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ISBN : 2070324486
Éditeur : Gallimard (03/12/1987)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 469 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - Aucune volupté ne surpasse celle qu'on éprouve à l'idée qu'on aurait pu se maintenir dans un état de pure possibilité. Liberté, bonheur, espace - ces termes définissent la condition antérieure à la malchance de naître. La mort est un fléau quelconque ; le vrai fléau n'est pas devant nous mais derrière. Nous avons tout perdu en naissant.
Mieux encore que dans le malaise et l'accablement, c'est dans des instants d'une insoutenable plén... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  29 novembre 2012
Si le titre plaît, alors, le reste de l'ouvrage plaira. Il faut déjà se sentir profondément contradictoire pour se reconnaître dans la dénomination de ce recueil d'aphorismes, publié par Emil Cioran en 1973 à l'âge déjà bien avancé de 62 ans. Aura-t-il eu l'intuition sur le tard que sa naissance représentait un inconvénient majeur ? Ou possédait-il déjà cette intuition depuis longtemps, sans réussir à résoudre le paradoxe apparent qui découlait malgré tout de la poursuite de la vie ?

Pour peu que l'on se reconnaisse dans cette pensée, on sera gré à Emil Cioran d'avoir supporté l'inconvénient d'être né et d'avoir pris le temps d'affirmer la possibilité de vivre dans cette contradiction : être dégoûté d'une existence désavantageuse en tout point, mais ne pas trouver la motivation nécessaire pour l'interrompre. C'est dans la continuité du mouvement absurde qu'Emil Cioran s'affirme -non pas en mettant en scène des personnages livrés à leurs contradictions, comme le firent les dramaturges du théâtre de l'absurde, Ionesco et Beckett en tête- mais en se mettant en scène lui-même et en livrant l'intégralité de ses pensées sous forme d'aphorismes. On croirait presque un journal intime délivré sous une forme laconique et qui résumerait l'écoulement d'une journée à une sensation –souvent liée au dégoût, au désespoir ou à l'ironie- sans justification de fait.

« le même sentiment d'inappartenance, de jeu inutile, où que j'aille : je feins de m'intéresser à ce qui ne m'importe guère, je me trémousse par automatisme ou par charité, sans jamais être dans le coup, sans jamais être quelque part. Ce qui m'attire est ailleurs, et cet ailleurs je ne sais ce qu'il est. »

Emil Cioran se crée donc un personnage et s'incarne dans le prototype de l'homme absurde qui a conscience de la vacuité de son existence. Hélas pour lui, malgré toute sa lucidité, malgré le malheur que lui inflige cette position ambivalente, l'homme absurde est un homme faible, au moins aussi ridiculement insignifiant que son existence, et pour cette raison même il n'arrive pas à quitter cette vie qu'il traîne comme un fardeau. Pire : le Cioran-absurde semble presque finir par tirer un plaisir indubitable de cette situation tragique, et il se livre à l'ultime paradoxe en écrivant ! L'homme persuadé de l'absurdité de tout acte ne trouve rien de mieux à faire, pour conjurer le mauvais sort, que de se livrer à l'acte le plus infécond qui soit : écrire ! Et ça le fait rire…

Ainsi, il est quand même une preuve qu'Emil Cioran a su tirer profit de sa conviction qu'il ne lui sert à rien de vivre : son détachement total vis-à-vis du sérieux qu'exigeraient habituellement les évènements fondateurs de l'existence. Puisqu'il sait qu'il n'est rien, Emil Cioran ne cherche pas à valoriser l'image qu'il renvoit à son lecteur. Il n'avance aucune certitude, préfère se laisser couler doucement dans un amalgame brouillon de sensations et de pensées qui interfèrent sans cesse pour se contredire. A l'égard d'un Nietzsche, il semblerait que la pensée d'Emil Cioran soit le résultat d'une mise à l'écoute d'un corps en souffrance –et donc d'une symbiose du physique et du psychique. Quoiqu'il en soit, le recul d'Emil Cioran se traduit par un rejet de la conception d'identité qui s'exprime sous la forme d'une ironie –cruelle en première apparence, en réalité salvatrice pour l'individu qui ne jure plus de rien. A condition d'accepter cette position et d'admettre que nous-mêmes, à l'égard de l'auteur, ne constituons pas des sujets dignes d'être pris au sérieux, les salves incessantes vouées à l'autodestruction prendrons la forme d'invitation à se livrer à une orgie de suicides organisés.

