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Critiques sur Hibakusha (21)
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marina53
  10 octobre 2017
1944, dans la campagne berlinoise. Sous la pluie, une belle jeune femme, les cheveux ébouriffés, fait du stop sur le bord d'une route très peu fréquentée. Bien qu'il ne prenne jamais d'autostoppeur, Ludwig Mueller ne peut décemment pas la laisser sur le bas-côté. Alors qu'elle grimpe dans sa voiture, il se renseigne sur sa destination. Une destination qui visiblement lui importe peu. Tout en conduisant, le jeune homme fantasme sur Lilas mais il est tiré de ses rêveries lorsque, apercevant un livre japonais, elle lui demande s'il parle cette langue. Traducteur et interprète pour le compte du IIIème Reich, il a accompagné la délégation des jeunesses hitlériennes en 38. Aussitôt, Lilas le somme de s'arrêter et descend rapidement de la voiture. En voulant la retenir, Ludwig arrache son collier et découvre une étoile jaune en pendentif...
Après avoir déposé sa femme et son fils, Ludwig se rend au Alte Kommandantur, Unter Den Linden. Là, son chef l'informe qu'une nouvelle mission l'attend au japon : la traduction de documents hautement confidentiels...

Traducteur germano-japonais, Ludwig est un homme plutôt antipathique, froid aussi bien envers ce qui se passe dans son pays qu'avec sa famille qu'il néglige, neutre comme il le dit et sans états d'âme. Mais, ce deuxième voyage dans le pays qui l'a vu naître et grandir va peu à peu le bouleverser et faire naître en lui des émotions et des sentiments qu'il avait jusque là enfouis au fond de lui. Adapté de sa propre nouvelle, "Hiroshima, fin de transmission", Thilde Barboni met en scène, alors que la fin de la guerre approche, un fonctionnaire transparent qui va se révéler et découvrir l'amour. Un scénario empreint de tendresse et de mélancolie, à la fois poétique et dramatique au vu des événements qui ont marqué durablement le Japon à la fin de la guerre. le terme Hibakusha désigne d'ailleurs les survivants de la bombe atomique. Un album remarquable servi par un graphisme des plus séduisants. le trait est élégant et les couleurs harmonieuses, à l'instar de cette magnifique première de couverture.
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Didili
  15 juillet 2017
Une histoire très belle et triste.

L'histoire d'une rencontre, dans la grande Histoire, celle de la seconde guerre mondiale et des épisodes terribles des bombes nucléaires lâchées sur Hiroshima et Nagazaki.

Hibakusha (被爆者/被曝者, soit respectivement « victimes de la bombe » et « victimes de la bombe atomique ») est un mot japonais qui désigne les survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.


La BD est de très belle qualité, la couverture d'un aspect soyeux et le dessin de Cinna une invitation sensuelle à rentrer dans l'histoire.

Les Éditions Dupuis sont derrière cette collection Aire Libre. Merci à eux pour ce joli cadeau et à Babelio !

J'ai relu deux fois cette BD pour en apprécier encore plus les atouts. Comme pour m'imprégner de l'histoire qui à la base est une nouvelle de Thilde Barboni : "Fin de transmission".

Le travail sur la couleur est vraiment une belle réussite.

On passe selon les lieux et l'histoire par différentes gammes de couleurs :

de la violence et de la dureté avec le noir, les gris et le rouge, en Allemagne Nazie.

Des couleurs plus tendres pour les moments de zen et de la rencontre.
Aux couleurs vives de rouge et de vert pour les scènes de désirs et d'érotisme.

Les tristes gris et beige des scènes dans la prison.

Et toujours ce rouge comme un fil conducteur : du rouge à lèvres de la jeune femme du début, au drapeau de l'Allemagne Nazie, des arbres dans l'automne allemand, à l'ombrelle et aux imprimés de la jeune japonaise, du rouge sang de l'apocalypse, à la nature qui reprends vie, au drapeau japonais...

Des dessins délicats et des cadrages magnifiques.
Une belle réussite qui tient à une belle symbiose entre les mots de Thilde Barboni et les dessins d'Olivier Cinna.

L'histoire de l'amour de cet homme et de cette femme qui va perdurer malgré tout. Une âme qui reste là pour alléger les peines de ceux qui restent... La nouvelle de Thilde Barboni est délicate.

Une poésie qui estompe, un peu, tout le mal et l'horreur de ces destructions massives violentes et inouïes...

Une BD que j'ai beaucoup appréciée pour ce qu'elle raconte et comment elle le raconte.
Un coup de ♥ à découvrir pour le souvenir !
Lien : https://imagimots.blogspot.f..
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tchouk-tchouk-nougat
  07 juillet 2017
Ludwig est traducteur interprète aux cotés des nazis, il a une femme et un enfant. Mais de tout cela, rien ne le touche. La guerre, son fils... il se détache de tout cela, offre une apparence lisse. Il est juste un messager se dit-il, il délivre des messages sans avoir d'opinion. Il refuse de penser, d'aimer... Jusqu'au jour où il est envoyé en mission à Hiroshima.

