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ISBN : 9791090584822
Éditeur : Sokrys Editions (15/02/2013)

Note moyenne : 5/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Les vagues de douleur donnaient à mes actions un rythme de procession, et le flou dans lequel elles me plongeaient créait comme une aura de sacré. C’était moi qui allais accoucher, qui allais percer le mystère de l’enfantement en le vivant dans ma chair, j’allais incarner cette scène vue dans tant de films, racontée dans tant d’écrits, si intime, si universelle, et qui allait pourtant être si unique, si individuelle.

J’allais donner la vie.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
SylvainD
  13 mars 2013
J'ai acheté Big Bang Baby en béné fiiant de la promo sur SOKRYS
http://www.sokrys.com/product.php?id_product=100
BIG BANG BABY aborde un thème à la fois universel et infiniment intime. C'est un thème glissant, dangereusement galvaudé et soumis à un formatage bien pensant que relève et discute Lucie Citharelle au coeur de l'ouvrage.
Bien malin (ou menteur) qui peut se targuer d'avoir géré l'arrivée du premier enfant de main de maitre.
En tant qu'homme j'aimerais avoir le pendant masculin de cette oeuvre si profondément intime, l'oeuvre de Cédric, par exemple, personnage masculin de Big Bang Baby.
L'écriture de Lucie Citharelle est à la fois fraîche et sophistiquée. Il y a une réelle qualité de construction du texte, et un rendu assez fidèle de ce que peut-être un cheminement de pensée complexe, du vocabulaire riche sans être pompeux pour autant.
Sylvain D, music manager, papa d'une petite de 3 ans
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kolga
  26 mars 2013
Je me suis tellement reconnue dans de nombreux passages !
Comme le fait d'être comblée de pouvoir emmener mon bébé partout avec moi quand il était dans mon ventre, cette joie de partager mon corps avec lui, d'être deux, la grosse remise en question de ma façon de voir les débuts de la maternité et de l'allaitement.
Et puis ce besoin de "prendre la pose" devant les amis, ce désir que le bébé soit souriant à ce moment-là... Avec du recul aujourd'hui je me trouve ridicule de ne pas avoir assumé devant les autres qu'il était normal de ne pas savoir forcément comment réagir. C'est une expérience tellement déstabilisante !
Je trouve très touchant le chapitre que Lucie Citharelle consacre à sa mère et au tournant pris dans leur relation. Pour ma part, c'est plutôt avec mon père que m'a réconciliée la maternité.
Un superbe roman autobiographique, vraiment
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FlorenceMamanPierre
  16 mars 2013
Des mois que je n'avais pas lu et j'ai adoré ce roman!
Merci de dire tout haut ce que certaines de nous n'osent pas dire. Merci de soulever les questions sensibles de l'allaitement, le travail, le mode de garde!
Le roman est très émouvant, bravo!!! J'espère rencontrer Lucie Citharelle pendant sa tournée de promo! A Lyon fin Mars, elle sera à Toulouse, puis à Nice, Marseille... Tout est sur son blogspot!
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MurielleLucieCLEMENT
  13 mars 2013
Big Bang Baby retrace les affres, les espoirs, les angoisses et les plaisirs d'une jeune mère. Comment font donc les autres pour avoir l'air de gérer cette situation ingérable qu'est la venue au monde d'un petit être qui dépend pour tous ses besoins de vous? Questions qui hantent Lucie. Et l'accouchement? Comment survivre à ces douleurs intenses qui vous transpercent et semblent ne jamais vouloir devoir se terminer. Est-ce cela enfanter? Et pourtant, le secret du sacré s'ouvre à elle qui le vie dans sa chair et incarne cet instant suprême, celui de donner la vie. Véritable révolution que cette évolution de devenir mère, Big Bang dans le quotidien et irruption de situations inconnues jusque-là, situations devant lesquelles on est seule malgré tout. Lucie Citharelle profite de sa récente expérience de la maternité pour (ce) roman.
Murielle Lucie Clément, Ecrivaine, Critique Littéraire, PhD Université Amsterdam
http://www.aventurelitteraire.com/lucie-citharelle-big-bang-baby/
Lien : http://www.aventurelitterair..
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celinebaiedenice
  27 mars 2013
Epoustouflant, bouleversant, rayonnant ; une vérité de la vie féminine : j ai adoré, j aurais aimé que le roman ne se termine jamais
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CitharelleCitharelle   16 mars 2013
Je me rappelle m’être dit que la fatigue, la vraie fatigue que je ressentais en tant que jeune maman, ce n’était pas seulement la fatigue des nuits courtes et du sommeil interrompu, mais l’épuisement nerveux causé par les cris. C’était insupportable. Et je devais supporter. Je devais calmer Junie. J’étais sa mère, bon sang, je devais réagir justement, avec sang-froid, avec amour. « Les bras d’une mère sont irremplaçables »… Et ma Junie hurlante, violette de colère, corps tremblant sous la déferlante des cris…

Si je ne parvenais pas à apaiser ses cris, c’est que je n’avais pas trouvé la bonne réponse à sa demande, que je n’avais pas d’expérience, elles y arrivaient bien les autres, elles me le disaient bien, dans la rue, « Il faut masser le ventre comme ci, ou bien comme ça, et moi, je le mets sur la table et je le masse, et pour mon bébé, c’est l’extase… » Les Livres aussi, en témoignaient, bourrés qu’ils étaient de récits de parents triomphants : « En cas de pleurs, massez le gros orteil, vous serez surprise de l’efficacité d’un geste si simple ! » ou encore « Si bébé hurle sans s’arrêter, caressez la fontanelle, effet garanti ! »
Si j’avais gagné un euro à chaque fois que ces conseils n’avaient aucun effet sous mes doigts, j’aurais au moins eu pour consolation de pouvoir m’acheter la Fiat 500 rouge dont je rêve.
Mais il y a quelques mois, si ces techniques n’avaient pas l’effet escompté, c’est que j’étais moi fautive, incapable de trouver intuitivement les gestes pour apaiser ma petite fille, comme toutes les mères, et même les pères ! semblaient y parvenir.
Ces livres, j’en suis certaines, étaient là pour nous encourager, mais je n’avais pas toute ma tête, moi, j’étais dans un shaker émotionnel, je n’avais plus de distance, je voulais réussir, et n’y parvenais pas !