« Plus on vit, moins il semble utile d'avoir vécu. »

Au-delà même de l'individu qui, pris à part, ne rime à rien, Emil Cioran n'oublie pas de s'attaquer également à la civilisation. Revenant sur les débuts de l'Histoire, sur les courants philosophiques et religieux qui l'ont traversée, il s'acharne également à démontrer le vide qui sous-tend toute conception et met à jour la superficialité et la bassesse latentes de systèmes qui ont voulu se donner de grands noms.

Il serait dommage qu'en raison de la virulence d'Emil Cioran, on se détourne radicalement de L'inconvénient d'être né. Un homme qui s'amuse à tout détruire parce qu'il a conscience de représenter le néant doit-il être pris au sérieux ? Emil Cioran indique entre les lignes qu'il ne le croit pas, et s'il s'investit autant dans la cruauté, c'est pour donner une ultime leçon à ceux qui auraient encore pu être persuadés de l'importance de leur existence sur Terre. Lui-même ne croit sans doute qu'à moitié à ses admonestations au suicide et à l'autodestruction, mais il croit intégralement à la sensation de plaisir qui accompagne l'écriture de ces salves virulentes. Je pense qu'il faut lire Emil Cioran au second degré et s'amuser avec lui des idées perverses et dégénérées qui naissent dans l'esprit de l'homme-absurde. Peut-être, Emil Cioran s'exprimera-t-il véritablement en son nom –et non plus au nom de son « personnage » destiné à la provocation- dans l'avant-dernier aphorisme qui clôt son ouvrage :

« Nul plus que moi n'a aimé ce monde, et cependant me l'aurait-on offert sur un plateau, même enfant je me serais écrié : « Trop tard, trop tard ! » »

On suppose ainsi l'intentionnalité véritable d'un homme –déçu peut-être par les apprentissages qu'il aura tirés de l'existence ?- et qui n'aura su exprimer son attachement à la vie autrement qu'en la rejetant violemment.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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Pingouin
  13 juillet 2012
Cioran m'était inconnu il y a encore quelques semaines -j'ai constaté son existence en parcourant du regard les quelques volumes de la Pléiade disponibles en librairie, bien peu de choses. Mais au détour de quelques lectures, j'ai vu son nom mentionné, je me renseigne un peu, je vois qu'il est philosophe... qu'il a fait le choix d'écrire en Français... qu'il est influencé par des pensées qui me sont chères... A partir de là, je me demande comment est-il possible de ne pas l'avoir encore lu, dans la mesure où toutes ces données font partie de celles qui m'intéressent.
Je me suis donc rapidement procuré ce qui me semble être son ouvrage, si ce n'est le meilleur, au moins son plus connu, de l'inconvénient d'être né.

Pour la discipline qu'est la philosophie, le format étonne : des aphorismes qui dépassent rarement les cinq lignes, comment développer une pensée aboutie en si peu de caractères ? C'est là je pense quelque chose d'impossible -certes, les ouvrages de Nietzsche sont la plupart aphoristiques, mais ceux-ci sont plus longs, et il a également écrit La généalogie de la morale ainsi que Zarathoustra-, et Cioran n'en a que faire de présenter une pensée aboutie. En résulte une pensée fragmentée, il semble écrire vraiment comme cela lui vient, ce qui révèle une certaine fraîcheur -bien loin des thèmes qu'il aborde et de la façon dont il nous en parle. Mais, également, et c'est la contrepartie, un certains fouillis, des idées sont abordées, disparaissent pour reparaître plus tard, sans aucun lien a priori, c'est un choix.
Pour ce qui est des aphorismes en eux même, certains sont drôles, d'autres déprimants, d'autres encore exposent une cruelle réalité, mais tous ou presque ont leur intérêt, la lecture se fait très facilement et l'on est bien loin de l'essai classique. Mais la dominante est bien la mort, tout ça est très noir, c'est dans un univers sombre et sans espoir que nous entraîne Cioran, étrangement, ce n'est pas l'influence que cette lecture a eu sur mon état d'esprit. C'est le genre de livres que je découvrirais avec plaisir en cas de période de "déprime", car cette inutilité apparente de la vie, hurlée à chaque aphorisme avec un talent certain, loin d'agir comme des liens me tirant vers le bas, semble au contraire créer chez moi un réel soulagement, une légèreté grandissante. Comme si, de voir ainsi formulées toutes nos idées noires, permettait de les évacuer ; il s'agit là bien évidemment de mon ressenti, il est aussi très probable que face à ces textes, un autre caractère se trouve abattu.
Le style était très important pour Cioran, il est évidemment présent en tant que moyen d'expression, mais également en tant que cible de ce moyen, c'est-à-dire qu'il nous en parle, qu'il lui arrive de nous révéler quelques bribes de ce qu'il considère comme le "beau style". Il est en tout cas indéniable qu'un certain raffinement ressort de sa façon d'exprimer ses pensées -aussi noires et peu raffinées soit ces dernières.
Mais la question qui, dans mon esprit, a résulté de cette lecture est : peut-on réellement le considérer en philosophe ? En effet, cet homme est érudit, c'est incontestable, il est clair que la philosophie occupe une grande part de sa vie et qu'il en a énormément lu, mais ce n'est pas ce qui fait de nous un philosophe ou en tout cas, ce n'est pas ce qui permet de revendiquer ce statut en tant qu'écrivain. Il reprend les thèses de beaucoup de ses prédécesseurs, parfois en les citant, parfois implicitement, mais jamais il ne développe réellement une pensée, jamais il n'essaie de convaincre -à quoi sert de convaincre quand tout est vain ? répondrait-il-, et pour cause, ce format aphoristique bien peu adapté à ces exigences. Ma réflexion se faisant, j'en suis venu tout de même à constater que chacun de ces "fragments de pensées" faisait réfléchir, et n'est-ce pas là le propre du philosophe, de faire réfléchir ? Sans doute que cette définition ne saurait englober la totalité de la discipline, mais elle me semble convenir en l'occurrence. Cioran est bien un philosophe.

