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EAN : 9782721002983
208 pages
Editions des Femmes (13/06/1986)
4.1/5   5 notes
Résumé :
Dedans est le roman de l'encerclement? La maison d'enfance de la narratrice est le refuge, maussi la prison d'où il faut sortir, à peine de mourir. Mais si l'on sort, on meurt aussi. Dilemme, souricière. Dans l'espace qui se creuse entre les corps de la narratrice, de sa mère et de son frère s'inscrit la mort du père, le père mort. Prison de l'histoire collective qui dresse l'une contre l'autre, dans une lutte inègale, deux communautés. Prisons de l'histoire personn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
L'onirisme du texte, agréssif, parfois sanglant, ne fait qu'un avec sa "théorie". Ambiguïté de l'iris blanc, fleur et oeil d'aveugle. Métamorphose du moi qui glisse sur lui-même dans une métaphore incessante entre chair et peau. Les "souvenirs d'enfance" sont soumis à un traitement phantasmatique qui les intègre au processus de libération textuelle. Car l'écriture de l'enfermement apparaît, en dernière analyse, comme l'unique moyen de rester dans le larynthe sans y mourir.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Le monde c'est très grand, ce n'est Paris, ou Londres, ou Barcelone. C'est très grand. Le temps c'est une chose très grande aussi, beaucoup plus que mon temps. Le temps et le monde et la personne ne se rencontrent qu'une seule fois.
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La seule différence incontestable n'est pas celle des sexes ou des âges ou des forces, mais celle des vifs et des morts: les premiers ont toute la puissance, dont ils ne savent pas toujours user, les autres n'ont qu'un savoir impuissant.
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— Ouvre les yeux ! Qu’est-ce que tu vois ? — Mon petit garçon. — Non, regarde mieux […] — Les yeux de mon petit garçon, mes yeux de jeune fille, mes yeux de quand je n’avais pas de cernes. — Non regarde mieux dans tes yeux de moi, qu’est-ce que tu vois dedans, ma petite belle ? — Dedans les yeux je vois une femme en robe blanche qui me regarde, on dirait moi autrefois. — Qui ? Dis-le. — C’est moi. — Oui, toi de qui, dis-le, dis-le. — Moi de toi. — Ça y est enfin. Maintenant je suis heureux. Je n’ai plus de limite […].

p, 124-125
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Je l’ai vu naître tout à fait par hasard ; avant que je sois née tout à fait par hasard ; du nord au sud, il avait tout vécu pour moi ; le monde entier avec ses bois et ses collines, tous les états, les races, les climats, les noms de bêtes, les coutumes des peuples, mon destin et le nôtre, l’histoire et la géographie tenaient dans l’espace de ses bras […] l’univers était fait de la chair de ma chair.

p, 33
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car nous avons appris depuis longtemps qu’on ne perd pas un livre tant aimé en le dévorant puisque sitôt lu nous l’oublions, nous lisons et oublions nous lisons pour oublier, et deux fois oublier, oublier tout sauf le livre tant que nous en sommes les passagers enchantés […]
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Videos de Hélène Cixous (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hélène Cixous
« On écrit toujours avec une main coupée »
Selon Hélène Cixous, l'écriture ne renvoie pas à un statut ni à une profession, mais à un acte : aussi écrit-elle en collaboration avec les voix qui l'habitent et la traversent. Dans cette perspective on peut à bon droit reprendre la formule par laquelle elle titre une séance de son séminaire : « On écrit toujours avec une main coupée». Ces ouvrages nous confrontent en effet au mouvement même de la vie et de la mort, à la joute entre Eros et Thanatos, au commerce des vivants et des morts. Ils équivalent à bien des égards à « sentir, penser, écrire avec les fantômes ». D'autant qu'à travers eux se déploie un continuel et profond questionnement : qui parle, qui écrit quand « j »'écrit ? On comprend dès lors que, dans ces conditions, Hélène Cixous soutienne : « Transformer sa pensée en poème, parce que c'est cela écrire ».
Première table ronde : - M. Marc Goldschmit, Directeur de programme au Collège international de philosophie : « Derrida, l'écriture, la littérature » ;
- Mme Marie-Claude Bergouignan, PR émérite, ancienne VP de l'université de Bordeaux IV: "Hélène Cixous et la cause des femmes" ;
- Mme Céline Largier-Vié, MCF Paris 3 : « 'Une présence incalculable' : l'Allemagne d'Hélène Cixous ».
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2654738/helene-cixous-mdeilmm-parole-de-taupe
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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