Que disent vraiment les mères ?
Comment faisaient les autres ?
Et que ressentaient-elles ?
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FlorenceMamanPierreFlorenceMamanPierre   16 mars 2013
Je fatigue. Cédric va arriver. Et là, j’ai honte. Quelle mère nullissime, je ne peux pas lui montrer ça ! L’heure tourne, c’est la panique. Vite, je change Junie, je la mets dans sa balancelle, je chante, je range les affaires : j’entends se pas dans l’escalier, et là, je prends la pose. Il rentre, je fais un grand sourire de mère épanouie, je lui raconte comment on est allées au parc, et qu’il faudra qu’on y aille, lui, moi et Junie, que ça peut être super, et puis qu’elle a un peu pleuré, mais fait tellement de sourire, je l’assaille des photos du matin, Cédric me fait un sourire faux, tendu.
Il pose sa mallette, allume l’ordinateur, me dit, énervé, qu’il a plein de travail, qu’il n’en peut plus, comment il va tenir ? Il faut qu’il dorme ! Et ses collègues, qui lui refilent le sale boulot, qui passe leur temps à fumer les clopes en se marrant sur la terrasse, il n’y a donc que lui qui bosse, dans cette boîte ?
Il a le dos tourné, il est déjà passé à autre chose qu’à moi, et moi j’aurais voulu qu’il « prenne le relais », qu’il me propose de l’aide, qu’il me fasse à manger, et là, c’est l’heure critique, Junie commence à s’énerver, et je me sens si seule, je repars pour un tour, j’arpente le salon, je sais que ça va être moi qui vais faire à manger, j’ai envie de pleurer, je suis idiote, à poser en mère accomplie, et je m’enferre, pourquoi m’aiderait-il s’il pense que mes journées sont merveilleuses ? On ne se comprend pas, on est pleins de dépit.
Et c’est la nuit qui tombe sous les cris de Junie.
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MurielleLucieCLEMENTMurielleLucieCLEMENT   16 mars 2013
Je repose Junie dans son cocon. A la lumière pâle du jour qui passe à travers les persiennes, je vois les yeux de Junie, ronds, ouverts, précis, curieux, splendides. Elle sourit. Et par ce sourire, elle balaye des siècles de poésie. C’est adorable, transcendant, magique. J’applaudis, je l’embrasse, je lui parle : « Tu souris ? Tu souris ma chérie ? » Elle sourit à nouveau. Mon cœur de mère entre en fusion. Comme c’est beau. Je lui souris. Elle me sourit. Elle me répond, et ça c’est nouveau, c’est magique, elle communique, c’est une interaction. Je souris, elle sourit. J’ai envie d’appeler la terre entière, leur dire, à tous, cette merveille qui vient de se produire, ce bourgeon de communication… Je cours dans le salon prendre l’appareil photo. Il faut que ma maman voie ça. « Junie, ma Junie, mon petit bout chéri ! ». Je souris, elle sourit. Je filme. Je suis trop excitée pour attendre que mes parents viennent, pour leur montrer, je préparerai un courrier, j’enverrai la clé USB. C’est trop, c’est trop magnifique, c’est trop beau !
Je pourrais continuer infiniment, mais Junie fatigue, elle commence à pigner. Caresse. Elle se rendort. Je m’allonge, le cœur débordant, immense, il dépasse les limites de sa cage, il déborde hors de moi, je dégouline d’amour, je suis une fontaine d’affection pure, ça coule de moi, du lit, ça passe sous les portes, ça s’enfuit en cascade dans les escaliers jusqu’à gagner la rue.
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kolgakolga   26 mars 2013
J’avais si peur de mal faire. Je cherchais avidement les compliments, sur moi, mais sur Junie aussi, tant je craignais que tout mal être de sa part soi la marque tangible de mon impuissance, de mes insuffisances.
J’étais catastrophée quand des amis venaient au moment où elle pleurait, j’aurais voulu leur dire qu’elle souriait, quelques minutes avant. A chaque pleurs de Junie en public, je me justifiais, par le biais d’une savante double énonciation dans laquelle je parlais à Junie pour me disculper aux yeux de nos témoins : « Alors, ma chérie, on a faim ? on a mangé il y a longtemps ? » ou encore « viens ma chérie, je vais te bercer dans la pièce à côté pour ne pas que l’on dérange trop les gens ». Et de prier intérieurement pour que Junie ne pleure plus, pour qu’on pense que je connaissais les moyens de calmer mon bébé, que je ne me sentais pas dépassée, que je savais exactement quoi faire, et aussi que ses pleurs ne me minaient pas, que je n’aurais pas voulu, parfois, dire au secours, que j’avais mal aux oreilles, que j’aurais bien voulu, moi aussi, m’assoir, ou dormir quand le besoin s’en faisait sentir, et pas seulement lorsque Junie arrêtait de pleurer…
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