C'était donc le premier ouvrage de cet auteur que je découvrais, mais ce ne sera certainement pas le dernier. La lecture se faisant très facilement et ne nécessitant pas une attention de tous les instants comme la plupart des autres essais, c'est une détente -qui reste très réfléchie- bien agréable. Un livre philosophique n'exigeant pas de grandes connaissances en la matière pour être apprécié, mais un livre philosophique tout de même. Ma découverte est amorcée et son achèvement n'aura sans doute jamais lieu.
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aleatoire
  20 novembre 2015
Suggestion : il peut être opportun de faire suivre cette lecture par celle de Suicide mode d'emploi.

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ericbo
  15 juin 2018
Une obscure force intérieure me pousse à continuer de lire Cioran. J'y trouve de quoi satisfaire mon pessimisme indécrottable. Même si parfois, j'aimerais voir les choses autrement, si parfois même, je crois très fort en l'Humain, et presque en Dieu, contrairement à lui. C'est selon !
Avec ce énième opus, Cioran répète inlassablement son mal de vivre, sa haine envers lui-même et les autres Sapiens. Attention, toutefois, avec les aphorismes, qui permettent de dire beaucoup sans devoir expliquer. Ce n'est plus que de l'émotionnel, du ressenti. J'ai lu ce livre, parfois en diagonale, parfois, en m'arrêtant sur telle ou telle assertion, mais toujours en me disant, qu'il a déjà exprimé ça ailleurs. Donc rien de nouveau.
Cioran devient pour moi, comme un excellent plat, dont on se ressert, et dont on finit par abuser et finalement ne plus en apprécier la saveur. Ça devient uniquement de l'addiction.
C'est décidé, j'arrête avec Cioran.
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coquecigrue
  23 juin 2011
En guise de "critique", cette citation de Cioran "j'exècre cette vie que j'idolâtre" qui me semble résumer toute sa contradiction, source essentielle des aphorismes enfermés dans "De l'inconvénient d'être né".
On y trouve, pêle mêle, de la lucidité ravageuse, de la déprime, de l'humour (pas toujours noir), de la logique et de l'absurde, un peu d'ennui également ; à picorer à toute heure.
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Citations et extraits (306) Voir plus Ajouter une citation
PingouinPingouin   15 juillet 2012
Sans la faculté d'oublier, notre passé pèserait d'un poids si lourd sur notre présent que nous n'aurions pas la force d'aborder un seul instant de plus, et encore moins d'y entrer. La vie ne paraît supportable qu'aux natures légères, à celles précisément qui ne se souviennent pas.
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colimassoncolimasson   18 janvier 2013
La maxime stoïcienne selon laquelle nous devons nous plier sans murmure aux choses qui ne dépendent pas de nous, ne tient compte que des malheurs extérieurs, qui échappent à notre volonté. Mais ceux qui viennent de nous-mêmes, comment nous en accommoder ? Si nous sommes la source de nos maux, à qui nous en prendre ? à nous-mêmes ? Nous nous arrangeons heureusement pour oublier que nous sommes les vrais coupables, et d’ailleurs l’existence n’est tolérable que si nous renouvelons chaque jour ce mensonge et cet oubli.
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julliusjullius   20 juin 2019
« Etre objectif c’est traiter l’autre comme on traite un objet, un macchabée, c’est se comporter à son égard en croque-mort. »
« Sans la faculté d’oublier, notre passé pèserait d’un poids si lourd sur notre présent que nous n’aurions pas la force d’aborder un seul instant de plus, et encore moins d’y entrer. La vie ne paraît supportable qu’aux natures légères, à celles précisément qui ne se souviennent pas. »
