AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782828913878
200 pages
Éditeur : Favre (06/02/2014)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Poppy Maunoir a 42 ans. Deux ex-maris. Une fille coureuse de fond, un fils anormalement surdoué. Elle a aussi un travail mystérieux, quelques troubles obsessionnels et un amoureux qu’elle n’a vu qu’à la télévision. Alors quand mémé Hortense disparaît de son établissement médico-social, cela fait un souci de plus à gérer. Mais cela va mener Poppy jusqu’à Honolulu, pour découvrir que le passé n’est pas toujours celui que l’on croyait. Et pour comprendre que quoi qu’il... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Nadael
  28 février 2014
Poppy (traduction en anglais de son véritable prénom Coquelicot qu'elle ne supporte pas et on la comprend!) a la quarantaine (pas très épanouie) ; doublement divorcée, un enfant issue de chaque mariage, Ulysse un garçon d'une dizaine d'années intellectuellement précoce et Théa une adolescente passionnée par la course à pied. Dans sa sphère familiale, on a la mère, Capucine (encore un nom de fleur), qu'elle nomme Belzébuth, une ancienne soixante-huitarde extravagante qui se prend pour le centre du monde, quant au père un vieux beau bobo il vient de se mettre en ménage avec une toute jeune femme et les deux tourtereaux attendent un heureux événement. Sa soeur Rose (Tiens un nom de fleur!) une mère au foyer sur le point de divorcer a des enfants insupportables. N'oublions pas Hortense (une fleur ne se cacherait-elle pas derrière ce prénom ?!), la grand-mère nonagénaire pétillante à souhait... Les ex-maris, eux, font quelques apparitions (souvent inopportunes).
Durant de longues années, Poppy a travaillé pour le compte d'une grande entreprise, mais ce job lui dévorait tellement la vie qu'elle a tout plaqué. Aujourd'hui, elle joue à l'espionne (sur internet) en quête d'informations pour les renseignements généraux (mystérieux tout ça!), et fait un blog sur la mythologie dans lequel elle tente de trouver des relations entre les légendes des dieux et l'organisation familiale, privée et professionnelle d'aujourd'hui. Quant à sa vie sentimentale, elle est amoureuse d'un homme qu'elle n'a jamais vu en vrai mais qu'elle voit quotidiennement sur sa télévision puisque celui-ci officie dans une émission de téléréalité culinaire.
Une existence pas facile à gérer qui va l'être encore plus quand mamie Hortense va disparaître de sa maison de retraite... Poppy mène l'enquête. Une enquête qui va la conduire jusqu'à Hawaï où elle va découvrir une nouvelle facette de sa famille...
L'écriture est drôle et enlevée. On suit cette femme dans ses pérégrinations avec plaisir. Elle parle de la vie actuelle, de ses absurdités, des conflits générationnels, du progrès, de ses névroses, des familles éclatées, du manque de communication, et cela avec aplomb et intelligence. le petit bémol : des redites qui alourdissent par moment la lecture. le petit plus : une légende mythologique à chaque chapître passionnante et marrante. La vie de Poppy n'est pas rose mais elle compose et essaye de prendre les choses du bon côté. Et pour ne pas sombrer, il reste toujours quelques carrés de chocolat noir.
Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
titepomme
  19 mars 2014
●○● Oui, des fois, il m'arrive de lire du local. J'avais déjà bien aimé le ton caustique et irrévérencieux du premier livre de Martina Chyba (2 femmes 2 hommes 4 névroses) alors lorsque celui-ci est passé dans mes petites mains de fourreuse de livres, je n'ai pas résisté à l'ouvrir et me plonger dedans.
Un roman loufoque et très amusant, truffé de petites phrases cocasses et pertinentes.
Poppy est une héroïne très sympathique et à laquelle chacune peut s'identifier.
Ses réflexions sur elle-même et son entourage sont irrésistibles. Lecture en mode "hyène ricanante" !
Martina Chyba a une plume caustique et très lucide sur notre société, nos vies.
[...] Deux mille ans de civilisation [...] pour en arriver au point merveilleux où l'être humain achète des livres pour apprendre à manger, ce qui était à peu près la seule chose qu'il savait faire au début. Ça s'appelle le progrès. [...]
Ou petit clin d'oeil qui m'a bien fait rire :
[...] Poppy ne releva pas la tête, elle était plongée dans sa toute nouvelle liseuse électronique. le cadeau ultime pour une toxicomane de lecture, car il permettait d'avoir sa dose de came sur soi permanence, des centaines de livres téléchargés dans un sac à main... [...]
Là j'ai plus d'une copine qui va aussi se reconnaître avec cette petite phrase ^_^
Mais ce roman est également une analyse des relations familiales et/ou inter-générationnelles où chacun n'a plus vraiment sa place établie avec le vieillissement de la population ou l'âge de la retraite qui ne fait que reculer.
Pleins de travers de notre société pointés du doigt avec humour et à propos.
Un vrai régal de lecture. ●○●
Note : 2.5/3