Quand on ouvre l'album, Ludwig nous apparait tout d'abord comme un allemand plutôt antipathique, amer et désabusé. Presque méchant avec sa femme et son fils, impassible face aux exactions nazis. Et puis son caractère va changer quand il mettra les pieds au pays du soleil levant. Son âme s'ouvre à ce qui l'entoure.
Hibakusha est un joli récit avec de la poésie malgré cette fin de seconde guerre mondiale. On va apprendre le sort réservé aux allemands au Japon lorsqu'ils capitulent. Et puis c'est l'horreur de la bombe A. Hibakusha c'est le nom donné aux survivants, à ceux qui restent d'une manière ou d'une autre.
A la fin de ma lecture je me suis plongé dans quelques recherches internet, intriguée par ces fameuses ombres qui existent réellement. Ou plutôt qui ont existé car le temps les a effacé... Mais restent dans les mémoires.

Le dessin est très joli, la façon dont les ombres sont travaillées nous rappelle de la calligraphie. Les couleurs sont également très belles. On débute avec quelque chose d'oppressant en Allemagne, du gris, du vert sombre tranchant sur le rouge agressif du symbole nazi. On ressent la cage qui oppresse Ludwig. Et puis arrivé au Japon les ciels sont de pastels jaune et rose et les nuits étoilées. Un dernier mot sur cette couverture très réussie, le plus bel atout de cet BD qui offre poésie, sensualité et beauté aux lecteurs qui n'auront plus qu'une envie se plonger dans le reste de l'histoire.
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saphoo
  23 juin 2017
Avant tout, j'envoie tous mes remerciements à Babelio et les éditions Dupuis pour l'envoi de cette superbe BD.

Les résumés sont déjà bien présents sur Babelio, je ne vais pas en rajouter, d'autant qu'on ne peut dire grand-chose sans dévoiler le tout.

Cette BD en tant qu'objet, et superbe, la qualité du papier, les dessins sont magnifiques, le choix des couleurs, une vraie et belle harmonie règnent au sein des pages. On parcourt cette BD et on tombe en admiration sur la finesse des traits et le belle atmosphère japonaise qui s'en dégage.
On ressort de cette lecture zen malgré le drame qui se joue au fil des pages mais l'auteur a su donner le style japonais, épuré, doux, sensuel, on va à l'essentiel, un peu comme un haïku, en peu de mots, on ressent le tout.
J'ai beaucoup aimé ce ressenti, cette sagesse, et cette histoire de deux jeunes personnes qui s'aiment, alors que tout les sépare.

Puis le drame, Hiroshima, qui ne connait pas ce triste épisode de l'histoire, mais ce que j'ai appris , c'est ce phénomène de ces ombres piégées par les effets de la bombe atomique. de là, se pose la question, ce que l'homme devient après sa disparition et pour ceux qui restent.

Cette BD a pris sa source avec la nouvelle de Thilde Barboni, ce qui nous pousse à la découvrir.

Une très belle BD sur cet épisode historique dramatique, de très belle qualité, un album qui aime à admirer après la lecture.

Ma page préférée 59 : un portrait en noir, magnifique, comme une calligraphie.
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Bouvy
  17 mai 2017
Ludwig Mueller a échappé à l'enrôlement. Il est handicapé d'une jambe. Nous sommes en 1945. Ludwig est traducteur d'allemand en japonais car son père était diplomate au Japon quand il était enfant. Il travaille pour le régime nazi. Mauvais mari et mauvais père, il sacrifie sa vie au travail. Il est rongé de complexe. Les nazis l'envoie au Japon, à Hiroshima pour traduire les méthodes d'extermination que l'Allemagne pratique alors dans les camps de la mort. Quand l'Allemagne capitule, tous les Allemands en poste au Japon sont considérés comme des traites à l'Empire du Soleil Levant et sont exterminés. Ludwig doit la vie au fait que les Japonais ont encore besoin de ses services. A Hiroshima, il rencontre une jolie japonaise, devient son amant et en tombe éperdument amoureux…
Les dessins de cette bande dessinée sont somptueux. Malgré la violence de certaines scènes, ils sont tout en douceur, poétiques. Malgré le climat de la guerre, nous trempons dans un beau romantisme. Les dessins et le scénario traduisent bien la douleur de notre héros, ses états d'âme, ses sentiments. le climat de la guerre, la pression ennemie, la dureté des régimes nazis et japonais sont également superbement rendu. Il est vrai que dès que nous apprenons que l'action au Japon se déroule à Hiroshima, nous connaissons une partie de la fin de l'histoire mais cette fin nous réserve tout de même de belles surprises. Cette bande dessinée, plutôt ce roman graphique nous envoûte de son charme, tant par son trait que par le corps du scénario. Il est empli d'émotion et c'est ravi que je l'ai terminé, restant encore sous l'emprise de son charme.
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alexbouquineenprada
  21 juin 2017
Prenons une minute si vous le voulez bien pour commenter cette couverture : WAHOU ! J'ai été subjuguée par cette japonaise de dos, faisant glisser son kimono de soie sur ses épaules, et par ce couple qui s'embrasse dans un parc aux couleurs de l'automne, sans se soucier du vent qui souffle…

Bon, mais qu'en est-il du contenu ?