« Il ne faut pas s’astreindre à une œuvre, il faut seulement dire quelque chose qui puisse se murmurer à l’oreille d’un ivrogne ou d’un mourant. »
« Quand on sait de façon absolue que tout est irréel, on ne voit vraiment pas pourquoi on se fatiguerait à le prouver. »
« Qu’est-ce qu’une crucifixion unique, auprès de celle, quotidienne, qu’endure l’insomniaque ? »
« Tout désir vaincu rend puissant. On a d’autant plus de prise sur ce monde qu’on s’ne éloigne, qu’on n’y adhère pas. Le renoncement confère un pouvoir infini. »
« Il est plus aisé d’avancer avec des vices qu’avec des vertus. Les vices, accommodants de nature, s’entraident, sont plein d’indulgence les uns à l’égard des autres, alors que les vertus, jalouses, se combattent et s’annulent, et montrent en tout leur incompatibilité et leur incohérence. »
« La vieillesse est l’autocritique de la nature. »
« La joie, seule vraie victoire sur le monde, est pure dans son essence, elle est donc irréductible au plaisir, toujours suspect et en lui-même et dans ses manifestations. »
« Ce qui décide du degré d’achèvement d’une œuvre, ce n’est nullement une exigence d’art ou de vérité c’est la fatigue et, plus encore, le dégoût. »
« On ne s’enrichit qu’en fréquentant des disciplines éloignées de la sienne. »
« Deux ennemis c’est un même homme divisé. »
« Ce n’est pas la peur d’entreprendre, c’est la peur de réussir qui explique plus d’un échec. »
« On ne redoute l’avenir que lorsqu’on n’est pas sûr de pouvoir se tuer au moment voulu. »
« Toute pensée dérive d’une sensation contrariée. »
« En permettant l’homme, la nature a commis beaucoup plus qu’une erreur de calcul : un attentat contre elle-même. »
« Il n’y a pas de sensation fausse. »
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SachenkaSachenka   25 octobre 2017
Lorsqu'on nous rapporte un jugement défavorable sur nous, au lieu de nous fâcher, nous devrions songer à tout le mal que nous avons dit des autres, et trouver que c'est justice si on en dit également de nous. L'ironie veut qu'il n'y ait personne de plus vulnérable, de plus susceptible, de moins disposé à reconnaitre ses propres défauts, que le médisant. Il suffit de lui citer une réserve infini qu'on a faite à son sujet, pour qu'il perde contenance, se déchaîne et se noie dans sa bile.
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colimassoncolimasson   16 décembre 2012
Pendant bien longtemps j’ai vécu avec l’idée que j’étais l’être le plus normal qui fut jamais. Cette idée me donna le goût, voire la passion, de l’improductivité : à quoi bon se faire valoir dans un monde peuplé de fous, enfoncé dans la niaiserie ou le délire ? Pour qui se dépenser et à quelle fin ? Reste à savoir si je me suis entièrement libéré de cette certitude, salvatrice dans l’absolu, ruineuse dans l’immédiat.
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Videos de Emil Cioran (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emil Cioran
Dictionnaire amoureux des saints Christiane Rancé Alain Bouldouyre Plon, mars 2019 Collection Dictionnaire amoureux
Présentation des saints de la religion chrétienne. Leur histoire, leur parcours, leur rôle ainsi que leurs caractéristiques sont détaillés, de Jean-Baptiste de la Salle à Jean-Paul II en passant par Paul de Tarse, Thérèse de Lisieux ou François d'Assise. La notion de sainteté est abordée à travers le point de vue de ceux qui l'ont célébrée tels Emil Cioran, Jean Cocteau ou Georges Bernanos. ©Electre 2019
https://www.laprocure.com/dictionnaire-amoureux-saints-christiane-rance/9782259248624.html
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