Lien : http://lecture-addict.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Lalivrophile
  25 décembre 2014
Malgré certains passages plus graves, ce livre est à forte dominante humoristique. C'est d'abord le style vivant et enlevé qui fera rire. J'ai été déçue de trouver quelques expressions un peu crues, mais noyées au milieu du reste, elles passent.
Ensuite, certaines répliques prêtent à rire. J'ai eu deux ou trois éclats de rire lors de ma lecture.
D'autre part, certaines situations sont cocasses. Pour ne donner qu'un exemple, l'histoire des applications pour smartphone m'a bien fait rire. Elle allie situation et répliques drôles.
[...]
Lire la suite sur:
Lien : http://www.lalivrophile.net/..
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   20 décembre 2013
Dans les réunions de famille, la guerre des ego prend une telle intensité que certains membres s'effacent, par gain de paix ou pour ne pas trop souffrir. En troupeau familial, la forte femme, l'intellectuelle grande gueule, la créature libre et indépendante qui gérait son ménage, sa sexualité et ses gosses comme une PME, redevenait une petite fille pathétique qui avait envie de se rouler en position foetale sous une couette pendant que papa, maman et frangine assuraient le spectacle.
(p. 70)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
ZilizZiliz   22 décembre 2013
C'est assez valorisant de souffrir d'une addiction que l'on peut qualifier de noble. La lecture, ce n'est pas comme la drogue, l'alcool ou le jeu, ça ne détruit pas la santé (à part les yeux, sa mère lui avait bien dit qu'elle se ruinait la vue, et à 18 ans, quand Poppy avait été détectée myope, elle avait forcément eu droit à un "Je te l'avais bien dit" prévisible et retentissant), cela ne détruit pas les familles, cela ne détruit pas les finances, cela ne se voit pas vraiment, mais c'est une addiction quand même. Une compulsion pour lutter contre l'angoisse et la fatigue d'être soi comme toutes les addictions.
(p. 48-49)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ZilizZiliz   26 décembre 2013
Elle avait par exemple passé un an à travailler sur le harcèlement dont étaient victimes les rouquins dans le cadre scolaire, une monstruosité contemporaine difficile à expliquer et aussi nuisible que le racisme anti-Noirs, anti-Juifs, anti-Arabes, anti-Portugais, anti-blondes, mais bizarrement totalement acceptée socialement. Même les banques de sperme refusaient désormais les donneurs roux, parce que soi-disant il n'y avait pas assez de demande.
(p. 111)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ZilizZiliz   19 décembre 2013
La sérénité par l'oubli, la béatitude par le néant, l'ivresse de sortir du noir comme d'un coma, voilà le nirvana inatteignable de millions d'insomniaques qui n'arrivent pas à tirer la prise le soir et ne parviennent pas à la rebrancher le matin. (p. 35)
Commenter  J’apprécie          110
ZilizZiliz   28 décembre 2013
Ta mère me fiche les boules comme vous dites, vous les jeunes... Génération 68 révolutionnaire de mes fesses, ils ont tout ce qu'ils veulent, pas de problèmes financiers, retraite pleine à 58 ans, et ils ne se préoccupent que de leur petit épanouissement personnel, et que je voyage, et que je change de mec, et que je vais au spa...
(p. 115)
Commenter  J’apprécie          60

Video de Martina Chyba (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martina Chyba

Marque-page 2013-12--673-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Martina Chyba - Vie en rose et chocolat noir.
autres livres classés : 3eme ageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

le livre des etoiles

Quelle est le personnage principal

Qadehar
Ambre
Gontrand
Guillemot

14 questions
109 lecteurs ont répondu
Thème : Le Livre des Etoiles, Tome 1 : Qadehar le Sorcier de Erik L'HommeCréer un quiz sur ce livre