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Chantal Labre (Éditeur scientifique)
EAN : 9782869592926
158 pages
Éditeur : Arléa (20/05/1998)
3.86/5   11 notes
Résumé :
Œuvre de la maturité, les dernières Tusculanes récapitulent l’enseignement de Cicéron. Il y définit le souverain bien : la tranquillité intérieure, à laquelle il est parvenu au soir de sa vie.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
dbacquet
  03 juin 2017
Notre conception du bonheur a sans doute bien évolué depuis l'antiquité ! Cicéron incarne cette vertu faite de modération et de courage. le sage ne se laisse affecter ni par les passions ni par les vicissitudes de la vie. Il sait régler une pensée qui peut nourrir une crainte ou une joie excessives. Les passions qui troublent l'âme proviennent aussi d'un mauvais discernement. Cicéron ne conçoit donc pas le bonheur - l'état de paix quasi absolu que connaît le sage - sans la vertu ni la raison. Dès lors la philosophie apparaît comme une thérapie, une médecine de l'âme. Cicéron parachève ici les discussions qu'il eut avec ses amis dans sa villa de Tusculum. Il était lui même encore très affecté par la mort de sa fille survenue quelques mois plus tôt. Ce qui donne à ces dialogues, une saveur, une sensibilité particulière.
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myrtigal
  08 avril 2021
Difficile d'écrire une critique sur un essai philosophique et c'est d'ailleurs la première fois que je m'y tente... Je n'ai pas de bagage dans le travail d'analyse ni concernant la philosophie Antique, alors je me contenterai simplement d'écrire mon ressenti et essayer d'être objective dans ma critique.
J'ai emprunté cet ouvrage dans une démarche très personnelle, cherchant une sorte de base de réflexion sur divers sujets de la vie mais aussi pour enfin découvrir la grande philosophie Grecque qu'on connait tous mais dont je n'avais encore jamais rien lu.
J'ai trouvé cet essai de Cicéron vraiment marquant et intéressant. À travers une discussion fictive entre lui et un jeune dénommé Brutus, il expose les différentes thèses concernant le bonheur. Il nous en parle en s'appuyant sur les différentes grands courants philosophiques ; tels les épicuriens, les pythagoriens, les stoïciens etc. Il se base sur la théories des passions ("violente émotion de l'âme contraire à la nature et opposé à la droite raison"), dont il existe plusieurs sous catégories, associé à de l'idée fausse qu'on se fait d'un bien (joie et désir) ou d'un mal (crainte et chagrin) et qui serait à l'origine de ces passions néfastes pour l'âme humaine (colère, jalousie, angoisse,...).
Il démontre aussi une analogie entre les maladies du corps et de l'âme (thèses j'ai trouvé particulièrement intéressantes), et comment soigner ces "troubles".
Mais surtout, pour Cicéron tout réel bien ou réel bonheur repose sur une chose : la vertu. C'est elle qui serait le moteur ou le bouclier nous protégeant de nos inclinaisons excessives vers ces passions.
Puis il évoque aussi longuement le sage, ce qui le caractérise et la façon dont il gère les biens et les maux, puis la façon dont il peut endurer les différentes afflictions de la vie.
Alors que c'est la première fois que je m'essayais à la philosophie grec, j'ai trouvé cet essai relativement fluide à lire et à comprendre, hormis quelques passage qui devenaient ardus par moments mais globalement il y en a eu peu. Cicéron nous expose ses idées de façon plutôt poussée et très argumenté, mais j'y ai pris beaucoup de plaisir à la lecture et surtout il m'a été d'une belle utilité tant philosophique que psychologique.
Je le conseille vivement à tous ! Car qui ne cherche pas le bonheur ?
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   09 avril 2020
Si donc cette âme est cultivée, si l'on a dirigé son regard avec assez de soin pour qu'elle ne soit pas aveuglée par les erreurs, elle devient alors une intelligence parfaite, c'est-à-dire une raison achevée ; et si le bonheur appartient à tout être à qui rien ne manque et qui est en son genre accompli et complet, et si c'est là le propre de la vertu, il en résulte certainement que tous ceux qui possèdent la vertu sont heureux.
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myrtigalmyrtigal   07 avril 2021
Enfin, si il n’y a chez le sage nul sentiment d’un mal présent, chez le commun des mortels, il y en a un : le chagrin, affection qui nait à l’idée de maux supposés, et sous l’emprise de laquelle l’âme, incapable d’entendre la voix de la raison, devient déprimée, se replie sur elle-même.
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myrtigalmyrtigal   07 avril 2021
Un homme équilibré, constant, sans crainte, sans chagrin, sans allégresse excessive, sans désir passionné, n’est-il pas un homme heureux ? Or le sage est toujours cet homme-là : le sage est donc toujours un homme heureux.
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myrtigalmyrtigal   07 avril 2021
Confions donc nos âmes à la philosophie, et souffrons qu’elle nous soigne : tant que ces maux ont leur demeure en nous, nous ne pouvons prétendre ni au bonheur ni à la santé.
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Videos de Cicéron (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Cicéron
En librairie le 1er septembre 2021.
Nous sommes à Rome, au septième siècle. C'est la capitale du monde, une ville immense et monstrueuse où s'observent et se haïssent Crassus, Cicéron, Catulle, Pompée, César ou Caton. Cicéron a fait de la morale son fonds de commerce, se présentant comme la voix du peuple alors qu'il est un défenseur acharné du Sénat et des intérêts de l'aristocratie. Publius Claudius Pulcher, héritier de la famille la plus noble de Rome, se fait adopter par un esclave, change son nom en Clodius, est élu tribun de la plèbe et chasse Cicéron de Rome. Cicéron prend le parti de Pompée, Clodius celui de César. La guerre entre eux dura dix ans et la République n'y survivra pas. Leur lutte est racontée ici par un philosophe grec, Metaxas, l'ami le plus brillant et le plus sarcastique de Clodius, qui le fait venir d'Athènes à Rome pour écrire les discours qui lui permettront d'affronter Cicéron à armes égales dans des joutes oratoires où se décide le sort de la Cité. Voici ses Mémoires, qui racontent la chute de la République romaine et la mort de Cicéron. Une allégorie de notre propre décadence ?
+ Lire la suite
>Littérature des langues italiques. Littérature latine (88)
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