suis retournée en me tenant aux branches, m'écorchant la jambe au passage contre le rocher. Mais de l'autre côté, pas la moindre habitation, pas de ville, pas même une route. C'était exactement pareil que près de la maison. Une immensité vide et plate. J'ai eu envie de hurler, je ne l'ai pas fait uniquement parce que je ne voulais pas que tu m'entendes. Si j'avais eu un flingue, je me serais tuée. (Gemma)
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Loulou27Loulou27   16 février 2012
À ce moment précis et à chaque instant depuis que tu m'avais quittée, je ne pensais qu'à toi. Je te voulais dans cet appartement, je voulais tes bras autour de moi, ton visage auprès du mien, je voulais ton parfum. Et je savais que je ne pouvais pas, que je ne devais pas.
Ce que je détestais le plus, c'était mon incertitude à ton sujet. Tu m'avais enlevé, tu avais mis ma vie en danger et pourtant je t'aimais, du moins je le croyais. Rien de tout ça ne tenait debout.
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Celine___Celine___   20 septembre 2010
C'est curieux, mais j'ai toujours pensé que je pouvais faire confiance aux yeux bleus, je les trouvais inoffensifs. Tous les gentils ont les yeux bleus. Les yeux noirs sont réservés aux méchants, La Grande Faucheuse, Le Jocker, les zombies, tous ont les yeux noirs.
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Celine___Celine___   20 septembre 2010
C'était bizarre de t'entendre parler autant. D'habitude tu ne disais que deux ou trois mots à la fois. Je n'avais jamais imaginé que toi aussi, tu avais une histoire. Jusque là, tu n'étais qu'un ravisseur sans circonstances atténuantes. Tu te résumais à un être stupide, mauvais et dérangé. En te mettant à parler, tu as changé.
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