Autant vous le dire d'entrée, ce n'est pas un coup de coeur. Je ne sais pas exactement à quoi je m'attendais en ouvrant cette BD, mais j'ai été très surprise durant ma lecture. Pour commencer, le récit est très court, alors je sais qu'il ne s'agit pas d'un roman et que l'action ne peut pas être autant développée, néanmoins les scènes s'enchaînent beaucoup trop rapidement, à la manière d'un battement de paupière. Nous allons suivre Ludwig, un allemand marié et père de famille qui se trouve être également traducteur pour le parti Nazi. En 1945, il va être envoyé au Japon pour traduire des documents confidentiels, qui ne concernent non pas des tests sur des produits chimiques comme annoncé, mais bel et bien les résultats des immondes expériences menées dans les camps de concentration… Les tensions et meurtrissures de l'âme vont s'accumuler dans son corps et cela va le mener dans un salon de massage dans lequel il va faire la connaissance d'une jeune femme dont il va tomber amoureux. Les deux amants vont se retrouver la nuit venue, dans le parc qui borde les bureaux dans lesquels Ludwig est employé. Là, dans l'herbe, ils vont s'aimer de toutes les manières possibles. Malheureusement, l'ombre de la guerre va s'abattre sur la ville…

Ce récit est très poétique et nous parle d'amour, de la quête de rédemption, mais aussi de la guerre. Je ne souhaite pas trop vous en dévoiler, mais la conclusion est autant dramatique que lyrique. J'ai appris quelque chose sur la bombe atomique, et cela m'a donné beaucoup de grain à moudre. Les dessins sont assez impersonnels, dans le sens qu'ils n'incarnent pas vraiment les personnages, le visage de Ludwig par exemple est toujours dissimulé derrière le reflet de ses lunettes. Je pense que cela participe à la création d'une ambiance proche du conte philosophique : ce n'est pas tant les personnages que les messages et les émotions véhiculés qui comptent. du moins, c'est ainsi que je l'ai interprété.

Mon avis complet, c'est par ici :
Lien : http://alexbouquineenprada.b..
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Pixie-Flore
  14 octobre 2017
C'est l'histoire d'un homme qui se laisse porter par l'Histoire. Un peu froid, il préfère suivre le mouvement, se faire discret, que prendre des risques. Cet allemand subit la Seconde Guerre mondiale, et c'est au Japon que se jouera son dernier acte et sa dernière histoire d'amour.

Les graphismes sont harmonieux et poétiques ; l'idée de départ est bonne, mais je suis un peu déçue. En soi, il y a une très bonne idée de scénario mais il est trop rapidement exploité. Tout s'enchaîne trop vite dans cette histoire. La "grande histoire d'amour", n'est qu'un détail dans cette histoire. Ça me laisse sur ma faim. J'aurai aimé avoir entre les mains un récit plus étoffé, plus consistant.
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MarquePage
  18 juillet 2017
J'avoue avoir été un peu perplexe à la fin de ma lecture. Je ne savais pas si c'était l'histoire d'un homme, sur la bombe atomique ou une histoire d'amour. C'est en lisant les dernières pages écrites par Thilde Barboni qu'on comprend qu'il s'agit de tout ça.
L'ambiance y est particulière entre quotidien et la fin de la guerre. Il est rare qu'on est un récit de la fin de la guerre au Japon. J'ai d'ailleurs eu du mal à me mettre en tête qu'ici les allemands étaient les alliés.
Je n'ai pas bien saisi l'intérêt des premières pages. Mais ensuite on se laisse prendre par cette douceur et cette poésie de la voix off. Avec un regard qui a pris du recul sur tout ça.
On a l'histoire d'un homme simple, pris dans la guerre qui est son quotidien sans en voir les horreurs. Avec un passé et une belle amitié avec un japonais. L'histoire d'amour m'a paru un peu courte. La fin est vite arrivée. Très touchante mais presque démesurée par rapport à ce qu'on a l'impression d'être une amourette.
L'image de l'ombre sur la pierre est assez marquante. Je ne connaissais pas cet effet de la bombe atomique. J'ai pu trouvé quelques photos.
Je ne suis pas une grande fan des dessins mais qui restent efficaces et agréables.
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alouett
  24 mai 2017
Ludwig est un homme taciturne. En matin de l'année 1944, et qu'il conduit son fils à l'école, il a la tête ailleurs. Il repense à sa rencontre avec une jeune autostoppeuse. Il repense aux fantasmes qui l'ont traversé lorsqu'il était à côté d'elle. Il imaginait alors une course effrénée dans la forêt jusqu'à ce qu'elle l'attrape, l'immobilise, lui arrache ses vêtements et lui fasse sauvagement l'amour.

