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Émile Brehier (Traducteur)
EAN : 9782070349449
112 pages
Éditeur : Gallimard (03/01/2008)
3.27/5   13 notes
Résumé :

" Dans la vie, il faut, je crois, observer la loi qui est gardée dans les festins des Grecs : "Qu'il boive ou qu'il s'en aille !" C'est raisonnable : que l'on jouisse comme les autres et avec eux du plaisir de boire ; ou bien que l'homme sobre ne se heurte pas à la violence des ivrognes et qu'il s'en aille d'abord ; de même quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter. " Avec clarté et pragmatisme, Ci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Allantvers
  13 janvier 2020
De la limite des textes proposés par la collection Folio à 2 euros: quand la brièveté d'un texte, nécessairement décontextualisé par son format court, rencontre mon inculture abyssale en matière d'écrits philosophiques, il en ressort une frustration pénible et la sensation d'en ressortir aussi bête que j'y suis entrée.
Certes, quelques notions de sagesse, de vertu et d'honnêteté, des notions de stoïcisme mises en perspective avec d'autres pensées comme celles de Socrate et des péripatéticiens. Mais pas assez de repères pour me permettre d'accrocher les bons concepts aux bons courants, et un format de dialogue dans lequel je n'ai jamais pu démêler qui répondait à qui.
Bref, une expérience de lecture très frustrante qui me donne envie de tout reprendre à zéro avec un manuel scolaire de philo!
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DonaSwann
  09 février 2016
J'ai, vis-à-vis de cette collection Folio 2€, une attitude mitigée. Je lui concède qu'elle offre des livres à la fois jolis, légers et qui n'éveillent aucune frayeur préalable chez celui qui manque de temps, d'envie... Il sent bien que ce livre ne sera pas chronophage et que, s'il éveille l'ennui, celui-ci sera de courte durée et qu'il pourra donc au besoin le lire comme on s'en débarrasse, sans devoir capituler en bonne et due forme, c'est-à-dire, en abandonnant le livre !
Mais ils ne sont que les extraits d'oeuvres plus conséquentes - l'éditeur daigne me dire que ces quatre-vingt-seize pages sont extraites du volume des Stoïciens, publié chez Tel -Gallimard. Autrement dit, et d'après des calculs que j'ai déjà lus sous la plume d'autres, j'obtiens, pour deux fois plus cher la page, beaucoup moins bien. En effet, l'éditeur, pour ce prix, s'est déjà gentiment fendu d'une biographie-type de Cicéron, où sa vision philosophique n'est pas explicitée, ni même l'oeuvre dont est extrait "Le Bonheur dépend de l'âme seule", titre fagoté à partir d'un des titres de chapitres.
Je répare : ces quelques pages viennent du livre V des Tusculanes, que je me suis toujours promis de lire en entier, tant les extraits lus dans ma jeunesse m'avaient enchantés. Les Tusculanes sont un recueil de conversations, une sorte de compilation de discussions qui eurent lieu dans une villa que Cicéron possédait à Tusculanum, entre amis philosophes. Il prend la forme de dialogues, parfois de "fiches" synthèse par auteur, par idée. Comme je trouve que la philosophie qui consiste en une sagesse, c'est-à-dire notre tradition philosophique antique, est moins aride à lire que celle qui joue sur les mots, je me suis laissée porter assez volontiers. Cicéron est stoïcien, fan absolu de Carnéade, mais, comme Sénèque, il ne méconnaît pas sa dette envers Épicure auquel il accorde une force d'âme bien paradoxale (pour leurs contempteurs, bien sûr).
A partir de là, il ne dit rien de bien nouveau : l'important, pour avoir une bonne vie, c'est de se laisser guider par l'amour de la vertu, de l'honnêteté et de s'y tenir. Celui-ci s'obtiendrait, comprends-je, de la satisfaction narcissique, esthétique, d'avoir eu une belle vie d'un point de vue moral, sans s'être donné d'excuses banales (peur, instinct de conservation, cupidité, sensualité...) pour y déroger ; pour être anachronique, il y a une sorte de dandysme moral, dans le stoïcisme. Bien entendu, et c'est toute la différence, le détachement pour les biens matériels, y compris les plus personnels, est nécessaire.
Lien : http://aufildesimages.canalb..
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Acerola13
  20 août 2012
Court, parsemé de passages intéressants parmi d'autres barbants, ce petit livre a l'avantage de ne coûter que deux euros et de nous ouvrir les portes du style littéraire et de la pensée de Cicéron.
Le sujet ne m'a pas passionnée, mais quelques remarques pertinentes ont agrémenté ma lecture de touches positives !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   12 octobre 2013
Plutôt que de plaindre les gens, pourquoi ne pas les secourir, si on le peut ? Ne pouvons-nous pas être généreux sans éprouver de la pitié ? Nous ne sommes pas tenus à prendre pour nous les chagrins des autres ; mais, si nous le pouvons, à soulager les autres de leur chagrin.
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DonaSwannDonaSwann   09 février 2016
[Les Épicuriens] font, sur le régime de vie, des remarques analogues ; ils rabaissent la valeur des repas magnifiques et coûteux, parce que la nature se contente de peu de bien-être. Et en effet qui ne voit que, en tout cela, l'assaisonnement véritable, c'est le besoin ? Lorsque Darius, dans sa fuite, buvait de l'eau bourbeuse et souillée par les cadavres, il dit qu'il n'avait jamais bu avec autant de plaisir ; c'est qu'il avait toujours bu sans avoir soif.
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gaillard1gaillard1   26 septembre 2010
Les arts ont besoin de témoignages de considération; la soif de reconnaissance donne à tous de l'ardeur au travail alors qu'on abandonne vite une activité qui ne rencontre pas l'adhésion.
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mamangel1mamangel1   18 septembre 2012
Nous nous rendons l'adversité plus lourde par la peur quand elle va venir et par le chagrin quand elle est là; mais nous préférons blâmer la nature plutôt que de condamner notre erreur.
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gaillard1gaillard1   26 septembre 2010
Aristote va jusqu'à dire que les esprits particulièrement vifs sont tous angoissés (je ne suis pas fâché d'être moi-même un peu lent)...
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Videos de Cicéron (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Cicéron
En librairie le 1er septembre 2021.
Nous sommes à Rome, au septième siècle. C'est la capitale du monde, une ville immense et monstrueuse où s'observent et se haïssent Crassus, Cicéron, Catulle, Pompée, César ou Caton. Cicéron a fait de la morale son fonds de commerce, se présentant comme la voix du peuple alors qu'il est un défenseur acharné du Sénat et des intérêts de l'aristocratie. Publius Claudius Pulcher, héritier de la famille la plus noble de Rome, se fait adopter par un esclave, change son nom en Clodius, est élu tribun de la plèbe et chasse Cicéron de Rome. Cicéron prend le parti de Pompée, Clodius celui de César. La guerre entre eux dura dix ans et la République n'y survivra pas. Leur lutte est racontée ici par un philosophe grec, Metaxas, l'ami le plus brillant et le plus sarcastique de Clodius, qui le fait venir d'Athènes à Rome pour écrire les discours qui lui permettront d'affronter Cicéron à armes égales dans des joutes oratoires où se décide le sort de la Cité. Voici ses Mémoires, qui racontent la chute de la République romaine et la mort de Cicéron. Une allégorie de notre propre décadence ?
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