Mes pensées bousculaient mes sens hallucinés dans le désir de cette femme fauve qui aurait dû écorcher mon âme ménagée par des amours fades sans cris et sans passion.

Mais l'instant est passé. La belle inconnue s'est envolée et maintenant, son corps est là, dans cette voiture, aux côtés de sa femme et cette dernière lui reproche son mutisme, sa passivité. de la rancoeur.
Il ne le sait pas encore mais dans quelques mois, les Etats-Unis lâcheront une bombe nucléaire sur Hiroshima. Il ne le sait pas encore mais même s'il l'avait su, il aurait certainement accepté cette mission que l'état-major allemand lui confie. Il part. Dans l'heure. Il embarque pour le Japon où on va lui confier la traduction de documents confidentiels. Peut-être là-bas trouvera-t-il un sens à sa vie. le hasard lui fait rencontrer une jeune femme dont il va s'éprendre.



Cet album est l'adaptation de « Hiroshima, fin de transmission », une nouvelle de Thilde Barboni qui pour l'occasion s'est replongée dans son récit afin d'épurer son scénario et laisser ainsi champ libre aux illustrations d'Olivier Cinna.

On est face à un personnage principal assez replié sur lui-même. Il en est presque antipathique en début d'album tant il effleure les choses et reste très à distance des autres. Il se concentre sur sa tâche et s'y tient. Il ne s'investit pas outre mesure ; on le sent à fleur de peau, désabusé, voire aigri. Il est comme une coquille vide, taciturne. Plus aucune passion de l'anime, plus rien ne le fait vibrer. Sa famille, c'est une façade qu'il effleure comme il semble effleurer la relation qu'il a avec son fils. Quant à sa femme, elle est devenue une inconnue. Alors il fantasme à l'idée de s'extraire de cette relation qui n'a plus de sens.

Le dessin d'Olivier Cinna accompagne le quotidien morose de cet homme. Des couleurs ternes, des attitudes figées, des mines renfrognées. Et puis ces drapeaux nazis qui flotte dans la ville silencieuse ajoutent un poids, celui de la guerre, celui de la peur. Seule la couleur se détache dans le premier de l'album à l'exception d'un passage qui dénote, d'une rencontre avec une inconnue qui vient bousculer sa solitude et raviver ses pulsions sexuelles.

Un premier soubresaut avant son arrivée au Japon. le dessinateur accompagne délicatement son personnage et nous guide avec la palette de couleurs qu'il utilise. L'arrivée au Pays du Soleil Levant coïncide avec l'utilisation de doux pastels. On comprend qu'il a de nouveau conscience de ce qui l'entoure et qu'il reprend peu à peu le contrôle de sa vie et de ses émotions.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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Elodie-Liseuse-Lifestyle
  25 septembre 2017
Hibakusha, quel mot tendre et doux à prononcer, et pourtant qui signifie tant d'horreurs. Mot japonais désignant les survivants des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki.

C'est l'histoire d'une rencontre, entre un traducteur hitlérien et une belle japonaise, pendant la période de la seconde guerre mondiale. Un amour simple, des moments de vie. Une rencontre qui va bouleverser leur vie. Adaptation de la nouvelle de Thilde Barboni "Hiroshima, fin de transmission", Olivier Cinna, nous livre une oeuvre douce et poétique à travers des planches sublimes qui auront su m'émouvoir et me toucher à un point inimaginable. le travail des couleurs est remarquable, cela commence par des tons froids et sombres ponctués de rouge par le biais de ce drapeau hitlérien, des notes de couleurs qui nous plongent dans ce monde en guerre, et qui par la suite vont s'adoucir par le biais d'une rencontre. Celle d'une jeune Japonaise, qui redonnera goût à la vie à Ludwig, malheureux dans un mariage stérile. À chaque page, le récit prend de plus en plus de forces et c'est pour nous amener vers cette fin qui coupe le souffle. Une fin dure et violente comme cette guerre qui aura brisé tant de vie innocente.

Olivier Cinna nous livre un album qui rend hommage aux milliers de morts de la bombe atomique. Un moment d'histoire, un mot mit en lumière par des dessins délicats et percutants.
Lien : https://elodie-liseuse-lifes..
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